Archives mensuelles : juin 2014

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ET SI VOUS DECOUVRIEZ LES 22 FILMS LES PLUS DROLES DES CANNES LIONS 2014 ?

Comme chaque année, je vous réserve un #ECLATDERIRE spécial #CannesLions, avec ma sélection des films publicitaires les plus drôles issus de la short list des meilleurs films dans toutes les catégories primées, que j’ai pu visionner dans la journée d’hier à Cannes. Vous y retrouverez pour moitié des campagnes que vous avez peut-être déjà vues dans cette rubrique hebdomadaire au cours des 12 derniers mois, mais vous y découvrirez aussi une série de nouvelles pépites qui ont toutes les chances de vous faire rire ou pour le moins sourire ! En attendant les résultats du palmarès final de ce soir, qui devrait confirmer une année record de trophées pour la France, et conforter les grands vainqueurs de la semaine (Harvey Nichols, Volvo Trucks et Chipotle), je vous souhaite, depuis Cannes, un excellent week-end plein de soleil et d’humour !

Effets du Kamagra est différent pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

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ET SI VOUS PRENIEZ UNE PETITE LECON DE FUTBAL AVEC ADRIANA LIMA ?

L’#EclatDeRire de ce samedi ne pouvait être que footbalistique, ou plus exactement « futbalistique ». Déjà plus de 2 millions de vues en quelques jours pour Adriana Lima, héroïne de la nouvelle campagne de publicité de KIA, donnant aux amateurs de football américain une petite leçon de « futbal » à laquelle il est manifestement difficile de résister. Que vous soyez déjà fan de foot, ou que vous vous apprêtiez à le devenir dans les semaines qui viennent (de toutes façons, vous n’avez pas vraiment le choix…), je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end !

Effets du Kamagra est varié pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure choix. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

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ET SI VOUS AVIEZ REELLEMENT UNE FAIM DE LOUP ?

Comme tous les samedis sur ce blog, #EclatDeRire vous propose les meilleurs films publicitaires humoristiques venues du monde entier. Avec aujourd’hui une campagne intitulée « Hangry Moments » pour Jack Link’s Beef Jerky, qui réveillera la bête sauvage qui sommeille en vous. « Feed your wild side » et excellent week-end à toutes et à tous !

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ET SI NOUS RENDIONS L’INNOVATION POSITIVEMENT DESTRUCTRICE ?

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J’ai décidé de consacrer notre post dominical #JourDuPenseur au tout dernier petit livre de Luc Ferry, intitulé « L’innovation Destructrice », un titre auquel l’auteur de « L’idée qui tue » ne pouvait pas rester insensible ! Celles et ceux qui ont lu mon livre savent que le titre que j’ai choisi ne fait pas seulement référence à la notion de « Killer idea » anglo-saxonne (qui s’applique aux idées qui réussissent formidablement bien), mais aussi à l’idée que toute idée nouvelle, par définition, modifie un état existant, et s’attaque à une convention de pensée, une idée reçue qu’elle remet en cause et qu’elle détruit. C’est ce que j’appelle la valeur « subversive » de l’idée. Luc Ferry apporte un éclairage particulièrement pertinent à la notion d’innovation destructrice dans le domaine économique, mais aussi politique, social, culturel et artistique. Son titre renvoie bien entendu au concept de « destruction créatrice » de l’économiste Schumpeter, définie comme « l’impulsion fondamentale qui maintient en mouvement la machine capitaliste », mais comme le dit avec humour Luc Ferry pour justifier son inversion des termes de l’oxymore : « Laisser tomber dans l’eau son iPhone donne rarement naissance au 5, en revanche, l’invention du 5 rend peu à peu caduc le 4″ ! L’idée qui anime le livre de Luc Ferry est que l’innovation, malgré touts les bienfaits qu’elle apporte, possède une face cachée, un côté obscur dont les ramifications vont bien au delà de la seule sphère marchande. Luc Ferry croit au progrès, mais veut nous alerter sur la nécessaire prise en compte de ses effets négatifs immédiats, en prônant une innovation qui ne se contente pas d’innover pour innover, mais qui ait un sens au service de l’homme.

« Dans cet univers de compétition universelle qu’on appelle la mondialisation, les investissements innovants sont devenus vitaux pour nos économies. Une entreprise qui n’innove pas en permanence et dans tous les domaines – les produits, la communication, les relations humaines, la numérisation, la conquête de marchés nouveaux, l’organisation de la production, des transports etc..- est vouée à la mort, balayée qu’elle sera inévitablement par ses concurrents ». Or la France innove de moins en moins. Le patronat vous dira que les charges fiscales sont trop lourdes, et le principe de précaution trop prégnant :  » Nous avons peur de tout : du sexe, de l’alcool, du tabac, de la vitesse, des OGM, du trou dans la couche d’ozone, des nanotechnologies … », comme en témoigne le succès des films écocatastrophistes. Selon Luc Ferry, la peur a changé de statut. On en oublierait à quel point elle est mauvaise conseillère. Mais pour l’auteur, il faut creuser au delà de ces évidences pour comprendre les implications psychologiques du changement perpétuel. Des implications qui ne sont pas seulement économiques, mais aussi sociales, culturelles ou religieuses. Repartant de l’opposition classique entre croissance « keynésienne » et « schumpétérienne », Luc Ferry nous fait part de sa conviction que « C’est Schumpeter qui a raison » : « Ce qui alimente pour l’essentiel la croissance se situe dans l’invention de nouveautés dans tous les domaines ». Internet en est la preuve. Mais si l’innovation apporte de nombreux bienfaits (espérance de vie et niveau de vie), elle provoque insécurité, nécessaire reconversion, donc chômage dans un premier temps, et inégalité. Comme le souligne l’économiste Nicolas Bouzou « Plus la croissance est forte, plus le corps social est secoué ». Le nouveau n’apparait d’abord que sous ses aspects négatifs : « nous vivons une révolution permanente qui ouvre des perspectives sans doute enthousiasmantes pour ceux qui « gagneront », mais infiniment angoissantes pour les autres… qui ne perçoivent que les effets délétères du capitalisme dans leurs existences bouleversées ».

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Le processus d’innovation n’est pas seulement déstabilisant sur le plan économique et social pour toute une partie de la population, mais aussi sur le plan philosophique et moral, car il apparait dénué de sens : « L’histoire n’avance plus guidée par la représentation d’une fin, d’un grand dessein », comme elle l’était au siècle des Lumières. Le capitalisme est amoral : « Nous ne savons ni quel monde nous construisons, ni pourquoi nous y allons ». De plus, nous avons vécu depuis le dabut du 19ème siècle une « déconstruction des valeurs et des autorités traditionnelles comme jamais dans l’histoire de l’humanité », touchant toutes les sphéres de la vie humaine. A l’exemple de ce que Luc Ferry appelle « la BFMisation » de l’information, prenant la dictature de l’audimat comme symbole du processus de destruction créatrice à l’oeuvre, engendrant un glissement progressif de la presse vers les « passions démocratiques » (L’indignation, la peur, la jalousie, la colère). C’est encore l’innovation destructrice qui détrône toutes les formes d’organisation institutionnelles (« qui défait les rois et les papes »), qui laisse la rationalité s’imposer partout sans nuance, et promeut une logique addictive de la consommation. Luc Ferry voit dans l’art moderne contemporain un sommet de « l’innovation destructrice à l’état chimiquement pur » dans toute sa dualité : « d’un côté, l’art contemporain se veut destructeur, subversif à l’égard du passé, voire révolutionnaire puisque voué à la mise en scène permanente de la « rupture » avec la tradition. Mais de l’autre, il s’affiche positif, novateur, inventif et créatif, orienté tout entier vers l’ouverture d’un avenir ». Ce sont là les deux faces d’une même médaille, celle de l’innovation destructive. Sans compter l’importance de la dimension temporelle. Comme le rappelait Kandinsky, auteur du fameux triangle mettant en évidence la notion d’avant-garde du génie novateur :  » la dissonance picturale et musicale d’aujourd’hui n’est rien d’autre que la consonance de demain ». Parce que « nous avons tendance à ne percevoir dans l’histoire que ce qui s’effondre et meurt, presque jamais ce qui surgit et prend vie », nous croyons vivre dans l’ère du vide, alors que selon Luc Ferry ,  » Ce que nous vivons n’est nullement l’éclipse du sacré, la fin des valeurs, mais leur incarnation dans un nouveau visage, celui de l’humanité ». C’est ce qu’il appelle le « deuxième humanisme », fondé sur la « divinisation » de l’humain. C’est l’être humain qui est devenu sacré pour nous. C’est ce nouvel humanisme qui doit nous pousser à ré-associer l’innovation et la beauté, l’innovation et les grandes expériences humaines, l’innovation et le sens. Comme le souligne l’auteur dans le dernier chapitre qui est aussi un plaidoyer pro-européen prémonitoire :  » Rien n’est perdu, rien n’est encore joué, nous sommes sur la tranche de la pièce ». Il ne tient qu’à nous que l’innovation soit positivement destructrice.

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Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.