ET SI VOUS METTIEZ DE L’OR SUR VOS BLESSURES ?

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A l’issue de la remise des prix RH ManpowerGroup – HEC Paris 2019 (cliquer ici), qui a couronné le livre d’Olivier Sibony intitulé “Vous allez commettre une terrible erreur“, et le livre de Luc Julia “L’intelligence artificielle n’existe pas“, j’ai eu le privilège de présenter les ” 7 Pépites 2019″ du Prix ManpowerGroup – Hec Paris, sept livres (voir photo en bas ce ce post) qui méritent d’être mis en lumière pour leur qualité remarquable, que je chronique chaque semaines dans le cadre de la rubrique #JourDuPenseur de ce blog. Après “La vie solide – La charpente comme éthique du Faire” du philosophe-charpentier, Arthur Lochmann, et “Le travail qui guérit – l’individu, l’entreprise, la société” du Professeur Jean-Michel Oughourlian, j’ai le plaisir de vous présenter ma troisième pépite 2019, écrite par Céline Santini, intitulé : “KINTSUGI – L’art de la résilience”. Céline Santini est écrivain, blogueuse, coach en développement personnel et en art thérapie. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, elle est la rédactrice du blog jour-après-jour.com, consacré à l’évolution de la conscience, et partage sa perception de l’art du Kintsugi sur son site esprit-kintsugi.com.

“Considérez que, tel un chemin d’évolution votre blessure est initiatique, et changez-la, lentement et patiemment en or en un processus alchimique”. Le Kintsugi, du japonais “kin” (or) et “tsugi” (jointure), est un art japonais ancestral datant du 15ème siècle qui invite à réparer un objet cassé en soulignant ses cicatrices de poudre d’or. Au lieu de jeter ou de masquer sa réparation, on assume l’accident en soulignant les fêlures avec des jointures d’or pur. L’objet devient paradoxalement plus beau qu’avant. Souvent perçu comme une forme d’art-thérapie pour accompagner la résilience, l’art du Kintsugi suit un cérémonial lent et minutieux, qui requiert patience et concentration. Jour après jour, semaine après semaine, étape par étape, l’objet sera nettoyé, pansé, soigné, guéri et sublimé. Que nos blessures soient physiques ou émotionnelles, la réalisation d’un Kintsugi perme de se guérir soi. Le kintsugi est un travail de patience qui nous apprend à panser nos blessures dans le temps et nous fait prendre conscience que quelles que soient nos cicatrices, elles sont la preuve que nous avons surmonté les difficultés et nous ont renforcé. Dans son livre-objet qui est aussi un livre témoignage, Céline Santini nous propose de cheminer à travers chacune des 6 étapes caractéristiques de la démarche Kintsugi : briser, assembler, patienter, réparer, révéler, et sublimer. L’art du Kintsugi s’inscrit dans la pensée Japonaise du Wabi Sabi, l’humilité qu’inspirent les phénomènes naturels que l’on ressent face au travail du temps ou des hommes (contemplation et détachement par rapport à la perfection, au caractère irréversible du temps et à l’aspect éphémère de toutes choses). L’art du Kintsugi nous invite au lâcher-prise. A accepter l’impermanence des choses. A nous ouvrir à l’inattendu, à l’imperfection, aux synchronicités, au hasard. Donnant ainsi raison à la philosophie d’ Aristote : ” Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Celà signifie que vous avez décidé de regarder au delà des imperfections”.

Les7pépitesManpowerHEC

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