Archives mensuelles : octobre 2010

Et si Big Brother n’était pas celui que vous croyez ?

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Comme tous les dimanches, c’est #JourDuPenseur, avec aujourd’hui Alain Levy, que j’ai rencontré la semaine dernière dans le cadre de la préparation d’un colloque avec François Henri Pinault, Fréderic Filloux, David Kenny,  Antoine Sire, Erik Orsenna et ma pomme (entre autres), qu’il organise le 9 novembre après-midi à L’Académie Diplomatique sur le thème « Advertise, the new way… ». Alain Levy ayant eu la gentillesse de me dédicacer son tout nouveau livre, j’ai profité de mon déplacement en Martinique pour l’AACC Outre-mer (dont je vous reparlerai bientôt) pour dévorer  » Sur les traces de Big Brother », un livre particulièrement accessible, clarifiant considérablement les débats en cours sur la vie privée et le droit à l’oubli.

timthumbDiplômé des Ponts & Chaussées et du M.I.T., Alain Levy, ne débute pas comme son père dans l’informatique, mais dans le négoce international des matières premières, avant de créer une première société dans la Russie des années 90 pour importer des produits Nestlé. Après un voyage à Boston, il découvre l’écosystème internet américain et décide de réimporter le concept en France en créant l’incubateur Start-Up Avenue dès 1999. Malgré l’éclatement de la bulle internet, il reste dans le secteur et après quelques missions de conseil, prend le contrôle de Weborama, l’une des participations de l’incubateur. En trois ans, la société change de visage, entre en bourse et se repositionne dans le ciblage publicitaire : analyse comportementale et publicité sur internet (voir vidéo ci-dessus).

actu_6367_vignetteDans « Sur les traces de Big Brother », Alain Levy a souhaité rendre lisible et compréhensible par chacun les enjeux de la vie privée à l’ère du numérique. Sans nier aucune des questions posées par la digitalisation de nos vies, l’auteur est convaincu qu’il faut dépasser l’analogie avec Big Brother qui masque la diversité des questions posées. Pour lui, « non seulement Internet n’est pas l’instrument d’une puissance obscure cherchant à nier l’individu et à lui imposer une pensée totalitaire, mais il est un outil d’extériorisation des individualités, d’expression des personnes ». Il faut donc selon lui, et c’est l’objet de son livre « crever l’abcès, et faire la lumière sur la manière dont fonctionne le marketing sur Internet », (sachant qu’il ne faut pas oublier que » l’économie d’Internet repose sur la publicité »), pour prendre les bonnes décisions de régulation, et surtout d’auto-régulation nécessaire, en mettant fin à toute forme d’obscurantisme. Après une analyse très pédagogue de l’histoire et du fonctionnement d’Internet, et tout particulièrement de Google, Alain Levy revient de manière très intéressante sur la question de la vie privée, centrale à ses yeux, concept dont il nous raconte l’évolution au cours des âges. Pour en arriver à la démonstration centrale de son livre, véritable plaidoyer pour la démarche de son entreprise Weborama, attachée au respect d’une sphère privée, de la préservation de l’anonymat dans les processus de ciblage, et de renforcement du droit à l’oubli par l’effacement systématique des données au delà d’une certaine durée. Il est convaincu que les sociétés comme la sienne, ont tout à gagner à être mieux connues du grand public, en communiquant davantage sur leurs principes éthiques, leurs règles de conduite et leurs bonnes pratiques : « nous ne fliquons personne : nous essayons de mieux comprendre les gouts et les habitudes de ceux qui naviguent sur Internet, afin de ne les exposer qu’à des messages  qui répondent à leurs attentes ». Au fond, Alain Levy fait profondément confiance à l’intelligence des internautes et à l’intérêt des entreprises dans leur relation avec leurs clients. Si Big Brother il y a selon Alain Levy, c’est plutôt dans la logique de « Société de surveillance » qu’il faut le chercher, et non dans les acteurs de l’Internet .Il faut, selon lui, arrêter de tout mélanger : « connaitre à l’avance les intentions des terroristes et imaginer à l’avance les intentions des consommateurs ne sont pas du tout de même nature, et c’est une posture intellectuellement défaillante que de traiter des deux sujets comme s’ils n’en faisaient qu’un ! ».  Il invite d’ailleurs les internautes à faire preuve d’autant de vigilance vis à vis des sociétés privées (comme Google ou Facebook) que vis à vis des Etats du fait des effets pervers éventuels de l’application excessive du principe de précaution au domaine de la sécurité. Ne nous trompons pas d’enjeu : Big Brother est beaucoup plus dans la démarche de surveillance vidéo généralisée qui tue l’espace d’intimité en permettant la reconnaissance (en particulier faciale), que sur Internet dans la démarche de communication ciblée qui respecte l’anonymat des internautes. La conviction d’Alain Levy est que « sous réserve de l’observation stricte d’un certain nombre de principes simples, notamment concernant le respect de l’anonymat des internautes et la mise en place d’une forme de « droit à l’oubli », on doit parvenir à bâtir un monde numérique durable. Souhaitons qu’il ait raison !

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Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Et si on jouait au jeu de la vérité ?

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Comme chaque samedi, c’est la rubrique #EclatDeRire qui vous retrace les grandes sagas humoristiques de l’histoire de la publicité…Est-ce la perspective de reprendre l’avion ce soir pour revenir de Fort de France qui m’a donné envie de vous refaire partager deux spots signés BDDP&Fils (groupe TBWA) pour Air Liberté ? Un discours vérité qui tranchait sur la langue de bois habituelle des compagnies aériennes… ;-)

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Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.

Et si l’iPhone chantait à votre place ?

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Signalé par @vinvin sur Twitter, le tout nouveau clip de Cassius, qui unit « Zdar »(Philippe Cerboneschi) et « Boom Bass » (Hubert Blanc-Francard, frère de Sinclair), intitulé « I love you so », avec une superbe idée visuelle, toute simple mais très efficace, qui « nous en bouche(s) un coin » !  ;-)

De plus Cassius vous propose une application iPhone téléchargeable gratuitement qui vous permet de choisir la bouche qui peut remplacer la votre, et de vous filmer. Une opération qui n’est pas sans rappeler, comme nous l’a signalé Corey Cruz via Twitter, l’application lancée en aout dernier par Wrigley  » Sweet talk » pour la marque Juicy Fruit (ci-dessous).

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Effets du Kamagra est varié pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.

Et si les réseaux sociaux volaient à la rescousse de l’Art Berlinois ?

J’ai reçu cette contribution spontanée de Kais Ali Benali (@kaisalibenali) et d’une de ses amies, Camille, visant à nous mobiliser pour la défense d’un lieu artistique original de Berlin : le Tacheles.

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Douce illusion ou véritable pouvoir des réseaux sociaux ? C’est la question que je me suis posé avec une amie en décidant de faire appel aux réseaux sociaux pour protester contre la fermeture du Kunsthaus Tacheles à Berlin.

Un phalanstère où l’art est roi

Aujourd’hui, le Tacheles a tout à offrir. Pour les touristes il est une galerie où il est possible d’admirer des œuvres non encore aseptisées et de s‘immerger dans l‘univers si particulier de ses résidents. Pour les artistes, il est un atelier mais également une vitrine et enfin, pour la ville, il est un monument historique, un symbole de l’art alternatif dont Berlin est la scène internationale et le souvenir de l’union des deux blocs, période tourmentée durant laquelle de nombreux « squats » comme celui-ci ont émergés.

Réunis par leurs désirs de créer et séduits par ces quelques centaines de mètres carrés de liberté, nombreux sont les peintres, sculpteurs ou même DJ’s qui ont choisit le Tacheles pour point de chute. Ils s’y investissent, tantôt serveurs, tantôt vigiles afin de rendre ce lieu hors du commun accessible à tous, curieux ou habitués. C’est donc une véritable communauté qui vit chaque jour entre ces murs afin de les rendre le plus habitable possible.

Ce vieux bâtiment aux allures de ruine regorge d’espaces aménagés par ses occupants: de nombreux ateliers bien sûr où sont fabriqués, vendus et exposés sculptures, peintures ou même bijoux mais aussi quelques bars au rez de chaussée et dans les étages. Plus surprenant, une partie du terrain à même été transformée en jardin par un des bénévoles, soucieux d’y installer un véritable écosystème. C’est ainsi qu’un petit portail en bois au font de la cours de l’immeuble donne accès à un terrain vague(ment) aménagé en jardin botanique. Olivier, le jardinier a fait de cet espace inutilisé un jardin baptisé « Maggie’s Farm » ou chacun est libre d’admirer la faune et la flore qui au fil des années s’y sont développées dans un chaos propre aux lieux.

Bref, c’est une véritable communauté qui s’est appropriée ces lieux et a choisi de l’ouvrir au public. Et ca marche! Les visites sont nombreuses, les voyageurs du monde entier poussent les portes et arpentent les couloirs délabrés du Tacheles, partagent une bière dans un de  ces bars, échangent quelques mots avec ces occupants. Séduits ou non, les curieux afflux, restent parfois, trouvent leurs place et grossissent les rangs des défenseurs de cet art de vivre si particulier. C’est la diversité des âges, des arts et des cultures qui font que plus qu’un lieu, le Tacheles est un univers unique où tout est permis bien que supervisé, où tous sont bienvenus et où chacun est libre de partir ou de rester.

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La gentrification, ennemi de l’art

La banque HSH Nordbank jusqu’alors propriétaire des lieux qui avait conclut avec les « squatteurs » un arrangement leur permettant d’occuper les lieux contre le paiement d’un loyer symbolique, a choisi au début du mois d’octobre de vendre le bâtiment, condamnant ses occupants à l’expulsion. La vieille bâtisse serait détruite pour y reconstruire des barres d’immeubles et bureaux.

Faut il se résoudre à voir disparaitre ce symbole  ou tenter de résister à coups de revendications collectives ? Faut-il, au-delà de la destruction d’un lieu unique,  accepter la victoire du profit au détriment de la culture ?

Berlin est une ville singulièrement chaleureuse, elle respire encore l’humanité. Un endroit encore partiellement « en friche » où chaque coin de rue semble dévoiler au visiteur une merveille à découvrir. C’est précisément ce qui confère à la capitale allemande son unicité. Détruire le Tacheles pour y construire des immeubles, c’est participer peu à peu à la banalisation de Berlin et à la mort de l’art.

Sauvons l’art grâce aux réseaux sociaux !

Dès lors que nous vient  l’envie de résister, la question de pose : Comment peut-on aujourd’hui à des centaines de kilomètres , supporter efficacement une telle cause en se faisant entendre ?

Pas plus « influents » que ça sur la toile, mais modestes utilisateurs des réseaux sociaux, il nous est alors venu à l’idée de faire appel à ces derniers pour sensibiliser le monde à cette cause. La création d’une page facebook dédiée, était inévitable, convaincus qu’elle est aujourd’hui un bon moyen de passer d’une lutte individuelle à une résistance collective réelle. Le calcul est simple : puisque Facebook est aujourd’hui le 3ème plus grand pays au monde, il nous suffirait de toucher 1% de la population Facebook et notre page compterait déjà 5 millions de fans. « L’infiniment grand face à l’infiniment petit », comme disait l’autre. 1% ce n’est rien, et pourtant, c’est déjà un 5 millions de personnes ralliant notre cause. Ajoutons à cela le bruit qu’une telle protestation pourrait faire sur d’autres réseaux tels que Twitter ou les blogs. Allez, nous arriverions très largement à dépasser les 10 millions de personnes, selon les syndicats. Péniblement à 6 millions, selon la police.  Suffisamment dans tous les cas sans doute pour inverser la décision de fermer le Tacheles.

Si après la lecture de notre article vous êtes également convaincus qu’1% dans le fond ce n’est rien, alors cliquez ici et dîtes tout haut : I support Tacheles !

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Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si l’humour était aussi rassurant ?

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Est-ce parce que je prend l’avion transatlantique tout à l’heure pour aller voir mes amis publicitaires Martiniquais, que j’ai eu envie de partager avec vous les consignes de sécurité particulièrement créatives de Virgin Atlantic, qui démontrent que la disruption peut s’appliquer à toutes les formes de conventions ?

La haute altitude, c’est ce que connait désormais également Basile Segalen (@basiloo) qui a réussi un véritable exploit avec son post d’hier (ci-dessous) : « Et si l’échec était la condition du succès ? », lu par 3129 visiteurs uniques, ce qui place Basile à la deuxième place du concours, juste derrière @MathieuFlex (dit le Publigeekaire), et loin devant @MryEmery, actuellement troisième. Merci pour votre participation et rendez-vous mercredi prochain #EnHautDuCocotier pour le billet féminin que @naro appelait de ses voeux ! ;-)

A propos de contribution féminine, je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici le commentaire de Lucile Merra au sujet du post de Basile, avec lequel je suis pleinement d’accord  : » 260 votes, 48 commentaires et si l’article de Basile correspondait à la ligne édito de ce blog et était une idée (qui tue) ou fait parler ? Bravo !!! »

Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si l’échec était la condition du succès?

Ne me demandez pas quel article je rêverais de voir triompher #EnHautDuCocotier, car il y a de bonnes chances que je vous réponde : « celui-ci ! ». Basile Segalen (@basiloo) y défend une thèse qui m’est chère, et que je voulais depuis longtemps aborder dans ce blog : Comment mettre fin à cette culture bien française qui nie l’échec et son effet salutaire? Comment arrêter, tout particulèrement en France, de faire porter à ceux qui font preuve d’audace et prennent le risque d’essayer , la marque infâme et durable du moindre échec ? J’ai fait partie des rares acheteurs du Newton d’Apple dont Basile a retrouvé pour ce post la pub historique. Il mérite vraiment d’être revu ! Cet échec cuisant de la marque à la pomme l’a t-elle empêchée de réussir l’iPad, ou lui a t-il donné au contraire les clés de son succès ? Il n’y a que celui qui n’essaie pas qui se trompe qu’une seule fois. Basile Segalen n’a pas encore le réseau d’un @naro, d’un @MryEmery ou d’un @MathieuFlex, mais j’espère que vous donnerez à son post, une belle place au plus haut du cocotier ! Le record à battre ? 3567 visiteurs uniques entre 9h et minuit aujourd’hui. Résultats juste après minuit, via Twitter, ou bien demain sur ce blog.

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Et si l’échec était la condition du succès ?

Le cocotier se dresse devant moi. J’en devine le sommet. J’observe les traces laissées sur l’écorce par les précédents prétendants ayant cherché parfois en vain à atteindre la cime de cet arbre, tant convoitée. Une noix de coco git sur le sol, fissurée. Je suppose qu’il s’agit de celle que @naro s’est prise sur la tête, en tombant, il y a quelques semaines déjà. Tant d’aventuriers se sont lancés par le passé à la conquête du cocotier. Comment, moi, à 24 ans, avec mes 160 followers, mes 500 amis facebookiens, j’ose prétendre à mon tour escalader cet arbre gigantesque ? C’est qu’une idée m’est venue.

J’ai décidé de réhabiliter la valeur de l’échec.

Sans échec, le succès n’est rien.

Cela va sans doute de soi, mais je dois commencer par rappeler ce point essentiel. Echec et Succès sont les deux versants d’une même pièce. “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. Être assuré du succès d’un projet est sans doute le meilleur moyen de ne pas s’en soucier, de ne pas suivre son évolution. C’est en s’efforçant sans cesse de protéger son idée, en la cultivant, en l’enrichissant, en la partageant, qu’on la voit enfin grandir et s’imposer. Toute réussite mérite une attention particulière.

Il faut savoir jouer aux échecs.

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Jouer aux échecs, c’est accepter de prendre des risques, c’est construire une stratégie, anticiper les coups de l’adversaire. Mais c’est aussi, puisqu’il s’agit d’un jeu, accepter l’éventualité d’une défaite. Avoir conscience que l’on peut échouer, et tout faire pour éviter une telle déconvenue.

“Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme”.

Winston Churchill.

On oublie trop souvent les tentatives passées

A voir aujourd’hui l’engouement sans précédent pour l’iPad, on finit par oublier les tentatives passées d’Apple, pour imposer la tablette dans l’univers de l’informatique personnelle. Au début des années 1990, l’échec commercial de sa tablette Newton laissait pourtant entrevoir la vision de la firme de Cupertino. Beaucoup d’idées géniales n’aboutissent pas car elles émergent trop tôt. Et l’auteur de ce blog ne me contredira pas – les idées qui tuent ont parfois la vie dure.

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Pub iPad

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Pub Newton

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Apple Vision

Mais cette idée là, Steve Jobs a su lui redonner toute sa force, le moment venu. Il a su se jouer de ces échecs.

“Echouer. Echouer encore. Echouer mieux”.

Samuel Beckett.

Ainsi, une chose est sûre : il faut savoir persévérer, se relever, continuer, tenter de nouveau. Certains grands acteurs du web l’ont d’ailleurs compris. Il faut lire à ce propos le très bon article de Benoit Raphaël sur “la culture de l’erreur” entretenue par Google. Il rapporte les propos d’Eric Schmidt, le CEO, sur l’échec de Google Wave. Propos à méditer : “Nous essayons des choses… Souvenez-vous, nous célébrons nos erreurs. Nous sommes une entreprise où l’on n’a aucun problème avec le fait de tester quelque chose à fond, de ne pas obtenir de succès de ce travail et d’apprendre de cet échec”.

La culture de l’échec

Célébrer ses erreurs. Voilà une chose inhabituelle. Nous vivons une époque moderne. Tout s’accélère. Les enjeux sont parfois immenses, et il faut sans cesse redoubler de vitesse. Compte tenu de cette accélération, les erreurs sont naturellement inévitables. Le comprendre, et décider de créer, par exemple, un laboratoire – je pense ici à Google Labs -, est une solution brillante. Le laboratoire est par excellence le lieu des tentatives, des idées inachevées, sans lendemain, des plantages, des brouillons, des essais… Mais c’est aussi le lieu des inventions, de l’innovation. Le lieu du progrès.

“C’est à force d’observations, de réflexion, que l’on trouve”. Monet, en juillet 1864.

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L’échec est malheureusement mal perçu dans la communication. Une opération publicitaire doit fonctionner. Elle doit porter ses fruits. Elle doit rapporter. Cet impératif est sans cesse affirmé.

L’idée disruptive de ce post – si tant est qu’il y en ait une – c’est de dire que l’échec peut avoir une place dans la communication. Il faudrait lui donner cette place. Être iconoclaste dans la communication, c’est faire tomber les idoles, cesser de vouloir reproduire toujours ce qui fonctionne, reprendre les recettes qui prennent. C’est sortir des sentiers battus, regarder ce qui n’a pas fonctionné justement, comprendre pourquoi.

“There is a crack in everything, that’s how the light gets in”

Leonard Cohen.

Sur les médias sociaux, on s’attarde parfois sur les échecs des marques. Pas toujours de la meilleure des manières.

On ne pardonne pas aujourd’hui à Gap son changement de logo.

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On critique vertement Nestlé pour sa gestion pour le moins approximative d’une crise ayant pris toute son ampleur sur les réseaux communautaires. On donne très vite des leçons de community management, comme si cela était évident. Pourtant, de fait, l’évolution d’Internet rend les erreurs inévitables.

“Guess what ? Mistakes are gonna be made. Minimize them, fix them, and move on !”

Jed Bartlet, dans la série The West Wing.

De deux choses l’une : soit les médias sociaux deviendront, au fil du temps, le lieu impitoyable où aucune erreur ne sera jamais pardonnée, où les internautes sociaux tétaniseront par leurs réactions virulentes les personnes les plus créatives, contraignant ces dernières à ne livrer leurs idées qu’une fois totalement abouties – ce qui est souvent impossible ; soit, au contraire, ils deviendront l’espace de l’innovation, des tentatives, l’espace où foisonneront les idées, où elles se combineront les unes aux autres. Ils deviendront véritablement le laboratoire du succès.

Cela, c’est à vous de le décider.

Basile Segalen.

IMG_2318Basile Segalen est diplômé de Sciences Po Lille, d’un Master de communication corporate. Il travaillea actuellement à l’Atelier BNP Paribas, et, à ce titre, fait de la veille sur les nouvelles technologies et l’innovation. Il suit de près l’évolution des médias sociaux et la présence des marques sur la toile. Il tient également un blog : l’avenir est à réinventer , et vous pouvez le retrouver sur Twitter, sous le compte @basiloo. Je vous recommande tout particulièrement son post sur « Nietzsche et la Disruption » ! ;-)

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Et si on rhabillait Régina pour l’hiver ?

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Après Doritos et son extraordinaire film 360° cliquable (cliquer ici), et Ikéa et son vidéo/clip catalogue cliquable (voir mon post « Et si on faisait un clip de marque ?« ), voici la marque de lingerie SiSi (groupe Golden Lady) qui vous propose une série de spots interactifs sur Youtube, ou vous pouvez choisir comment habiller Régina, mannequin vedette de la collection 2010/2011, en choisissant parmi la panoplie de collants, robes et accessoires proposés. Six fins d’histoire sont disponibles (Je ne les ai pas toutes vues ;-) ). Il ne manque que le pendant homme pour habiller Ken… La nouvelle tendance des « Brand Series » sur Youtube ne fait que commencer !

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Et si vous profitiez chaque jour des enseignements d’Harvard ?

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La Harvard Business Review(HBR) est une des plus prestigieuses revues de Management au monde, éditée chaque mois depuis 1922 par la Harvard Business School Publishing, maison d’éditions appartenant à la Harvard Business School, école de management de l’université Harvard. HBR vous propose désormais une application iPhone qui vous permet de bénéficier chaque jour d’un (bon) conseil en management, rédigé en anglais : il vous suffit pour celà de télécharger gratuitement l’application iPhone (HBR Tip of the day), et vous saurez « Comment protéger une bonne idée », ou « Comment vous concentrer sur votre force dinstinctive », ou encore « Comment rendre vos cauchemars productifs »… Des conseils que vous pourrez immédiatement partager par Twitter, Facebook ou e-mail avec vos (bons) camarades de travail ! ;-)

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Et si votre site internet migrait sur Twitter ?

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Une idée originale de l’agence digitale argentine Kamchatka: faire migrer son site web sur Twitter (voir la démonstration ci-dessus). Des fonctionnalités limitées, mais une belle démonstration de l’usage de la nouvelle interface de Twitter !

Et si on réapprenait à rire ?

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Comme tous les dimanches sur ce blog, c’est #JourDuPenseur. Après le post de dimanche dernier  » Et si l’incertitude était la seule certitude ? « , consacré à Nassim Nicholas Taleb et à Benoit Mendlebrot décédé il y a dix jours, je vous propose une tribune plus légère sur un livre plus léger :  » Faites l’humour pas la gueule – La fonction sociale du rire » du sociologue Michel Fize.

rubon84Michel Fize est sociologue au CNRS, spécialiste des questions de la jeunesse et de la famille. Expert de l’adolescence (il est l’auteur du « Peuple adolescent », des « Bandes- l’entre-soi adolescent »,du « livre noir de la jeunesse », de « L’adolescence pour les nuls », et en 2010 des « Nouvelles adolescentes ». Cf vidéo ci-dessus), il est aussi l’auteur de « Père et Fils – L’histoire d’un amour mal entendu », de « Les menteurs – Pourquoi ont-ils peur de la vérité », et de « Mais qu’est-ce qui se passe par la tête des méchants ». Une de ses forces réside dans sa grande capacité de vulgarisation, ce qui explique sa participation régulière à des émissions radio ou télé dans toute l’Europe.

9782761925280FSDans « Faites l’humour, pas la gueule – La fonction sociale du rire », Michel Fize répond de manière simple aux questions que vous vous posez si vous n’avez pas eu le courage de lire « Le Rire » de Bergson : Qui rit ? Quand, comment, pourquoi et de quoi rions-nous ? Qu’on juge le rire « laid » comme Aristote, maléfique comme au Moyen-Age, signe de noblesse humaine comme Rabelais, ou manifestation de « joie pure » avec Spinoza, le rire est l’une des expressions les plus profondes de notre être. Et si le rire exprime des sentiments multiples outre la joie, comme le triomphe, la gêne, l’affectation ou même la méchanceté, les bienfaits du rire sont indéniables. En société, il permet aux hommes d’oublier leur désarroi et de dire leur solidarité. Individuellement, le rire est un moyen de se défendre d’oublier d’affronter la vie comme la mort. L’homme souffre si profondément, disait Nietzsche, qu’il a du inventer le rire . De fait, le rire est souvent causé par l’inattendu : pour Max Ernst, le hasard est « le maitre de l’humour » et pour Jean Fourastié  » Le rire nait d’une rupture de déterminisme : on s’attend à une chose et une autre survient ». Le rire ne serait-il pas par essence disruptif ? Tout en distingant le rire solitaire du rire solidaire, Michel Fize nous apprend également à quel point le rire est bon pour la santé : il contribue à la prévention du risque cardiaque, favorise la digestion, libère des tensions nerveuses et agit comme un puissant antidouleur ! Ce qui explique que la très sérieuse « rigolothérapie » ait gagné ses lettres de noblesse et oeuvre aujourd’hui jusque dans les hôpitaux. En 1939, on riait 19 minutes par jour, 6 minutes dans les années 1980 et à peine 60 secondes aujourd’hui… Il est urgent de réapprendre à rire. Car, comme le dit le sociologue Jean Duvignaud : « le rire est l’exercice joyeux de l’existence collective », confirmant ainsi la thèse de Bergson :  » Le rire poursuit un but UTILE de perfectionnement général ».  Pour commencer, je vous préconise à minima le visionnage du LOL project (voir vidéo ci-dessous) et la fréquentation assidue sur ce blog, de la rubrique hebdomadaire du samedi #EclatDeRire dont vous trouverez ci-dessous les 10 premiers épisodes ! ;-)

EclatDeRire #1 : Série TV « Avez-vous déjà vu » ? : « Et si c’était #EclatDeRire le samedi… Maintenant, oui !  »

EclatDeRire #2 : Saga Pub Bangkok Insurance : « Et si votre assureur réussissait à vous faire rire ? »

EclatDeRire #3 : Show TV « Heute Show » : « Et si Google venait vous photographier chez vous ? »

EclatDeRire #4 : Série TV Gonzague : « Et si vous proposiez un défi à Gonzague ?  »

EclatDeRire #5 : Foot : « Et si les footballeurs hollandais ne manquaient pas d’humour ?  »

EclatDeRire #6 : Saga Pub Hamlet : « Et si le bonheur s’appelait Hamlet ?  »

EclatDeRire #7 : Saga Pub Bud Light : « Et si nous étions tous de vrais hommes de génie ?  »

EclatDeRire #8 : Saga Pub Bud Light Institute : « Et si vous faisiez confiance au Bud Light Institute ?  »

EclatDeRire #9 : Saga Pub Panda : « Et s’il ne valait mieux ne pas dire non à un Panda ?  »

EclatDeRire #10 : Saga Pub Tango : « Et si vous ressentiez l’effet Tango ?  »

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Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.