ET SI ON PRATIQUAIT LE BONHEUR CONTAGIEUX ?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur dominical au dernier livre de Frédéric Lenoir, que j’ai rencontré lundi dernier lors d’une lumineuse intervention pour CLES Magazine : « Du bonheur, un voyage philosophique ». On ne présente plus Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, producteur de l’émission « Les racines du ciel » sur France Culture, ancien rédacteur en chef du Monde des Religions, et auteur de nombreux essais traduits dans une vingtaine de langue dont « Petit traité de vie intérieure » et « La Guérison du monde ». La force de Frédéric Lenoir est de rendre accessible à tous sans la trahir la pensée des grands philosophes d’Orient et d’Occident en créant des passerelles entre Epictète et Bouddha, ou entre Montaigne et Tchouang-tseu. « Du bonheur, un voyage philosophique » n’est pas un livre de recettes de développement personnel supplémentaire, mais une réflexion très complète et très claire sur la question du bonheur défini par l’auteur comme  » La conscience d’un état de satisfaction global et durable dans une existence signifiante fondée sur la vérité ». Un livre qui nous démontre que Giono avait raison de penser que pour atteindre le bonheur, « rien n’est nécessaire que soi-même », et qui vous propose de prendre le parti contagieux du bonheur.


Frédéric Lenoir : "Le bonheur c’est aimer la vie" par FranceInfo

A force d’en entendre parler à tort et à travers, la question du bonheur, galvaudée, devient inaudible. A la fois insaisissable (« J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant » écrivait Jacques Prévert), le bonheur prend souvent le visage de ce que nous n’avons pas, et se caractérise par sa dimension subjective (ton bonheur n’est pas nécessairement le mien). Etymologiquement, le bonheur renvoie à la chance (en grec « Eudaimonia = avoir un bon « daimôn »", en français  » bonum augurium = bon augure », et en anglais « happiness vient de happ, qui veut dire chance »), mais ce n’est pas parce que le bonheur dépend de notre nature ou de notre destin, que nous ne pouvons pas agir sur notre propre bonheur. C’est d’ailleurs historiquement le rôle de la philosophie, l’amour de la sagesse, que de nous apprendre à penser bien pour essayer de vivre mieux. Si, comme le dit Aristote, « le bonheur ne vas pas sans le plaisir », il ne réside pas dans la simple addition de moments de plaisir, c’est un état global de bien-être subjectif qu’il faut envisager sur une certaine durée, et dont la question essentielle est « Aimons nous la vie que nous menons ? ». Pour Aristote, comme pour Epicure, qui prônent une éthique de la modération, ce n’est pas la quantité, mais la qualité et le juste équilibre des plaisirs qui procurent le sentiment de bonheur. Une qualité qui renvoie à la question du sens (direction et signification) donné à sa vie. Comme l’écrit Sénèque, « il n’y a point de vent favorable pour qui ne sait en quel port se rendre », sachant que la voie compte plus que le but : le bonheur vient en cheminant. Nul besoin d’être savant pour être heureux, mais comme le rappelle Alain  » Il est impossible que l’on soit heureux si on veut ne pas l’être; il faut donc vouloir son bonheur et le faire ». On peut aussi renoncer à la poursuite volontaire du bonheur en plaçant une valeur éthique au dessus de lui (la liberté, l’amour, la justice…) et faire, comme le dit Kant, « ce qui te rend digne d’être heureux ». Comme le dit Goethe « Le bonheur le plus grand est la personnalité » : ce ne sont pas tant les événements qui comptent que la manière dont chacun les ressent, rejoignant ainsi Schopenhauer pour qui le bonheur réside dans notre sensibilité, sachant que nous ne partons pas avec le même capital entre les tempéraments grincheux (duskolos) et les tempéraments gais (eukolos) déjà relevés par Platon.Les études sociologiques montrent qu’il existe une prédisposition génétique à être heureux ou malheureux (qui représenterait 50% de notre aptitude au bonheur), que les conditions extérieures (lieu de vie, milieu social, richesse…) exercent une faible influence (environ 10%), et que l’on peut-être plus ou moins heureux en modifiant la perception qu’on a de soi-même et de sa vie, ses pensées, ses croyances (40% de notre propension au bonheur). Je vous entend déjà dire, comme Jules Renard  » Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le », mais en la matière, l’enjeu du bonheur réside beaucoup plus dans l’envie et la jalousie, comme l’écrivait Sénèque :  » Tu ne seras jamais heureux tant que tu seras torturé par un plus heureux ». C’est pourquoi, Frédéric Lenoir convaincu que « nous sommes ce que nous pensons », nous propose de « changer notre cerveau pour changer notre vie ». Le travail sur soi, et particulièrement la méditation, peuvent nous permettre d’élever progressivement notre « point fixe de bonheur ». Un bonheur qui dépend beaucoup de notre relation aux autres, comme l’explique Matthieu Ricard dans son dernier livre (cliquer ici). Frédéric Lenoir est convaincu que non seulement on peut être heureux dans un monde malheureux, mais qu’on se doit de l’être pour provoquer « la contagion du bonheur ». Une étude montre que « chaque ami heureux augmente notre probabilité d’être heureux, et chaque ami malheureux fait chuter notre capital de bonheur » ! L’intérêt de chacun résiderait ainsi dans le bonheur de tous. A condition de se mettre humblement à l’écoute de la vie, en apprenant à « accompagner son flux ». Parce que « chacun de nous porte son univers dans son coeur », bonheur et malheur ne dépendent plus tant des causes extérieures que de notre « état d’être », qui nous permet de « vibrer avec notre être profond ». Et si le bonheur résidait tout simplement dans l’amour de la vie ?

vrai-bonheur

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