Archives mensuelles : janvier 2014

Screen-Shot-2014-01-23-at-4.05.21-PM-300x165

ET SI VOS REUNIONS SE METTAIENT À RESSEMBLER À DES AUDIO-CONFERENCES ?

 » A conference call in real life », c’est le titre de cette vidéo conçue par Tripp and Tyler pour le site Leadercast.com. Déjà près de 3 millions de vues sur YouTube pour cette vidéo irrésistible pour celles et ceux qui ont l’occasion d’expérimenter au quotidien, comme c’est mon cas, les joies des audio-conférences internationales. Enjoy !

maxresdefault

Effets du Kamagra est différent pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

national-flag-made-food-normal

ET SI LES DRAPEAUX ETAIENT COMESTIBLES ?

national-flag-made-food-normal

Pour promouvoir le SYDNEY INTERNATIONAL FOOD FESTIVAL, l’agence australienne TBWA\WHYBIN a eu l’idée de créer 18 drapeaux du monde entier associés aux produits alimentaires locaux de l’Italie (pates, tomates et basilic) à la Suisse (jambon, gruyère), en passant par l’Inde, le Brésil, la Chine, les Etats-Unis, la Grèce, le Japon, le Liban, le Vietnam, l’Australie, la Corée du Sud, la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l’Espagne, l’Indonésie, et la Thailande. Bon appétit !

national-flag-made-food2

national-flag-made-food3

national-flag-made-food4

national-flag-made-food5

national-flag-made-food6

national-flag-made-food7

national-flag-made-food8

national-flag-made-food9

national-flag-made-food10

national-flag-made-food11

national-flag-made-food12

national-flag-made-food13

national-flag-made-food14

national-flag-made-food15

national-flag-made-food16

national-flag-made-food17

national-flag-made-food18

Effets du Kamagra est divers pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

Song-Of-The-Year

ET SI ON PARIAIT SUR LA CHANSON DE L’ANNÉE DES GRAMMY AWARDS 2014 ?

La cérémonie des 56èmes Grammy Awards aura lieu ce soir au Staples Center de Los Angeles avec sur scène Beyonce, JayZ, Bruno Mars, Daft Punk, Pharrell Williams, Stewie Wonder, John Legend, Katty Perry, Lorde, Macklemore et Ryan Lewis, Pink, Paul Mc Cartney et Ringo Starr, et Madonna, pour ne citer que quelques unes des stars prévues officiellement ou officieusement. Si Daft Punk a toutes ses chances dans les catégories « record of the year » et « album of the year », le groupe français ne figure pas dans la catégorie « Song of the Year », où les 5 finalistes sont Pink (« Just give me a reason », Bruno Mars (« Locked out of heaven »), Katy Perry (« Roar »), Lorde (« Royals »), et Macklemore + Ryan Lewis (« Some love »). Même si la chanson la plus vue sur YouTube est celle de Katy Perry (« Roar ») avec plus de 344 millions de vues, je parie personnellement sur la victoire de la chanteuse néo-zélandaise LORDE avec sa chanson « Royals » (vidéo ci-dessus). Et vous ?

MISE A JOUR : C’est bien LORDE qui a obtenu le GRAMMY 2014 pour la meilleure chanson. Daft Punk étant le grand vainqueur de la soirée avec pas moins de 5 Grammies !

Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

photo-4

ET SI VOTRE CERVEAU ETAIT PLUS CREATIF QUE VOUS ?

photo-4

J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur dominical à un livre dont la version française vient tout juste d’être publiée et dont j’ai trouvé le titre « L’odeur du si bémol » tout simplement irrésistible ! Publié dans sa version anglaise en 2012, il est l’oeuvre du célèbre neurologue anglais Oliver Sacks, né en 1933, connu pour ses ouvrages sur les comportements d’individus ayant subi des troubles aux lobes de leur cerveau, et auteur de nombreux best-sellers comme « L’éveil » (qui a donné naissance au film éponyme avec Robin Williams et Robert de Niro en 1990), « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau », ou plus récemment « L’oeil de l’esprit ». La force de Robert Sacks (voir la vidéo TED 2009 ci-dessous), réside dans sa capacité à mêler en permanence récits de cas, analyses scientifiques, exemples littéraires et confessions personnelles. Dans son dernier ouvrage, Oliver Sacks mêle les récits de ses patients à ses propres expériences des psychotropes pour tenter de répondre à plusieurs questions majeures : Les hallucinations reflètent-elles l’organisation et la structure de nos cerveaux ? En quoi ont-elles influé sur le folklore et l’art de chaque culture ? Et pourquoi la capacité d’halluciner potentiellement présente chez chacun d’entre nous constitue-t-elle une facette essentielle de la condition humaine ?

Vous est-il déjà arrivé de voir quelque chose qui n’était pas vraiment là ? De vous entendre appelé par votre nom dans une maison vide ? D’avoir l’impression que quelqu’un vous suivait puis de vous retourner sans rien découvrir ?
La migraine peut faire voir des arcs-en-ciel chatoyants aussi bien que de minuscules personnages lilliputiens. La malvoyance ou la cécité peut paradoxalement finir par précipiter dans un monde visuel hallucinatoire. Une simple fièvre, ou même l’acte de se réveiller ou de s’endormir, peut faire halluciner des lumières colorées, des visages détaillés ou des ogres terrifiants. Les sujets endeuillés reçoivent parfois la « visite » réconfortante de l’être cher qui les a quittés. Le seul terme d’hallucination revêt un statut paradoxal : en effet, dans la majorité des sociétés traditionnelles et ancestrales, halluciner était un don des Dieux, un précieux cadeau du ciel (et, de fait, le recours à diverses substances afin de faciliter l’accès aux hallucinations était fréquent). Et pourtant, dans les sociétés Occidentales contemporaines, l’hallucination est une tare, synonyme, généralement, de déséquilibre mental. Or, et c’est ce qui rend l’ouvrage d’Oliver Sacks fascinant, halluciner est a mi-chemin entre un don et une malédiction. Et surtout, c’est un réservoir, a la fois irrationnel et formidable, de créativité. Contrairement a leur connotation, les hallucinations ne sont pas (forcement) liées a la folie, au délire… ou a l’abus d’une substance quelconque. N’importe qui est, en réalité, susceptible de vivre des hallucinations. Celles-ci se manifestent en effet dès lors que les sens, et tout particulièrement le sens visuel, ne sont plus sollicités. En d’autres termes, si l’on fait porter un bandeau à un individu parfaitement sain, celui-ci aura systématiquement des hallucinations au bout de deux jours (ce phénomène est intensifie si l’on diminue également les autres sens comme l’ouie, ..). Les hallucinations ne sont donc pas correllées à l’apparence de la folie, mais peuvent toucher chacun d’entre nous. De nombreux patients perdant la vue ont ainsi vécu des hallucinations en toute lucidité, c’est-à-dire en se rendant compte qu’elles étaient irréelles, et en étant conscients de leur absurdité. Par ailleurs, il faut noter que les hallucinations ne sont pas liées a l’inconscient, mais simplement à la mémoire, et que leur interprétation psychanalytique s’avère infructueuse : elles sont entièrement indépendantes de la volonté de celui qui en est touché, incontrôlables, et peuvent aller de la figure géométrique à l’imitation réaliste d’une personne connue. Ces deux aspects, inattendus, s’expliquent par la nature des hallucinations : les hallucinations correspondent a des stimulations des sens plus intenses que la norme. Brossé a grands traits, le mécanisme hallucinatoire ressemble à ceci : lorsque les sens sont, pour n’importe quelle raison, moins stimulés que d’ordinaire (soit parce qu’ils sont supprimés, comme dans le cas du bandeau, soit lorsqu’ils sont plongés dans un contexte monotone, comme un chauffeur fixant une interminable route), le cerveau réagit en « suractivant » la zone neuronale concernée (visuelle, olfactive, etc.). Du coup, le résultat des hallucinations peut être non seulement réel, mais bien plus intense que la réalité elle-même ! Et comme celles-ci n’obéissent à aucune règle, cela débouche sur une créativité incontrôlée, mais surdéveloppée. L’hallucination est un dépassement de l’imagination.

hypnotized-people-hallucinate-colors-at-will_44927_600x450

Dans le domaine olfactif, par exemple, ces deux caractéristiques de l’hallucination (intensité et liberté totale) se retrouvent très bien : certaines personnes ayant perdu l’odorat deviennent tout a fait obsédées par une odeur, mais surtout, le nombre d’odeurs possibles est beaucoup plus grand que celui que l’être humain peut détecter (10 000, environ) : « les muqueuses nasales contiennent en effet plus de cinq cent récepteurs olfacteurs différents dont les stimulations sont susceptibles de produire des billions de combinaisons. Quelques odeurs hallucinatoires ne sont pas descriptibles pour la simple raison qu’elles différent tant de tout ce qui a été précédemment senti dans le monde réel qu’elles n’évoquent aucun souvenir ou ne sont associables à rien : la survenue de nouvelles expériences sans précédent pourrait donc être l’une des principales caractéristiques des hallucinations en cela que tout cerveau dégagé des contraintes de la réalité aurait tendance à extraire n’importe quelle sonorité, image ou odeur de son répertoire, quelquefois en l’intégrant à des combinaisons si complexes qu’elles paraissent ‘impossibles’. » Cependant, comment, sans s’aveugler pendant deux jours ou se faire un traumatisme crânien (dans le cas de l’olfactif) accéder à ces hallucinations ? L’une des manières de retrouver une telle liberté peut être de prêter attention aux célèbres « hallucinations hypnagogiques », ces hallucinations ayant lieu au moment de l’endormissement, durant lesquelles le cerveau est tout à fait incontrôlable. 50% de la population environ y serait sujet. Il faut souligner que ces hallucinations ne présentent qu’une intensité amoindrie, quoique leur précision puisse être redoutable. Notons également que l’auteur décrit longuement ses expériences de drogues diverses – cannabis, LSD, amphétamines- et conclut a leur trop grande toxicité, ainsi que leur vanité face au réel : le jeu, soutient-il, n’en vaut pas la chandelle. Quoiqu’il en soit, qu’on les cherche, ou qu’on les expérimente malgré nous, le lien entre les hallucinations et la créativité est indéniable. Sacks distille d’ailleurs, tout au long de son livre, les expériences hallucinatoires des grands noms de la littérature internationale. Au-delà des incontournables Paradis Artificiels,on y voit comment la poétesse américaine Virginia Hamilton Adair décrit fidèlement, dans ses poèmes, les visions lui étant « offertes par l’ange des hallucinations », Théophile Gauthier, lors d’une prise importante de haschish, se voit tendre la carte de visite d’un grand homme à tête d’oiseau, et Allan Poe s’intéresse de près à ses visions hypnagogiques. Ainsi, tant pour les grands créateurs que pour chacun d’entre nous, les hallucinations, par leur ambiguïté et leur force, constituent une réserve fascinante de possibilités créatrices.

hallucination

Effets du Kamagra est varié pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

australian-open-sponsorship-teddy-600-69395

ET SI LE SPORT ETAIT UN PEU TROP DIVERTISSANT ?

Comme tous les samedis sur ce blog, notre rubrique #EclatDeRire vous propose les meilleures publicités humoristiques du monde entier. Avec cette semaine un spot pour l’Open de tennis d’Australie (ci-dessus) qui vous rappellera peut-être une campagne plus ancienne que j’adore, signée TBWA\Chiat Day Los Angeles « Beware of things made in october ! » pour la chaine Fox à l’occasion de la reprise en octobre des playoffs de Base Ball (ci-dessous). En attendant la finale (et la victoire ?) de la France en coupe d’Europe de handball ce dimanche, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end !

Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

maxresdefault-1

ET SI VOTRE FAMILLE ETAIT VRAIMENT BIEN ALLUMEE ?

« Pétage de plomb », « Une après-midi très chaude », « Des économies au poil », découvrez les trois films de la saga d’ »Une famille bien allumée », la nouvelle campagne de Schneider Electric conçue sous forme de websérie par BEING Paris, et réalisée par Vincent Lobelle pour le lancement de WISER. WISER est une toute nouvelle solution très ingénieuse qui permet au quotidien de piloter à distance sa maison, de gérer son chauffage pièce par pièce en temps réel, et de maximiser les économies d’énergie.

famillescheider1

La gamme produits WISER (ci-dessus) a été dessinée par le créateur et designer français Mathieu Lehanneur. Pour comprendre comment WISER vous permet d’économiser jusqu’à 30% sur votre facture énergétique : cliquer ici. Et bienvenue dans le monde des familles vraiment bien allumées !

Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

Screen-Shot-2014-01-13-at-3.34.24-PM-640x360

ET SI VOUS RESSENTIEZ L’EXPLOSION DES SAVEURS ?

THE SOUND OF TASTE. C’est le nom de cette pub spectaculaire conçue par Grey London pour la gamme d’épices, herbes et assaisonnements de Schwartz. Une explosion de sacs contenant des épices de toute les couleurs, mise au point par un artificier en liaison parfaite avec la musique (voir making-off ci-dessous) et filmée en Slow Motion. L’explosion des saveurs est une expression qui prend désormais tout son sens !

Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

tumblr_mzcbv7d3w61qdtzbao1_500

ET SI LES TABLEAUX S’ANIMAIENT SOUS VOS YEUX ESBAUDIS ?

Après les animations des tableaux de Van Gogh par Luca Agnagi (cliquer ici), c’est au tour de Rino Stefano Tagliafierro de nous offrir ce qui devient une nouvelle spécialité artistique italienne, l’animation d’une centaine de tableaux avec un réalisme saisissant. Passez en grand écran, mettez la musique à fond, et laissez-vous hypnotiser sans autre substance chimique ! Je vous recommande également le tumblr associé que vous pourrez voir en cliquant ici.

tumblr_mzcbv7d3w61qdtzbao1_500

Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le monde. Pas agréable de penser.

photo-2

ET S’IL ETAIT URGENT DE PROMOUVOIR L’ECONOMIE POSITIVE ?

Retour de notre rubrique dominicale #JourDuPenseur en 2014 avec le livre « Pour une économie positive », publié par le groupe de réflexion présidé par Jacques Attali, un groupe comprenant une soixantaine de personnalités du monde de l’entreprise et de l’économie qui ont eux-mêmes consultés plus de 80 experts. On a bien tort de ne pas lire intégralement ce type de rapports dont on ne retient en général que quelques mesures phares largement médiatisées, car les idées les plus novatrices qu’ils contiennent ne sont pas toujours celles les plus relayées par les médias. Mais au delà des 45 propositions du rapport qui avait été remis au Président de la République en septembre dernier, c’est la notion même d’économie positive qui est, selon moi, porteuse d’un nouveau modèle fondé sur « une économie respectueuse de l’environnement, qui soit avant tout, au service de la société ». Une économie qui restaure la priorité du long terme et qui part du principe que « l’altruisme envers les générations futures est un moteur plus puissant que l’individualisme animant aujourd’hui l’économie de marché ».

photo

Etre motivé par son intérêt personnel ne suffit pas pour fonder une économie soutenable à long terme. Se dire que l’on n’a qu’à agir sans se soucier des conséquences parce que les générations futures n’ont rien fait pour nous est une profonde erreur. Sans les générations futures, sans natalité, sans ressources, notre vieillissement deviendrait un cauchemar, puisque plus personne ne serait en mesure, au sein d’une population de vieillards, d’assurer les récoltes, la production de biens, le fonctionnement étatique et administratif… Sans les générations futures, on serait donc condamnés à sombrer dans la misère et l’anarchie. Or, la problématique actuelle est que si le système économique mondial continue à fonctionner avec les mêmes fondements, le bien-être des générations futures (et le nôtre), sera sévèrement menacé : en 2030, d’un point de vue global, les besoins hydriques excéderont de 40% les ressources en eau; dans les pays les moins développés, le chômage des jeunes sera de plus de 50%, 20 à 30 millions de personnes seront obligées de quitter leur foyer du fait de la montée des eaux, etc. Le modèle actuel n’est définitivement pas viable. Dès lors, comment assurer les bien être des générations futures, par répercussion notre bien être ? La commission présidée par Jacques Attali ne propose pas de rompre avec le modèle actuel. Elle lui reconnaît, au contraire, une efficacité partielle. Cependant, elle propose de conjuguer son efficacité sur le plan individuel et court-termiste à une efficacité collective et long-termiste. En mettant en place au niveau mondial une économie fondée sur l’altruisme, le long terme, et la responsabilité des acteurs : l’économie positive. Cette mise en place doit passer par deux leviers majeurs : la redéfinition complète de la nature, et surtout de la mission de l’entreprise (compléter, par exemple, sa définition dans le Code Civil : l’actuel « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés » deviendrait ainsi  » [...] l’intérêt pluriel des parties prenantes et concourir à l’intérêt général, notamment économique, environnemental et social. ». On voit ainsi qu’il ne s’agit pas de défaire le système actuel, mais de le parfaire. Le second levier de cette « (r)évolution » est le rôle significatif joué par les institutions, notamment nationales et supranationales. Elles seules ont entre les mains suffisamment de pouvoir pour entamer un mouvement marquant, mondial.


Attali : "Il y a un risque que l'économie… par Challenges

Avant d’aborder quelques unes des solutions les plus concrètes proposées par le rapport Attali, il faut toutefois rappeler une chose : la « (r)évolution » est déjà en marche, et elle s’avance à grands pas. Trois aspects le prouvent : le premier est l’essor mondial de l’entrepreneuriat social, fort d’exemples emblématiques (tel l’éternel et incontournable M. Yunus), le second le rôle tenu par l’économie sociale et solidaire en France : 8% du P.I.B. et 10% des emplois y sont directement liés, aujourd’hui. Enfin, le troisième aspect est celui du développement durable est des énergies renouvelables : en 2012, en France, les offres d’emplois liées au développement durable représentaient 13% des offres. Les composantes de l’économie positives jouent donc déjà un rôle croissant dans l’économie « traditionnelle ». Mais comment accélérer cette mutation vers une économie altruiste ? Certaines des 45 propositions de l’ouvrage qui vont de la lutte contre les paradis fiscaux à la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, en passant par l’incitation aux énergies renouvelables sont déjà largement connues, mais il en est d’autres , plus pointues, qui méritent d’être soulignées, et sont de mon point de vue, particulièrement innovantes, à l’échelle des entreprises, de l’Etat et de la planète.
A l’échelle des entreprises :
- « indexer la rémunération des dirigeants sur la positivité de l’entreprise » : il s’agirait d’abord d’interdire purement et simplement la rémunération des dirigeants via des stock options, qui conduisent à un trop fort court termisme. Quant à relier leur salaire à la performance « positive » de leur entreprise, le choix en reviendrait aux dirigeants. Ce système est déjà appliqué par certaines entreprises.
- « renforcer les actionnaires de long terme ». On pourrait corréler les droits de vote à « la durée de détention des titres par l’actionnaire » (en accordant, par exemple, un fort pouvoir au-delà de dix ans), plutôt qu’à la quantité de titres détenus.
- « rendre obligatoire l’affichage de l’impact social et environnemental des produits » : à l’image de l’étiquetage signalant actuellement, très lisiblement, la consommation d’électricité des appareils électroniques, il s’agirait de mettre en place une grille claire mesurant l’impact, actualisée en permanence via des R.F.I.D.
A l’échelle de l’Etat : « engager les développement d’une e-administration et d’un « open government » » : Il s’agit de se reposer sur le cloud computing et la numérisation des données nationales. Ce système augmenterait singulièrement la productivité des administrations, à l’image de celle de Corée du Sud, où la numérisation a permis d’économiser 6 milliards d’euros sur « un volume de marchés publics annuels de 50 milliards ».
Enfin, à l’échelle mondiale : « Créer un tribunal mondial pour juger les crimes commis contre l’environnement » : l’idée date du sommet de Rio, mais est pour l’instant bloquée, et « renforcer la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux dans les procédures d’arbitrage » : dans les cas de litiges entre Etats et investisseurs, une modification du droit international de l’investissement permettrait une prise en compte des impacts humains des investissements sur les populations locales.
Je suis également particulièrement sensible aux propositions concernant l’éducation telle la proposition N°29  » sensibiliser les élèves des écoles à l’altruisme et à l’économie positive », mais j’aurais l’occasion d’y revenir ultérieurement sur ce blog. La Commission Attali insiste sur l’importance que revêtent les indicateurs : le rôle central joué actuellement par le P.I.B. devrait être remplacé par celui du « Ease of Doing Positive Economy Index » : le P.I.B. ne deviendrait qu’une partie de cet indicateur, beaucoup plus global, complexe et représentatif puisque basé sur 29 indicateurs (dont le P.I.B.), donc. En se servant donc de ces différents moyens, de ces différentes échelles, et surtout en prenant conscience que le bien être individuel n’est que limité tant qu’il n’est pas collectif, l’économie positive doit accélérer son essor, pour le plus grand bien des générations futures. Si le sujet de l’économie positive vous intéresse, je vous recommande de suivre l’actualité du Mouvement pour une économie positive en cliquant ici, et surtout de lire et de faire lire le premier « MOOK » de l’économie positive édité par PlaNet Finance, intitulé P+sitive Book, tout à fait remarquable. Si vous n’avez pas le courage de lire le rapport dans son intégralité, vous adorerez sa version magazine (ci-dessous).

photo-1

Effets du Kamagra est divers pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

captura_de_pantalla_2014-01-13_a_la_s__13.14.48-640x345

ET SI VOUS LE DISIEZ EN LANGUE DE FOOT ?

Comme tous les samedis, la rubrique #EclatDeRire vous propose les meilleures campagnes publicitaires humoristiques du monde entier. Avec aujourd’hui une campagne pour le magazine de culture foot espagnol LIBERO, qui montre que l’on peut tout dire et tout obtenir lorsque l’on maitrise parfaitement la langue de foot … Fans de foot ou non, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end !

Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.