ET SI VOUS DÉCOUVRIEZ LES TROIS “PÉPITES” DU 25ÈME PRIX HEC PARIS DU LIVRE DE MANAGEMENT ?

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C’est à une remise des Prix un peu particulière à laquelle j’ai participé sur le Campus d’HEC Paris jeudi dernier pour le 25ème anniversaire des Prix HEC du livre sur l’Emploi, l’Economie et la Société dans un grand amphithéâtre sans spectateur avec uniquement les lauréats, présentateurs et l’équipe technique. On se consolera en se disant que l’amphi n’aurait pas pu contenir les 1000 personnes sur Facebook et les plus de 1000 personnes sur YouTube qui ont pu assister à la cérémonie en direct ou en différé. Et encore, c’était avant que vous ne cliquiez sur la vidéo ci-dessous, qui vous permettra de revivre l’ensemble de la cérémonie avec les interviews des lauréats des deux Grands Prix, Eric Chol (Journaliste à L’Express) et Gilles FONTAINE (rédacteur en chef de Challenges) d’une part pour leur excellent livre “Il est midi à Pékin”, et Jean-Marie Dru (Chairman de TBWA et Président de l’UNICEF en France) pour son livre que vous avez forcément déjà tous lu “Thank You For Disrupting”, ainsi que le lauréat du Prix des Elèves HEC, Thomas Huriez (fondateur de 1083), pour son livre témoignage “Re-Made In France”.

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Une cérémonie introduite par Philippe Oster (Directeur des Affaires internationales d’HEC Paris et membre du Jury), et animée avec humour et bienveillance par Pascal Morand (Président de la Fédération de la Couture et de la Mode et membre du Jury), avec de très nombreux témoignages en vidéo, en particulier les éditeurs et éditrices Serge Eyrolles, Antoine Gallimard et Sophie de Closet (Fayard). A noter également la belle intervention sur les raisons “d’aimer lire à 20 ans”, de Manon Bousquet, élève d’HEC et Présidente de l’Association Le Salon qui décerne le Prix des Elèves en partenariat avec l’incubateur HEC de Station F. Comme chaque année, j’ai eu le plaisir, en temps que membre du Jury, de conclure la cérémonie par la présentation des “Pépites”, une sélection de livres qui n’ont pas nécessairement concouru pour le Grand Prix final, souvent des ouvrages collectifs ou sur des sujets pointus, mais dont le Jury a jugé qu’ils méritaient un coup de chapeau et un éclairage particulier. Ma pépite préférée de l’an dernier : “La vie Solide” de Arthur Lochmann (cliquer ici), témoignage d’un philosophe charpentier, et hymne à “l’intelligence du faire”, a d’ailleurs obtenu un Prix de l’Académie Française en 2020. Je suis donc ravi de vous présenter aujourd’hui les trois pépites de ce 25ème Grand Prix du Liver HEC Paris : “Je Manage avec bienveillance”, “Open Innovation” et “Du gaspillage à la sobriété”.

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“Je manage avec bienveillance” n’est pas un livre de plus pour vous convaincre du bien fondé du management bienveillant. C’est un livre pour passer (enfin?) à l’action, un petit guide pratique composé de 23 fiches ultra-concrètes et convaincantes. Ecrit par Paul-Marie Chavannes, le patron de Geopost, avec deux de ses collaborateurs devenus depuis DRH de la ville de Nice (Yves Desjacques) et consultant (Olivier Truong), ce livre allie maîtrise conceptuelle du sujet et conseils opérationnels autour du concept de bienveillance qui engage et permet à chacun de donner le meilleur de soi. Construit autour de fiches conseil très bien écrites, complétées par des dessins humoristiques de l’illustrateur Antoine Chéreau, ce livre facilite l’autoformation autour de thématiques aussi concrets que “Je définis des organisations claires”, “J’habitue mon équipe à parler vrai”, “Je donne de l’attention et de la considération”, ou “Je recadre les comportements déviants”. Bref un manuel optimiste et accessible pour développer sa propre bienveillance et la stimuler dans son entreprise ou son organisation.

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“Open Innovation – Pourquoi, comment ?”, est un livre enquête très agréable à lire signé Marie-Cécile Rochet, initié lorsqu’elle fut associée à l’aventure collective de l’innovation du groupe Mobivia (Norauto, Midas…) sur les nouvelles mobilités, avant de prendre en charge l’incubateur interne CarStudio. Parce que les entreprises sont trop souvent prisonnières de leurs méthodes d’innovation conduisant essentiellement à de l’innovation “incrémentale”, il leur faut ouvrir de nouvelles portes pour innover de manière radicale (pour ne pas dire disruptive). Les expériences d’incubateurs internes sont intéressantes, mais rarement probantes selon Marie-Cécile Rochet, qui défend la thèse d’une ouverture beaucoup plus large vers l’extérieur de l’entreprise (chercheurs, fournisseurs, clients, étudiants …), en s’appuyant sur l’exemple d’initiatives telles que le programme Noé de Danone, l’Open Lab de Michelin devenu Movin On, ou la démarche de Leroy Merlin. Les entreprises doivent désormais agir en plate-formes intégrant les communautés de clients et d’agents de leur écosystème externe. Avec l’humilité de l’apprentissage permanent comme le souligne sa conclusion empruntée à Alvin Tofler : “Les illetrés du futur ne seront pas ceux qui ne savent ni lire ni écrire, mais ceux qui ne sauront pas apprendre, désapprendre, et réapprendre”. Ce qui signifie aussi accepter les erreurs pour manier l’incertain :”L’entreprise de demain devra être courageuse, optimiste, humaine et ouverte!”.

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J’ai une affection toute particulière pour la troisième pépite “Du Gaspillage à la sobriété”, un ouvrage collectif réalisé en partenariat avec l’ADEME, réunissant 20 contributeurs sous la direction de Valérie Guillard, Professeur à Paris-Dauphine, avec une introduction signée du célèbre psychiatre Serge Tisseron et une postface signée de la philosophe et sociologue Dominique Méda qui plaide pour une “éthique de la terre”. Si l’on parle régulièrement de gaspillage alimentaire, de l’eau ou de l’énergie, le gaspillage des objets est largement moins médiatisé, à un moment ou pourtant se développe le don, l’échange, le troc ou l’économie de la seconde main. Qu’est ce que le gaspillage des objets pour les personnes ? Pourquoi pense t-on ou ne pense t-on pas “gaspillage” quand on achète une paire de chaussures quasiment identique à une paire déjà possédée ? Que gaspille t’on vraiment : les objets ? l’argent ? le travail ? les ressources naturelles ? Au travers de nombreuses contributions, ce livre questionne notre relation aux objets matériels via leur perte d’utilité, en apportant des réponses autour de trois thèmes : “gaspiller”, “remédier au gaspillage”, et “devenir sobre”. Un livre vraiment utile pour toutes celles et ceux qui s’interrogent comme moi sur le passage nécessaire du “consommer plus” au “consommer mieux” !

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Lire les trois pépites ne doit pas vous empêcher de lire également, si ce n’est déjà fait, les trois Grands Prix (ci-dessus) dont je vous avais parlé la semaine dernière (cliquer ici), et dont vous pouvez visionner l’interview des auteurs dans la vidéo ci-dessous. En attendant d’avoir le plaisir, pour ce qui me concerne, de participer au Jury du 26ème Grand Prix, et de vous en rendre compte, en espérant pouvoir bénéficier d’un public un peu moins virtuel lors de la cérémonie de l’an prochain !

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