Archives mensuelles : octobre 2013

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ET SI ON SUIVAIT MIEUX LES REGLES QUAND ELLES SONT CREATIVES ?

Virgin America a mis en ligne hier la nouvelle version de la vidéo d’instructions de sécurité qui sera disponible à bord de ses avions dès vendredi, sous forme d’une chorégraphie musicale particulièrement dynamique et humoristique. Bref, des informations que l’on a, pour une fois, envie de suivre et une démarche qui casse la convention selon laquelle il faudrait nécessairement être sérieux pour faire passer des messages sérieux. Virgin America avait déjà ouvert la voie en 2007 avec la vidéo ci-dessous, qui utilisait déjà avec humour la logique du dessin animé. Mais jusqu’où iront-ils chez Virgin ?

Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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ET SI NOUS AVIONS TOUS UN DEVOIR D’INFLUENCE ?

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Comme tous les dimanches à 11h, notre rubrique #JourDuPenseur vous fait partager « l’idée qui tue » d’un auteur au travers de son dernier essai, en l’occurrence aujourd’hui « Le Devoir d’influence ». J’ai une affection particulière pour l’auteur du jour, Nicolas Narcisse, puisqu’il s’agit d’un ancien collaborateur de TBWA\Corporate avec qui j’ai eu le plaisir de travailler pendant quelques années, avant qu’il ne crée l’agence ELAN avec une autre brillante collaboratrice de TBWA\Corporate, Marion Darrieutort. Nicolas Narcisse est docteur en sciences de l’information et de la communication, et diplômé en droit public et en science politique. Dans  » Le Devoir d’influence – Manifeste pour une nouvelle communication », Nicolas défend une thèse qui m’est chère : avec l’avènement d’internet et des réseaux sociaux qui permettent à chacun de devenir un leader d’opinion, l’heure n’est plus aux « gourous » de la com et à la manipulation trompeuse de l’opinion, mais à une forme assumée et sincère d’influence positive, pour faire avancer le débat d’idées et permettre l’aboutissement des projets pouvant faire avancer utilement la société. Et si la communication d’influence ne se cachait plus ?


Le tribunal de l'’opinion, Nicolas Narcisse… par BFMBUSINESS

Nicolas Narcisse veut réhabiliter le mot « influence » qui garde souvent une connotation négative (« trafic d’influence », « être placé sous influence »). Pour lui, « l’influence peut – et doit – s’avérer une chance de progrès pour notre société, car lorsqu’il y a des jeux d’influence, c’est en général qu’il y a de l’échange d’idées, de la pluralité et donc des avancées dans la société. Sans influence, sans courant de pensée, sans circulation des idées contradictoires, aucun enrichissement intellectuel n’est possible, aucun projet n’a de chances d’aboutir ». Sans bataille d’influence, l’esclavage dans le monde, ou la peine de mort en France n’aurait pu être abolis. Pour agir, avancer, accomplir ses rêves, il faut convaincre, « emmener » avec soi, « engager » à ses côtés. Car l’influence suppose une libre adhésion : se laisser convaincre ne doit pas être vu comme un signe de faiblesse, mais comme un signe d’intelligence. Comme le disait Hérodote « Le pouvoir n’est rien, seul l’influence compte ». Pour Socrate, qui fut à la fois « le héros et le martyr » de l’influence, l’influence ne s’exerce pas à sens unique : tout homme a quelque chose à apprendre d’autrui. Voltaire ou Diderot furent aussi des maitres de la communication d’influence : l’Encyclopédie toute entière n’est-elle pas une énorme opération de communication d’influence en faveur de la modernité et du progrès technique ?

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Nous sommes rentrés depuis deux siècles dans l’ère de la démocratie d’opinion dans laquelle l’influence s’exerce dans un espace public médiatique. Un espace où communiquent de nombreuses parties prenantes : syndicats, associations, ONG, et toutes celles et ceux qui trouvent le moyen d’accès au média, en devenant de plus en plus leur propre média. Nicolas Narcisse distingue et décrit cinq grandes sphères d’influence : l’univers politico-administratif, l’univers des entreprises et ses structures représentatives ou autres think tanks, l’univers du savoir et de l’enseignement (chercheurs, experts, enseignants…), l’univers de la société civile active (associations…), et enfin la sphère des médias, « passeurs d’opinion devenus de plus en plus acteurs ». Ces sphères d’influence instituées assistent aujourd’hui à la montée en puissance d’une nouvelle opinion publique animée par les consommateurs citoyens connectés en réseau : « Tout le monde a désormais le pouvoir d’engager derrière soi, de promouvoir ses idées, ses combats : avec la révolution digitale, le consommateur et le citoyen se confondent et créent une « nouvelle opinion publique », à la fois très massive et très individuelle, et surtout très réactive… » Les minorités agissantes ont remplacé les majorités silencieuses, bouleversant ainsi les intermédiations et le jeu traditionnel. C’est pourquoi « il devient de plus en plus difficile de promouvoir ses valeurs, de faire aboutir un projet et même de se défendre, sans une véritable stratégie de l’influence », que l’on soit un individu, une organisation, une institution ou une entreprise. L’espace public est devenu un gigantesque marché des idées et des opinions, où chacun peut prendre part, et où les entreprises et les marques n’ont pas d’autre choix que de s’impliquer.

Nicolas Narcisse défend la thèse que les entreprises vont devoir adopter une posture nouvelle qui « consiste à intégrer la société au coeur de la stratégie », dans une logique d’influence réciproque qu’il appelle « l’influence positive ». De plus en plus, la société en appelle aux entreprises pour changer le monde (65% des français considèrent que les marques doivent devenir actrices du changement sociétal selon l’étude BVA pour Influencia de juin 2013). Pour activer leur capital confiance et protéger leur e-reputation, qui n’est autre que leur réputation tout court, les entreprise doivent passer d’une logique défensive de communication de crise plus ou moins anticipée, à une logique d’influence positive, en pratiquant l »issues management », c’est à dire l’intégration des enjeux de société qui les concernent au coeur de leur stratégie. C’est en ce sens que Nicolas Narcisse défend la thèse pour les entreprises d’un « devoir d’influence » : « C’est une question de survie, car si on ne parvient pas à exprimer sa conviction, à la partager, et à engager derrière elle, d’autres courants détracteurs le feront à notre place… » Le temps est venu d’inclure l’opinion dans ses propres décisions de communication, voire au-delà, dans l’ensemble des décisions stratégiques de l’entreprise. Les entreprises doivent apprendre à écouter, co-construire et comprendre que « l’autorité n’est pas l’influence », que « l’influence peut-être discrète mais ne jamais tromper » car on ne peut plus mentir longtemps et impunément à l’opinion dans un monde si ouvert et si méfiant, où règne le « fast-checking ». Les conditions sont réunies pour déployer une « influence authentique, qui témoigne de l’éthique de celui qui parle ou veut influencer : intention de communication perçue, reconnaissance d’autrui comme un alter ego, intégrité de la démarche et sincérité de l’argumentation. Les entreprises doivent apprendre à déployer leur « thought leadership », leur enjeu n’étant plus simplement d’être le leader, mais d’être le référent, à l’exemple de la démarche de Pol Polman, chez Unilever (vidéo ci-dessus). A l’heure de l’influence sociétale, « Etre influent n’est plus un choix, c’est une nécessité pour développer ses projets ». Le rôle des communicants consiste à optimiser le capital d’influence des entreprises, des marques et des dirigeants pour « engager les consommateurs derrière leurs produits, engager les actionnaires derrière leur stratégie, les institutionnels derrière leurs projets d’investissement, l’interne derrière la stratégie, et l’ensemble de ces parties prenantes derrière un projet sociétal ». L’influence, c’est créer un mouvement d’engagement collectif. Comme le rappelle Gaston Bachelard  » Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres ». C’est vrai de tout homme, mais aussi de toute entreprise !

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ET SI LES PUBS LES PLUS SIMPLES N’ETAIENT PAS LES MOINS DRÔLES ?

Comme tous les samedis sur ce blog, notre rubrique #EclatDeRire vous propose les meilleures publicités humoristiques en provenance du monde entier. Avec cette semaine la campagne qui fait le buzz au Québec et qui prouve qu’il est possible de se créer de la notoriété avec très peu de moyens, en détournant avec humour les vrais-faux témoignages de consommateurs ! Il n’existe (pour le moment) qu’une seule pizzéria Krust, située à Charlesbourg au Québec, et le film n’est encore sorti que dans le cinéma Imax que possède également le propriétaire de la pizza et sur YouTube. Mais tous les ingrédients sont réunis pour faire des « pizzas créatives » un succès mondial… Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end !

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ET SI UN OUTIL CREATIF POUVAIT EN CACHER UN AUTRE ?

Après l’annonce hier soir du lancement de l’iPad Air, plus fin, plus léger et plus puissant, voici le film de lancement signé TBWA\Media Arts Lab Los Angeles, qui nous rappelle qu’Apple a toujours conçu ses produits comme des outils créatifs. Pour la petite histoire, la voix off est celle de Bryan Cranston, alias Heisenberg, le baron de la drogue de la série « Breaking Bad ». Pour tous savoir sur l’iPad Air, écoutez nos amis Jonathan Ive (SVP Desgin) et Dan Riccio (SVP Hardware Engineering) dans la vidéo ci-dessous !

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ET SI LA SOLIDITE REDEVENAIT UNE VALEUR AUTOMOBILE ?

Est-ce un effet indirect de la crise qui remettrait au gout du jour longévité et solidité ? Volkswagen ressort en France l’excellente pub TIGUAN conçue en 2011 par l’agence Deutsch Los Angeles (ci-dessus) bien dans la veine des meilleures publicités Volkswagen le plus souvent signées DDB : une démonstration humoristique simple et tout à fait convaincante prouvant la solidité du véhicule. Solidité, qui est aussi le thème de la nouvelle campagne que vient de lancer TATA Motors en Indonésie, avec trois films visibles chez adsoftheworld, sur le thème « Play strong », dont le film Karateka ci-dessous, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ne fait pas vraiment dans la finesse. Que la force (automobile) soit désormais avec vous !

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ET SI ON ARRETAIT DE PARLER TRISTE ?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur à un livre – que je ne peux plus appeler « Un petit livre » tant son ambition est grande -, intitulé : « Ne me dites plus jamais bon courage ! Lexique anti-déprime à usage immédiat des français », écrit par mon ami Philippe Bloch. J’ai rencontré Philippe pour la première fois il y a un peu plus de 30 ans lorsque nous passions les concours d’école de commerce parisiennes ensemble. Nos patronymes nous ont rapprochés avant même que nous ne devenions voisins de bureau à l’ESSEC, lui en tant que Président de la Junior Entreprise, et moi en tant que Président du Bureau des Elèves. Depuis Philippe a écrit, avec Ralph Hababou, un premier best-seller « Service Compris », mettant en évidence le retard français en matière de service, suivi de « Dinosaures et Caméléons », « Bienvenue les fêlés… » et tout récemment « Opération Boomerang », qui développe « 360 idées pour faire revenir vos clients à l’heure d’internet ». Après avoir été créateur d’entreprise (PBRH Conseil puis Colombus Café), Philippe est aujourd’hui conférencier, animateur sur BFM Business et chroniqueur aux Echos. Dans  » Ne me dites plus jamais bon courage ! », Philippe Bloch, qui vit une bonne partie de son temps à New York tout en étant basé également à Paris, démonte brillamment douze expressions couramment employées chaque jour qui contribuent à miner notre moral collectif. A la suite de l’interview de Philippe qu’il a réalisé cette semaine (vidéo ci-dessous), Stéphane Soumier s’est engagé publiquement à faire la chasse à ces douze expressions, et tout particulièrement à l’expression « dans ce pays », qui se substitue trop souvent à l’expression « dans notre pays » !

Les expressions idiomatiques que nous employons révèlent un état d’esprit et sont symptomatiques de notre culture ambiante. La double culture française et anglo-saxonne de Philippe Bloch, lui a permis de repérer douze expressions qui nous minent le moral et renvoient à de vrais blocages de la société : de « Bon courage », entendu le matin à la sortie de l’ascenseur (voir vidéo ci-dessus), à « on a toujours fait comme ça » qui témoigne de la routine, en passant par « vivement la retraite! », « il est bien gentil » ou « à l’étranger » qui dénote une xénophobie latente. Je ne vous les dévoilerai pas toutes afin de vous inciter à acheter ce livre, qui pour la modique somme de dix euros, vous redonnera un moral d’enfer, et devrait selon moi être remboursé par la Sécurité Sociale ! Parmi les douze expressions retenues, l’une m’a fait particulièrement sourire : l’usage systématique que nous avons, nous français, de l’expression « petit », dont on pourrait effectivement craindre qu’elle ne dénote un petit esprit. Comme l’écrit Philippe :  » Après notre petit-déjeuner, nous passons un moment au petit coin, puis faisons un petit bisou à notre petit(e) ami(e) avant de partir travailler. Au bureau, nous commençons par prendre un petit café avec nos collègues, dont beaucoup sont aux petits soins poru nous depuis que nous avons obtenu de l’avancement et enfin pu quitter notre petit boulot. Après avoir grillé un petite cigarette, retour aux choses sérieuses. A midi, pour calmer notre petit creux, nous nous offrons une petite bouffe dans un petit resto qui propose des petits plats aux petits oignons accompagnés d’un petit vin de pays. Nous nous plions volontiers à la demande du serveur de griffonner une petite signature au bas du ticket de notre carte bleue, mais non sans avoir commandé un petit verre de ce digestif qui descend dans l’oesophage comme le « petit Jésus » en culotte de velours ». Nous faisons un petit détour par La Poste avant de retourner au bureau. Ne pouvant décemment nous octroyer une petite sieste, nous enchainons les réunions en petit comité avec notre petit chef…Sur le chemin de la maison, nous nous octroyons une petite pause shopping dans un magasin qui affiche de petits prix, seul moyen pour nous de faire quelques économies pour nous offrir de GRANDES vacances « ! D’où la conclusion de Philippe Bloch à laquelle je souscris pleinement :  » Nul ne peut vivre sans perspectives, ni se lever sans un horizon à atteindre. Tout ira mieux à la minute où chacun d’entre nous se remettra à rêver grand, à faire des projets et à croire en son destin. Alors, vraiment, la France méritera durablement son statut de grande puissance. L’avenir nous tend les bras. Arrêtons de lui tourner le dos ! »

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ET SI LES FANTOMES DU JEU VOUS HABITAIENT DEJA ?

Comme tous les samedis sur ce blog, notre rubrique #EclatDeRire vous propose les meilleures campagnes de publicité humoristiques du monde entier. Avec cette semaine, la sortie de la campagne « It’s Call of Duty Time » pour le lancement de « Ghosts », la dixième série d’un des jeux vidéo les plus célèbres de l’histoire, un jeu vidéo auquel ont déjà participé plus de 100 millions de joueurs dans le monde, dont le nouvel opus sera disponible à la vente à partir du 5 novembre. Le parti pris de ne pas nous montrer les images pourtant spectaculaires du jeu lui-même, sachant que la bande-annonce du jeu a déjà été vu plus de 18 millions de fois sur YouTube (cliquer ici) permet une campagne humoristique et décalée autour des comportements des joueurs, de nature à exprimer la fièvre de l’attente chez les malades du jeu. Ne ratez pas « La feinte du balayeur », mon spot préféré de la saga ci-dessous. « Get ready world ! », dans l’attente fébrile de Ghosts, je vous souhaite un excellent week-end à toutes et à tous.

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ET SI LE TROPHÉE DE LA COM ETAIT BIEN MÉRITÉ ?

Si vous m’avez suivi sur twitter hier, vous savez que je présidais le jury des TROPHEES DE LA COM à la Cité de l’Espace à Toulouse, avec un jury de grande qualité comprenant notamment Christine Pigeyre, dircom de Vivendi, Fabienne Dulucq, dircom de SANOFI, Patrick Aghieray, directeur marketing de Thales, Edouard Boccon-Gibod, président de Métro publications, mais aussi Jean-François Clervoy, spationaute français, et le professeur Jean-Pierre Armand, un des meilleurs oncologues français, pour ne citer que la moitié des jurés. Bravo aux vainqueurs de chacune des six catégories : Verywell pour l’opération Moody Blue dans la catégorie Marketing opérationnel, La Solution pour « la garderie des maris » dans la catégorie RP, Publicis Activ pour les patés Hénaff dans la catégorie communication extérieure, Grand Angle pour la Cité des Civilisation du vin dans la catégorie audiovisuelle, LINK pour l’excellente web série du centre commercial Rives d’Arcins (dont je vous recommande les 18 épisodes, cliquer ici), et Toulouse Business School (et sa sympathique dircom, Alexia Anglade, formée à l’école TBWA), pour son changement de nom et d’identité dans la catégorie 360 (vidéo ci-dessous). Bravo également au fondateur de l’agence VeryWell, Steve Gallais, pour avoir su mobiliser les internautes, ce qui lui a valu le prix des internautes ayant voté en ligne. Mais je voudrais donner une mention toute particulière à l’agence Couleur Citron, qui a emporté brillamment le prix « coup de coeur » du jury avec son film Zodiac (ci-dessus). Zodiac Aerospace est un des leaders mondiaux d’origine française des équipements et systèmes aéronautiques. Le film présente le système de vérins Zodiac Seatnet pour les sièges d’avion de façon très originale, quatre danseurs matérialisant les mouvements d’un siège avec son passager. Un film touchant réalisé avec très peu de moyens, qui démontre qu’un sujet technique peut être communiqué simplement avec beaucoup d’humanité !


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ET SI LA COMMUNICATION ETAIT DESORMAIS AU COEUR DE L’INNOVATION?

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Jeudi et vendredi dernier avait lieu le HUBFORUM Paris 2013 , sur le thème « ROI : Return On Innovation », organisé par Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier. Vous en trouverez un excellent compte-rendu synthétique écrit par Mathieu Flaig en cliquant ici. Pour toutes celles et ceux qui n’ont pu assister en live ou online, à mon intervention de vendredi, et qui m’ont demandé comment se la procurer, j’en ai effectué ici la synthèse. Ayant été invité à ouvrir la séquence « Creativity is the future of innovation », j’ai cherché à montrer pourquoi je suis convaincu que nous sommes entrés dans l’ère des « innovations communicantes », où la communication devient un facteur décisif de succès lorsqu’elle s’intègre en amont du processus d’invention.

Le rythme de l’innovation a totalement changé. Autrefois, il pouvait s’écouler plusieurs années entre le moment de l’invention et celui de son usage (Le télégraphe a été inventé en 1809 et le langage Morse en 1826), et de nouveau plusieurs années avant qu’une invention majeure ne soit copiée par la concurrence. A l’ère digitale, les innovations se doivent d’intégrer une valeur d’usage immédiate, et peuvent être copiées instantanément. La communication, et tout particulièrement la valeur de marque, est donc devenue depuis déjà plus d’une décennie, un facteur clé de différenciation de l’offre ou du service innovant. Mais avec le développement des objets connectés, nous entrons dans une nouvelle phase où les innovations vont devenir de plus en plus intrinsèquement communicantes.

Les lunettes Google ou Magnets de réfrigérateurs permettant de commander des pizzas (cliquer ici) ou des bouteilles d’eau ne sont que les gadgets avant coureurs d’objets connectés beaucoup plus structurants modifiant notre vie dans tous les secteurs d’activité. Qu’il s’agisse des secteurs de l’alimentation (à l’exemple du programme LG’s smart kitchen), de l’énergie (avec les compteurs intelligents type Linky), de l’automobile (où la connectique devient tellement centrale qu’apparaissent les voitures sans chauffeur), ou de la santé (à l’exemple des Health Tattoos), les objets connectés vont progressivement envahir notre environnement, communiquant en permanence entre eux ou avec nous mêmes.


Electronic Tattoos (english version) – Netexplo… par netxplorateur

Le design des objets joue déjà un rôle majeur à la fois pour des raisons d’expérience utilisateur et de différenciation. Celà n’est pas nouveau : le succès d’Apple est d’abord un succès d’ergonomie et de design (les seules études jamais suivies par Steve Jobs), et le connait le rôle déterminant de Jonathan Ives, le designer d’Apple dans le succès de la marque. Mais à l’heure où les technologies sont devenues majoritairement digitales, le design joue un rôle essentiel dans la distinction des offres, et surtout dans la vitesse d’adoption. Google l’a bien compris dès le départ, en assumant une page d’accueil résolument blanche , en rupture avec tous les portails concurrents. Pour développer l’ergonomie des objets connectés, les designers d’entreprise et les designers communicants doivent désormais travailler en bonne intelligence dès le départ.

La nouvelle génération d’innovations se doit aussi de communiquer par le nom et le langage. Il est plus important que jamais de rechercher des noms de marque qui donnent un avantage compétitif durable. Mieux vaut s’appeler Apple que SWSJ (Steve Wozniak- Steve Jobs), Orange que France Telecom, Virgin que Branson Limited, ou Google que Backrub . Au delà du nom lui-même, qui se doit d’être à la fois mémorisable, international et évocateur, les objets connectés ont l’opportunité d’innover par un langage inventif et « human friendly » à l’exemple de l’initiative prise par McDonald’s (avec l’aide de TBWA) en Espagne pour transformer le nom de ses spots wifi en messages publicitaires (vidéo ci-dessus).

Mais au delà de l’intégration de la communication par le design et le langage, les innovations futures seront fondamentalement sociales, utilisant les réseaux sociaux pour communiquer. La plupart des objets connectés tweeteront et sauront non seulement vous envoyer des messages, mais en envoyer à vos amis. Vos plantes vertes vous réclameront de l’eau quand elles ont soif par Botanicalls, votre bouilloire enverra un message à votre iPhone quand l’eau est chaude pour le thé (vidéo ci-dessus), et vos chaussures vous feront part de leur degré de satisfaction (ou d’usure) comme dans le film Google Talking Shoe ci-dessous.

Un nouvel état d’esprit innovant est nécessaire pour favoriser cette nouvelle culture créative des innovations communicantes. De nouveaux espaces sont à concevoir pour permettre aux ingénieurs de travailler avec les communicants. Les ingénieurs doivent penser comme des communicants, et les communicants comme des ingénieurs. Comme le rappelait un intervenant du Hub Forum, les Madmen vont devoir apprendre à devenir aussi des Mathmen ! Le prochain combat est celui du poignet. Combien de temps le bracelet Jawbone résistera t-il à la montre Samsung Galaxy ? A moins que ne triomphent les marques qui auront su mettre leur comportement en ligne avec leur credo, en proposant des objets connectés en ligne avec leur promesse et avec l’usage de leurs fans, à l’exemple de Nike Fuel Band, ou du bracelet Nissan Nismo (vidéo ci-dessous). L’innovation de demain sera communicante, ou ne sera pas !

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ET SI VOUS N’AVIEZ PLUS PEUR DU « BAD BUZZ » ?

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Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur à un livre dont j’ai rédigé la préface. Il s’agit de « BAD BUZZ – Gérer une crise sur les médias sociaux », co-écrit par Anthony Babkine et Mounira Hamdi, que vous connaissez peut-être en tant qu’organisateurs des conférences LABCOM (rencontres bimensuelles des professionnels du digital et de la communication). Comment soigner son image et gérer une crise en ligne quand la communication vacille entre une marque et ses publics ? Comment la marque doit-elle réagir face aux propos virulents d’une communauté mécontente sur les médias sociaux ? Autant de problématiques auxquelles les co-auteurs s’attachent à répondre, en apportant des solutions et des conseils concrets. L’ouvrage présente par ailleurs de nombreux cas pratiques, des témoignages d’experts de la communication et du digital, ainsi que des astuces juridiques pour aider les entreprises à maîtriser leur digitalisation et se préparer aux enjeux de la communication de crise à l’heure d’internet. Dans ce livre qui se veut avant tout un manuel pratique, de nombreux spécialistes témoignent et offrent leurs retours d’expérience sur des cas d’école. Parmi eux : Olivier Cimelière (Heuristik), Didier Heiderich (Observatoire International des Crises), Tanguy Moillard, le devenu célèbre Social Media Manager de Bouygues Telecom, Marina Tymen (Influenty anciennement Air France) et Thierry Wellhoff, Président du Syntec RP. Anthony Babkine et Mounira Hamdi m’ont proposé de rédiger la préface de leur ouvrage, que je vous livre in extenso ci-dessous, en espérant qu’elle vous donnera envie de profiter de tous leurs bons conseils pour apprivoiser le « bad buzz » !

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Le buzz est le plus vieux média du monde. Tout a commencé par le bouche à oreille. L’une des plus anciennes religions du monde, l’hindouisme, qui remonte à 2 500 avant Jésus-Christ, est issue d’une tradition orale qui s’est propagée pendant des siècles par le bouche à oreille. Une preuve parmi tant d’autres que le buzz n’a pas vraiment attendu Internet pour être efficace ! Mais, nous l’avons tous expérimenté avec le jeu du téléphone arabe, le bouche à oreille n’est pas sans risque de déformation et de déperdition. Ce jeu s’appelle d’ailleurs en chinois « l’erreur grossit en se transmettant de bouche à bouche ». Par essence, le buzz peut tout aussi bien être bon que mauvais. Avec la diffusion instantanée permise par le net et l’avènement des réseaux sociaux, la transmission de « pair à pair » (en anglais « peer-to-peer ») a pris une nouvelle ampleur. Chaque personne est devenue son propre média et a désormais la capacité d’exprimer sa satisfaction ou son insatisfaction en temps réel, non plus simplement à ses proches, comme autrefois, mais aussi à son réseau relationnel élargi dont la puissance peut se démultiplier dans des proportions gigantesques, qui plus est à grande vitesse. Le média gratuit (en anglais « earned media ») devient le nouveau Graal de la communication des entreprises. Non seulement parce qu’il ne coute pas cher, mais surtout parce qu’en relayant la communication de l’entreprise, les internautes la cautionnent et s’engagent positivement à ses côtés. Les entreprises de toute taille ont compris l’intérêt de stimuler ce nouveau canal de diffusion en produisant des contenus de plus en plus sécables et à valeur ajoutée virale pour être mieux diffusés.

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Mais ce que toutes les entreprises n’ont pas encore compris, c’est que la première raison pour un internaute de parler d’une entreprise sur les réseaux sociaux n’est pas de lui faire de la publicité positive, mais au contraire de la publicité négative. Facebook et Twitter sont devenus le meilleur moyen de rendre public son insatisfaction vis à vis d’une entreprise et de ses produits ou services. Facebook ou twitter sont désormais les relais naturels, pour ne pas dire les médias exutoires, de l’insatisfaction des clients, obligeant les entreprises non seulement à apprendre à répondre rapidement et efficacement, mais surtout à réinvestir dans l’expérience client. Parce que la plupart des internautes commencent par se renseigner sur l’opinion de leurs pairs avant d’acheter un voyage ou une voiture, la satisfaction des clients existants devient le préalable indispensable au recrutement de nouveaux clients ! Sur les réseaux sociaux, les entreprises doivent désormais faire face non seulement aux exigences ou critiques des internautes individuels, mais aussi aux groupes qu’ils peuvent constituer en quelques clics pour fédérer les mécontents et s’ériger ainsi en groupe de pression. Les associations les plus communicantes, comme Greenpeace, ont elles aussi bien compris l’intérêt de mobiliser par le net. Des grandes entreprises comme Nestlé l’ont appris à leurs dépens. On le sait tous. Les réputations se défont en un instant, alors qu’il a fallu un temps long pour les établir. Pour protéger leur capital de marques, les entreprises ne doivent pas simplement apprendre à répondre aux critiques qui peuvent leur être faites, et tenter de transformer le problème en opportunité, mais doivent surtout anticiper en se préparant à la crise et faire ainsi le maximum pour qu’elle n’arrive pas ! Mieux vaut prévenir que guérir:le meilleur moyen de cultiver du bon buzz, c’est de commencer par limiter les effets négatifs du mauvais buzz.

Effets du Kamagra est divers pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.