Merci à Martin Thouroude (@anotherBiBuzz) d’avoir twitté la vidéo de démonstration de l’application CLEAR pour iPhone, qui devrait être disponible en février. Apparemment, l’application la plus simple et ergonomique pour gérer ses notes (ou sa liste de courses). Pour être informé de la sortie de l’appli, il vous suffit de laisser votre adresse mail en cliquant ici !
Merci à Matthieu Chereau (@mchereau sur twitter, qui fut autrefois mon 2000ième follower) de m’avoir signalé le projet “Ca dure une minute“, réalisé par David Do Van Minh. Le principe est simple : démontrer que le visage peut parler sans qu’on ait besoin de parler, en une minute, via une série de portraits de 60 secondes. L’objectif de ces portraits est de transmettre une émotion dans son plus simple appareil, sans fioritures, sans “habillages”. Un face à face caméra où la sincérité prime et où le visage parle sans mot : “En une minute, il peut tout se passer. En une minute, il peut ne rien se passer. Une minute, c’est court, mais une minute, c’est long”.
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Le KAIST Institute of Information Technology Convergence en Corée du Sud vient de développer un prototype de lecture sur Ipad, qui vise à reproduire la possibilité de feuilleter un livre, en avançant de plusieurs pages à la fois. Il suffit d’utiliser deux doigts au lieu d’un seul pour avancer ou reculer de plusieurs pages. L’application permet également de “bookmarquer” des pages par la voix. Bien que supporter indéfectible des vrais livres (voir mon post “Et s’il était encore temps de sauver les livres ?“), je ne pouvais pas vous cacher cette innovation, de nature à renforcer l’usage des e-books… Book ou e-books, le combat continue, l’essentiel étant que ce soit la lecture qui gagne !
Avez-vous assisté récemment à un concert de musique classique sans qu’il ne soit interrompu par la sonnerie d’un portable ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le violoniste Lukáš Kmiť, en concert à la synagogue Juive Orthodoxe de Presow, en Slovaquie, ne s’est pas laissé démonter par l’accident sonore. Ou comment transformer un problème en opportunité (de démonstration de son talent) !
Cette semaine, notre rubrique dominicale #JourDuPenseur est consacrée à un sujet complexe, mais qui nous concerne tous : la protection des droits d’auteurs. La fermeture de MegaUpload avant-hier (qui vient après celle de Napster en 2001 et de Kazaa en 2005) et la riposte immédiate des Anonymous, ont quelque peu occulté l’autre sujet majeur : la discussion sur les projets de loi Pipa (Protect Intellectual Property Act) et Sopa (Stop Online Piracy Act), qui devait reprendre la semaine prochaine pour obliger les fournisseurs d’accès à bloquer les sites étrangers qui offrent des contenus pirates et interdire aux moteurs de recherche de référencer ses sites. Je fais partie de ceux qui se battent pour la reconnaissance et la protection des droits d’auteurs, indispensable à la rémunération de la création. Mais je suis intimement convaincu que ces projets de loi américains mettent en péril la liberté d’expression et de création pour le monde entier. La mobilisation des citoyens américains, soutenue, entre autres, par Wikipédia (qui avait suspendu son accès en langue anglaise mercredi) et Google (qui avait masqué son logo en signe de protestation et a récolté plus de 7 millions de signatures), semble avoir pour le moment porté ses fruits, puisque le vote de mardi a été reporté à une date ultérieure, selon une dépêche datée de vendredi soir. Dans une vidéo TED éclairante (ci-dessus), Clay Shirky nous explique la logique sous-jacente de ces projets de loi, les conséquences qu’ils pourraient avoir au-delà des USA pour les internautes du monde entier, et les raisons fondamentales de s’y opposer, en l’état actuel des choses.
Clay Shirky, né en 1964, est un auteur américain, consultant et enseignant sur les effets économiques et sociaux des technologies Internet. Il enseigne à la New York University et à l’institut Arthur L.carter du journalisme. Auteurs de plusieurs livres sur les sujets Internet, il écrit régulièrement dans les colonnes de Business2.0, du New York Times, du Wall Street Journal, de la Harvard Business Review et de Wired. Il est considéré comme un spécialiste du peer-to peer et des réseaux sans fil. Il est membre de l’Advisory Board de la fondation Wikimedia.
Les projets de loi SOPA et PIPA (équivalent de SOPA au Sénat) visent à enrayer le téléchargement illégal en permettant le blocage DNS, c’est à dire le blocage au niveau fondamental d’Internet, qui permet d’empêcher un navigateur Internet de trouver une page web des sites reconnus comme portant atteinte aux lois amércaines sur le droit d’auteur, cette disposition étant également valable sur les sites étrangers. Les textes actuels prévoient un déréférencement de ces sites dans les moteurs de recherche, et la capacité de geler les comptes de ces sites en matière de paiement électronique. SOPA, introduit à la chambre des représentants à la fin octobre 2011 par Lamar Smith, représentant du Texas, est soutenu également par certains démocrates. Pipa a été déposé au Sénat en mai dernier par le démocrate Patrick Leahy, avec le soutien des principaux producteurs d’Hollywood et de certaines grands producteurs musicaux. Les débats pour le vote étaient censés reprendre la semaine prochaine. Pour les associations de protection de la vie privée en ligne, SOPA et PIPA portent atteinte à la liberté d’expression. Mi-janvier, la Maison Blanche s’est désolidarisée de ces projets de lois : “Nous considérons que le piratage sur Internet est un grave problème qui nécessite une réponse législative sérieuse, mais nous ne soutiendrons pas une législation qui réduit la liberté d’expression, augmente les risques pour la sécurité cybernétique et sape le dynamisme et le caractère innovant de l’Internet mondial”. Ces lois américaines nous concernent doublement : en obligeant les fournisseurs d’accès ou les hébergeurs à filtrer a priori des sites accusés d’héberger du contenu illégal, ils inversent la charge de la preuve : ce seraient les propriétaires de ces sites qui doivent prouver qu’ils ne sont pas coupables, et nous parlons ici non seulement des grands portails, mais potentiellement de tous les blogs qui renverraient par des liens sur des sites bannis par les USA. En effet, les textes actuels sont rédigés d’une manière floue qui donne la possibilité de restreindre l’accès à des sites non américains, y compris si un commentaire sur un blog comporte un lien vers du contenu enfreignant le droit d’auteur “made in America”. Une manière finalement d’imposer au monde un droit d’auteur version américaine. Plus que jamais, une gouvernance mondiale du numérique est nécessaire !