ET SI NOUS DEVENIONS TOUS DES MAKERS ?

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Comme tous les dimanches, c’est l’heure de notre rubrique #JourDuPenseur, consacrée aujourd’hui au dernier livre de Chris Anderson : « Makers – La nouvelle révolution industrielle», dont la traduction française vient de paraître. Le livre « Makers », paru en langue anglaise en 2012, a déjà beaucoup fait parler de lui dans le monde entier, d’une part parce que son auteur s’est rendu doublement célèbre en tant que rédacteur en chef du magazine WIRED, et en tant qu’auteur du best seller « La longue traine » (« The Long Tail »), mais aussi parce qu’il a décidé de se consacrer pleinement à sa nouvelle cause, le mouvement des « Makers », allant jusqu’à déclarer que « l’imprimante 3D aura plus d’impact que le web ». Rien que ça ! Je dois admettre que, si je reste dubitatif sur le caractère exagéré de cette déclaration dont on peut penser qu’elle n’est pas totalement désintéressée étant donné la nouvelle activité de son auteur, je suis tout à fait convaincu, à l’instar d’un Joël De Rosnay qui en parle longuement dans son dernier livre (voir « Et si la vie méritait d’être surfée ? ») que le mouvement des « Makers » et la logique des « FabLabs » amène potentiellement une véritable révolution dans la conception et la distribution des produits et services « customisés ».

Chris Anderson (vidéo ci-dessus), est une des personnalités les plus connues et les plus reconnues du monde digital. Il fut journaliste à Sciences et Nature, animateur de la rubrique internet de The Economist, puis rédacteur en chef du magazine Wired de 2001 à 2012. Il est l’auteur de deux best-sellers mondiaux avant « Makers » : « La Longue traine », paru en 2006, et « Free ! Entrez dans l’économie du gratuit » paru en 2009. Pionnier du mouvement « makers » et passionné par la robotique, il a créé en 2008 la communauté en ligne DIY Drones (http://www.diydrones.com) destinée aux amateurs de robotique aérienne, et dirige désormais l’entreprise 3DRobotics dont il est l’un des cofondateurs. « Makers – The new industrial Revolution » paru en 2012 est basé sur un article qu’il avait publié en 2012 dans Wired sous le titre « Atoms are the new Bits », et a fait l’objet d’un article dans la Harvard Business Review en 2012 paru sous le titre « From Do It Yourself to Do It Together ».

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Dans « Makers – La nouvelle révolution industrielle », Chris Anderson décrypte le phénomène qu’il appelle « le passage des bits aux atomes », ou encore « la longue traine des objets », rendu possible par la démocratisation des imprimantes 3D, des découpeuses laser, et des logiciels et matériels open source accessibles à tous, qui permettent à chacun de devenir « maker » , c’est à dire de créer de nouveaux produits et de réaliser des prototypes, de les faire fabriquer en petite série au plus près de l’utilisateur final. Les Makers sont en effet en train d’industrialiser l’esprit DIY (Do-it-yourself), en un mouvement à la fois artisanal et innovant, high-tech et low-cost. Désormais, chaque inventeur peut plus facilement que par le passé, devenir entrepreneur, en transformant son idée en réalisation concrète. S’appuyant sur l’exemple de son grand-père qui était un « inventeur, mais pas un entrepreneur», Chris Anderson montre comment l’inventeur, petit mais mondial, peut ne plus perdre le contrôle de son invention en pilotant lui-même le passage au stade de la première production. On peut dater l’apparition du mouvement des « Makers » à la publication en 2005 du magazine « Make », mais le mouvement a véritablement pris son ampleur avec l’apparition des imprimantes 3D jusqu’à aujourd’hui MakerBot, l’imprimante 3D accessible à tous, qui parle le même langage (G-Code) que les plus grosses chaines de fabrication du monde, ce qui permet potentiellement de passer directement du prototypage à la série industrielle. C’est ce qui fait dire à Chris Anderson que « l’industrialisation du mouvement « Makers » est la troisième révolution industrielle », celle de l’ère de l’information.

Avec l’essor des FabsLabs, où les « makers » peuvent se retrouver, partager et créer ensemble, c’est une véritable force de recherche et développement open source qui se déploie et permet à chacun de devenir un créateur d’innovation et d’entreprise, et de faire mentir Marx : l’important n’est désormais plus dans la propriété des moyens de productions, mais dans leur usage ! L’usine a trouvé sa place dans le nuage. De plus en plus, quand les machines de production sont pilotées par des ordinateurs, il ne coute pas plus cher de fabriquer des produits tous différents : la personnalisation industrielle est en marche : « c’est l’association parfaite de l’invention locale et de la production mondiale ». Sans compter que les consommateurs ont tendance à valoriser davantage les produits quand ils ont le sentiment de participer à leur création (comme l’a démontré Ikea), ce qui ouvre de nouvelles possibilités d’inclure les consommateurs dans les processus de création pour chaque entreprise et de profiter de la « culture du remix » dans laquelle nous sommes entrés : « la créativité transparait dans la réinterprétation de l’existant ». La conception communautaire en open source n’est pas seulement plus rapide, moins couteuse et meilleure, elle s’accompagne aussi d’une étude de marché toute faite (au moins par les plus enthousiastes des utilisateurs potentiels) : « les produits développés par une communauté ont plus de chances d’être adoptés par elle ». Enfin, la logique makers permet même d’abolir partiellement la frontière entre fabrication et commercialisation : les acheteurs commandent avant même la fabrication (à la manière des M&Ms personnalisés de la vidéo ci-dessous).

Selon Chris Anderson, « nous entrons dans l’ère de la personnalisation de masse » : algorithmes, logiciels, matériels et outils de fabrication numériques sont la nouvelle norme de la conception des produits… A la différence d’une empreinte mécanique qui impose physiquement les mêmes formes aux objets, une empreinte algorithmique permet aux formes extérieures et visibles d’évoluer et de muter d’un objet à l’autre. Ce que le digital rend possible, c’est un « marché de masse pour produits de niche », et la généralisation de la production en petite série (« small batch »). Pour Chris Anderson, le mouvement « Maker » fait pencher la balance vers les cultures qui ont le meilleur modèle d’innovation et non la main d’œuvre la moins chère : « les société gagnantes seront celles qui auront opté pour la « cocréation » ou le développement communautaire » : nous verrons plus d’innovations dans plus d’endroits, venant de plus de gens, destinées à des niches plus étroites. Pour Chris Anderson, « le partage est l’avenir de notre économie » : ce n’est pas une seule idée qui peut changer le monde, ce sont des milliers d’idées co-créées qui ont désormais plus de capacités à devenir réalité pour mieux l’impacter. L’heure du mouvement Maker est venue. Il ne tient qu’à vous d’y participer.

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