Archives mensuelles : mars 2010

Et si Twitter réinventait le teasing en affichage ?

Myriam

Merci à Pierre Ayroles,de m’avoir proposé de reprendre le post du jour de son blog Paperplane intitulé « Twitter comme carte au trésor ». Une des campagnes les plus fraiches depuis le plus grand teasing de l’histoire (Myriam « j’enlève le haut, j’enlève le bas » pour l’afficheur Avenir qui tenait ses promesses. Je sais, vous n’étiez pas né en 1981, mais moi si !).

« L’agence Johannes Leonardo (dont la page d’acceuil mérite le détour ;-) ) invite les New-Yorkais à une chasse au trésor participative avec la présence de Twitter en toile de fond. 40 affiches proposant chacune une partie du puzzle sont disposées dans des stations de métro de Manhattan et Brooklyn avec pour simple message #UNDERGROUNDPUZZLE. Cette référence claire à Twitter incite les passants à prendre en photo avec leur téléphone mobile les différentes parties de cette énigme et à les poster sur ce réseau social. C’est donc à la fois sur une volonté communautaire et sur le développement de la mobilité que repose cette campagne. Afin d’assurer un maximum de bruit et d’aiguiser la curiosité des New-Yorkais à propos de cette campagne, l’agence a également disposé des nombreux stickers faisant référence au hashtag et s’est même permise quelques pochoirs. Le mystérieux annonceur camouflé derrière cette énigme se dévoilera dans un mois à la fin de la campagne, il subira d’ailleurs très certainement les foudres du MTA – équivalent américain de l’ARPP – puisque l’affiche semble être plus que suggestive. »

Celui (ou celle) qui révèle l’annonceur qui se cache derrière cette campagne, en commentaire de ce blog avant que twitter ne s’en fasse l’écho en France, gagne un livre « L’idée qui tue » dédicacé ;-)

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Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si vous écriviez ici et maintenant à Nicolas Sarkozy ?

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C’est l’idée proposée par Cart’com à l’occasion de la semaine de la publicité-communication-médias, pour illustrer le thème « La créativité peut-elle sauver le monde ? ». Toute personne assistant à la Semaine de la Publicité au Laboratoire était invitée à écrire sur une carte postale sa meilleure idée pour changer le monde (en mieux ;-) ). L’ensemble des cartes postales sera effectivement adressé au Président de la République. Si vous voulez participer aujourd’hui jeudi, il vous suffit de mettre votre idée en quelques mots en commentaire de ce post (ou par mail à nicolas.bordas@tbwa-france.com) et votre carte postale sera ajoutée à toutes celles envoyées. Toutes les idées sont possible, du retour de la taxe carbone à celui de Nicolas Hulot ! Mais seules les cartes postales dont l’auteur est identifié seront envoyées ;-) .

Pour revoir les meilleures conférences de la semaine de la pub et écouter la web radio, cliquez ici. Si vous n’avez pas le temps de toutes les regarder, je vous recommande de commencer par la vidéo du débat « La créativité crée t-elle le business ? », animé par Damien Givelet (LCI), avec Jean-Paul Brunier (Leo Burnett), Jolanta Back (Ancienne professeur d’Harvard aujourd’hui présidente d’Intuition), Benjamin Faes (Google Youtube Europe), et Thierry Marx (grand cuisinier), en commençant à la minute 74.31 si vous voulez zapper la présentation des invités.

Effets du Kamagra est différent pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si l’architecture témoignait de l’environnement ?

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Parmi les invités que j’ai personnellement découvert à la semaine de la publicité, communication, médias aujourd’hui, l’architecte François Roche, qui a participé au débat sur « Les nouvelles classes créatives », m’a particulièrement frappé par son approche très iconoclaste de l’architecture. Une architecture conçue pour s’intégrer de manière vivante à son environnement le plus proche. Comme ce bâtiment au nord de la Thaïlande conçu pour être autonome en énergie grâce à la production d’énergie intégrée sous la forme …d’un buffle, ou comme le musée d’art moderne de Bangkok, témoin vivant de la pollution de la ville (images ci-dessus et ci-dessous) . Là où la plupart des architectes introduisent du végétal dans leurs éco-immeubles, François Roche et son associée Stéphanie Lavaux ont décidé de prendre le parti-pris inverse: un immeuble dont la peau est conçue pour attirer la pollution, et témoigner de manière vivante du degré de pollution élevé de la ville. Voici ce qu’en disait François Roche lors de l’exposition du projet à Beaubourg :  » A Bangkok, je met en chantier un musée d’art contemporain pour un collectionneur Thaïlandais qui avait aussi sollicité R.Koolhass. La ville a deux particularités, celle d’être l’une des plus polluée sur la planète, et celle de ne pas intégrer de planification d’urbanisation. La ville croit comme un ectoplasme, au gré des énergies individuelles et collectives. Notre scénario a été d’intégrer ces deux phénomènes. Il s’agit d’une part d’un projet où l’on introduit la perte de contrôle, comme producteur de la forme architecturale, et d’autre part où la pollution, les résidus carboniques deviennent la peau du bâtiment. Par un système électrostatique sur l’ensemble des enveloppes extérieures, le bâtiment se comporte comme un filtre urbain. Ce qui est donné à voir et à toucher, c’est bien la chair de notre économie, molletonnée, poutonnée et poussiéreuse. ». La création a la vertu de faire apparaitre, de révéler ce que l’on ne voyait pas.

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Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si la création était le fruit d’un « non » ?

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Ce lundi , à 18h, au Ministère de la Culture et de la Communication se déroulait la conférence inaugurale de la 13ème Semaine de la Publicité, Communication, Médias sur le thème un brin provocateur :  » La créativité peut-elle sauver le monde ? », en présence de Frédéric Mitterrand. La conférence était retransmise en direct vidéo sur le site www.semaine-pub.com.

Image 2Après un discours introductif de Frédéric Mitterrand, qui a démontré, s’il en était besoin, qu’il était bien le ministre de la culture ET de la communication, en réaffirmant sa croyance en la création et aux idées qui, depuis toujours, font progresser le monde, j’ai eu l’occasion de rappeler l’importance de notre secteur d’activités, en insistant sur la triple valeur de la communication : économique, culturelle et sociétale. Puis Denis Muzet, fondateur de l’institut Médiascopie, a présenté l’étude quantitative « Les mots de la communication » menée en partenariat avec la SNCF : un classement des 150 mots clés de la communication selon deux critères : le degré d’adhésion (évocation positive ou négative), et l’importance future (un mot plus ou moins employé dans le futur). Vous trouverez une excellente synthèse de cette étude sur le blog d’Henri Kauffman en cliquant ici (je remercie au passage Henri pour ses qualités de photographe, car je lui ai emprunté les trois photos illustrant ce post  ;-) ). 6a00d83451e05069e20133ec4fb49e970b-500wiCette étude a selon moi le mérite de démontrer qu’il est vain d’opposer les publiphobes aux publiphiles, de même qu’il est vain d’être pour ou contre la télévision, ou pour ou contre internet : on est forcément pour ce qu’internet fait de mieux et contre ce qu’il fait de pire, pour la bonne télévision et contre la mauvaise. De même, nous sommes tous des publiphiles et des publiphobes en même temps. C’est ce que nous disent les Français : ils aiment la publicité quand elle est créative, imaginative, originale, humoristique et artistique… ils ne l’aiment pas quand elle est intrusive et qu’elle s’incarne par du spam et des SMS publicitaires.

Puis le débat animé par Eric Revel sur le thème « La créativité et la crise », a permis à Frédéric Mitterrand, ainsi qu’à la créatrice de mode Vanessa Bruno, et au chercheur David Edwards de donner leur point de vue sur le rapport entre période de crise et création. Frédéric Mitterrand défendant la thèse que les périodes de crise sont propices à des changements pour le meilleur ou pour le pire, Vanessa Bruno nous exposant sa conviction que le créateur doit continuer à offrir du rêve et de l’imagination en période de crise, et David Edwards rappelant que les périodes de crise sont des moments où le public en quête d’idées nouvelles est plus à même de rencontrer la démarche des créateurs. J’ai, pour ma part, défendu la thèse d’une accélération à l’aune de la crise de l’évolution  du « consommateur- citoyen » vers les innovations à valeur sociétale ajoutée, à l’exemple de ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis. Ce qui a amené Frédéric Mitterrand à nous faire part de sa perplexité face à la démarche de Colin Beavan, cet américain auteur du livre « No impact Man » dont Libération brossait le portrait aujourd’hui en 4ième de couverture : pendant un an, ce New-Yorkais a vécu sans électricité, ni viande, ni PQ pour limiter son empreinte sur l’environnement. Après No Logo, voici le No Carbon. Une logique du refus des excès de la société de consommation qui peut conduire à un comportement radical que d’aucun jugerait excessif , un excès répondant à un autre ! ( Colin Beavan lui-même ne déclare t-il pas  après son expérience :  » il y a des technologies qui rendent la vie meilleure, et qui devraient d’ailleurs concerner l’ensemble de la planète. En deçà d’un certain seuil de consommation, c’est la misère… »).

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Je pense pour ma part que la démarche du « NON » est généralement salutaire (s’il s’agit d’un « non » constructif : un « NO » qui se transforme en « PRO » et en projet ). Le « NON »  est même, de mon point de vue, le point de départ de toute création (toute idée vraiment nouvelle doit tuer une idée reçue préalable). C’est la thèse que je défend dans « L’idée qui tue ». La création est une forme de résistance (Frédéric Mitterrand a évoqué à juste titre l’appel du 18 juin). L’opposition est dialectiquement nécessaire à la création. Les idées fortes sont celles qui veulent résoudre un problème important, perçu comme source d’ une situation jugée inacceptable par le créateur. L’inspiration artistique vient souvent de la révolte. Apple est né de la volonté de dire « Non » à la domination de la machine par l’homme (cf le film 1984 ci-dessous). Et la Création selon la bible n’est-elle pas le fruit (défendu) de l’homme désobéissant à l’ordre divin ? Il a ainsi testé son « pouvoir de dire non ». ;-)

Pour voir en direct les débats de mardi : 9H30 : la créativité crée t-elle le business ?, 11h15 : peux t-on industrialiser la créativité?, 14h45 : les nouvelles classes créatives, 16h30 : la créativité est-elle responsable ?, il vous suffit de vous connecter, sous Internet Explorer, à l’heure dite, au site : http://www.semaine-pub.com

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Effets du Kamagra est varié pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si quatre i-Phones pouvaient remplacer tout un orchestre ?

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Plus de 500 000 vues en 5 jours pour celle qui se fait appeler Applegirl 002 et qui chante Poker Face (vidéo ci-dessus) aussi bien que Lady Gaga en se faisant accompagner d’un orchestre composé de… 4 i-Phones, équipés des logiciels T-pain, Beatmaker, et MiniSynth, qu’elle programme devant vous  (et devant son chat ;-) )! Merci à Jean-Christophe de m’avoir signalé cette vidéo via twitter (@wishmedia) en renvoyant sur l’excellent site w3sh que je vous recommande. Si vous préférez Beyonce, Applegirl 002 vous fera la démonstration similaire, que je trouve personnellement moins réussie, sur le hit « Irreplaceable »  (vidéo ci-dessous)

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Effets du Kamagra est différent pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

Et si on donnait pour le Sidaction ?

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Un film intelligent qui montre qu’en plus du préservatif et de l’argent, c’est la recherche qui viendra à bout du Sida. Pour donner, il suffit de se connecter au 110 ou à www.sidaction.org.

Et si les jeux vidéos devenaient réalité ?

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Vu sur le blog du Publigeekaire, cette vidéo des deux comédiens américains  Ian Hecox et Anthony Padillo, créateurs de  la chaine humoristique Smosh.com, qui produit régulièrement des vidéos YouTube hilarantes.

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Et si la culture-monde avait aussi du bon ?

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Après Michel SerresEdgar Morin, Régis Debray, et Michel Maffesoli dimanche dernier (« Et s’il fallait assumer que le monde est communautés ? »), cette rubrique dominicale « Le jour du penseur », accueille aujourd’hui Gilles Lipovetsky (voir son interview ci-dessus sur le thème de « L’Ephémère »),  à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « L’occident mondialisé », suite naturelle de son précédent ouvrage, »La culture-monde », paru en 2008.

9782070325139Gilles Lipovetsky, né en 1944 à Millau, est professeur agrégé de philosophie à l’université de Grenoble, membre du Conseil d’analyse de la société , et consultant pour l’association « Progrès du Management ». Petit détour par Wikipédia : « Dans l’un de ses principaux ouvrages, L’ère du vide (1983), Lipovetsky analyse une société post-moderne marquée, selon lui, par un désinvestissement de la sphère publique, de même qu’une perte de sens des grandes institutions collectives (sociales et politiques), et une culture  « ouverte »…  Cette vision de la société met en avant un néo-individualisme de type narcissique  et, plus exactement, ce que Lipovetsky appelle la « seconde révolution individualiste »… Aujourd’hui, Lipovetsky, c’est une hyper-modernité, une « modernité superlative » et effrénée qui caractérise, à ses yeux, le nouveau moment historique des sociétés libérales. Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée :  toujours plus de concurrence, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité, sous le signe de l’excès … comme en témoignent la boulimie, et les addictions en tout genre.

9782070777372FSPour Lipovetsky, la seconde révolution individualiste s’exprime dans les moeurs, dans la mode, mais aussi dans la sphère éthique marquée par l’effondrement des idéaux sacrificiels et la montée d’une éthique indolore et circonstancielle, plurielle et émotionnelle. Lipovetsky refuse d’assimiler cette individualisation à une « fin de la morale » et à la déchéance de toutes les valeurs. Il souligne la persistance d’un tronc commun de valeurs partagées, l’essor du bénévolat et de la vie associative, les exigences écologiques, les actions humanitaires ou les demandes de lutte contre la corruption… Si la société hypermoderne crée ce que Lipovetsky appelle un « individualisme irresponsable », elle propulse par le même mouvement un « individualisme responsable ». En suivant cette perspective, il faut, selon lui, renoncer à identifier purement et simplement individualisme et égoïsme. Au coeur de l’hypermodernité, Lipovetsky analyse les métamorphoses du capitalisme de consommation dénommé dans son ultime phase, « société d’hyperconsommation » et se caractérisant par la colonisation  de plus en plus manifeste de la vie quotidienne par les marques et l’échange payant. Dans cet âge hypermarchand s’impose un néo-consommateur  émancipé des anciennes régulations de classe, de plus en plus imprévisible, dé-coordonné, mobile dans ses  goûts  et ses achats : un hyperconsommateur moins obsédé de standing que de changements permanents et d’expériences émotionnelles, de qualité de vie, de santé et de communication virtuelle. Même le luxe et la mode  n’échappent pas à la montée de ce « turbo-consommateur » qui construit à la carte ses manières de vivre, qui est obsédé de marques, mais en même temps veut du gratuit, aspire au luxe et achète à bas prix. Pour Lipovetsky, cette société d’hyperconsommation est celle du « bonheur paradoxal » car le plus grand nombre se déclare plutôt heureux alors qu’il n’y a jamais eu autant de dépressions, de mal de vivre,  d’inquiétudes, d’anxiétés . La société d’hyperconsommation multiplie les jouissances privées mais se montre incapable de faire progresser la joie de vivre. Explorant les différentes faces de l’hypermodernité, Lipovetsky analyse également avec Jean Serroy le devenir de la culture à travers le nouveau rôle multifonctionnel des écrans  dans notre monde… où chacun tend à devenir objet à filmer et sujet qui filme. L’hyperconsommateur se veut acteur se complaisant dans une ciné-attitude généralisée. Ici comme dans ses autres livres, Gilles Lipovetsky pointe les dangers de l’hyperindividualisme, de l’hypermodernité marchande et culturelle mais sans sombrer dans le catastrophisme et le pessimisme radical ».

9782246770213-GA l’inverse de Hervé Juvin, co-auteur de son dernier livre récemment paru « L’Occident mondialisé. Controverse sur la culture planétaire », Gilles Lipovetsky défend la thèse d’une convergence positive des cultures, et plus précisément d’une « occidentalisation » du monde sous l’impact des 5 « vecteurs de modernité » : le capitalisme, la consommation, la technologie, la culture médiatique et l’individualisation. Dans une excellente interview donnée le 18 mars dernier au Nouvel Economiste, Gilles Lipovetsky nous rappelle que la mondialisation n’est pas uniquement une réalité économique et politique, mais qu’elle a généré une culture, la « culture-monde », source d’uniformisation, mais également de diversité culturelle. Car, « en générant de l’anxiété, l’individualisation conduit à une communautarisation dans un monde de déliaison systématique ». Plus les gens absorbent le modèle occidental, plus ils affichent leur différence. La convergence ne conduit donc pas à la similitude : le monde est devenu poreux, il se métisse. En devenant la norme, l’Occident a cessé d’être le centre du monde et le centre de gravité de l’économie est passé à l’Asie.  Au fond, Gilles Lipovetsky reste optimiste car il pense que l’on sous-estime le vecteur de l’intelligence techno-scientifique et sa capacité à apporter des solutions, pour, par exemple, remplacer le pétrole par l’énergie du vent, des marées, du soleil… C’est, selon lui, « l’extraordinaire réactivité de l’inventivité humaine : La mondialisation  a permis d’augmenter de 8 ans l’espérance de vie mondiale et a sorti un milliard d’individus de la pauvreté, a amené la scolarisation, et a le mérite de créer une sensibilité mondiale en planétarisant les questions ». En réalité, selon lui, la mondialisation est paradoxale, animée de logiques adverses. Et ce sont ces contradictions qui rendent les effets de levier possibles. Refuser de prendre en compte cette ambivalence nous amène à forcer le trait jusqu’à aboutir à une vision caricaturale d’une modernité où tout serait joué d’avance. Et si la culture-monde portait autant de promesses que de menaces ?

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Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.

Et si la bouteille de Coca-Cola devenait cubique ?

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Grâce à un tweet de @Pauline_Lebrec, j’ai cliqué sur le blog de design anglo-saxon core77 qui a mis à sa une, ce projet de fin d’études particulièrement ingénieux et séduisant d’un étudiant, Andrew Kim. Non seulement la bouteille cubique génère un gain d’espace important dans le transport et le stockage, mais elle permet aussi d’optimiser le recyclage. Pour voir la totalité du projet, cliquez ici.

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Effets du Kamagra est différent pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Et si la parodie renforçait l’original ?

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Vous connaissiez la pub Axe mythique fondée sur le plus grand fantasme masculin (ci-dessus) ? En voici une parodie particulièrement réussie (ci-dessous) pour une enseigne d’opticiens, qui tire particulièrement bien son épingle du jeu, tout en renforçant l’idée de la publicité originale ! ;-)

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