ET SI FEMINITE RIMAIT PLUS QUE JAMAIS AVEC CREATIVITE ?

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Dimanche prochain, 31 mai, je serai au Théâtre du Gymnase de 15h à 19h30 pour assister à la deuxième édition de TEDxChampsElyséesWomen sur le thème MOMENTUM. Cette conférence, pilotée par Béatrice Duboisset, est le seul TEDx en France entièrement dédié aux idées portées par les femmes, tout celà avec le support d’une équipe d’organisation de bénévoles remarquables dont je connais un grand nombre de membres (Il est encore temps de prendre votre place en cliquant ici). Les événements TEDxWomen perpétuent l’initiative lancée en 2010 par l’américaine Patt Mitchell, pour démultiplier les interventions féminines au format TED dans le monde, et faire connaitre davantage la manière dont les femmes contribuent à la transformation de la société. TEDxChampsElyséesWomen fait partie des plus de 150 événements TedxWomen dans le monde qui se dérouleront fin mai sur le même thème : « Momentum – où les notions d’élan et de rebond seront le fil rouge du programme, en complément du TEDWomen 2015 qui se tiendra à Monterey du 27 au 29 mai (cliquer ici).

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En tant que membre du comité de bienveillance de TEDxChampsElyséesWomen (aux côtés de Constance Benqué, Aude de Thuin, Lorraine Willems, Laurent Vimont et Jacques Attali), j’avais eu le privilège d’assister à la première édition de TedxWomen à Paris en décembre 2013, et de découvrir sept femmes exceptionnelles, de Audrey Chenu à Dorine Bourneton (vidéo ci-dessous), dont vous pouvez (re)vivre l’ensemble des interventions vidéo en cliquant ici.

Comme chaque année, et selon le principe cher à TEDx, les onze intervenantes 2015 ne seront dévoilées que le jour même, mais cette manifestations est l’occasion pour moi d’un #JourDuPenseur consacré à la place des femmes dans les industries créatives. Comme je le rappelle dans la vidéo ci-dessous, les MadMen n’ont pas encore laissé leur place légitime aux MadWomen. Si les métiers de la communication sont aujourd’hui à dominante féminine en effectifs, les métiers de la création sont encore lourdement à dominante masculine, en particulier aux postes de management. Malgré l’exemple remarquable de Marie-Catherine Dupuy, la cofondatrice de BDDP qui fut l’une des plus grandes directrices de création françaises, les directrices de création d’agences de publicité françaises, telles Anne de Maupéou qui dirige brillamment la création de Marcel, sont encore très minoritaires. La situation est nettement plus équilibrée côté commercial et management avec beaucoup de femmes de grands talents à la tête d’agences françaises (Mercedes Erra, Agathe Bousquet, Valérie Hénaff, Natalie Rastoin, Valérie Accary, Catherine Michaud, Anne Méaux, Marion Darrieutort pour n’en citer que quelques unes). Un certain nombre de grands groupes mondiaux de communication agissent pour briser de plafond de verre. C’est le cas de TBWA\Worldwide qui, sous l’impulsion de Troy Ruhanen (CEO) et Erica Hoholick (présidente de TBWA\Media Arts Lab qui gère le budget Apple dans le monde) développe un programme « Project 20/20 – Take the lead » qui vise à augmenter significativement le nombre de femmes à la tête des agences d’ici 2020. De même, les métiers digitaux, au départ très masculins, se féminisent à grande vitesse. Et l’on voit de plus en plus de femmes à la tête de startups. Mais que sait-on vraiment du lien entre féminité et créativité ?

Certes la femme est (pro)créatrice et l’intuition est réputée féminine, mais y a t-il pour autant une approche « féminine » de la création ? Sur la base de mon expérience, j’aurai tendance à répondre par l’affirmative. Même s’il est toujours dangereux de généraliser des traits de caractères associés au masculin ou au féminin, j’aurais tendance à dire que le masculin crée le plus souvent « contre » (contre l’existant, contre l’autre) dans une logique compétitive, là où le féminin crée le plus souvent « pour » (pour améliorer, en équipe) dans une logique plus coopérative. Je parle ici du masculin et du féminin, plutôt que des hommes ou des femmes, pour tenir compte de la part de masculinité et de féminité inhérente à chacun d’entre nous, indépendamment de notre sexe. Mon observation empirique rejoint l’analyse de la grande anthropologue américaine, Margaret Mead, qui fut une des pionnières de la libération sexuelle dans les années 70, et qui fut aussi l’une des premières apôtres de la reconnaissance de la bisexualité. Séparant la créativité qui s’impose de celle qui est inspirée, elle écrivait, il y a déjà près d’un demi-siècle : « There is some reason to believe that males may always excel in such fields as music and mathematics, where creativity involves imposing form rather than finding it. There is also reason to believe that women have a slightly greater potential in those fields in which it is necessary to listen and learn, to find forms in nature or in their own hearts rather than to make entirely new ones; these fields could include certain areas of literature, and some forms of science that depend on observation and recognition of pattern, such as the study of living creatures or children or societies. »(Source:Brainpickings.org). Cette distinction entre la création destructrice et la création constructive me semble à la fois pertinente et encourageante sur la capacité du féminin a reprendre possession des industries créatives. Dans une économie plus immatérielle, l’enjeu est dans la valeur ajoutée créée par rapport à un existant. Dans une économie de plus en plus collaborative, on gagne à construire sur l’idée des autres plutôt qu’à vouloir imposer en force son idée. Voilà pourquoi je suis convaincu que la créativité sera une valeur de plus en plus féminine. Rendez-vous dès dimanche prochain au Théâtre du Gymnase pour le vérifier !

La photo d’Einstein au féminin illustrant ce post est extraite d’une campagne publicitaire intitulée « Why not? » conçue par l’agence TBWA\Lew Lara au Brésil pour le site Delas-Woman (cliquer ici).

Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle choix est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le paix. Pas agréable de penser.

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