Celles et ceux d’entre vous qui me suivent sur Twitter, savent que je reviens d’Istanbul où se déroulait le #TBWASummit Europe 2012, avec de multiples intervenants dont Peter Vesterbecka (photo ci-dessous, vous le reconaitrez facilement à son sweet shirt
), Chief Marketing Officer et cofondateur de ROVIO, le créateur d’Angry Birds qui vient tout juste d’annoncer son milliardième téléchargement ! Le succès mondial d’Angry Birds est pour moi la parfaite illustration du concept d’”économie de l’immatériel”, un concept malheureusement trop souvent obscur, trop théorisé, insuffisamment illustré et surtout appliqué, auquel j’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur .
ROVIO est une entreprise finlandaise de développement de jeux vidéo fondée en 2003, et basée à Espoo (deuxième ville de Finlande à 15 kms d’Helsinki), une ville qui héberge le siège social de Nokia, entreprise dont la valeur boursière (8,8 milliards d’euros) pourrait être bientôt dépassée par le créateur d’Angry Birds ! C’est en 2009 que Rovio lance Angry Birds, un jeu de lance-pierre dont le principe consiste à envoyer des oiseaux aux pouvoirs divers pour détruire des cochons qui se trouvent dans des structures différentes. Rovio est passée de 28 employés (fin 2010) à 224 personnes (fin 2011). Son chiffre d’affaires a été décuplé à 75,4 millions d’euros en 2011, avec un profit de 48 millions d’euros, soit une marge de 64% ! Et “2012 s’annonce fantastique” selon Michael Hed , le directeur général de Rovio, grâce en particulier à un développement exponentiel sur le marché chinois. Fin 2011, le nombre d’utilisateurs actifs par mois s’élevait à 200 millions, pas loin des 240 millions du géant californien Zynga, spécialiste des jeux sur Facebook (FarmVille, MafiaWars). La déclinaison “Angry Birds Space” a été téléchargée plus de 50 millions de fois en 35 jours depuis son lancement en mars (source La Tribune – 11.05.2012). Rovio, qui aurait déjà refusé une offre de rachat par Zynga pendant l’été 2011 pour un montant de 2,2 milliards de dollars, serait désormais valorisée environ 9 milliards de dollars, soit 6,8 milliards d’euros. Une des création de valeur les plus fulgurantes de l’histoire, illustration parfaite selon moi, de la “nouvelle économie de l’immatérielle”, fondée sur la valeur et l’expérience de marque.
Comme l’écrit mon ami Laurent Habib (Président de l’observatoire de l’Immatériel) dans son dernier livre intitulé “La force de l’immatériel” : « Nous vivons une mutation majeure dont peu d’acteurs ont pris la mesure : celle du déplacement de la valeur et de l’avènement de l’immatériel, ». Une nouvelle économie qui donne une place prépondérante aux actifs immatériels que sont les idées, les marques, les savoirs, les brevets, les systèmes d’organisation, la culture, les talents… Je défend avec Laurent la thèse que le retour à la croissance indispensable pour les pays développés passe forcément par une création de valeur qualitative et par le développement des industries créatives, et non simplement sur une vision défensive de l’économie de production industrielle, modèle de développement dont la croissance est nécessairement limitée pour un pays comme la France. C’est déjà ce que démontrait en 2006 le rapport Levy-Jouyet (du nom de ses auteurs Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet), intitulé : ” l’économie de l’immatériel: la croissance de demain”, que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant ici. Les Français, qui ont été les premiers théoriciens de la marque, ont su également théorisé l’économie de l’immatériel. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le passage à la pratique est plus que laborieux. La plupart des préconisations du rapport Levy-Jouyet sont restées lettres mortes, et beaucoup de chefs d’entreprise continuent de piloter leur entreprise sans se préoccuper de leurs actifs immatériels, en particulier leur marque, qui en sont pourtant le moteur de croissance. De ce point de vue, la Finlande, pays qui compte à peine plus de 5 millions d’habitants, nous donne une méchante leçon avec Angry Birds. Il nous suffirait pourtant d’appliquer quelques principes simples, si l’on en croit l’expérience de Peter Vesterbecka (que je qualifie “d’être disruptif” dans une contribution au titre éponyme que j’ai écrite hier sur le blog de @naro pour son post marathon #OnAchèveBienLeNaro )
1• Investir dans la recherche d’idées : ” Si on ne cherche pas, on ne trouve pas”. Il nous faut industrialiser la création et considérer la création comme une industrie à part entière, avec sa part nécessaire de recherche et développement
2• Savoir perdre pour gagner : “Il n’y a que ceux qui n’essaient pas qui ne se trompent qu’une seule fois”. La création de valeur immatérielle passe par un investissement initial. Il a fallu 6 ans à Rovio, et une trentaine de jeux qui n’ont pas décollé, avant de réussir Angry Birds, de même qu’il a fallu à Apple 8 ans avant de lancer MacIntosh !
3• Croire en la marque : ” On a pas deux fois l’occasion de faire une bonne impression”. Une marque, c’est un nom, une identité, un territoire et une histoire. Le Branding est créateur de valeur et doit être pensé dès le départ. Mieux vaut s’appeler Apple que SJSW (Steve Jobs Steve Wozniak), Angry Birds que Rovio birds !
4• Délivrer une expérience utilisateur idéale : ” Le diable est dans les détails”. C’est encore un point commun d’Apple et d’Angry Birds : l’obsession de satisfaire les fans, en étant exigeant sur la qualité de l’expérience délivrée et renouvelée, sur tous les points de contacts.
5• Ne pas trahir l’intégrité de marque : ” Il faut savoir dire non”. Comme Apple, Angry Birds croule sous les opportunités et les propositions de partenariats. Le secret est de n’accepter que les partenariats qui contribuent à construire la marque et amènent une valeur ajoutée à ses fans. Ce qui n’empêche pas Angry Birds, qui se vit comme le nouveau Disney, de déployer sa marque dans tous les univers de produits dérivés, des jouets aux étuis pour téléphone, jusqu’à la création de parcs d’attraction, afin de faire passer la marque du virtuel au réel (vidéo ci-dessous).
Et s’il nous suffisait de suivre les 5 préceptes d’Angry Birds pour mieux tirer parti de la force de l’immatériel ?
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Ce sera l’#EclatDeRire de ce samedi : après les pastiches de facebook et twitter appliqués à la vraie vie, voici Pinterest IRL. Drôle et légèrement inquiétant …
La Bastille, lundi 7 mai, 2h du matin. Pour la première fois depuis presque un an que nous sommes en campagne, je ressens un moment de détente partagée avec Manuel Valls et avec l’homme qui vient de devenir notre nouveau Président de la République : François Hollande (photo ci-dessus). Aux côtés de l’agence BDDP&Fils, emmenée par son président François Blachère et son vice-président Marco de La Fuente, et avec l’appui de Valérie Lecasble (vice-présidente de TBWA\Corporate), je viens de vivre une expérience unique d’une incroyable intensité. Pour des raisons de confidentialité que vous comprendrez aisément, je ne peux rien vous raconter ce que j’ai vécu, mais je peux essayer de vous le faire ressentir au travers de ces 20 photos, exclusives mais non confidentielles, sélectionnées pour vous dans mon iPhone. Elles ne couvrent que quelques moments de la campagne, car j’ai pris relativement peu de photos, et leur qualité est ce qu’elle est (je ne suis pas un expert de la retouche
), mais elles témoignent du fait qu’une campagne présidentielle est d’abord une aventure humaine inouïe, qui porte l’esprit d’équipe à son paroxysme. Merci à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas sur ces photos, mais qui ont tant oeuvré collectivement pour cette belle victoire, qui ajoute la Solidarité, aux valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité.
Repérage de la scène du Bourget la veille du meeting .
Préparation du meeting dans la loge du Bourget avec Valérie, Manuel, Christian, Harold et Djamel.
Dimanche 22 janvier. Valérie et Lauriane préparent l’intervention de Lauriane.
Le Bourget dimanche matin. Répétition de Lauriane qui a la lourde charge d’animer le meeting.
Le Bourget dimanche matin. Yannick Noah en répétition.
Dernier déjeuner avant le meeting avec Valérie, Anne, Harold, Christian, Noria, Djamel et Eric.
Le meeting du Bourget (cliquez ici)
Vous n’imaginez pas l’exploit de l’impression dans la nuit du programme pour la conférence de presse du 26.01.
La campagne, c’est aussi une équipe technique irréprochable pilotée par André Loncle.
Najat Vallaud-Belkacem prépare son intervention avant de monter sur scène à Rouen.
Le public de Rouen de 7 à 77 ans.
Record de drapeaux au meeting de Lille.
Tournage et visionnage des clips de campagne.
La foule à La Bastille attend le nouveau Président.
Très belle intervention de Lionel Jospin à La Bastille.
Fin du discours de La Bastille.
Le cortège présidentiel quitte La Bastille (la vidéo est sur mon profil facebook)
Marco et Djamel Bensalah aujourd’hui au QG de campagne.
Les trois mousquetaires font leurs adieux au QG de campagne.
Forcément, ils sont quatre : Valérie, François, Marco et moi.
Mission accomplie !
Je vous avais déjà parlé de Square (cliquer ici), développé par Jack Dorsey, un des fondateurs de twitter, pour faciliter le paiement mobile. Voici Geode, un projet étonnant qui vient de trouver son financement sur la plate-forme de financement Kickstarter. Geode se présente sour la forme d’une coque à ajouter à son téléphone, que l’on peut programmer pour dupliquer les informations contenues sur sa carte de crédit. Comme le montre la vidéo ci-dessus, la coque fait également “code-barre”. L’accès aux informations est protégé par votre empreinte digitale, et vous pouvez désormais avoir toutes vos cartes de crédit ou de fidélité en une seule.
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Une idée lumineuse de l’agence TBWA\RAAD à Dubaï pour Nissan : proposer automatiquement à celles et ceux qui cherchent un appartement sur internet la voiture Nissan qui leur correspond le mieux, un essai gratuit à la clé. Grâce à un partenariat avec le site internet de recherche immobilière le plus populaire du Golfe, Nissan vous propose instantannément en ligne la voiture qui correspond le mieux au logement recherché, et vous y conduit ! L’art de la publicité parfaitement synchrone !
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