Archives mensuelles : mars 2015

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ET SI LES SERIES TV REDONNAIENT DU SENS À LA POLITIQUE?

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En ce dimanche de deuxième tour électoral départemental, j’ai décidé de consacrer notre #JourDuPenseur dominical au thème de la nécessaire revalorisation de la politique. Non pas au travers d’un livre, une fois n’est pas coutume, mais au travers d’un rapport de fin d’études intitulé « POLITIQUE FICTION ? POLITIQUE SPECTACLE – Représenter l’exercice du pouvoir dans les séries télévisées politiques The West Wing, Borgen et House Of Cards », rapport qui m’a été envoyé par Valentine Serino, une étudiante en Master 2 du département de Sciences Politiques de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Je reçois régulièrement les rapports de fin d’études d’étudiants en communication dont je suis maitre de stage, ou qui m’ont parfois interviewé dans le cadre de leur recherche, et je me dis souvent (mais pas toujours ;-) ), qu’il est dommage que ces rapports ne profitent pas à une audience plus large. J’ai donc décidé de proposer aux meilleur(e)s étudiant(e)s qui en sont les auteurs de publier sur ce blog la synthèse de leur analyse. J’ai trouvé le rapport de Valentine Serino particulièrement intéressant. Après avoir analysé en détail les ressorts des séries politiques qui représentent « un modèle démocratique idéal », en montrant une « politique sans fard » qui nous fait passer du « divertissement à l’avertissement » sur la nature des enjeux démocratiques (où triomphe l’intérêt privé dans une compétition omniprésente), et après s’être attachée aux thèmes récurrents de ces séries (Des acteurs politiques écrasés par leur charge, le charisme et l’isolement du politique, la communication et les relations aux journalistes…), Valentine nous explique pourquoi la série télévisée politique est en fait l’inverse de la politique spectacle, et comment la notion même de série fictionnelle parvient à intégrer le quotidien du téléspectacteur, pour, in fine, lui donner la possibilité de se réapproprier dans le temps la chose politique. Je lui cède donc le clavier pour la synthèse de son rapport (le rapport complet est disponible par mail sur simple demande à @ValentineSerino sur twitter ou en commentaire de ce post) :

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Je remercie vivement Nicolas Bordas de la confiance qu’il m’accorde pour son #JourDuPenseur. Le succès de séries télévisées politiques telles que House of Cards, dont la troisième saison est diffusée sur Canal+, incite à interroger les liens entre la fiction et les pratiques politiques réelles. Représenter, c’est mettre en scène une histoire, l’incarner dans un jeu d’acteurs. Mais représenter, c’est aussi incarner les idées d’une communauté, être le porte-parole de celle-ci. Un même mot pour décrire la vocation du comédien et la profession du politique ? Sans doute pas le fruit du hasard. La série politique apparait comme une nouvelle façon de parler de politique à la télévision, en ce qu’elle constitue d’abord une source d’information indirecte. Pas aussi complète qu’un ouvrage de science politique, elle favorise tout de même une meilleure compréhension du fonctionnement des institutions qui sont présentées, décrit le rôle tenu par chaque acteur (politique), les rapports de force internes, les relations du politique avec les médias …en un mot, l’essence de ce que la politique demande aux personnes qui y consacrent leur existence. Toutefois, il serait faux de penser que la fiction est une représentation fidèle de l’activité politique. Chaque production apparait comme un miroir déformant, que son traitement soit idéaliste, réaliste, cynique ou humoristique. L’angle est souvent déterminé par les circonstances : The West Wing répond, au début des années 2000, au besoin de réenchanter la politique au cours du premier mandat de George W. Bush, quand House of Cards traduit la méfiance croissante à l’égard de nos représentants… Et pourtant, même si Frank Underwood incarne le politique manipulateur et inquiétant, il reste plus populaire que… Barack Obama.

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Dès lors, comment les séries politiques font-elles pour attirer un public de plus en plus large et s’imposer comme des références de la culture pop, au moment même où la politique réelle suscite de moins en moins d’espoir ou d’enthousiasme ? Par le mouvement de transparence qu’elles opèrent tout d’abord, en dévoilant les coulisses du pouvoir, ses artifices, en distinguant les éléments de langage des idées portées par les responsables politiques. Cette transparence va jusqu’à la confidence dans House of Cards, où Frank Underwood, contrairement aux politiques réels, n’hésite pas à accorder toute sa confiance à l’auditoire – et à lui révéler plus qu’il ne le ferait certainement dans l’espace public. L’action des personnages fictifs est aussi marquée du sceau du désintéressement, avec des politiques qui ne courent pas uniquement après leur (ré)élection, comme dans la série danoise Borgen, où Birgit Nyborg est nommée premier ministre sans avoir mené campagne avec cet objectif, mais en ayant voulu exprimer les opinions du parti centriste au sein du débat public. Enfin, le format de la série rend possible une réappropriation de la fiction politique par le spectateur-citoyen : elle intègre le quotidien de chacun au rythme de la diffusion des épisodes, suscitant une forme de routinisation, tout en gardant à l’esprit d’assurer une cohérence sur l’ensemble de chaque saison. En un mot, la série permet d’assurer la narration d’une histoire politique qui a du sens. En définitive, les séries deviennent de plus en plus des références non seulement audiovisuelles et culturelles, mais aussi des points de repère politiques, car les spectateurs font, notamment sur les réseaux sociaux, de plus en plus appel à des éléments observés dans la fiction pour expliquer, décrypter, dénoncer, une réalité politique parfois difficile à saisir pour les non-initiés. Et si au final, les séries télévisées étaient une étape pour rendre la politique à nouveau populaire et, in fine, plus démocratique ?

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Effets du Kamagra est divers pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

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ET S’IL VALAIT MIEUX LAISSER LA COMEDIE AUX COMEDIENS?

Comme tous les samedis, notre rubrique #EclatDeRire vous délivre les meilleurs films publicitaires humoristiques venus du monde entier … « Découvrez que vous n’êtes pas drôle » ! C’était déjà le thème d’une publicité désopilante signée Clemenger BBDO en 2013 (vidéo ci-dessous) pour le Melbourne Comedy Festival, qui se déroule chaque année au printemps.Pour l’édition 2015 du Festival, l’agence récidive en refaisant de l’humour sur l’humour, avec le tout nouveau film ci-dessus, qui devrait vous faire doublement sourire. Que vous soyez bon(ne) ou mauvais(e) comédien(ne), je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end !

Effets du Kamagra est divers pour tout le paix. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.

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ET SI VOUS PARLIEZ COURAMMENT LE LANGAGE DES COULEURS ?

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Après s’être illustrée avec un très beau film « Instinct of Color », dont je vous avais parlé ici, OPI invente avec DAN PARIS un nouveau langage universel tout en couleur et lance une application inédite qui permet de le parler en quelques secondes. La marque aux 400 teintes de vernis témoigne de sa passion historique pour la couleur en créant un alphabet complet de 145 caractères (composé de lettres, caractères spéciaux (chiffres & signes) réalisé à partir de gouttes de vernis.

Première marque à avoir osé des vernis bleus, verts ou jaunes, OPI sait qu’au-delà de l’esthétisme, la couleur des ongles est devenue une façon de communiquer. À l’instar d’un langage, la couleur est un moyen d’expression qui mérite d’être parlé par tous. C’est pourquoi, OPI et l’agence DAN Paris ont créé ce nouveau mode d’expression graphique mais aussi la toute première application mobile gratuite pour pouvoir parler, lire ou écrire en couleur. Déclaration d’amour, pensée inopinée ou même critique acerbe, tout devient plus beau en couleur.

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Disponible dans 77 pays sur l’App Store et sur Google Play, l’application ColorChat™ (à télécharger ici), est accompagnée d’une vaste campagne média internationale (affichage, presse, digital,social media) et d’une animation sur les écrans géants de Time Square.

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Effets du Kamagra est divers pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure option. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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ET SI VOS IMAGES ENTRAIENT DANS L’HISTOIRE ?

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J’ai décidé de consacrer notre #JourDuPenseur de ce dimanche, à ce qui sera le thème de mon intervention demain au Salon du Livre : « Notre mémoire en images, un récit collectif à partager », une table ronde où je serai lundi en fin d’après-midi aux côtés de Laurent Joffrin et Thomas Jamet, organisée par Nata Rampazzo, le célèbre designer de presse et d’édition, à l’origine de la collection « Les Français en photos »(Gründ), et du site « françaisenphoto.fr« , première plateforme participative dédiée au patrimoine photographique des Français. Avec l’augmentation de la diffusion des smartphones et le phénomène des réseaux sociaux, la production d’images numériques est en pleine explosion. On estime à plus de 500 millions le nombre de photos téléchargées chaque jour sur le net, dont 350 millions sur Facebook et 70 millions sur Instagram ! Kevin Systrom, patron d’Instagram le souligne :  » on constate l’avènement d’un web image à la suite du web texte ». Mais « le trop d’images ne tue t’il pas la mémoire ? », et, au-delà l’Histoire, c’est à dire la capacité de forger notre mémoire collective ? L’image sans référence aux conditions de sa production, et sans mise en perspective par des mots (ou à minima des hashtags) est « décervelée ». D’où le besoin de lui donner du sens pour lui permettre de faire sens, de raconter une histoire et même de rentrer dans l’histoire, avec un petit ou un grand H. Le succès de Pinterest, en complément d’Instagram, s’inscrit dans une logique de « besoin de classement », de création de repères permettant de donner aux images une vie structurée. Parce que la profusion d’images ne permet plus à un seul cerveau de faire le tri, il apparait nécessaire d’en appeler au « cerveau collectif » pour constituer une mémoire collective « crowd-founded » qui permette à nos histoires de constituer l’Histoire qui forge nos identités.

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« La mémoire collective, c’est l’ensemble des représentations sociales du passé dans une société donnée », énonce Denis Peschanski, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et directeur de recherche au CNRS. « Au filtre de cette mémoire, ne sont retenus que les événements perçus comme structurants dans la construction de notre identité collective ». La mémoire collective n’a pas de logique intrinsèque : elle se construit sur le même mécanisme que la mémoire individuelle, sans exhaustivité, avec partialité, et avec émotion. Mais qu’est-ce que la mémoire collective à l’heure d’internet qui incarne désormais LA mémoire collective, potentiellement exhaustive et alimentée en temps réel ? Que change la révolution Internet à la construction de mémoire, et en particulier de la mémoire en images ? Dans un livre très intéressant paru en 2009 « Mémoire année Zéro » (dont je vous avais déjà parlé ici), Emmanuel Hoog, qui fut Président de l’INA avant de devenir patron de l’AFP, parle d’une « inflation mémorielle » :  » Notre demande de mémoire a grandi plus vite que notre capacité à produire de l’histoire. Voilà ce que j’appelle l’inflation mémorielle ». Trop de mémoire tue l’histoire ! Paradoxalement, faute de repères historiques clairs, nous nous réfugions dans la nostalgie, aggravée aujourd’hui par le phénomène d’Internet, qui fait mémoire de tout. Désormais, le concept s’est privatisé : on ne se contente plus d’un quart d’heure de célébrité promis à chacun par Andy Warhol, tout le monde veut sa part de mémoire, à travers lui-même, à travers le numérique ». Pour Emmanuel Hoog, c’est la profusion de mémoire sans hiérarchie qui est à l’origine de notre perte de repères. Pour sortir de cette crise, il faut « civiliser cette nouvelle mémoire numérique, en lui donnant des repères et en trouvant un juste équilibre entre sauvegarde et oubli ». Celà suppose de garantir le « droit à l’oubli », d’organiser un « dépôt légal du web », mais aussi de réhabiliter l’intervention de la puissance publique pour mieux réguler Internet et inventer une politique culturelle ambitieuse. On peut bien sur s’interroger sur la capacité réelle et les limites de la notion de « régulation du web », mais il est difficile de ne pas être d’accord avec le diagnostic posé par Emmanuel Hoog.

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Dans son excellent livre « Croire en l’histoire » (voir mon post « Et si nous avions perdu la lumière du futur?« ), l’historien François Hartog nous rappelle que « le temps numérique n’est plus le temps mécanique ». Nous sommes entrés dans l’ère du « présentisme »: « la lumière du futur s’en est allée, et nous sommes restés dans un présent qui n’a cessé de s’étendre, et est devenu – si on reprend l’image du futur éclairant le passé et le présent- sa propre lumière ». Nous vivons dans « le temps réel », avec un présent qui produit à chaque instant le passé et le futur dont il a besoin : un présent qui est lui-même son propre horizon. « Le temps s’est arrêté au présent et l’histoire s’est figée ». Ce qui nous conduit à nous réfugier dans une forme de nostalgie. Comme le dit Paul Valéry, « le risque est alors d’entrer dans l’avenir à reculons ». Pour François Hartog, « il nous faut réinventer une vie, certes attachée au souvenir, mais surtout ouverte sur l’espoir ». Et redonner à l’histoire son rôle de trait d’union, non seulement entre passé et présent, mais aussi entre présent et futur ». « Civiliser notre mémoire numérique », « constituer un trait d’union vers le futur », « contribuer au devoir de mémoire collective », c’est justement la démarche suivie par Nata Rampazzo et son équipe lorsqu’ils ont conçu la plate-forme « www.françaisenphoto.fr » en complément d’une collection d’ouvrages papier publiés par Gründ et préfacés par Laurent Joffrin, valorisant l’extraordinaire fond photographique d’archives de l’agence Roger-Viollet (je vous recommande tout particulièrement le tome « Les Français en révolte »- photo ci-dessous). L’idée est de proposer aux internautes eux-mêmes de sélectionner parmi les photos dont ils disposent, celles qui ont, selon eux, une dimension universelle, ou une valeur de témoignage, et donc le potentiel d’entrer dans la mémoire collective en « faisant Histoire ». La mémoire se construit collectivement. La question est de lui donner un sens sans la trahir. Donner le droit à chacun de poster ses images pour participer à l’élaboration du récit collectif est sans doute la meilleure manière d’orienter les forces du net vers la construction d’une mémoire « crowdsourcée ». C’est pourquoi j’ai décidé de contribuer, avec, entre autres, une photo prise le 11 janvier place de la République dernier, qui ouvre ce post. En espérant que vous aussi, vous rejoindrez le mouvement ! Permettant ainsi à vos images, à nos images, de faire l’Histoire … Et de donner ainsi raison à la formule de Nietzsche :  » L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue » !

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Effets du Kamagra est varié pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le univers. Pas agréable de penser.

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ET SI LA CONFIANCE AVAIT DES LIMITES?

Comme tous les samedis, notre rubrique #EclatDeRire vous présente les meilleurs films publicitaires humoristiques venus du monde entier. Avec cette semaine, quatre nouveaux films du « Leroy Merlin américain », LOWE’S sur le thème « Build your home improvement confidence ». Une campagne fondée sur la fierté de réussir à construire par soi-même, et l’incroyable confiance en soit qu’elle génère… Mention spéciale pour le film du chat ci-dessous ! Que vous montiez ou non une étagère Billy aujourd’hui, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end et une confiance sans limite !

Effets du Kamagra est divers pour tout le règne. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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ET SI C’ETAIT A VOTRE TOUR DE FAIRE DU BRUIT ?

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J’ai décidé de consacrer notre #JourDuPenseur dominical au nouveau livre de Seth Godin  » What to do when it’s your turn » publié en décembre dernier en anglais, et dont la traduction française vient tout juste de paraitre sous le titre « C’est à vous de jouer ! ». On ne présente plus Seth Godin, ancien directeur marketing direct de Yahoo, aujourd’hui consultant et speaker, grand promoteur historique du concept de « permission marketing » dès 1999, et auteur de livres sur les tribus, le story-telling, le marketing viral ou le développement personnel. Le nouveau livre de Seth Godin est dédié à Anne Kenney, cette ouvrière anglaise qui fut l’une des premières suffragettes. Lors d’un meeting pour le droit de vote, alors qu’elle avait demandé à un membre du Parlement son opinion sur le sujet, et que celui-ci avait refusé de lui répondre, elle avait fait un tel chahut qu’elle a ensuite passé trois jours en prison. Son courage a contribué à donner de la voix à un un mouvement qui a fini par changer le monde, parce qu’Annie est sortie du rang. Et c’est à sortir du rang que Seth Godin veut nous inviter dans son nouveau livre comme le dit le Manifesto d’ouverture (voir en bas de ce post) :  » C’est à vous de vous faire entendre, vous démarquer, créer des liens, faire des adeptes, lancer un produit, résoudre un problème interessant, écrire, chanter, inventer, créer, poser une question, lancer un projet, organiser une manifestation, ouvrir la porte, remettre en cause l’autorité, tourner un court-métrage, réaliser, produire, postuler, trouver, adopter, acquérir une nouvelle compétence, aider quelqu’un qui a besoin de vous. Laisser un vide quand vous n’êtes pas là. C’est à vous de faire du bruit !

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Le livre de Seth Godin parle d’opportunité : « l’opportunité d’y aller quand c’est à vous de jouer et de changer les choses, l’opportunité pour chacun d’apporter sa pierre à l’édifice et de vivre pleinement sa vie ». Pour Seth Godin, l’opportunité, c’est la liberté : liberté de créer des liens, de tendre la main à n’importe qui dans le monde, liberté de créer, d’inventer et de partager, liberté d’apprendre, liberté de choisir son prochain projet, liberté de faire ce qui nous semble important, malgré toutes les difficultés inhérentes à la vie et ses écueils. Il s’agit pour chacun de s’octroyer la liberté de créer le changement, et de rechercher la tension induite par celui-ci. En refusant la peur de se sentir stupide car la stupidité précède l’apprentissage : « il nous coute moins d’avoir tort que de ne rien faire ». Et en acceptant l’échec :  » c’est en perdant qu’on finit par gagner ». Seth Godin nous propose de cotoyer le « Et si ? » et le « Pourquoi pas ? », en acceptant de « pirater » autant que nous sommes « piratés ». Il ne tient qu’à nous de « saisir notre chance » sans attendre qu’on nous la donne. L’angoisse de la page blanche est un mythe : il suffit de prendre l’habitude de l’initiative, de commencer, de démarrer. En ayant conscience qu’une bonne partie de la souffrance est fictive. Comme aimait à le dire Alfred Hitchcok : « Ca n’est pas le coup de feu qui fait peur, mais son anticipation ». Car pour Seth Godin: « Le livre qui changera votre vie est celui que vous écrirez ». Si l’on n’ose pas assez, c’est d’abord notre propre faute. Comme le dit Elon Musk, le patron de Tesla  » Notre destin est entre nos mains. Si nous ne réussissons pas, c’est de notre faute ». Chacun peut devenir « le cinquième marteau de Pythagore », celui qui ne contribue pas à la beauté et à la magie parce qu’il entre dans le moule, mais parce qu’il se démarque. On retrouve ici la thèse qui a rendu célèbre Seth Godin dans son fameux TED talk de 2007 intitulé « Ideas that spread win », sur la notion de « Remarkable » (vidéo ci-dessous).

Bien sûr, il n’y a pas de chemin sans effort et sans douleur. Mais au moins, quitte à souffrir, chacun peut essayer de faire quelque chose qui compte ! Seth Godin nous invite à privilégier la générosité : « Mon idée est que la seule manière de réussir comme artiste sur le long terme est de créer par générosité, en cherchant à tisser des liens et à faire avancer les autres ». Dans l’économie connectée, « mieux » veut dire « plus humain ». Seth Godin préconise surtout de ne pas attendre pour saisir notre chance, pas « plus tard », mais maintenant, car on ne sait jamais quand est le bon moment, et « c’est toujours trop tôt ». Provoquer sa chance en écrivant sa propre histoire ( » Ecrivez jusqu’à ce que vous n’ayez plus peur d’écrire ») et en utilisant ses peurs comme moteur et en se posant la question motrice de l’innvoation :  » Qu’avez-vous envie de réparer, de chambouler ou d’inventer ? ». Citant Kierkegaard (« Oser, c’est perdre momentanément l’équilibre. Ne pas oser c’est se perdre tout court »), Seth Godin nous invite à sortir de la zone de confort qui nous étouffe : « C’est à votre tour d’écrire un billet de blog, d’appeler un vieil ami, de dire merci, de vous excuser, de poser une question qui fâche ». Et à sortir de nos cachettes, pour nous mettre dans des situations où nous ne pouvons plus nous cacher. Nous rappelant que le devoir (social, moral, légal, artistique) peut-être un privilège, mais aussi une malédiction, Seth Godin nous propose de concevoir la création comme un cadeau fait à autrui. Il nous invite également à cultiver notre soif, en commençant par la soif d’apprendre : la curiosité, et à nous montrer ouvert à l’incertitude, pour être « prêts à vivre avec l’inconnu ». Il ne tient qu’à chacun d’entre nous de choisir, en rendant explicite notre choix  » nous avons beaucoup plus de chances de réussir si nous annonçons ce choix, au moins à nous-mêmes ». La révolution digitale nous permet à tous de prendre le micro et de profiter de la caisse de résonance d’une amplification devenue à notre portée. Désormais, « vous êtes soit le créateur, soit le public; Soit vous attendez votre tour, soit vous le prenez. » Nous pouvons tous adopter un comportement d’artistes : « Etre un artiste, c’est être sur la sellette, saisir sa chance, faire des choses qui peuvent ne pas marcher, chercher à créer des liens, choisir la générosité avant tout, prendre des responsabilités, changer quelqu’un, Etre Humain ». Et si c’était l’amour ? Aimer une personne ou une idée conduit à s’engager. On sait que ça peut ne pas marcher. On le fait plus pour les autres que pour soi. Et quand ça ne marche pas, on recommence. N’ayons plus peur de recommencer, c’est à notre tour de jouer ! Le monde nous attend, plus que jamais.

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Effets du Kamagra est varié pour tout le univers. Il suffit de ne pas dire quelle alternative est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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ET S’IL Y AVAIT DE BONNES RAISONS D’ÊTRE TROIS ?

Comme chaque samedis, notre rubrique #EclatDeRire vous propose les meilleurs films publicitaires humoristiques venus du monde entier. Avec cette semaine, la toute nouvelle campagne de la marque de barres chocolatées du groupe Mars « Three Musketeers » (« the perfect amount of chocolate, fluffy, and musketeer »), qui nous explique enfin pourquoi les Trois Mousquetaires se devaient d’être Trois, ni plus, ni moins. A deux, à trois ou à plus, je vous souhaites à toutes et à tous un excellent week-end !

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ET SI LA PUB DEVENAIT LA MEILLEURE ALLIÉE DES FEMMES?

En ce 8 mars 2015, je ne pouvais pas ne pas consacrer mon #JourDuPenseur dominical à la Journée Internationale du droit des femmes. On peut trouver des raisons de ne pas adhérer à l’idée même de l’existence de cette journée et de certains de ses excès (lire « Ce que je refuse de voir le 8 mars« ), ou considérer que la journée de la femme devrait être tous les jours (à l’exemple du Comité du 9 mars), mais je pense, pour ce qui me concerne, que l’enjeu mérite que l’on s’y arrête pour faire le point des progrès et régressions, au moins une fois par an, dans tous les domaines, chacun ayant de quoi, selon moi, balayer devant sa porte. Pour un article intitulé « POURQUOI LA FEMME PARFAITE NE GAGNERA PAS« , Auféminin.com m’a demandé de commenter un sondage réalisé auprès de 1300 femmes sur « le cliché de la femme parfaite ». Dans cet article de Ludivine Le Goff, j’explique pourquoi, de mon point de vue, « Twitter de garde » remplit désormais le rôle autrefois dévolu aux associations type « chiennes de garde » sur la représentation de la femme dans les médias, et tout particulièrement dans la publicité. Victoria Secret’s en a mesuré les effets en novembre dernier juste après la sortie de sa campagne intitulée « The perfect body ». Face à de très nombreuses réactions sur twitter et les réseaux sociaux, la marque a décidé de changer l’accroche de sa campagne qui deviendra  » A body for every body ». Dans l’esprit de la démarche initiée il y a déjà plus de 10 ans par la marque DOVE, dont l’histoire montrera qu’elle aura été le tournant de la représentation de la femme dans la publicité.

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Dans l’un de mes commentaires, j’insiste sur ce que les anglo-saxons appellent le phénomène « fem-vertising » qui a pris une ampleur toute particulière en 2014 avec le succès considérable des campagnes Dove (Real Beauty Sketches), mais aussi Always, dont le tout nouveau film « Stronger together » (ci-dessous) vient de prendre le relais de la campagne « Like a girl », qui aura marqué les esprits par un « insight » particulièrement pertinent. Ce sont donc deux des entreprises les plus communicantes du monde (Unilever propriétaire de Dove, et Procter & Gamble, propriétaire d’Always) qui montrent puissamment l’exemple, donnant le nouveau « la » au reste du marché. Sentant que  » Female emporwement sells », de nombreuses autres marques ont décidé en 2014 d’élargir cette veine, de Pantène avec sa campagne « Not sorry » incitant les femmes à ne pas plus s’excuser que les hommes, Verizon et sa campagne « Inspire her mind » pour inciter les jeunes femmes à se diriger vers des carrières scientifiques, ou Under Armour et sa très belle campagne « I will what I want », pour n’en citer que quelques unes (voir les vidéos ci-dessous)… Mais l’une des initiatives les plus neuves, est, de mon point de vue, à mettre à l’actif de GETTY Images, qui, en partenariat avec la LeanIn Foundation de Sheryl Sandberg (vidéo ci-dessus), a décidé de lancer une bibliothèque d’images destinée à accélérer la modification de la représentation des femmes dans la publicité et les médias. Cette collection compte plus de 2 500 images illustrant le leadership féminin dans la vie professionnelle et privée contemporaine. Une partie des bénéfices de la collection Lean In est consacrée à la création de subventions Getty Images pour produire des images nouvelles illustrant l’émancipation des femmes. Parce que « YOU CAN’T BE WHAT YOU CAN’T SEE ». Il faut bien sûr relativiser l’efficacité de ses démarches. Le pouvoir réel d’influence de la publicité sur les représentations mentales du monde qui nous entoure, est bien plus faible qu’on ne le pense. La publicité est une infime partie de la puissance médiatique, et la représentation qui est faite des femmes dans le journal de 20h ou dans les magazines, sera toujours cent fois plus influente que celle qui en est faite dans un spot publicitaire ou une annonce presse. Sans compter que la publicité n’a pas pour vocation, ni capacité, d’être le miroir réaliste de la société : il serait vain de lui demander d’incarner à elle toute seule les changements sociologiques que l’on voudrait voir opérer. Mais parce qu’elle est un micro-moteur d’innovation culturelle, la publicité peut ouvrir des voies et jouer dans ce domaine comme dans d’autres un rôle progressiste assumé. Et contribuer modestement à rendre un jour caduque le rendez-vous trop annuel de la Journée de la Femme !

ALWAYS « Stronger together »

ALWAYS « Like a girl »

DOVE « Real beauty sketches »

PANTENE « Not sorry »

VERIZON « Inspire her mind »

UNDER ARMOUR « I will what I want »

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ET SI VOUS VOUS METTIEZ AU « BINGE MILKING » ?

Comme tous les samedis, la rubrique #EclatDeRire de ce blog vous propose les meilleurs films publicitaire humoristiques venus du monde entier. Me trouvant à Londres aujourd’hui, je ne pouvais pas ne pas partager la nouvelle manière de consommer le lait qui fait fureur ici, le fameux « Binge Milking », désormais autorisé par la protéine A2, sensée résoudre les problèmes de digestion, et permettre aux « milk-aoloics » de s’adonner à leur passion sans limite. Enjoy ! …A Londres ou ailleurs, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end ensoleillé !

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ET SI VOUS AVIEZ CHAQUE JOUR LE PLAISIR D’ÊTRE LA PERSONNE LA MIEUX INFORMEE DE PARIS ?

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La newsletter quotidienne en français TIME TO SIGN OFF a été créée il y a 3 ans pour répondre au fameux syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), cette peur latente d’avoir manqué quelque chose d’important dans sa journée. Si vous ne faites pas déjà partie des 40 000 personnes qui la reçoivent chaque soir, du lundi au vendredi, vers 18h45, je vous recommande vivement de cliquer ici pour vous abonner gratuitement. J’ai rencontré récemment son fondateur Romain Dessal (vidéo ci-dessous) et j’ai été impressionné par la qualité de son lectorat et de ses résultats (taux d’ouverture supérieur à 60% chaque jour). La preuve, s’il en fallait une, que la qualité du contenu prime sur la nature du média… Chaque soir, vous recevez la synthèse pleine d’esprit de l’actualité du jour d’une part (« Ce que vous avez raté aujourd’hui), de l’actualité du lendemain d’autre part (« Ce que vous ne devez pas rater demain »), et enfin la distraction du jour (« Quoi faire si vous n’avez pas envie de dormir »), incluant une rubrique sponsorisée (native advertising) écrite par la rédaction avec la même tonalité. Le lectorat est à 80% parisien, et à 60% masculin. Mais j’ose espérer que l’effet de ce post sur mon lectorat contribuera à faire avancer TTSO vers une plus grande parité !

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