Archives mensuelles : janvier 2010

Et si la typographie restait le premier des moyens d’expression ?

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La typographie est, selon Wikipédia,  » l’art d’assembler des caractères mobiles afin de créer des mots et des phrases. Cette technique d’imprimerie a été mise au point vers 1440 par Gutemberg (qui n’a pas inventé l’imprimerie à caractères mobiles mais les caractères en plomb) » . Si la typographie est un art dont les règles font l’objet d’un code bien précis, les grands typographes (Garamont, Bodoni…)ont marqué de leur nom leur capacité d’innover en exprimant des styles extraordinairement variés (cf le choix offert par votre mac !). Certains atistes comme Neville Brody ou Pierre di Sciullo ont prouvé l’incroyable liberté d’expression que permettait le simple jeu typographique dans le lieu et l’espace.

Deux vidéos « typographiques » connaissent leur heure de gloire sur les réseaux sociaux ces jours-ci. La première (ci-dessus), qui  m’a été signalée par Cécile Schneider en relais de Nicolas Gemeline, met en scène une expérimentation étonnante, véritable happening typographique. La seconde (ci-dessous), qui m’a été signalé par Edouard Sepulchre, talentueux planneur de BDDP Unlimited, est une publicité d’animation typographique extraordinairement inventive pour le Langara College. Quand la typographie se met au service de l’idée (qui tue ?) !

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Effets du Kamagra est varié pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et s’il ne nous restait que l’inventivité ?

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Chaque dimanche sur ce blog, un post consacré à un penseur contemporain (philosophe, sociologue, économiste…) au coeur de l’actualité. Après Edgar Morin (” Et si notre désintégration devenait métamorphose ?”), François Ewald (”Et si on refusait la dictature du principe de précaution ?”), Amartya Sen ( » Et si la quête du bonheur n’était justement pas suffisante »), place à Michel Serres, dont beaucoup (comme François Momboisse dans un commentaire de ce blog) pensent qu’il est le plus grand penseur francophone vivant . En complément du 3ème volume des ses « Chroniques du dimanche soir », que vous suivez peut-être à la radio, Michel Serres vient de publier un petit livre passionnant intitulé « le temps des crises » qui nous invite à devenir plus intelligent et surtout plus inventif . Une inventivité qui est, selon lui, tout ce qui reste à l’homme moderne qui a « perdu la tête », à l’image de St Denis décapité, un homme sans faculté autre que son cerveau, mais qui dispose de capacités nouvelles extraordinaires grâce à l’informatique (voir vidéo ci-dessus).

Michel SERRESAncien élève de l’Ecole navale et officier de marine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, Michel Serres, académicien depuis 1990,  enseigné aux universités de Clermont-Ferrand, de Vincennes et, à partir de 1969, à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Parallèlement, à l’invitation de René Girard, il enseigne à l’université de Stanford (Etats-Unis) depuis 1984.

Depuis sa thèse sur Leibniz, qui a fait date (Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques, PUF, 1968), Michel Serres a publié une cinquante d’essais qui interrogent les sciences, l’épistémologie, l’histoire, la littérature, les arts visuels, ou le monde contemporain. On retiendra tout particulièrement Le Contrat naturel et Le Tiers-Instruit (François Bourin, 1990 et 1991), la série regroupée sous le titre général « Le Grand Récit » : Hominescence, L’Incandescent,Rameaux et Récits d’humanisme (Le Pommier, 2001, 2003 et 2006), Le Mal propre : polluer pour s’approprier ? et La Guerre mondiale(Le Pommier, 2008).

Michel Serres est l’un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture. Depuis le déclenchement de la crise, beaucoup de médias, d’entreprises, d’institutions ont souhaité interroger Michel Serres sur ce phénomène mondial. Il a réuni ses réflexions dans Le temps des crises, qui vient de paraître aux Editions du Pommier.

9782746504530Dans Le temps des crises,  Michel Serres nous rappelle que la crise actuelle n’est qu’une toute petite ride à la surface de l’histoire et qu’il convient d’analyser les mouvements profonds de notre société : démographie (le passage d’un monde rural à un monde urbain), santé (durée de vie), transports, informatique  (voir vidéo ci-dessus), tout a bougé sauf les institutions. Des institutions qu’il juge « internationales », mais pas mondiales, car personne n’y représente vraiment l’intérêt général. Il imagine une institution nouvelle qu’il appelle WAFEL (Water, Air, Fire, Earth, Life) qui interviendrait comme tierce personne représentant ce qu’il appelle la « Biogée »,  pour instaurer un nouvel équilibre homme-planète. Michel Serres est convaincu qu’il nous faut changer notre posture pour inventer du nouveau, afin que le temps des crises devienne véritablement le temps du renouveau, le temps des cerises…

Si vous avez la chance d’être à Toulouse demain lundi 1er février, ne ratez surtout pas la conférence (gratuite) de Michel Serres à l’amphithéâtre Couzinet. Si vous n’avez pas la chance d’être à Toulouse demain, regardez et écoutez l’interview ci-dessous que Michel Serres a accordé à France Culture, où il vous livre l’essentiel du contenu de son livre, avec l’accent qui fait son charme. ;-)


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Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

Et si les idées venaient en jouant ?

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Merci à Gil R de m’avoir fait découvrir ce projet via un pingback sur son blog « Strategic content« .

Si vous avez, comme moi, été élevé dans la culture Lego, vous devriez aimer le projet « Lego Click » qui vient d’être lancé par la célèbre marque de jouets (voir film ci-dessus). Pour célébrer la créativité et le moment où l’idée jaillit (the « click » ou « Eureka moment »), Lego Click propose un environnement collaboratif conçu pour les inventeurs, artistes et amoureux des idées qui souhaitent partager leur vision des innovations ludiques. Cette communauté se retrouve également sur Facebook, Flickr et Twitter. Vous pouvez par ailleurs vous rendre sur le site « DesignByMe » pour configurer l’univers Lego de vos rêves.  Lego, qui ne manque décidément pas d’idées, vient aussi de mettre en ligne une application iPhone gratuite nommée LEGO Photo qui « légofie » votre photo. Je me suis dit que vous préfériez probablement voir le résultat sur Marilyn plutôt que sur moi ! ;-)

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Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Et si l’ipad était le futur cartable électronique ?

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Le lancement de l’ipad (voir vidéo ci-dessus) est de nature à relancer le débat sur le cartable électronique. Pourquoi emporter un cartable plein de livres s’ils tiennent dans un ipad ? Pourquoi les collèges et lycées continueraient-ils d’investir dans des équipements informatiques rapidement obsolètes et peu utilisés, si chaque lycéen a son ordinateur personnel ? Combien de temps l’école pourra t-elle résister à l’apport de la pédagogie digitale ? C’est la réflexion que nous livre Jean David Olekhnovitch, consultant en informatique, enseignant et blogueur  (http://www.360emedia.fr), dans cette contribution spontanée que je vous livre in extenso.

Quand j’étais petit, dans les années 80, on avait déjà eu droit au programme «Informatique pour Tous» : des Thomson MO5/TO7 pour tous, et l’ancêtre du réseau local pour exploiter l’outil informatique en tant que support pédagogique. Il faut bien avouer que ce n’était pas une très grande réussite : profs peu formés, outils préhistoriques, au final plus un gadget qu’autre chose, même si tous ceux de ma génération ont été marqués par cette «génération 8 bits», Amstrad, Commodore et autres Oric.

Depuis cette époque, l’informatique en tant qu’outil pédagogique a tenté de faire son chemin, avec des succès assez inégaux, essentiellement basés sur de bonnes volontés et initiatives locales, plus que sur le modèle global qu’avait lancé Laurent Fabius en 1984. D’autres actions, plus commerciales celles-ci, ont également été lancées par certaines marques. On a même vu des projets d’envergure internationale, avec le fameux PC à 100$ , projet ambitieux mais qui n’a malheureusement pas évolué autant que le souhaitaient les créateurs de ce mouvement (1 million d’exemplaires ont toutefois été écoulés ).

Je me faisais toutefois la réflexion, en voyant le cartable plus que rempli de mes enfants, qu’à l’heure de l’ebook, des blogs, de Wikipedia, l’école restait très traditionnelle dans ses méthodes. On touche très rapidement à un débat plus que sensible lorsque l’on parle de faire une place à plus d’électronique (et donc moins de papier) dans le domaine de l’éducation, mais, lorsque je vois ce genre de démonstration, je reste très frustré du peu d’usage de l’informatique dans les milieux scolaires

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Le travail d’Alan Kay, informaticien connu pour avoir travaillé sur les interfaces utilisateurs depuis les années 70 (et ancien «Apple Fellow»), est remarquable : on prend l’ordinateur pour ce qu’il doit être, c’est à dire non une fin en soi, mais un outil permettant de stimuler l’intelligence et d’aller plus loin. La meilleure illustration de cette façon de voir est l’analogie que faisait Steve Jobs entre l’informatique…et la bicyclette :

Et concrètement ? J’enseigne à l’Université (certes, dans une filière informatique), et, depuis deux ans, on se rend compte que les postes de travail ‘fixes’ sont de moins en moins utilisés : tous les élèves ont leur propre ordinateur portable, payé de leur poche (enfin, de la poche des parents). Et il y a un vrai décalage entre l’argent investi (des postes fixes, de la maintenance importante) et la structure dont on aurait besoin au quotidien pour tenir compte de cette évolution (de solides réseaux Wifi ou de l’Ethernet dans toutes les salles, des serveurs plus ouverts à des clients hétérogènes). Malgré cela, les étudiants sont bien plus efficaces, ils maîtrisent parfaitement leur outil, et peuvent l’emporter partout avec eux, sans être restreints par les horaires d’ouvertures d’une salle informatique.

Du coup, en 2010, qu’est ce qui est le plus raisonnable : simplement «tolérer» cette évolution, ou l’anticiper et l’accompagner, avec des mesures globales, courageuses comme celles prises dans les années 80, mais moins aventureuses, le marché et les outils étant maintenant plus matures ? Economiquement, cela pourrait se tenir : des sommes importantes sont déjà investies pour un équipement sous utilisé («salles informatiques», etc…). Réorienter ces sommes, et les budgets d’achats de livres papiers, vers des supports électroniques et des ordinateurs portables au financement étalé sur 3 ans (le temps de passage au lycée, par exemple) pourrait avoir un sens. La «fracture numérique» risque d’être de plus en plus criante dans les années à venir, et cette généralisation d’équipement serait une réponse censée.

Du côté des élèves, on risque d’avoir quelques mauvaises surprises à ne rien faire : à croire nos jeunes parfaitement à jour sur l’usage des nouvelles technologies, on risque d’en faire des générations utilisant certes le Net, l’informatique, mais de manière très superficielle, sans aucun décryptage, sans recul ni analyse, parce que rien, ou très peu, n’est là pour les accompagner, à part quelques cours d’informatique souvent mal maîtrisés, car trop peu ambitieux et donc fatalement mis en priorité inférieure.

Du côté des éditeurs de livres, ils n’ont plus le choix : s’accrocher corps et âme au papier, c’est prendre le risque de mourir à moyen terme. Tous regardent les ebooks avec une grande attention, et cherchent à prendre le train en route. Aller vers moins de papier fait de toute manière sens avec les démarches de développement durable et d’économie.

Du côté des enseignants, le virage est pour l’instant très diversement pris : certains anticipent le mouvement et fournissent un travail colossal… mais isolé. D’autres s’accrochent aux principes pédagogiques, aux ‘fondamentaux’, avec raison bien sûr : il sera stupide d’aller vers une génération ignorant tout ou presque du papier, de l’écriture, de ce qui continue à être l’éducation de base.

Dans la pratique, les choses ne seraient bien évidemment pas simples : que faire si un ordinateur ‘plante’ ? Si l’élève perd ses données ? Comment redonner le goût aux livres en les réduisant dans le cadre scolaire ? Autant de questions importantes à résoudre. Ce genre de dossier est de toute manière sujet à polémique, et c’est tant mieux : nous sommes là pour cela, non ?

Effets du Kamagra est varié pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

Et si l’eau de la terre était vraiment tombée du ciel ?

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Un article passionnant de Serge Brunier dans le magazine Science et Vie de février, remet en cause une idée reçue très profondément ancrée depuis la nuit des temps. L’hypothèse selon laquelle l’eau terrestre aurait été là depuis la formation de la Terre, après que, dans un magma de roches en fusion, elle ait été rejetée dans l’atmopshère, pour retomber en pluies diluviennes et ainsi façonner notre « planète bleue », est remise en cause par ceux qui sont en mesure de prouver que l’eau terrestre a été apportée par des comètes et des astéroïdes pendant des millions d’années. Pour eux, il ne fait aucun doute que l’eau nous est venue du ciel, en l’occurrence de l’espace !

Pour Francis Albarède, professeur de géochimie à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, qui a publié son analyse dans la revue Scientifique Nature en octobre 2009, « Il n’y avait pas d’eau sur la Terre à l’origine, elle est venue bien plus tard, apportée par les comètes et les astéroïdes ». Cette analyse a été confirmée par des géologues anglais et américains qui ont publié des résultats similaires dans l’autre revue de référence « Science ». Le scénario classique soulevait déjà de nombreux doutes tant il apparaissait de plus en plus, au travers des recherches, que la terre des origines devait être aussi sèche que la lune, comme le laissait penser la faible présence de soufre et de plomb en son sein. Il semble donc que l’eau soit arrivée par des astres et des astéroïdes qui seraient tombés sur la terre pendant une cinquantaine de millions d’années, environ 100 millions d’années après la formation de la terre !

L’arrivée sur la terre de cette énorme quantité d’eau a généré un processus géologique unique dans le système solaire : la tectonique des plaques. L’eau en pénétrant le manteau terrestre, l’a rendu mobile et a permis la dérive des continents, et ses implications pour l’évolution de la vie, célébrée dans le film « La planète bleue » dont est extrait la vidéo ci-dessous. On ne sait pas si l’eau terrestre fut bénie des Dieux, mais il ne fait désormais plus de doute qu’elle est un véritable don du ciel !

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Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Et si Foursquare était le nouveau Facebook ?

Connaissez-vous Foursquare, le réseau social géolocalisé qui vient de dépasser les 300 000 membres ?  C’est la nouvelle coqueluche des médias américains qui commencent à avoir épuisé le sujet Twitter. Foursquare n’est pas le seul ni le premier réseau social géolocalisé. Aka-Aki, qui connaît un grand succès en Allemagne, permet déjà de savoir où se trouvent ses amis par rapport à l’endroit où l’on se trouve soi-même. C’est d’ailleurs devenu le réseau préféré de ceux qui veulent accélérer les rencontres, sans passer par la case meetic. D’autres projets très proches de Foursquare se sont lancés en parallèle comme par exemple Gowalla, mais, comme toujours sur Internet, c’est le projet dont l’ergonomie est la meilleure d’une part, et qui devient le plus vite le plus puissant d’autre part, qui l’emportera au plan mondial (cf Google, Amazon, E-bay, Meetic, Facebook ou Twitter). Et de ce point de vue, Foursquare, qui s’est lancé d’abord dans les grandes villes nord-américaines et débarque en Europe, est en train de prendre une avance qui pourrait s’avérer décisive.

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La force de Foursquare, c’est d’avoir été pensé pour l’usage Iphone et Android, avec une interface ludique, dans une logique de réseau social lié aux lieux avant d’être lié aux gens. Le principe est simple : chaque fois que vous arrivez dans un lieu et que vous voulez le faire savoir à vos amis, vous cliquez sur « checkin » et l’information est diffusée instantanément à votre réseau. Au passage, vous marquez des points qui vous permettront de devenir le « Mayor » du lieu en question si vous êtes celui qui le fréquente le plus. Vous pouvez non seulement converser avec vos amis (comme dans tout réseau social) via des messages courts de type twitter, ou par mail, mais vous pouvez également annoter le lieu et commenter votre expérience/activité. Et c’est là que commence l’usage vraiment nouveau de Foursquare : sa capacité à devenir un guide Michelin « crowdsourcé », et actualisé en permanence. Avec Foursquare, vous savez ce que vos amis ont pensé du restaurant, de son menu ou du service rendu, vous pouvez les rejoindre de manière immédiate ou bien rendre compte d’une soirée où vous êtes en les incitant  à venir (à moins que vous ne préfériez les en dissuader). Désormais, tous vos amis savent non seulement ce que vous faites ou pensez (comme le permet Twitter), mais en plus « où » vous êtes, là, maintenant. On peut imaginer de nombreux développements du côté des lieux eux-mêmes, incités à motiver et récompenser les leaders de communauté par des offres attractives. De nombreux bars donnent déjà des boissons gratuites à leur « Mayor » client.

Foursquare a t-il déjà gagné la bataille des réseaux sociaux géolocalisés ? On pourrait penser qu’il est encore temps pour Facebook ou surtout Twitter d’intégrer la géolocalisation et le marquage de lieux pour apporter cette fonctionnalité à leurs adeptes. Selon moi, parce qu’il répond à une logique particulière (qui est celle des lieux), et parce qu’il est ouvert aux autres réseaux sociaux, Foursquare a potentiellement la capacité de résister (à la manière dont Twitter résiste à la volonté d’intégration par Facebook). Sa concurrence réelle pourrait plutôt venir des services géolocalisés utilisant la réalité augmentée (de type Layar.com en Hollande) qui pourraient à terme profiter de leur avantage compétitif ergonomique, en intégrant la dimension réseau social . Le combat du réseau social géolocalisé ne fait que commencer.

Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si l’intérêt des annonceurs était de mieux payer leurs agences ?

Ce post reprend in extenso un article signé par Jean-Marie Dru, Président de TBWA\Worldwide, publié aujourd’hui par Advertising Age sous le titre : « Endless Pressure on Price Traps Agencies, Clients in Death Spiral” et sous-titré :
“TBWA Worldwide Chairman Jean Marie Dru Decries the Growing Influence of Procurement”. Il fait écho au post publié dans ce blog en septembre dernier intitulé, “Et si on rémunérait le talent plutôt que la sueur ?” illustré par la vidéo ci-dessous, où l’on voit comment Walt Disney se serait fait acheter sa création (Mickey Mouse) au temps passé ! (Désolé pour ceux qui l’ont déjà vu, mais personnellement, je ne m’en lasse pas ;-) )…

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« Self-destructive. This is the best way to describe clients’ attitudes when it comes to the thorny subject of agency compensation. By now, most of the industry has spoken out to say that our clients have gone too far in their agency negotiations — that often, these discussions have sunk to an intolerable level. The squeeze on pricing undoubtedly has negative consequences, and not just for agencies. I believe these never-ending negotiations will reveal themselves as profoundly counter-productive for our clients. The future will show that such dealings will undermine clients’ strength in the market.There is no arguing the business realities; nearly all companies have suffered in this economy. But there comes a point in time when by being exclusively focused on cost-cutting, we miss out on the big picture. We risk value erosion. It has become fashionable for everyone to blame « procurement » for their problems. It’s an easy way for others to off-load responsibility. The real decision-making, however, lies with CEOs and marketing directors. They’re merely leaving the dirty work to procurement. Procurement execs are often given no other option than to squeeze for more so-called efficiencies, year after year. In doing so, they have created a death spiral, making it impossible to attract and compensate the talents we need to deliver the value-creating ideas our clients demand.

jean-marie-dru-L-1This pressure has had one benefit : our profession has become a model of productivity. In this business, people work very hard and increasingly fast. That’s why Charles Handy, respected professor at the London School of Economics, said that all companies would do well to look at how advertising agencies work.That said, in recent years we have passed below an acceptable threshold. Recommendations are now written in just a few days and campaigns are conceived in hardly more, whereas it has taken two or three years, if not more, for the R&D department to develop a new product. This imbalance is an aberration. Agencies don’t dare to denounce it openly for fear of being seen as being badly managed, but all of us are painfully aware of the dead end towards which our profession is heading. Back when advertising agencies still bought media space, I used to remind our clients of a forgotten truth. If the agency commission paid was 10% of the total advertising costs, the work produced by this 10% is what gave the value to the 100% invested. It was a good argument to fight against too-heavy revenue reductions. Today agency-fee negotiations and media-rate discussions are separated. By considering these two activities separately, our clients have lost sight of the fact that one actually multiplies the value of the other. This has taken on particular resonance. Thanks to the interactions between all communications disciplines and the growth of digital channels, we all know that we can obtain the same level of effectiveness with partially reduced media investment. But this has a price, and our clients must understand that a part, even minor, of the savings realized in media spending should be redirected towards strengthening creative resources.

The media landscape has shifted and the structure of our business has been modified both dramatically and permanently. Ratios are no longer the same and the need for creative resources has exploded. We now have a myriad of new opportunities for creative expression. The volume of creative output at agencies is increasing with no end in sight. More content being conceived and produced should result in more remuneration, but the opposite trend has taken hold. And this scissor movement is deadly. We’re paying for the years of the apparent frivolity of some (as has been so well caricatured in « Mad Men »). We are paying the price of being in a creative business. We are paying the price of belonging to an industry which has not learned how to protect its own interests. We are our worst enemies. To top it all, the holding companies that head many agencies don’t always protect them as they should. Under the pretext of offering certain clients « group holding-company solutions, » agencies are too often dragged into negotiations where the amount of cost savings becomes the determining factor. In so doing, holding companies undermine the very networks they want to see grow. They are undermining their clients as well. Our profession is poorly defended and relatively poorly paid. When you compare the hourly rate of a top-tier consultant (think McKinsey, Bain) to that of a senior ad-agency executive, the ratio is two to one. This gap is not justified. I know what they bring to clients, and I know what we bring.

This industry cannot avoid a reinvention of its business model. We have to change the paradigm and invent value-based compensation systems. Consider this. Online, an idea can actually become its own medium. When this is the case, when the idea is so powerful that it becomes a medium, is it not legitimate to remunerate not only the idea, but also its capacity to generate millions of contacts? Must we really give it away? When an advertising slogan becomes the motto of a company and influences corporate strategy or the brief for new product development, must we give it away? And when we develop an iPhone application that changes the nature of their transactions, there again, should it be for free?
To all these internal industry questions must be added the considerations linked to the world that surrounds us. A world in a profound state of change. We are approaching times of a new kind of growth, which will be more qualitative and will take account of social issues such as the environment, health, ethics and diversity. It is up to us to help our clients to decipher these complicated times and to find their successful way. This will be the new mission for agencies. We are faced with a paradox. On one hand, clients have never leaned upon their agencies more. On the other, never in our industry history has it been more difficult to justify a decent level of remuneration.

I therefore would like to start this new decade by formulating the following call to action for both clients and the agency community: that 2010 be the start of a new era where the subject of agency compensation be addressed both objectively and calmly. »

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Et si une bière pouvait vous téléporter ?

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Sur la suggestion de William Borderie (étudiant à Sup de Pub), un post inspiré du blog « Kairos Mosaïque » d’Alexandre Ribichesu, étudiant au Celsa. Voici une initiative géniale de la bière sud américaine ANDES : le Teletransporter. Désormais, grâce à cette cabine de téléportation parfaitement insonorisée installée dans les bars et les boites de nuits, vous allez pouvoir choisir en un instant où vous télétransporter de manière crédible … Le mode d’emploi dans la vidéo ci-dessous ! ;-)

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Effets du Kamagra est varié pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si la quête du bonheur n’était justement pas suffisante ?

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Chaque dimanche sur ce blog, un post consacré à un penseur contemporain (philosophe, sociologue, économiste…) au coeur de l’actualité. Après Edgar Morin ( » Et si notre désintégration devenait métamorphose ? ») et François Ewald (« Et si on refusait la dictature du principe de précaution ? »), place à Amartya Sen, économiste indien, Prix Nobel d’économie en 1998 pour ses travaux sur l’économie du bien-être, qui a cosigné le rapport sur la mesure de la croissance avec Joseph Stiglitz, et publie un livre chez Flammarion intitulé « L’idée de justice ». Pour lui, la justice est un objectif évolutif vers lequel il faut tendre, pas une construction idéale. L’important n’est pas de savoir ce qu’est un monde juste, mais d’éliminer les injustices manifestement réparables. Il a accordé ce week-end une interview au Figaro titrée  » La quête du bonheur ne peut-être le seul leitmotiv d’une société ».

41R5BMnnz5L._SS500_Détour par Wikipédia. « En 1981, Amartya Sen publia un livre dans lequel il démontre que les famines ne sont pas seulement dues au manque de nourriture mais aussi aux inégalités provoquées par les mécanismes de distribution de la nourriture. L’intérêt que porte Sen pour la famine lui vient de son expérience personnelle. A 9 ans, il fut témoin de la famine au Bengale de 1943 pendant laquelle moururent trois millions de personnes. Sen a conclu plus tard que ce désastre n’avait pas eu lieu d’être. Il pense qu’il y a eu, à cette époque en Inde, un approvisionnement suffisant : la production était même plus élevée que pendant les années précédentes où il n’y avait pas eu de famines. Mais la cause de la famine de 1943 est le fait que la distribution de nourriture a été gênée parce que certaines catégories de la société (ici les travailleurs ruraux) avaient perdu leur emploi et donc leur capacité à acheter de la nourriture.  L’approche de Sen de la « capabilité» souligne la liberté positive, c’est-à-dire la capacité d’une personne à être ou à faire quelque chose, plutôt que la liberté négative. Pendant la famine au Bengale, la liberté négative des travailleurs ruraux consistant à pouvoir acheter de la nourriture n’a pas été affectée. Cependant ils sont morts de faim car ils n’étaient pas « positivement » libres de faire n’importe quoi. Ils n’ont pas pu se nourrir : ils n’ont pas eu la capabilité d’échapper à la mort. En plus de ces travaux sur la famine, les études de Sen sur l’économie du développement ont eu une influence considérable sur la formulation du Rapport de développement humain, publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement. La contribution révolutionnaire de Sen à l’économie du développement et aux indicateurs sociaux se trouve dans le concept de « capabilité » développé dans son article Equality of What. Il défend l’idée que les gouvernements devraient faire attention à la capabilité concrète des citoyens, en particulier en matière d’éducation et de santé. C’est à chaque société de faire une liste des capabilités minimales garanties par cette société. »

Amartya_SenVoici ce que j’ai retenu de son interview au Figaro :

« D’une certaine manière, nous avons connu deux extrémismes, qui sont désormais caducs : celui de la confiance exclusive en l’Etat, et celui de la confiance exclusive dans le marché ».

 » Il y a un profond malentendu concernant la pensée économique libérale… Des penseurs libéraux, tels que Condorcet ou Adam Smith, aussi partisants fussent-ils de la liberté du marché, ne croyaient nullement en son infaillibilité… Adam Smith ne réduisait nullement l’action humaine à la recherche de l’intérêt ou du plaisir… Il défendait des valeurs qui transcendent le profit personnel, comme la sympathie complètement désintéressée dont nous sommes capables à l’égard d’autrui ».

 » Philosophiquement, un monde qui serait dépourvu de sens moral serait tout simplement dépourvu d’espoir. C’est pourquoi la notion de justice est si importante. Elle est au coeur de la « capabilité », la possibilité à la fois matérielle et morale, pour les individus de réaliser librement leurs projets. Par exemple, on peut choisir de jeûner comme Gandhi en signe de protestation, mais si on ne mange pas simplement parce qu’on n’a rien à manger, aucune liberté n’est envisageable. La victoire sur la misère matérielle ne suffit pas à produire la capabilité : il faut aussi que les gens aient les moyens psychologiques de désirer quelque chose qu’ils considèrent comme valable  pour leur épanouissement : c’est pourquoi il faut non seulement prendre en compte leurs revenus matériels, mais aussi le niveau de l’éducation et de la santé dans une société. C’est tout l’enjeu de la démocratie… »

« En agissant en vue de plus de justice, votre action contribue à vous rendre plus heureux, mais vous n’agissez pas pour cette raison là. L’idée de justice ne peut dépendre seulement du bonheur…La justice et sa quête doivent rester au centre de nos préoccupations ».

La thèse défendue par Amarya Sen dans « L’idée de justice » vise à étendre la justice et la liberté de tout un chacun pour qu’il puisse maximiser ses « capabilités », et conduit à placer liberté et justice au delà du bonheur : « La liberté de choisir notre vie peut largement contribuer à notre bien-être, mais, au -delà même de cette perspective, la liberté en soi mérite d’être valorisée ».

Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si l’idée qui tue était un film ?

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Si « l’idée qui tue » était un film, ce serait probablement « Inception », le prochain thriller de Christopher Nolan (réalisateur de Batman « The Dark Night », mais aussi de Memento, Le Prestige et Insomnia), qui sortira le 21 juillet 2010 avec en vedette, Leonardo di Caprio, Marion Cotillard, et Ellen Page (Juno). Inception signifie « origine, début, commencement », et raconte l’histoire d’un patron pris pour cible à la suite de ses travaux sur l’architecture de l’esprit. Un film qui devrait secouer les neurones si on en croit l’affiche : « Your mind is the scene of the crime ». La bande annonce, ci-dessus, nous rappelle que « l’idée est le plus tenace des parasites », et qu’une « idée peut transformer le monde et changer toutes les règles ». Bref, la définition de l’Idée qui tue (et de la Disruption) ;-)

6a00d8341c0def53ef012876f45302970c-320wi-1Comme il vous reste 6 mois pour vous préparer à la sortie d’Inception, je vous propose pour patienter la vidéo sur « Les idées qui tuent » (qui a largement inspirée le film « Inception »), enregistrée par le réalisateur de classe mondiale  Eric Briones, plus connu sous son pseudonyme de Dark Planneur,  dans les studios internationaux du groupe Ionis (ISG) à Paris, sous l’oeil vigilant du légendaire producteur Marc Drillech, en coproduction avec Stratégies. Désolé, Di Caprio n’était pas dispo et j’ai du le remplacer à la dernière minute. Je sais, je sais, c’est pas pareil… mais j’ai fait de mon mieux ! Cliquez dans l’affiche ci-contre ou n’hésitez pas à cliquer ici pour regarder le best of de Darketing, qui transforme les livres en films via l’interview de leurs auteurs : 7 interviews sont déjà disponibles : Jean-Noël Kapferer, Olivier Zara, Capucine Cousin, Matthieu Guéval, Daniel Bô, et Michel Maffesoli.

Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.