ET SI LA REFONDATION POST-COVID COMMENÇAIT PAR CHACUN D’ENTRE NOUS ?

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J’ai décidé de consacrer ce premier #JourDuPenseur “Post Covid-19″ au nouveau livre de mon ami Philippe Bloch “Ce sera mieux après … sauf si on est trop cons!”, fruit de ses judicieuses réflexions pendant le confinement. Je connais bien Philippe pour l’avoir rencontré lorsque nous passions les concours d’école de commerce parisiennes ensemble. Nos patronymes nous ont rapprochés avant même que nous ne devenions voisins de bureau à l’ESSEC, lui en tant que Président de la Junior Entreprise (la fibre entrepreneuse,déjà…), et moi en tant que Président du Bureau des Elèves (la fibre communication, déjà …). Depuis Philippe a écrit, avec Ralph Hababou, un premier best-seller « Service Compris», mettant en évidence le retard français en matière de service, suivi de « Dinosaures et Caméléons », « Bienvenue les fêlés… » et plus récemment “Ne me dites plus jamais bon courage”, qui fait la chasse aux expressions inutilement pessimistes dont notre quotidien est truffé (voir mon post ici ) et “Startup Academy”, hymne à l'”intrapreneurship” (voir mon post ici). Après avoir été lui-même été créateur d’entreprise (PBRH Conseil puis Colombus Café), Philippe est aujourd’hui conférencier, éditorialiste et animateur sur BFM Business. Dans “Ce sera mieux après” (je préfère la première partie du titre de son livre à la seconde, qui me semble inutilement racoleuse), Philippe nous apport son regard d’entrepreneur et de citoyen pour nous appeler à faire les bons choix et à prendre les bonnes décisions, convaincu que nous avons chacun le pouvoir de nous changer nous-mêmes pour pouvoir plus efficacement changer le monde.

“Les hommes ne sont pas prisonniers de leur destin. Il sont prisonniers de leur propre esprit”. Cette citation de Winston Churchill résume à merveille la conviction de Philippe Bloch : il nous faut utiliser cette pandémie pour lever nos innombrables blocages et éviter que “L’Histoire ne nous apprenne rien”. “Seule notre détermination et notre capacité réelle à modifier durablement nos habitudes et nos attitudes” nous permettront non seulement de ne pas revivre le cauchemar de cette pandémie, mais surtout de l’épargner à ceux qui nous succéderons. Afin que tout ce que nous venons de vivre ne l’ait pas été pour rien, Philippe Bloch nous appelle à réévaluer la relations que nous entretenons avec plusieurs thèmes majeurs. La mort en premier lieu. Mais aussi le principe de précaution, le temps, l’ennui, la consommation, notre cadre de vie, l’adaptabilité, la mondialisation, l’Europe, l’information, la liberté, le profit, la volonté, l’unité. Pour chacun de ces thèmes qui constituent chacun des chapitres de son livre, l’auteur nous place face à un choix qui est à la fois individuel et collectif. Partant du principe que nous sommes tous “les entrepreneurs de nos vies”, Philippe Bloch nous propose, sur chacun de ces sujets, d’adopter une posture constructive dénuée de cynisme,”afin que tout ce que nous venons de vivre ne l’ait pas été pour rien”: “Puisque notre maison doit être reconstruite”, nous sommes au bon moment “pour imaginer ensemble les fondations de nature à abriter longtemps ceux que nous aimons, dans le monde nouveau et convalescent qui est devenu le nôtre”. Car une chose est “sûre, nous allons devoir apprendre à vivre et à travailler longtemps avec ce virus, ou avec ses successeurs”. Celà va exiger un apprentissage collectif et un peu de discipline afin de “transformer cette pandémie en tire-bouchon” de nos innombrables blocages”.

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Nul ne peut prédire aujourd’hui de façon certaine les mutations que va entrainer “cette première guerre mondiale du XXIème siècle”, ni l’empreinte qu’elle laissera dans notre mémoire traumatique. Avec son lot d’interrogations nouvelles : à la fois géopolitiques (“Comment l’Europe peut-elle encore se positionner face à la suprématie chinoise et au protectionnisme américain ?…), économiques (“Qui paiera la nouvelle dette de nos enfants ? …), sociale (“Allons nous réévaluer les métiers en accord avec leur utilité sociale réelle ?”…), managériales (Comment réinventer le management à l’heure du télétravail ? …), immobilières (“Les villages vont-ils se repeupler ?”…), technologiques (“La dématérialisation va t-elle s’imposer partout ? …), médicales (“La téléconsultation va t-elle devenir la norme ?” …), éducationnelle (“L’enseignement à distance va t-il se généraliser ?”…), politiques (“La montée des populismes est-elle évitable ?”…), mais aussi écologiques, sociétales et même existentieles (“Allons-nous enfin apprécier chaque jour de notre vie retrouvée à sa juste valeur ?”…). Tant de questions qui “attestent du fait que ceux qui nient l’impact profond et durable de cette crise feraient bien d’y réfléchir à deux fois”. Car nous le savons, au moment où nous passons d’une urgence sanitaire à une urgence économique, la tentation est forte de privilégier le court terme et de revenir au monde d’avant sans se donner les moyens ni le temps de tirer les leçons du passé. C’est pourquoi Philippe Bloch nous incite à ne pas renoncer collectivement en commençant par ne pas renoncer individuellement : “Parce que nous sommes les entrepreneurs de nos vies, tout est désormais entre nos mains. Nous avons le pouvoir de changer. De revoir la hiérarchie de nos valeurs. Dans un climat de suspicion général, nous avons avant tout besoin de tolérance, d’empathie et de confiance. En l’avenir. Envers les autres. En l’Etat. Mais surtout envers nous-mêmes”, écrit-il. Chacun de nous doit “faire le job” et comprendre combien nous sommes tous interdépendants et responsables les uns des autres. Parce qu’ucun d’entre nous n’aspire à vivre masqué, dans un monde contraint, pasteurisé, sans effusions chaleureuses jusqu’à la fin de ses jours et parce que nous voulons tous continuer à voir des sourires sur le visage des gens que nous aimons, sans épée de Damoclès au dessus de nos têtes, il est indispensable de “réparer le monde ensemble et d’en construire un non seulement plus raisonnable, mais encore plus beau”. En suivant la célèbre maxime de Gandhi, plus que jamais d’actualité : “Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde”.

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