Merci à @MrJonath (Baby planner at TBWA\G1) d’avoir retweeté le tweet suivant signé @AlexHervaud : “Ce mash-up Matrix vs Inception est DE TOUTE BEAUTE”. Je pense que vous serez d’accord avec lui si, comme moi, vous êtes fan des deux !
Magie de Twitter. Arles, 11 aout 2010, je visite avec Fabienne et Nicolas (que je viens d’initier à twitter : @nicolasriom), le Cloitre Saint Trophime dans le cadre des Rencontres de la Photographie 2010, et je twitte ” Après Ferrari Fils, voici le père, il ne manque que le StEsprit…”, clin d’oeil à ces deux photographes argentins père et fils, iconoclastes et provocateurs. Quelques instants plus tard, je reçois le tweet suivant de @CCachera : ” Ne ratez pas les maquettes du projet de Frank Gehry, rue du Cloitre… à votre disposition pour servir de guide”. 10 minutes plus tard, le très sympathique Cristophe, que je ne connaissais pas et qui n’est autre que le Directeur de la Communication de la ville d’Arles, nous fait lui-même visiter (cf photo ci-contre) cette très belle petite exposition du projet LUMA/Parc des Ateliers, dont vous trouverez quelques photos ci-dessous.
Depuis la réalisation en 1997 du Musée Guggenheim de Bilbao (dont je vous recommande la visite), le monde entier connait Franck Gehry , 81 ans, prix Pritzker d’architecture en 1989, . Ce qu’on sait moins, c’est que Gehry fut aussi, entre autres, l’architecte de l’agence Chiat Day (devenue TBWA\Chiat\Day) à Venice en 1984, et qu’il réalisera en 2010 la Fondation Louis Vuitton à Paris. J’ai eu l’occasion de rencontre Frank Gehry à Los Angeles, où son agence, Gehry & Gehry Partners, se situe dans l’immeuble qu’occupe également l’agence Media Arts Lab de TBWA qui travaille pour Apple. Les “speechs” de Gehry sont devenus légendaires : il dévoile comment sa création se fait exclusivement sous la forme de croquis griffonés au crayon de papier, qui sont ensuite interprétés en 3D par ses équipes, et maquettés sous de nombreuses versions avant qu’il ne choisisse le projet définitif. C’est le croquis ci-dessus, inspiré par le regard de Gehry sur les vieux murs de pierre des Alpilles, qui a donné naissance au projet ci-dessous, la Fondation LUMA au coeur des anciens Ateliers SNCF qui accueillent chaque année les expos photo des Rencontres d’Arles (cf mon post ” Et si la photo pouvait réhabiliter des innocents ?“). la Fondation LUMA se veut “un site culturel polyvalent consacré aux arts plastiques, à la photographie, à l’image en mouvement et arts de la scène. Il sera un lieu de production et de diffusion à travers l’éducation, la recherche, les expositions et la conservation”. Les maquettes prouvent la parfaite intégration de ce batiment hors-norme qui va modifier le paysage et le barycentre d’une des plus jolies villes que je connaisse en France.
Il y a un an, à l’ouverture de ce blog, je consacrais un post aux Rencontres Photographiques annuelles d’Arles, qui célébraient «40 years of Disruption ». Ayant visité hier une grande partie des expositions de cette année, je ne vous parlerai pas des photos des années Rock et Punk qui constituent le fil rouge de ces rencontres 2010, et que les médias ont largement commentées, mais de la découverte d’une pépite, qui m’a semblée l’idée la plus disruptive de tous les photographes exposés cette année : la salle consacrée à Taryn Simon, photographe américaine de 35 ans du New York Times Magazine, auteur d’une série de clichés d’une très grande qualité, sur le fond comme dans la forme, intitulée « Les Innocents ».
« The Innocents » relate l’histoire d’individus qui ont purgé une peine de prison pour des crimes violents qu’ils n’ont pas commis, mettant ainsi en évidence le problème du rôle de la photographie comme témoignage fiable et comme arbitre de justice. La première cause de condamnation erronée est une erreur d’identification : la photo joue un très grand rôle dans le processus juridique, de la reconnaissance (portrait-robots), jusqu’aux pièces à conviction qui permettent d’établir les condamnations. Taryn Simon a voulu photographier ces accusés innocents sur les lieux mêmes qui ont joué un rôle dans leur condamnation : lieu de l’identification incorrecte, scène de l’arrestation, lieu du crime ou de l’alibi . Un lieu où ils ne sont jamais allés auparavant, mais qui a changé leur vie à jamais. A travers ces images, Taryn Simon confronte la capacité de la photographie à mêler vérité et fiction, pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Y aura t-il jamais autant de regards portés sur ces photos qui innocentent, que sur celles utilisées pour condamner, médiatiquement et juridiquement ?
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“Insanity is doing always the same thing, expecting different results” (La folie consiste toujours la même chose, en en attendant des résultats différents). Cette phrase, souvent attribuée à Benjamin Franklin, s’applique particulièrement bien à Titanic 2, dont la bande-annonce a eu la bonne idée d’apparaitre sur le net, pour me permettre ce post rapide et léger, après la mise sur orbite de l’étape 1 de l’opération #EnHautDuCocotier. J’en profite pour vous donner le score de visiteurs uniques en 15 heures actives de notre première candidate @eowenn : 1 443 visiteur uniques (2 566 pages vues). Notre deuxième candidat @naro dont le post sera publié mercredi prochain sait maintenant ce qu’il doit faire pour déloger @eowenn, confortablement installée #EnHautDuCocotier : Faire différent pour espérer faire mieux !
Non seulement Alexandre Ribichesu alimente un excellent blog, Kairosmosaique, mais il est aussi un des meilleurs dénicheurs d’idées qui tuent sur le web. Sa dernière trouvaille est signée StudioSmack qui explique sa démarche ainsi : “Nous vivons une époque où tout et chacun peu être “upgradé” ou “pimpé”… Pourquoi pas notre planète elle-même ? Studio Smack présente “Pimp my planet”, un court métrage d’animation qui explore les possibilités de jouer le rôle de Dieu, et vous propose de remodeler la planète en fontion de votre idée ou de vos valeurs esthétiques. Quelles seront les conséquences de vos actions ?”. Une démarche qui ne saurait nous faire oublier qu’un génie créatif, Charlie Chaplin, avait eu une idée démiurgique du même ordre en 1940 (voir ci-dessous).
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