Et si le design était d’abord un acte politique ?

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Comme tous les dimanches, c’est #JourDuPenseur, avec aujourd’hui Annick Lantenois, historienne de l’Art, qui vient de publier  “Le vertige du Funambule”, sous-titré : “le design graphique, entre économie et morale”, un petit livre sur lequel je suis tombé par hasard en flânant dans l’excellente librairie ARTAZART, 83 quai de Valmy, qui se définit comme un “design bookstore”, et que je vous recommande si vous aimez le design, la typographie, et la photo !

Historienne de l’art de formation, et enseignante à l’école des beaux-arts de Valence, Annick Lantenois s’est orientée dès le début des années 1990 vers l’histoire et la théorie du design graphique. Outre l’organisation de colloques, elle a publié des articles dans les revues Azimut, Back Cover et Livraison. Son texte, “le Vertige du funambule”, constitue la synthèse de recherches menées ces dix dernières années, tout particulièrement sur l’évolution de la signalétique des villes, et le passage de l’ère du blason à l’ère du logo, qui est retracé dans la première partie de son livre.

2981Dans “Le vertige du funambule – Le design graphique entre économie et morale”, Annick Lantenois fait le constat que “la pauvreté des recherches théoriques et historiques sur le design, est inversement proportionnelle à son omniprésence” dans nos vies. Elle s’interroge sur le rôle et la fonction critique du designer. Parce qu’il contribue à la mise en forme de contenus, et à l’organisation des conditions de circulation des biens matériels et immatériels, le design graphique est toujours une recherche d’équilibre entre son instrumentalisation par les pouvoirs économiques et politiques, et l’attitude critique des designers à l’égard de ces pouvoirs. Le vertige naît de la rupture de cet équilibre. En effet, le capitalisme cognitif dans lequel nous sommes désormais entrés, et l’industrie culturelle, connaissent les capacités du design graphique : assimilé à un emballage créateur de plus-value, il contribue à favoriser l’extension d’un formatage esthétique mondialisé. Faut-il pour autant renoncer à la fonction critique du designer qui se traduit par sa capacité à accompagner les individus dans la lecture de la complexité ? Annick Lantenois démontre le contraire : il s’agit d’interroger et d’actualiser cette fonction critique en investissant ce qui constitue aujourd’hui son nouveau terreau commun : la culture numérique, pour mieux “habiter l’hyper modernité”. Le design graphique, qui “détient le pouvoir  d’infléchir l’orientation” de notre interprétation de la complexité, est indissociable de la notion de projet, en l’occurrence du projet d’un commanditaire dont il est nécessaire de comprendre la volonté politique (celui qui “dit ce qu’il faut voir”). Le passage d’une économie fondée sur la capitalisation de biens matériels (capitalisme industriel), à une économie fondée sur la circulation de biens immatériels (économie de la connaissance, dite aussi capitalisme cognitif) se fait, selon Annick Lantenois, “concomittamment d’une part de la technologisation de l’ensemble des activités humaines, et d’autre part de la désactivation des grands récits qui orientaient le destin du monde et des hommes”. De même que l’outil est l’extension du corps, et que l’écriture est l’extension du cerveau, les technologies numériques permettent l’extension de l’univers matériel dans des environnement immatériels, tels les dispositifs de simulation (jeux, imagerie scientifique…) ou tel Internet tout entier. C’est pourquoi il faut intégrer une réflexion sur la dimension morale de l’usage de cet outil, morale étant pris au sens éthymologique latine (“les moeurs”). Comme le rappelle Pierre-Damien Huyghe dans son livre “Design, moeurs et morale” : tout objet de communication – par exemple un téléphone portable –  a une dimension morale parce qu’il organise des moeurs”. Au moment où l’outil design devient à la portée de tous (cf les blogs), et où nous faisons tous du graphisme, tel Monsieur Jourdain, parfois sans le savoir, il est important d’avoir en tête l’intention de l’auteur, au travers de son projet, quel qu’il soit. C’est la condition du respect de la liberté de celui qui reçoit, du respect de sa singularité. Parce qu’il n’est jamais neutre, et pour ne pas devenir totalitaire, le design doit intégrer une volonté morale : celle d’élaborer des récits partageables qui respectent la liberté de l’autre. Mais c’est à chacun d’entre nous, d’être suffisamment formé aux techniques du design, pour pouvoir en interpréter et en décoder la dimension nécessairement politique.

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