ET SI LA REUSSITE FRANCAISE PASSAIT PAR L’OUVERTURE DIGITALE MONDIALE ?

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Pour sa deuxième année d’existence, le prix #MoteurDeRéussites organisé par Google France, a couronné trois entreprises françaises pour la réussite de leur stratégie digitale. Le jury composé d’Alexandre Malsh (Melty), Frédéric Cavazza (consultant), Guillaume Gibault (Le Slip Français), Lindsey Nefesh-Clarke (Women’s Worldwide Web), Najette Fellache (Speachme), Jean-Paul Vermès (Chambre de Commerce de Paris-idf), Nick Leeder (Google France) et moi-même, a eu la lourde tâche de départager les 30 finalistes dans les catégories Start Up, TPE/PME, Associations et Culture, afin de déterminer le vainqueur toute catégorie, qui bénéficiera d’une forte visibilité au sein de la prochaine campagne de publicité presse et digitale de Google France MOTEUR DE REUSSITES FRANCAISES (réalisée par TBWA\Corporate). Au sein d’un parterre de finaliste de haut vol (ManoMano, Selectionnist, Weroom, mais aussi les géniales vidéo de vulgarisation historique de NotaBene et le site disruptif du tolier strasbourgeois John-Steel dont je vous recommande la vidéo décapante), le jury a couronné trois entités de nature très différentes, mais qui ont toute un point commun : celui d’avoir fait la démonstration de l’efficacité de l’expertise française, quand elle s’ouvre résolument au digital et à l’international. Le Grand Prix 2016 (et prix de la catégorie TPE/PME) a été décerné à Stores-et-rideaux, une entreprise d’Eure et Loir dont le business traditionnel (stores pour entreprises) déclinait dangereusement au point de menacer son existence, et qui a trouvé son salut dans le-commerce grand public en développant le site stores-et-rideaux.com. Un site qui a permis à l’entreprise de réaliser 30% de son chiffre d’affaires en ligne, et qui prévoit de recruter 15 personnes supplémentaires en s’ouvrant aux marchés anglais et italien. Le deuxième prix (et prix de la catégorie Culture) a été décerné à l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) qui a fait le pari d’ouvrir l’accès à ses contenus via YouTube en les éditorialisant intelligemment au travers de 23 chaines thématiques, au point de réaliser désormais 50% de ses vues sur Internet via Youtube, touchant au passage une audience nettement plus jeune que l’audience naturelle de son site ina.fr. Mais l’exemple pour moi le plus édifiant, est celui de « flat« , (prix de la catégorie Startup), une aventure née en France et dont le premier marché est aujourd’hui celui des Etats-Unis !

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Flat est un site qui permet à chacun d’écrire des partitions en temps réel avec tous ses amis musiciens. Non seulement Flat transforme automatiquement ce que vous jouez en partitions professionnelles, mais surtout Flat permet de les co-créer et de les partager en temps réel. Vous pouvez suivre l’évolution de vos partitions grâce à une sauvegarde intelligente, qui vous permet de repartir de n’importe quelle version intermédiaire en un simple clic. Un outil idéal non seulement pour les musiciens, mais aussi et surtout pour les professeurs de musique. En profitant de la plate-forme « Google For Education », Flat, créé par une bande de potes fans de musique dans le cadre de leur projet étudiant d’Epitech, et qui a comme premiers Business Angels Jean-David Blanc (fondateur d’AlloCiné) et Pierre Kosciusko-Morizet (fondateur de Price Minister), est déjà disponible auprès de 600 000 enseignants américains (professeurs de musique de collèges, lycées et conservatoires). En quelques mois d’existence, Flat a séduit plus de 160 000 utilisateurs et 5000 établissements scolaires, produisant plus de 55 millions de notes composées sur 70 instruments. Jouant sur le Freemium (une version gratuite découverte pour 1 classe de 50 élèves, une partition par élève), Flat compte se développer dans le monde de l’éducation via une licence annuelle de 1,5 dollars par élèves et par an, financée par les établissements scolaires. Les utilisateurs individuels réguliers paieront quant à eux, une licence au mensuelle de 4 à 6 euros. Une autre particularité de Flat est d’être une entreprise sans siège social physique, puisque les 8 salariés travaillent à distance dans des villes et pays différents, avec un épicentre à Montpellier ou vit Pierre Rannou, qui en est le jeune président. Flat prouve qu’il est possible pour une start-up française de faire en quelques mois 80% de son chiffre d’affaires sur le marché américain, au mépris de la règle qui voudrait que les entreprises françaises échouent nécessairement de l’autre côté de l’Atlantique. La France échoue toujours quand elle se rétracte et se ferme. La réussite française et la recréation d’emplois passera nécessairement par le digital et l’international. Merci à Flat et à tous les participants du challenge #MoteurDeRéussites 2016 qui nous l’ont démontré. C’est aussi ce dont peut témoigner Christophe Bodelot, le fondateur de Legend Motors à Lille qui avait bénéficié de la première vague de la campagne Google-Moteur de Réussites françaises. C’est après avoir lu l’annonce pub (ci-dessous) dans le journal LE MONDE au cours d’un voyage en avion, qu’un investisseur fan de motos l’a contacté pour développer la marque lilloise aux Etats-Unis et en Asie ! Et si le monde appartenait définitivement à ceux qui s’affranchissent des frontières grâce au digital ?

Legend-Motors

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