Archives mensuelles : février 2014

Supergeil

Et si le nouveau Psy était allemand?

C’est le nouveau phénomène WTF international ! Plus d’un millions de vues en trois jours pour ce clip en allemand intitulé « Supergeil » (que l’on pourrait traduire par « superchaud ») utilisant l’artiste de la scène électro pop berlinoise Friedrich Liechtenstein pour vanter les mérites du supermarché EDEKA et de ses produits, dans un clip quelque peu déjanté conçu par l’agence Jung Von Matt. La chanson avait fait l’objet d’un premier clip en 2013 (cliquer ici), mais sa reprise dans une chorégraphie montrant les produits et les points de ventes EDEKA a déjà largement dépassé le nombre de vues du clip original ! Sans compter les spots publicitaires et autres gifs d’accompagnement dont vous trouverez quelques exemples ci-dessous … Après avoir été Gangnam Style, deviendrez-vous Supergeil ?

Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

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ET SI LA VALEUR D’ATTENTION AVAIT CHANGÉ DE NATURE ?

J’ai décidé de consacrer notre #JourDuPenseur dominical à l’excellent article signé Franck Frommer dans le nouveau numéro de mars de la revue Philosophie Magazine, article intitulé :  » L’économie de l’attention – Quand le capitalisme capte les consciences ». Franck Frommer s’était déjà illustré par une réflexion qui avait beaucoup fait parler d’elle en 2010 à la sortie de son ouvrage sur « La pensée powerpoint », un logiciel qui, selon lui, »réduit la pensée, assèche la réflexion et l’échange, simplifie à outrance les idées, maquille les informations et transforme la moindre réunion en spectacle ». Dans son analyse pour Philosophie Magazine, Franck Frommer s’interroge sur l’évolution de notre attention à l’heure d’internet et de la connexion permanente. Pour Franck Frommer, si l’enjeu, à l’heure du « multitasking généralisé », devient de plus en plus d’exploiter au mieux le temps de cerveau disponible, ce serait méconnaitre l’aspect subtil , changeant et actif de l’attention que d’imaginer qu’on puisse l’asservir ainsi.

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 » S’il appartenait autrefois à de véritables artistes (musiciens, écrivains, bonimenteurs, prestidigitateurs, ou pickpockets) de fixer, diriger et détourner notre attention… cette troublante faculté s’est industrialisée, avec la croissance exponentielle des sollicitations électroniques ». Avant de devenir une économie et un enjeu de société, l’attention a d’abord été une notion très discutée en sciences et en philosophie. Longtemps assimilée à une réaction physiologique (la réponse physiologique à une impulsion extérieure), l’attention est devenue avec Bergson et l’américain William James, beaucoup plus que cela :  » la prise de possession par l’esprit sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles…impliquant le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres ». Husserl y ajoute l’idée qu’un sujet ne peut être attentif qu’à quelque chose de déjà conscient pour lui. L’attention éveille la création et produit du sens. La véritable révolution arrivera avec le cognitivisme, à partir des années 1 950, qui postule que le cerveau fonctionne comme un système d’information. Thèse qui ouvrira la voix à de nombreuses études dont celles du Daniel Simons et Christopher Chabris qui ont élaboré le fameux test du gorille (vidéo ci-dessous).

Franck Frommer fait remarquer que si, en français, on prête son attention, en anglais, on préfère dire « to pay attention » :  » De là à penser qu’il y aurait dans la langue les prémices d’une utilisation de l’attention comme ressource dirigée, contrôlée et monayable, il n’y a qu’un pas », souligne t-il. Si l’enjeu de la captation de l’attention des travailleurs et des consommateurs a toujours existé, le passage d’une société où la richesse était liée à la production et à la propriété des biens à une société d’information où l’on produit et vend des marchandises souvent immatérielles, a créé les conditions d’une véritable économie de l’attention : « l’attention est d’autant plus précieuse que la quantité d’occasions de la mobiliser s’accroit avec la multiplication des ressources électroniques ». Face à une multiplicité d’informations, l’individu ne peut plus allouer efficacement son attention. Si autrefois, c’était l’information qui était rare, aujourd’hui, c’est l’attention dont nous disposons pour la traiter qui l’est :  » ce renversement de la rareté de l’information vers la capacité de la comprendre est, pour Franck Frommer, la nouveauté de notre époque. Aussi l’attention devient-elle un enjeu de marché ». Michael Goldhaber est l’un des premiers dans les années 2000 à théoriser ce passage de l’économie industrielle à l’économie de l’attention. Google, Amazon ou Netflix sont passés maitre dans la capacité à monétiser l’intérêt que nous avons sur un sujet pour attirer notre attention sur un autre. Quant aux réseaux sociaux, ils offrent un modèle où les relations sont fortement organisées autour de marques d’attention, de reconnaissance et de gratification symbolique, dans une sorte d’économie de la réciprocité. Twitter ou YouTube, enfin, sont des modèles où l’attention fonctionne comme des « bulles d’attention collectives », et où l’enjeu de la vitesse de sédimentation de l’attention conditionne une nouvelle écologie du web : « c’est le monde du buzz où il ne s’agit pas d’avoir une information inédite, mais d’appartenir à la communauté des élus » pour qui seul prime le « suivi ».

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Face à cette inflation de sollicitations, certains, comme Nicolas Carr, auteur de « Internet rend-il bête », appellent à résister au « décervelage technologique ». Inversement, la fragmentation de l’attention offre des modèles inédits : la capacité à pouvoir diriger son attention sur plusieurs activités en même temps représenterait un atout cognitif, au point que la sociologue Catherine Dachary propose de reconnaitre comme une compétence en entreprise la « capacité à gérer la dispersion et à traiter les tensions que cette dernière fait peser sur les salariés ». N’oublions pas que « la vie multiple de la conscience » a toujours existé : « l’attention est par essence modulation , passage d’un état, d’un objet à un autre », comme lorsque le rideau du théâtre se lève ou lorsque nous décidons de « rentrer » dans un tableau. Entre aliénation post moderne et nouvel âge cognitif, on peut penser, comme Franck Frommer, (et on ne peut qu’espérer) que notre cerveau sera assez plastique pour s’adapter à son nouvel environnement !

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Credit photos : Catherine Balet : Série « Strangers in the light »/Ed Steidl, extraites du numéro de mars de Philosophie Magazine.

Effets du Kamagra est divers pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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Et si vous alliez dans le sens de la poêle ?

Retour ce samedi de notre rubrique hebdomadaire #EclatDeRire consacrée aux meilleures campagnes publicitaires humoristiques du monde entier. Avec cette semaine une nouvelle campagne, signée W+K Portland, pour la marque Velveeta (Kraft) qui vous révélera enfin à quoi sert cette bonne vieille poêle dont vous ne vous séparez jamais … Excellent week-end à toutes et à tous !

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Et s’il était temps de soigner votre addiction aux réseaux sociaux ?

Découvrez le « Social Media Guard », une collerette promue avec humour par Coca-Cola dans une vidéo d’une tonalité inhabituelle pour la marque souvent plus adepte du premier degré que du second ! Savez-vous que le monde passe 4 millions d’années en ligne chaque moi ? Le « Social Media Guard » vous permet donc d’évacuer la dimension « sociale » du media pour la remettre dans la vraie vie … Le seul problème, c’est qu’avec votre collerette, vous ne pourrez pas regarder cette vidéo sur votre téléphone portable !

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ET SI LE « SOCIAL BUSINESS » ETAIT D’ABORD UNE REVOLUTION CULTURELLE?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur au livre fraichement écrit et édité à compte d’auteur par Frédéric Cavazza, intitulé  » SOCIAL BUSINESS – Comment définir une stratégie viable pour votre marque sur les médias sociaux ». Si vous vous intéressez aux médias sociaux, il n’est probablement pas utile de vous présenter Fredéric Cavazza, consultant et conférencier, dont le blog FredCavazza.net est une référence depuis déjà longtemps, et qui publie également de nombreux blogs thématiques comme MediasSociaux.fr, RichCommerce.fr, Entreprise20.fr, TerminauxAlternatifs.fr et SimpleWeb.fr. SOCIAL BUSINESS, que vous pouvez acheter sur amazon en cliquant ici (puis en cliquant sur le bouton orange « voir toutes les offres »), est un livre à mettre entre toutes les mains de tous les types de chefs d’entreprise ou de managers de marques qui veulent comprendre de manière simple et opérationnelle comment mettre le pouvoir des réseaux sociaux au service de leur business. Après la phase d’expérimentation et la phase d’industrialisation, Frédéric Cavazza est convaincu que nous sommes entrés dans une troisième phase, celle de la de maturité, où le social marketing peut se mettre pleinement au service de l’entreprise, à condition de lui donner sa juste place stratégique, au coeur de la relation client. Une révolution plus culturelle que technique, mais urgente pour toutes les entreprises.

Si le dogme « les marchés sont des conversations » a été formulé en 1999 dans le fameux « Cluetrain Manifesto », ce n’est qu’aujourd’hui qu’il commence à prendre sa pleine mesure, à l’heure où tous les médias sont devenus sociaux et où, si l’on en croit l’étude Yuseo publiée en mars 2013,  » 29% des internautes consultent les pages et profils de marques sur les médias sociaux avant d’acheter ». Fred Cavazza définit les médias sociaux comme « un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité ». A ce titre, les médias sociaux sont un sous-ensemble du web participatif, dit « web 2.0″.Il convient également de ne pas confondre les communautés en ligne, comme les forums, qui sont avant tout des espaces de conversations, avec les plateformes sociales comme Facebook ou Twitter qui sont des espaces d’expression et de partage, au sein desquels le dialogue ne tient qu’une faible place. Selon Fred Cavazza, on peut distinguer 10 types de médias sociaux : forum (type Doctissimo), blog (type wordpress), wiki (type wikipedia), microblog (type twitter), réseau social (type facebook, LinkedIn), services de partage (type Youtube, Instagram, Pinterest), agrégateur (type RebelMouse, Tint), jeux sociaux (type Farmville, Candy Crush), FAQ collaborative (type Quora) et Géolocalisation (type Foursquare). C’est la diversité des réseaux sociaux qui en fait leur force, chaque internaute établissant sa propre combinaison d’usage. La conséquence du développement de l’audience des médias sociaux, est l’apparition dans le cycle de vie clients traditionnellement formalisé en quatre étapes (suspects/ prospects /clients /clients fidèles) de deux étapes nouvelles fondamentales : « interlocuteur » et « ambassadeur ». Les interlocuteurs sont les prospects en phase active de recherche via le net, et les ambassadeurs sont les clients les plus fidélisés prêts à évangéliser. Fred Cavazza reprend la logique du « Zero Moment of Truth » chère à Google, que je vous avais exposée ici (schéma ci-dessous). Les médias sociaux créent de nouveaux modes d’engagement complémentaires aux médias traditionnels permettant de s’extraire de la logique produit/prix pour initier une relation avec les prospects/clients qui repose sur d’autres leviers. Si les médias sociaux ne sont pas là pour vendre directement (les tentatives de ventes directes par Facebook ou Twitter ont fait long feu), ils permettent d’augmenter considérablement la propension à acheter dans les points de ventes ou sur les sites d’e-commerce auxquels ils renvoient.

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Frederic Cavazza propose une approche stratégique des médias sociaux en 8 étapes : 1. Audit 2.Définition de la Stratégie 3. Ecoute des conversations 4. Anticipation de crise 5. Présence active 6. Réponse et Aide 7. Dialogue 8. Fédération des communautés. Il passe en revue l’ensemble des outils disponibles : outils d’écoute et d’analyse, outils de gestion de publications et de gestion de campagne, outils de curation, outils d’analyse de performance, outils de gestion de la relation client et outils de gestion de prospection. Il prône la primauté du ROO (Return On Objectives) sur la logique du ROI (Return on Investment), et insiste sur le premier enjeu pour les entreprises, qui est avant tout culturel. Un enjeu qui passe par l’implication de chacun :  » adopter une culture sociale , c’est avant tout adopter les valeurs qui animent les médias sociaux et les communautés en ligne : transparence, honnêteté, partage…Il convient, dans un premier temps de s’assurer que les équipes internes ont bien appréhendé les enjeux et les codes des médias sociaux…Faire collaborer les différents métiers entre eux requiert un assouplissement de l’organisation et la création de nouveaux postes » incluant « un évangéliste interne des médias sociaux » ou même une « social media academy », comme celles de Dell, Starbucks ou Best Buy. Il faut « changer les habitudes avant de changer les outils », car la montée en compétence des équipes internes est décisive. C’est toute l’entreprise qui doit accomplir sa mutation d’ouverture aux médias sociaux, en commençant par les dirigeants, qui ont beaucoup à gagner, et peu à perdre, en s’y engageant résolument.

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Effets du Kamagra est varié pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.

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ET SI ON NE SURESTIMAIT PAS L’AMOUR DE LA PUB ?

Comme tous les samedis, #EclatDeRire vous propose les meilleures publicités humoristiques du monde entier, avec cette semaine un retour sur le Superbowl de dimanche dernier (dont je vous avais présenté les pubs les plus drôles en avant-première ici). Comme l’an dernier (film ci-dessous), ADOBE a décidé, avec son agence Goodby Silverstein, de se moquer du grand show publicitaire annuel, en nous rappelant que la moitié des téléspectacteurs du Superbowl sont également connectés sur leur smartphone ou leur tablette en même temps. D’où l’intérêt de disposer des bons outils analytiques pour mesurer la performance publicitaire. A propos de mesure, selon Admeter de USA Today, la publicité la plus appréciée des téléspectateurs cette année au SuperBowl a été le film de Budweiser « Puppy Love » (cliquer ici), l’irrésistible histoire d’amitié entre un chien et un cheval, qui a franchi la barre des 45 millions de vues sur YouTube. Et le second film le plus apprécié fut le film « Time Machine » de Doritos (dont je vous avais parlé ici), en vous disant qu’il ne fallait pas « sous estimer le pouvoir des chiens dans la publicité » ;-)

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ET SI LE RESEAU AVAIT TOUJOURS RAISON ?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur au tout dernier livre de Peter Hinssen intitulé  » The network always wins – How to survive in the Age of Uncertainty ». Entrepreneur, consultant, conférencier et enseignant à la London Business School, Peter Hinssen est un des meilleurs experts européens du management, spécialisé dans l’impact des nouvelles technologies sur l’organisation des entreprises. Dans son précédent livre, intitulé « The New Normal », Peter Hinssen s’était concentré sur la manière dont les entreprises doivent intégrer la culture digitale, insistant sur les notions de « S-Curve » et de « flip » : le passage dans un monde digital dominant devenu la nouvelle normalité. Dans « The Network Always Wins », Peter Hinssen pousse plus loin sa réflexion, convaincu que « lorsque les marchés eux-mêmes se transforment en réseau, les entreprises n’ont pas d’autres solutions que d’apprendre à devenir des réseaux pour survivre ».

Le constat fondamental de Peter Hinssen est simple : A l’heure de la digitalisation devenue la norme (« the New Normal »), nous vivons dans une société entièrement basée sur la notion de réseaux (networks). Qu’ils s’agissent de réseaux d’information, de réseaux de connaissance, de réseaux de divertissements, de réseaux d’amis, ou de réseaux d’entreprise. Tout ce que nous voyons autour de nous est fondé sur la notion de réseau. Et pourtant, nous continuons de traiter notre environnement, nos économies, nos marchés et nos organisations comme des systèmes linéaires. Pour Peter Hinssen, il est temps de penser le monde d’une manière différente en considérant l’économie, le business, les marchés et les sociétés comme des systèmes complexes, inter-reliés par internet, et évolutifs. Dans un futur caractérisé par la Volatilité, l’Uncertain, la Complexité et l’Ambituité (qu’il appelle « VUCA »), il nous faut agir avec Vélocité, Agilité, Créativité, par l’Innovation, le Networking et l’Expérimentation (ce qu’il appelle VACINE). Nous sommes passés à l’heure du temps réel. Parce que les produits, les marchés et les comportements évoluent plus vite que jamais, les entreprises doivent revoir le rythme de leur horloge interne (« Internal clock »), pour le mettre en phase avec le rythme de l’évolution externe (« External clock »). Dans le passé, les entreprises avaient suffisamment de temps pour innover, s’adapter et évoluer. C’est elles qui imposaient le rythme du changement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les marchés ont leur propre rythme et obligent les entreprises à accélérer pour ne pas être hors-jeu.

La linéarité est morte. Nous sommes entrés dans l’ère de la complexité où il nous faut comprendre les logiques d’émergence, de connectivité, ce co-évolution, de diversité et d’auto-organisation. Les systèmes complexes évoluent à la limite du chaos, comme l’a démontré Ilya Prigogine. Les réseaux sont des sytèmes complexes qui nécessitent l’apprentissage d’un nouveau langage. Il faut commencer par intégrer pleinement le fait que les informations sont désormais des flux qu’il est vain de vouloir stocker dans des bases de données statiques. Les informations ne sont pas des lacs, mais des rivières, pour ne pas dire des torrents. Pour les appréhender, il faut donc soit même se mettre dans une posture dynamique. Pour réussir dans un monde en réseau, les organisations doivent elles-mêmes devenir des réseaux d’une part parce que l’information s’écoule plus vite dans un réseau, le filtre de l’intelligence s’exerce plus vite dans un réseau, et l’innovation se développe plus vite en réseau. Cette révolution touche également le marketing. Conçu initialement comme une démarche très linéaire où le marketeur se contentait d’envoyer un message à un consommateur passif, le marketing est désormais un processus complexe où différentes sources influencent la décision d’achat d’un consommateur réactif devenu lui-même une source d’information. C’est ce qu’ont bien compris des entreprises comme Amazon ou Netflix. L’enjeu central du marketing d’aujourd’hui et de demain consiste à maitriser en temps réel des flux d’informations pour influencer les réseaux et les tribus.

Social network concept. Hi-res digitally generated image.

C’est pourquoi Peter Hinssen propose d’appeler les « Millenials », non pas la génération Y, mais la génération « N » (comme Networks) : la première génération à avoir été élevée dans un monde connecté à chacun et à chaque chose, dans un système particulièrement méritocratique. Comme le dit Gary Hamel dans son livre « What matters now »:  » Quand vous postez un film sur YouTube, personne ne vous demande si vous avez fait ou non une école de cinéma ». Une génération N aussi fluide que les générations d’avant furent statique. Une génération qui considère les projets plutôt que la carrière, les missions plutôt que le contrat de travail, et qui se vit plus comme un contributeur que comme un employé, valorisant la passion et non le dévouement. Bienvenue dans le monde de l’anti-hiérarchie ! Devenir une entreprise fluide ne signifie pas renoncer à toute forme de structure, bien évidemment. Mais l’enjeu devient pour l’entreprise de définir un « pattern », un modèle ouvert, autorisant une grande fluidité : fluidité de la structure et fluidité de la culture. Il faut aussi accepter de savoir détruire pour construire, et de manière pragmatique, abandonner des projets ou des organisations adaptées à hier mais pas à demain. On pourrait ainsi redéfinir les entreprises autour de trois réseaux fondamentaux : le réseau de l’innovation centrale (nécessaire à la survie), le réseau social et culturel (nécessaire à la cohésion sociale), et le réseau de contrôle (nécessaire à l’organisation). Au moment où se développe  » le réseau des objets » et où Google s’intéresse aux marché de l’automobile qu’il voit non pas comme un enjeu industriel, mais comme un enjeu d’information et de connexion, il est urgent pour les entreprises de se penser en réseau et de se fluidifier en étant moins organisées, moins « managées », moins structurées, moins hiérarchiques, et moins « routinisées ». Pour devenir fluides dans un monde de flux, les entreprises doivent d’urgence commencer par décongeler : l’heure du dégel des entreprises à sonné !

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ET SI LE SUPERBOWL 2014 VOUS FAISAIT SOURIRE AVEC 24 HEURES D’AVANCE ?

Comme tous les samedis, notre rubrique #EclatDeRire est consacrée aux meilleurs films publicitaires humoristiques du monde entier. Avec aujourd’hui une EDITION SPECIALE SUPERBOWL 2014. Vingt quatre heures avant la grande finale qui se déroulera au MetLife Stadium de East Rutherford, dans le New Jersey et qui verra les Seahawks de Seattle affronter les Broncos de Denver, j’ai le plaisir de vous proposer les dix films les plus drôles de 2014. Comme chaque année, les marques rivalisent d’humour et d’émotion, embarquant à leur côtés nombre de stars de toutes sortes. Bud Light a mis le paquet dans un long film spectaculaire mettant en scène Wild Night, Minka Kelly, le groupe One Republic et Schwarzenegger dans un rôle très inattendu pour lancer sa nouvelle signature  » The perfect beer for whatever happens ». Le film de 3’45 (ci-dessus) sera présenté dans une version 90 secondes, étant donné le prix de l’achat d’espace… Même si tous les films n’ont pas été encore mis en ligne, il ne fait pas de doute que la catégorie reine de l’humour restera cette année la catégorie automobile, avec Hyundai, Jaguar, Kia, Volkswagen, mais surtout le film « Doberhuahua » de Audi (ci-dessous) reposant sur un insight particulièrement pertinent : « Compromise scares us too ». Vous pouvez encore voter pour élire les deux films Doritos qui seront diffusés demain (cliquer ici). J’ai sélectionné (en bas de ce post) le film Doritos qui devrait selon moi l’emporter ! En attendant le match de rugby France-Angleterre de cet après-midi, et la finale du Superbowl demain, je vous souhaite à toutes et à tous une excellent week-end !

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