ET SI LE DON DEVENAIT NOTRE NOUVELLE NATURE ?

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Quatrième #JourDuPenseur consacré, chaque dimanche, à l’un des huit finalistes du Prix RH Manpower Group – HEC Paris 2019, dont le palmarès sera dévoilé le 8 octobre 2019 (voir mon post présentant le Prix en cliquant ici), et dont je fus l’un des jurés. Après la lettre F comme Fromentin, auteur du livre “Travailler là où nous voulons vivre”, J comme Julia, auteur du livre “L’intelligence artificielle n’existe pas”, L comme Laïdi, auteur du livre « Le Droit, nouvelle arme de guerre économique », passons à la lettre M avec notre ami Alexandre Mars pour son livre “La révolution du partage”. Serial entrepreneur et philanthrope engagé, Alexandre Mars est le créateur de plusieurs entreprises à succès, dont l’agence de marketing mobile Phone Valley vendue à Publicis, et ScrOOn, plateforme de médias sociaux cédée à BlackBerry. En 2014, il fonde EPIC, une fondation qui apporte des solutions aux entreprises et aux particuliers pour que le don devienne la norme, au bénéfice des jeunes générations. Autofinancée par son fondateur, la plateforme EPIC a pour ambition de changer le regard sur le don, en proposant un modèle économique transparent, où 100% des dons sont intégralement reversés à des organisations sociales préalablement auditées et sélectionnées. Alexandre Mars se vit comme un “activiste de la justice sociale” par la promotion d’un don “indolore” sous de multiples formes. Avec un mot d’ordre simple et concret “Aujourd’hui, il n’est plus acceptable de ne pas partager”.

“Le contraire de la misère, c’est le partage”. C’est par cette citation de l’Abbé Pierre qu’Alexandre Mars ouvre son livre-manifeste “La révolution du partage”. Pendant des millénaires, le don était avant tout affaire de religions (“le moyen d’éviter les désordres sociaux en des temps où elles étaient indissociables du pouvoir politique”). Mais pour l’auteur, le don est devenu aujourd’hui un nécessaire acte de justice : “c’est à nous d’assurer le relève pour notre survie collective”. Face à l’évolution démographique et à la croissance des inégalités sociales,”notre seule voie de salut est une meilleure répartition de ce que l’on a : le partage”. Le nouveau monde n’a pas d’autre choix que de devenir “hyper-social”. C’est ce que la nouvelle génération a déjà intégré : les “millenials” ont intériorisé ce changement de mentalité. Engagés, déterminés à faire bouger les choses, ils voient le monde différemment et poussent les entreprises à se transformer. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir travailler dans le social et cherchent à donner du sens à leur métier, à leur vie. Pour les attirer, les entreprises du secteur privé doivent donc prouver leur utilité sociale. Le livre d’Alexandre Mars ne se contente pas de délivrer un diagnostic. Il propose un modèle cohérent et porteur d’espoir au travers de solutions concrètes et faciles à mettre en œuvre pour généraliser le don : donner les centimes après la virgule sur sa fiche de paie, arrondir le paiement à la caisse d’un supermarché, ou encore faire don d’un pourcentage de ses revenus, actions ou plus-values. Autant de propositions pour contribuer au quotidien à aider les plus démunis en partageant mieux les richesses. L’objectif de l’auteur est clair : changer les mentalités, en diffusant l’idée que chacun, peut, à son niveau faire un geste pour la justice sociale. On prête à Bouddha ces paroles restées célèbres ” Si tu savais ce que je sais, ce que j’ai appris sur le don, tu ne laisserais pas passer un seul repas sans le partager”. Puisse le livre d’Alexandre Mars avoir le même effet, en transmettant à chacun de nous l’irrésistible envie de partager.

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