ET SI NOUS AVIONS PERDU LA LUMIERE DU FUTUR ?

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Comme tous les dimanches à 11h, c’est l’heure de #JourDuPenseur, consacré aujourd’hui à l’excellent livre de l’historien François Hartog intitulé “Croire en l’histoire”, qui démontre brillamment comment “l’avenir semble avoir disparu de notre horizon” dans un monde qui vit dans le “présentisme”, c’est à dire la domination absolue du présent sur le passé. François Hartog occupe la chaire d’historiographie antique et moderne à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont notamment “Le miroir d’Hérodote” et “Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps”. Il publie en même temps que “Croire en l’histoire”, un ouvrage d’entretiens intitulé “La Chambre de Veille” que je vous recommande également. Dans une interview récente au magazine BOOKS, il illustre notre changement de perception du temps par l’évolution même de notre manière de regarder l’heure : ” Nous avons été élevé avec des montres à cadran : une aiguille marquait des minutes, une autre marquait les heures. A partir du moment où on a plus de montre de ce type, mais un téléphone portable qui certes, donne l’heure, mais l’heure instantanée, tout ce qui est durée disparait. On est toujours au présent. Il est 9h22. Il sera 9h24″… Le temps numérique n’est plus le temps mécanique, surtout dans l’expérience qu’on en a”. Pour François Hartog, nous sommes entrés dans l’ère du présentisme : “la lumière du futur s’en est allé, et nous sommes restés dans un présent qui n’a cessé de s’étendre et est devenu – si on reprend l’image du futur éclairant le passé et le présent – sa propre lumière”. Nous vivons dans “le temps réel” avec un présent qui produit à chaque instant, le passé et le futur dont il a besoin : un présent qui est lui-même son propre horizon.

Croit-on encore dans l’histoire ? C’est la question provocante que se pose et que nous pose François Hartog. Dans “Croire en l’histoire”, il analyse comment l’Histoire devint la grande puissance, la grande croyance des temps modernes. Véritable théologie, elle organisait le monde et lui donnait son sens. On se mit à son service au point de s’aveugler, voire de commettre le pire en son nom. Affaire des historiens, elle ambitionna d’être une science tandis que les romanciers s’attachèrent à dire ce monde saisi par l’histoire (voir la vidéo ci-dessus). Depuis les années 80, cette toute-puissance est mise en cause : notre rapport au passé est désormais affaire de mémoire plus que d’histoire : trop prévisible ou trop imprévisible, l’avenir semble avoir disparu de notre horizon, et l’historien est pris dans l’urgence du présent. Devenue justiciable plutôt que juge, l’histoire peine à remplir son rôle qui consiste à relier le passé, le présent et le futur. D’où la question du sens à donner au mot “histoire” à l’heure du présentisme, du présent perpétuel dans lequel nous vivons : ” Le futur n’est plus conçu comme indéfiniment ouvert, mais, tout au contraire, comme de plus en plus contraint, sinon fermé”. Le temps s’est arrêté au présent et l’histoire s’est figée. “L’ange de l’histoire” est tétanisé, comme dans le tableau éponyme d’Anselm Kieffer (ci-dessous) que François Hartog commente dans son livre. Paradoxalement, la locomotive de l’Histoire ne file plus à toute vapeur, alors même que le rythme des progrès techniques n’a jamais été aussi rapide. Confronté à ces bouleversements de nos repères, nous sommes tentés de dire stop, de prôner un retour en arrière, de retrouver un paradis perdu (d’où l’importance excessive du principe de précaution ou la tentation de la décroissance). Pour reprendre la formule de Paul Valéry, “le risque est alors d’entrer dans l’avenir à reculons”. Pour François Hartog, il est urgent d'”articuler à nouveau les catégories du passé, du présent et du futur, sans que vienne à s’instaurer le monopole ou la tyrannie de l’une d’entre elles”. Il nous faut réinventer une vie, certes attachée au souvenir, mais surtout ouverte sur l’espoir. Et redonner à l’histoire son rôle de trait d’union, non seulement entre passé et présent, mais aussi entre présent et futur.

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