ET SI ON ARRETAIT DE PARLER TRISTE ?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur à un livre – que je ne peux plus appeler « Un petit livre » tant son ambition est grande -, intitulé : « Ne me dites plus jamais bon courage ! Lexique anti-déprime à usage immédiat des français », écrit par mon ami Philippe Bloch. J’ai rencontré Philippe pour la première fois il y a un peu plus de 30 ans lorsque nous passions les concours d’école de commerce parisiennes ensemble. Nos patronymes nous ont rapprochés avant même que nous ne devenions voisins de bureau à l’ESSEC, lui en tant que Président de la Junior Entreprise, et moi en tant que Président du Bureau des Elèves. Depuis Philippe a écrit, avec Ralph Hababou, un premier best-seller « Service Compris », mettant en évidence le retard français en matière de service, suivi de « Dinosaures et Caméléons », « Bienvenue les fêlés… » et tout récemment « Opération Boomerang », qui développe « 360 idées pour faire revenir vos clients à l’heure d’internet ». Après avoir été créateur d’entreprise (PBRH Conseil puis Colombus Café), Philippe est aujourd’hui conférencier, animateur sur BFM Business et chroniqueur aux Echos. Dans  » Ne me dites plus jamais bon courage ! », Philippe Bloch, qui vit une bonne partie de son temps à New York tout en étant basé également à Paris, démonte brillamment douze expressions couramment employées chaque jour qui contribuent à miner notre moral collectif. A la suite de l’interview de Philippe qu’il a réalisé cette semaine (vidéo ci-dessous), Stéphane Soumier s’est engagé publiquement à faire la chasse à ces douze expressions, et tout particulièrement à l’expression « dans ce pays », qui se substitue trop souvent à l’expression « dans notre pays » !

Les expressions idiomatiques que nous employons révèlent un état d’esprit et sont symptomatiques de notre culture ambiante. La double culture française et anglo-saxonne de Philippe Bloch, lui a permis de repérer douze expressions qui nous minent le moral et renvoient à de vrais blocages de la société : de « Bon courage », entendu le matin à la sortie de l’ascenseur (voir vidéo ci-dessus), à « on a toujours fait comme ça » qui témoigne de la routine, en passant par « vivement la retraite! », « il est bien gentil » ou « à l’étranger » qui dénote une xénophobie latente. Je ne vous les dévoilerai pas toutes afin de vous inciter à acheter ce livre, qui pour la modique somme de dix euros, vous redonnera un moral d’enfer, et devrait selon moi être remboursé par la Sécurité Sociale ! Parmi les douze expressions retenues, l’une m’a fait particulièrement sourire : l’usage systématique que nous avons, nous français, de l’expression « petit », dont on pourrait effectivement craindre qu’elle ne dénote un petit esprit. Comme l’écrit Philippe :  » Après notre petit-déjeuner, nous passons un moment au petit coin, puis faisons un petit bisou à notre petit(e) ami(e) avant de partir travailler. Au bureau, nous commençons par prendre un petit café avec nos collègues, dont beaucoup sont aux petits soins poru nous depuis que nous avons obtenu de l’avancement et enfin pu quitter notre petit boulot. Après avoir grillé un petite cigarette, retour aux choses sérieuses. A midi, pour calmer notre petit creux, nous nous offrons une petite bouffe dans un petit resto qui propose des petits plats aux petits oignons accompagnés d’un petit vin de pays. Nous nous plions volontiers à la demande du serveur de griffonner une petite signature au bas du ticket de notre carte bleue, mais non sans avoir commandé un petit verre de ce digestif qui descend dans l’oesophage comme le « petit Jésus » en culotte de velours ». Nous faisons un petit détour par La Poste avant de retourner au bureau. Ne pouvant décemment nous octroyer une petite sieste, nous enchainons les réunions en petit comité avec notre petit chef…Sur le chemin de la maison, nous nous octroyons une petite pause shopping dans un magasin qui affiche de petits prix, seul moyen pour nous de faire quelques économies pour nous offrir de GRANDES vacances « ! D’où la conclusion de Philippe Bloch à laquelle je souscris pleinement :  » Nul ne peut vivre sans perspectives, ni se lever sans un horizon à atteindre. Tout ira mieux à la minute où chacun d’entre nous se remettra à rêver grand, à faire des projets et à croire en son destin. Alors, vraiment, la France méritera durablement son statut de grande puissance. L’avenir nous tend les bras. Arrêtons de lui tourner le dos ! »

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