Et si l’échec était la condition du succès?

Ne me demandez pas quel article je rêverais de voir triompher #EnHautDuCocotier, car il y a de bonnes chances que je vous réponde : “celui-ci !”. Basile Segalen (@basiloo) y défend une thèse qui m’est chère, et que je voulais depuis longtemps aborder dans ce blog : Comment mettre fin à cette culture bien française qui nie l’échec et son effet salutaire? Comment arrêter, tout particulèrement en France, de faire porter à ceux qui font preuve d’audace et prennent le risque d’essayer , la marque infâme et durable du moindre échec ? J’ai fait partie des rares acheteurs du Newton d’Apple dont Basile a retrouvé pour ce post la pub historique. Il mérite vraiment d’être revu ! Cet échec cuisant de la marque à la pomme l’a t-elle empêchée de réussir l’iPad, ou lui a t-il donné au contraire les clés de son succès ? Il n’y a que celui qui n’essaie pas qui se trompe qu’une seule fois. Basile Segalen n’a pas encore le réseau d’un @naro, d’un @MryEmery ou d’un @MathieuFlex, mais j’espère que vous donnerez à son post, une belle place au plus haut du cocotier ! Le record à battre ? 3567 visiteurs uniques entre 9h et minuit aujourd’hui. Résultats juste après minuit, via Twitter, ou bien demain sur ce blog.

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Et si l’échec était la condition du succès ?

Le cocotier se dresse devant moi. J’en devine le sommet. J’observe les traces laissées sur l’écorce par les précédents prétendants ayant cherché parfois en vain à atteindre la cime de cet arbre, tant convoitée. Une noix de coco git sur le sol, fissurée. Je suppose qu’il s’agit de celle que @naro s’est prise sur la tête, en tombant, il y a quelques semaines déjà. Tant d’aventuriers se sont lancés par le passé à la conquête du cocotier. Comment, moi, à 24 ans, avec mes 160 followers, mes 500 amis facebookiens, j’ose prétendre à mon tour escalader cet arbre gigantesque ? C’est qu’une idée m’est venue.

J’ai décidé de réhabiliter la valeur de l’échec.

Sans échec, le succès n’est rien.

Cela va sans doute de soi, mais je dois commencer par rappeler ce point essentiel. Echec et Succès sont les deux versants d’une même pièce. “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. Être assuré du succès d’un projet est sans doute le meilleur moyen de ne pas s’en soucier, de ne pas suivre son évolution. C’est en s’efforçant sans cesse de protéger son idée, en la cultivant, en l’enrichissant, en la partageant, qu’on la voit enfin grandir et s’imposer. Toute réussite mérite une attention particulière.

Il faut savoir jouer aux échecs.

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Jouer aux échecs, c’est accepter de prendre des risques, c’est construire une stratégie, anticiper les coups de l’adversaire. Mais c’est aussi, puisqu’il s’agit d’un jeu, accepter l’éventualité d’une défaite. Avoir conscience que l’on peut échouer, et tout faire pour éviter une telle déconvenue.

“Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme”.

Winston Churchill.

On oublie trop souvent les tentatives passées

A voir aujourd’hui l’engouement sans précédent pour l’iPad, on finit par oublier les tentatives passées d’Apple, pour imposer la tablette dans l’univers de l’informatique personnelle. Au début des années 1990, l’échec commercial de sa tablette Newton laissait pourtant entrevoir la vision de la firme de Cupertino. Beaucoup d’idées géniales n’aboutissent pas car elles émergent trop tôt. Et l’auteur de ce blog ne me contredira pas – les idées qui tuent ont parfois la vie dure.

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Pub iPad

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Pub Newton

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Apple Vision

Mais cette idée là, Steve Jobs a su lui redonner toute sa force, le moment venu. Il a su se jouer de ces échecs.

“Echouer. Echouer encore. Echouer mieux”.

Samuel Beckett.

Ainsi, une chose est sûre : il faut savoir persévérer, se relever, continuer, tenter de nouveau. Certains grands acteurs du web l’ont d’ailleurs compris. Il faut lire à ce propos le très bon article de Benoit Raphaël sur “la culture de l’erreur” entretenue par Google. Il rapporte les propos d’Eric Schmidt, le CEO, sur l’échec de Google Wave. Propos à méditer : “Nous essayons des choses… Souvenez-vous, nous célébrons nos erreurs. Nous sommes une entreprise où l’on n’a aucun problème avec le fait de tester quelque chose à fond, de ne pas obtenir de succès de ce travail et d’apprendre de cet échec”.

La culture de l’échec

Célébrer ses erreurs. Voilà une chose inhabituelle. Nous vivons une époque moderne. Tout s’accélère. Les enjeux sont parfois immenses, et il faut sans cesse redoubler de vitesse. Compte tenu de cette accélération, les erreurs sont naturellement inévitables. Le comprendre, et décider de créer, par exemple, un laboratoire – je pense ici à Google Labs -, est une solution brillante. Le laboratoire est par excellence le lieu des tentatives, des idées inachevées, sans lendemain, des plantages, des brouillons, des essais… Mais c’est aussi le lieu des inventions, de l’innovation. Le lieu du progrès.

“C’est à force d’observations, de réflexion, que l’on trouve”. Monet, en juillet 1864.

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L’échec est malheureusement mal perçu dans la communication. Une opération publicitaire doit fonctionner. Elle doit porter ses fruits. Elle doit rapporter. Cet impératif est sans cesse affirmé.

L’idée disruptive de ce post – si tant est qu’il y en ait une – c’est de dire que l’échec peut avoir une place dans la communication. Il faudrait lui donner cette place. Être iconoclaste dans la communication, c’est faire tomber les idoles, cesser de vouloir reproduire toujours ce qui fonctionne, reprendre les recettes qui prennent. C’est sortir des sentiers battus, regarder ce qui n’a pas fonctionné justement, comprendre pourquoi.

“There is a crack in everything, that’s how the light gets in”

Leonard Cohen.

Sur les médias sociaux, on s’attarde parfois sur les échecs des marques. Pas toujours de la meilleure des manières.

On ne pardonne pas aujourd’hui à Gap son changement de logo.

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On critique vertement Nestlé pour sa gestion pour le moins approximative d’une crise ayant pris toute son ampleur sur les réseaux communautaires. On donne très vite des leçons de community management, comme si cela était évident. Pourtant, de fait, l’évolution d’Internet rend les erreurs inévitables.

“Guess what ? Mistakes are gonna be made. Minimize them, fix them, and move on !”

Jed Bartlet, dans la série The West Wing.

De deux choses l’une : soit les médias sociaux deviendront, au fil du temps, le lieu impitoyable où aucune erreur ne sera jamais pardonnée, où les internautes sociaux tétaniseront par leurs réactions virulentes les personnes les plus créatives, contraignant ces dernières à ne livrer leurs idées qu’une fois totalement abouties – ce qui est souvent impossible ; soit, au contraire, ils deviendront l’espace de l’innovation, des tentatives, l’espace où foisonneront les idées, où elles se combineront les unes aux autres. Ils deviendront véritablement le laboratoire du succès.

Cela, c’est à vous de le décider.

Basile Segalen.

IMG_2318Basile Segalen est diplômé de Sciences Po Lille, d’un Master de communication corporate. Il travaillea actuellement à l’Atelier BNP Paribas, et, à ce titre, fait de la veille sur les nouvelles technologies et l’innovation. Il suit de près l’évolution des médias sociaux et la présence des marques sur la toile. Il tient également un blog : l’avenir est à réinventer , et vous pouvez le retrouver sur Twitter, sous le compte @basiloo. Je vous recommande tout particulièrement son post sur “Nietzsche et la Disruption” ! ;-)

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