Archives mensuelles : septembre 2012

Et si la touche Delete était nécessaire à la vie ?

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Et si on n’oubliait pas d’oublier ? Celà pourrait être le sujet philosophique de cette semaine avec le vrai/faux bug Facebook (lire le meilleur article sur le sujet en cliquant ici),  qui nous a rappelé, s’il en était besoin, que, contrairement à l’homme, la machine n’oublie jamais. C’est en tout cas le sujet de notre rubrique hebdomadaire #JourDuPenseur, avec une contribution spontanée de Sophie Reiser, étudiante en classe prépa et lectrice de ce blog, qui m’a contacté à la suite de mes articles précédents sur le droit à l’oubli (voir « Et si Internet pouvait nous donner le droit à l’oubli ? » et « Et si nous étions responsables de nos traces digitales ?« ), pour me suggérer de me référer à l’excellent livre publié en 2009 par Viktor Mayer-Schönberger. Un livre qui n’a pas perdu une once de son actualité, si vous regardez l’extraordinaire vidéo en bas de ce post, relatant l’expérience faite par un blogueur américain, Vincent Ferrari, qui a tenté de faire effacer son compte AOL. Incroyable, mais vrai !

0,,6405058_4,00Viktor Mayer-Schönberger, d’origine Autrichienne, est Professeur à Oxford où il donne des cours sur la régulation et la gouvernance d’Internet. Ses recherches se concentrent sur le rôle de l’information dans une économie en réseau.  Il a publié 7 livres et plus d’une centaines d’articles, en particulier dans la fameuse revue Science. Son dernier livre, « Delete: The Virtue of Forgetting in the Digital Age » (Princeton University Press 2009), publié en quatre langues, a été salué en 2009 par toutes les revues académiques . Ses idées ont servi de base à la politique officielle de l’Union Européenne . Avant d’enseigner, il fut entrepreneur spécialisé dans la sécurité des données, et le développement de logiciels anti-virus, qui devint le software le plus vendu d’Autriche. Il fait partie de l’Advisory Board de Microsoft, et du World Economic Forum. Il est également dipômé d’Harvard (voir son cours dans la vidéo ci-dessus) et de la London School of Economics.

deleteL’homme ne saurait se rappeler de chaque instant de sa vie – l’œil humain est à peu près doté d’une qualité de 15 mégapixels, et le cerveau enregistre 50 000 secondes haute définition par jour, ce qui, même en disposant d’une mémoire formidable, est tout à fait impossible à conserver parfaitement. Et pourtant, se souvenir est nécessaire à la survie de l’homme, ainsi qu’à son développement. Se souvenir permet d’entrer dans l’abstraction, de devenir homme. Alors, depuis la préhistoire, l’humanité a mis au point des mécanismes pour parer à un inévitable oubli. Ceux-ci semblent mus par trois objectifs : lutter contre les altérations de la mémoire en la fixant sur un support externe, permettre de partager son savoir avec autrui, et, à partir de l’invention de l’écriture, diminuer le coût important généré par la conservation de données. Indispensable à la survie, l’apprentissage est d’abord passé par la répétition sans fin des gestes (la chasse durant la Préhistoire).Avec le langage, puis l’écriture  (- 3 400 ans av. J.C.), les hommes franchissent une nouvelle étape et commencent à pouvoir partager leurs souvenirs. Se pose alors le problème de la conservation de ceux-ci dans le temps. Invention de l’écriture. Mais l’écriture est longue, et surtout coûteuse, compliquée à diffuser (donc à partager) : un scribe produisait 28 manuscrits en 4 décennies, et chaque livre coûtait jusqu’à 10 000 dollars. 1450. Gutenberg invente l’imprimerie. Et divise les coûts du travail par 300. A partir de là, les trois objectifs suivent leurs cours, jusqu’au XX° siècle, et au remplacement de l’analogue (très bonne qualité, mais s’use à chaque usage) par le digital. Jusqu’à ce moment là, oublier (ne pas consulter de données) demeure légèrement plus facile et économique que se rappeler (accéder à des données parfaitement conservées).

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Mais l’ère digitale va inverser cet équilibre fondamental : dans l’ère digitale, les données ne s’altèrent plus, ne se détériorent plus. Les mêmes objectifs, conservation (le digital), partage (réseaux sociaux, moteurs de recherche universels) et bas coût (accessibilité des nouvelles technologies) sont alors repris… Avec des données indestructibles et incontrôlables. Or cela peut mener à de dangereuses dérives. Publiques, d’abord : dans l’ère digitale, la source de savoir devient entièrement extérieure (pourquoi mémoriser de manière imparfaite si la donnée parfaite est immédiatement accessible ?) or s’appuyer sur une source extérieure, c’est rendre notre connaissance manipulable : filtrable par ceux qui contrôlent les sources, voire carrément faussée. Professionnelle, ensuite, en mélangeant et déformant dangereusement vie privée et vie publique. C’est l’expérience douloureuse qu’a vécue S.Snyder, 26 ans, que tout destinait à devenir prof. Elle ne le sera jamais. 5 ans avant de postuler, elle poste sur Myspace une photo d’elle, verre de bière à la main, déguisée en pirate, avec pour titre : « pirate soûle ». Son université refusera son poste, ses procès n’aboutiront à rien : elle est, selon Google, « pirate saoule », malgré la suppression de cette photo. Plus improbable encore, A. Feldmar, psychothérapeute Canadien lambda, pense franchir la frontière américaine sans aucune diffuculté, comme d’habitude : il n’a rien à se reprocher et son casier judiciaire est vierge. Mais le garde frontière cherche son nom sur internet, et tombe sur un article dans lequel Feldmar confesse avoir pris du LSD… dans les années 60! Et n’en avoir plus repris depuis. Résultat : bloqué 4 heures à la frontière et… interdit de séjour aux Etats-Unis. Avec la mémoire digitale, nos plus minces erreurs deviennent éternelles, accessibles à tous et ineffaçables. Mémoire parfaite, quand tu nous tiens… Personnelle, enfin : nos données personnelles ne sont pas dissimulées : 2/3 des compagnies d’assurance américaines font scanner les données numériques de leurs clients, et Snyder ne pensait pas que l’université verrait ses photos.

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De plus, oublier est une condition nécessaire de progression : la mémoire parfaite (phénomène connu, puisque c’est ce dont souffre AJ, américaine de 41 ans à la suite d’une malformation) ne mène qu’à un ressassement perpétuel : on passe sa vie à replonger dans ses souvenirs. Tout cela semble donc mener vers un même danger : être figé à un point de sa vie, celui où l’on a commis une erreur (ou le meilleur moment vécu, revu à l’infini), et ne pouvoir avancer. Quant à notre connaissance, paradoxalement, la possibilité de connaissance absolue pourrait mener à l’ignorance individuelle la plus complète. Loin de nous faire progresser, la transparence parfaite pourrait en fait nous faire…régresser. Alors comment échapper à ces dérives ? Le plus simple serait l’« abstinence digitale », sorte de nouveau malthusianisme de l’utilisateur face au danger d’une information qui lui échappe, visant à filtrer soi même ses propres informations. Hélas pour être pertinent ce filtrage impliquerait de connaître notre vie future et ses enjeux à venir, puisque les données ne s’effacent jamais. Compliqué. Alors en attendant la législation des données personnelles virtuelles (inexistante, ou difficilement applicable), on pourrait mettre en place un système de péremption de données, programmées pour s’autodétruire à une date choisie. Ce qui éviterait les risques de manipulation ou de bugs Facebook intempestifs. Encore faudrait-il que les grands opérateurs mondiaux jouent le jeu, et quand on voit le comportement d’AOL dans la vidéo ci-dessous, c’est pas gagné !

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Sophie REISER.

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Effets du Kamagra est varié pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si les bons trains faisaient les bons amis?

Comme tous les samedis sur ce blog, c’est #EclatDeRire avec les meilleures sagas publicitaires du monde entier, d’hier et d’aujourd’hui. On reste en France cette semaine, avec la toute nouvelle campagne pour les cartes de réduction de la SNCF, conçue par TBWA\Paris, qui prouve que l’on peut rendre service à ses amis, tout en se rendant (plus ou moins) service à soi-même … Excellent week-end ! ;-)

Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Et si on visualisait le cloud ?

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Pour sa première Nuit Blanche, le 15 septembre dernier, Calgary a fait appel au talent de l’artiste Caitlind Brown pour réaliser CLOUD, une installation d’acier et de métal composée de 6 000 ampoules recyclées que le public pouvait allumer et éteindre en permanence, créant ainsi une jolie métaphore de notre relation au cloud. L’histoire ne dit pas si le public a fini par réussir à éteindre ou allumer toutes les ampoules en même temps…

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Effets du Kamagra est divers pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et si nous étions responsables de nos traces digitales ?

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Le faux #bugFacebook qui a fait sensation hier soir, renvoie à un vrai enjeu : celui de la confidentialité des données et du droit à l’oubli (dont j’avais parlé sur ce blog en novembre 2009  » Et si internet pouvait nous donner le droit à l’oubli ? « ). Un enjeu que la Fédération belge des banques (Febelfin) a décidé de prendre à bras le corps en lançant avec l’agence Duval Guillaume une opération ludique spectaculaire, safeinternetbanking.be, dont la vidéo est en train de « buzzer » rapidement sur le net. Au centre de cette campagne, il y a Dave, un médium doté de pouvoirs « paranormaux ». Tous les passants le croisant par hasard pouvaient s’adresser à lui pour lui demander un conseil gratuit et personnel. Une opération qui a récolté un franc succès. Mais, cachés derrière Dave, officiaient quelques « pirates informatiques » soufflant discrètement au médium toutes les informations laissées sur des sites internet publics par ses visiteurs : les noms de leurs enfants, le prix de leur maison, le montant sur leur compte bancaire, leurs dépenses vestimentaires du mois précédent, leur numéro de carte bancaire… Une démonstration plus que convaincante qui mérite d’être largement partagée. Il est temps de prendre conscience, que dans le monde réel comme dans le monde virtuel, nous sommes responsables des traces que nous laissons !

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Et si le train électrique était un jeu d’adultes?

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C’est hier, lundi 24 septembre, que la SNCF a lancé, avec TBWA\Paris, un Serious Game nommé « Défis Ingénieurs« , destiné à faire découvrir de manière ludique sur la forme, mais sérieuse sur le fond, les métiers d’ingénieurs SNCF aux étudiants, jeunes diplômés et ingénieures expérimentés. Les différents challenges du jeu ont été imaginés par des ingénieurs SNCF eux-mêmes. Les participants doivent résoudre des situations complexes telles que la construction d’un viaduc, la gestion des circulations ferroviaires multiples sur une même ligne, ou encore la réaction à une alerte météorologique de grande ampleur. La participation peut se faire par école, ou en individuel. Les 5 premières écoles remporteront un « world trip SNCF », un voyage à travers le monde, et les joureurs individuels pourront remporter des voyages et week-ends pour deux personnes. La SNCF recrute chaque année 1000 ingénieurs et cadres. Serez vous à la hauteur ? Pour participer, cliquez ici !

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Et si vos donniez un pourboire aux meilleurs créateurs de vidéos ?

Le site de partage Viméo a annoncé la semaine dernière qu’il lançait deux nouveaux moyens pour les réalisateurs de vidéo de monétiser leur talent, avec d’une part « tipjar » (littéralement « jarre à pourboire »), et d’autre part un « paywall » qui permet de proposer aux internautes de payer pour voir une vidéo. Le service « tipjar » est réservé aux membres Viméo Plus et aux membres Vimeo Pro « non-commercial », et permet d’ajouter au moment de la mise en ligne, le bouton « tip this video » afin que les utilisateurs qui le souhaitent puissent donner un « pourboire » avec leur carte de crédit. Le pourboire sera crédité sur le compte PayPal du réalisateur, amputé de 15% de frais de services qui restent chez Viméo. Les pourboires ne seront pas acceptés pour les messages commerciaux ou politiques. Le service « pay-to view », quant à lui, sera lui disponible en 2013, et réservé aux membres Viméo Pro. Il permettra aux réalisateurs de faire payer d’avance leur vidéo avant visionnage. Vous pouvez contacter Viméo si vous avez une vidéo « exceptionnelle », quelle qu’elle soit, et que vous souhaitez participer à la version Beta de ce service. Vous n’avez désormais plus qu’à filmer les idées qui feront (peut-être) votre fortune …

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Et si nous étions tous le changement ?

C’est avant-hier, samedi 22 septembre, qu’avait lieu dans 16 pays et dans une vingtaine de villes, de Casablanca à New York, en passant par Brisbane, Lima, Austin, Madrid, Séoul ou Tunis, l’opération  » Be the change » organisée  par l’artiste français JR dans le cadre de son action Inside Out dont je vous avais parlé l’année dernière (voir mon post « Et si vous participiez à Inside Out ?« ) et qu’il avait lancé à la conférence TED le 04 mars 2011 . JR s’est fait connaitre  en donnant à ses projets artistiques une dimension politique et sociale : en France, avec 28mm, en Israël-Palestine avec Face to Face, en Afrique et au Brésil avec Women are Heroes, puis avec Inside Out où il expose dans les rues du monde entier. L’exposition Be the change, qui a eu lieu samedi au lendemain de la journée mondiale de la paix, avait pour objectif d’instaurer un dialogue de partage autour des oeuvres exposées (1000 portraits par ville) dans chacune des villes participantes.

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La ville exposante pour la France fut la ville de Mulhouse, qui avait déjà accueilli avec succès une première exposition en décembre 2011, et qui avait décidé de se porter candidate pour l’opération Be the change de septembre 2012. 1 000 portraits ont donc été exposés à Mulhouse, une partie provenant des autres villes participantes (15 par ville), auxquels il faut ajouter les 5 portraits géants posés sur la façade de la mairie, le tout formant la plus grande exposition de JR jamais réalisée en France. Je suis à 200% d’accord avec JR dont j’adore la démarche : le changement ne peut passer que par chacun d’entre nous et par la prise de conscience de notre communauté de destin, qui transcende nos différences.

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JR MULHOUSE 22.09.2012 Julien Di Giusto (2)

Effets du Kamagra est divers pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Et s’il n’y avait (pas) que deux types de gens dans ce bas monde ?

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Découvert grâce à un post de François Roque sur facebook, voici la vidéo intitulée « There are two kind of people – Great movie cliches ». James Chapman (@chapmangamo sur twitter) a relevé la  phrase clichée « There are two kind of people in this world » dans plus de 50 films célèbres américains (pour retrouver la liste des films , cliquez ici !). Prouvant, s’il en était besoin, qu’il y a peut-être finalement plus que deux types de personnes sur cette planète ! ;-)

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Et s’il était sage de considérer le virtuel comme notre nouveau réel ?

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Comme tous les dimanches sur ce blog, c’est #JourDuPenseur, avec aujourd’hui le tout nouveau livre de Jean-Louis Servan Schreiber intitulé Aimer (quand même) le XXIème siècle, préfacé par Edgar Morin, Un petit livre dont le point de départ est une réflexion d’Edgar Morin sur la métamorphose et la renaissance (cf mon post  « Et si notre désintagration devenait métamorphose ?« ) et dont le point d’arrivée est la proposition d’une réhabilitation de la sagesse, au sens philosophique du terme, dans un monde digitalisé devenu notre nouvelle réalité.

A4YLCACF0SLUCAC7XXQ0CAM918UICAMWFYZRCA8BHY7LCAP75BFECAOEQS1KCAY8KI8UCAIBRABMCA3PJCFDCAQSZ946CAYBRC5UCAU4MF4PCAD6X73KCAGJ30DKCA0S03HECAVIVPHNCABIXNHLCA9BAIF6On ne présente plus Jean-Louis Servan Schreiber, 74 ans (il ne les fait vraiment pas !), homme de presse et essayiste, fils d’Emile Servan Schreiber, fondateur du journal “Les Echos”, et le frère de Jean-Jacques, qui fut pendant longtemps figure emblématique de l’Express (avec Françoise Giroud). Il commence sa carrière en 1960 aux Echos, dont il dirigera la rédaction. En 1967 (à 29 ans), il crée, avec Jean Boissonnat, l’Expansion, qui sera l’un des grands succès de la presse économique française, avant d’être supplanté par Capital. En 1997, il relance Psychologies Magazine, avec sa remarquable  compagne, Perla (que j’aime beaucoup et que je salue au passage), et en fait un succès remarquable, progressant de 75 000 à 350 000 exemplaires en quelques années, avant d’être revendu au groupe Lagardère en 2008. En 2010, il lance, avec sa femme Perla, le magazine « CLES » dont le thème est « trouver du sens, retrouver du temps ». Sa diffusion dépasse vite les 50.000 exemplaires. JLSS est l’auteur de nombreux ouvrages de psychologie personnelle et professionnelle (”Le Pouvoir d’informer”, “A mie-vie”,”Le nouvel art du temps”, “Vivre content”…) et s’est toujours intéressé à la question de la maitrise du temps (au travers notamment de la création de séminaires de maitrise de son temps). Je vous avais parlé en mai 2012 de son livre précédent « Trop vite » consacré aux effets pervers du « court-termisme » (voir mon post « Et si on luttait contre la dictacture du court terme ?« ).  Il dirige aujourd’hui la section française de l’ONG internationale Human Right Watch.

9782226243805Peut-on et faut-il aimer le XXIe siècle ? Alors que le siècle précédent s’enfonce dans l’histoire, nous sommes en train de découvrir à quel point le XXIe s’annonce différent. Ce siècle, le nôtre désormais, est-il menaçant, incontrôlable ou riche de stupéfiantes et prometteuses nouveautés ? Nous sommes souvent déboussolés face à des technologies de vie quotidienne qui changent nos modes de communication et même notre rapport aux autres. Nous ne savons que dire à nos enfants de l’avenir qui les attend. Nous sommes débordés, souvent inquiets, fascinés par le numérique, incapables de nous projeter dans l’avenir, ballotés entre ce qui menace et ce qui promet, plus seuls qu’avant, et toujours scotchés à notre écran : « la pesanteur humaine moderne – trop de désirs, pas assez de temps – atteint un paroxysme ». Plus individualistes que jamais, nous nous réfugions dans ce que Boris Cyrulnik appelle « une communication sans relation ». L’auteur, pense, comme Edgar Morin que « nous sommes toujours dans la préhistoire de l’esprit humain », et que les conditions sont réunies pour une nouvelle Renaissance, tout comme au XVème siècle qui s’est traduite par un changement de vision du monde (révolution copernicienne), un changement de mode de communication (Gutenberg) et la généralisation du doute (contestation religieuse). Tout s’accélère, nous déconcerte, mais nous sentons bien que ces changements pourraient être porteurs de bienfaits qu’aucune génération précédente n’aura connus, à condition de tenir compte de notre nouvelle situation d’humains digitalisés sur une planète aux ressources limitées, et d’adopter une posture de sagesse « en ajustant nos désirs à nos moyens ». Pour l’auteur,  à un moment où « la course à la vitesse a trouvé son aboutissement : l’immobilité, et à l’âge « du lien faible », nous allons « devoir inventer nos propres repères pour vivre », ce qui est, selon lui, « tout l’intérêt et même la noblesse du destin d’humain au XXIème siècle ». Jean-Louis Servan Schreiber veut, lui aussi, promouvoir la notion d’ »abondance frugale », reprenant l’oxymore de Jean-Baptiste de Foucault, une abondance frugale vue comme « une stratégie pour alléger sa vie », et un « désencombrement matériel » facilitant une vie spirituelle nécessaire à l’homme digitalisé pour retrouver un équilibre. Car, pour lui, il ne fait pas de doute que, à l’exemple de Skype qui permet une relation bien réelle à distance, « le virtuel est devenu notre nouveau réel » : il nous offre « du rêve en réel ». La distinction entre vie réelle et vie virtuelle n’a plus guère de sens, et nous sommes déjà devenus « des êtres hybrides, mi-virtuels, mi-physiques ». Une conséquence positive de la globalisation digitale se trouve aussi dans une meilleure éducation, et une plus grande ouverture aux idées de justice, de droits humains et de métissage des cultures, faisant progresser le sentiment de solidarité entre humains. Une posture de nature à nous aider à résoudre l’équation du siècle à quatre inconnues : paix, démocratie, prospérité et écologie. C’est pourquoi Jean-Louis Servan Schreiber nous propose, avec une sagesse réhabilitée qu’il appelle de ses voeux, de substituer à notre quête du sens de la vie, la question du sens dans notre vie, dans une société de l’empathie, de la solidarité, de la connexion et du vivre ensemble : « Le siècle à venir n’aura pas d’autre choix que de « réinvestir l’humain ». Le nouvel homme digitalisé et globalisé n’a plus d’autre voie possible que celle de la sagesse :  » Pour pouvoir aimer ce siècle, il faut y trouver un sens et être capable de le considérer avec sagesse ».

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Et si « Game of Thrones » vous faisait découvrir ses secrets ?

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Notre ami @MathieuFlex, bien connu pour son blog Publigeekaire dont nous saluons la reprise, a été une fois de plus le plus rapide à diffuser sur twitter cette vidéo spectaculaire qui collectionne déjà plus de 300 000 vues sur YouTube, nous dévoilant un certain nombre d’effets spéciaux de la saison II de Game of Thrones, la série culte médiévale de HBO, dont la saison 2 a battu un record de téléchargement sur Internet (avec plus de 25 millions de downloads) . Série médiévale fantastique, Le Trône de Fer : Game of Thrones nous entraîne dans un monde où l’été peut durer des décennies et l’hiver toute une vie. Dans le Royaume des 7 Couronnes de Westeros, un pays rappelant l’Europe du Moyen-Age, rois et reines, chevaliers et renégats, menteurs et nobles rivalisent, se déchirent et s’entretuent pour obtenir le pouvoir absolu, symbolisé par le Trône de Fer. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, voici le trailer de la Saison 2 (ci-dessous).

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Effets du Kamagra est varié pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.