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Et si l’architecture témoignait de l’environnement ?

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Parmi les invités que j’ai personnellement découvert à la semaine de la publicité, communication, médias aujourd’hui, l’architecte François Roche, qui a participé au débat sur “Les nouvelles classes créatives”, m’a particulièrement frappé par son approche très iconoclaste de l’architecture. Une architecture conçue pour s’intégrer de manière vivante à son environnement le plus proche. Comme ce bâtiment au nord de la Thaïlande conçu pour être autonome en énergie grâce à la production d’énergie intégrée sous la forme …d’un buffle, ou comme le musée d’art moderne de Bangkok, témoin vivant de la pollution de la ville (images ci-dessus et ci-dessous) . Là où la plupart des architectes introduisent du végétal dans leurs éco-immeubles, François Roche et son associée Stéphanie Lavaux ont décidé de prendre le parti-pris inverse: un immeuble dont la peau est conçue pour attirer la pollution, et témoigner de manière vivante du degré de pollution élevé de la ville. Voici ce qu’en disait François Roche lors de l’exposition du projet à Beaubourg : ” A Bangkok, je met en chantier un musée d’art contemporain pour un collectionneur Thaïlandais qui avait aussi sollicité R.Koolhass. La ville a deux particularités, celle d’être l’une des plus polluée sur la planète, et celle de ne pas intégrer de planification d’urbanisation. La ville croit comme un ectoplasme, au gré des énergies individuelles et collectives. Notre scénario a été d’intégrer ces deux phénomènes. Il s’agit d’une part d’un projet où l’on introduit la perte de contrôle, comme producteur de la forme architecturale, et d’autre part où la pollution, les résidus carboniques deviennent la peau du bâtiment. Par un système électrostatique sur l’ensemble des enveloppes extérieures, le bâtiment se comporte comme un filtre urbain. Ce qui est donné à voir et à toucher, c’est bien la chair de notre économie, molletonnée, poutonnée et poussiéreuse.”. La création a la vertu de faire apparaitre, de révéler ce que l’on ne voyait pas.

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Et si la science-fiction ne faisait que précéder légèrement la réalité ?

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Et si le papier devenait un simple support de projection ? C’est l’hypothèse retenue par les auteurs de la série américaine de science fiction “Caprica” comme en témoigne l’extrait du pilote ci-dessus. Caprica est une série télévisée issue de la franchise Battlestar Galactica créée par Rémi Aubuchon, Dabid Eick et Ronald D.Moore, et actuellement en production avec l’aide du scénariste de 24h Chrono. Cette série se présente comme “la première saga familiale de science-fiction à la télévision “.

Selon Wikipedia, “la série prend place sur la planète fictive de Caprica, cinquante-huit ans avant les événements décrits dans Battlestar Galactica. Elle raconte l’histoire des Douze Colonies en paix et vivant dans une société pas tellement différente de la nôtre. Mais l’importante technologie et une avancée considérable en robotique permet le rêve ancestral de concilier intelligence artificielle et corps mécaniques pour créer les premiers robots vivants, les cylons. Leur construction mènera inéluctablement à la première guerre contre les cylons…”Le Trailer de la série est à découvrir ci-dessous…

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Et si on s’attaquait sérieusement aux idées reçues ?

978-2-84670-279-9“Imbéciles : ceux qui ne pensent pas comme vous”. C’est l’une des perles (avec “Argent : Cause de tout le mal” ;-) ) du dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, petit chef d’oeuvre d’humour noir publié en 1913 à titre posthume. C’est probablement au nom de ce précepte que notre époque fuit le débat d’idées pourtant tellement fécond, au profit d’une pensée trop souvent unique et imposée comme vérité. La crise a au moins un mérite : celui d’obliger à ouvrir de nouveaux espaces de réflexion et de remettre en cause certains paradigmes. Est-ce un signe? Le Figaro Magazine de ce jour met en une ” Pour en finir avec les idées reçues” et interroge 20 personnalités (dont Nicolas Baverez, André Glucksmann ou Pierre-André Taguieff pour n’en citer que quelques uns) sur des thèmes tels que : “les journalistes sont des menteurs”, “il faut des syndicats forts”, “il n’y a pas d’amour heureux” jusqu’à “il faut boire du vin rouge avec le fromage”. Si ces petits articles partisans du Figaro vous laissent sur votre faim, je vous recommande très chaudement la toute nouvelle édition 2010 du “Grand livre des idées reçues” qui vient de paraître au éditions du Cavalier Bleu. Il s’agit d’une édition totalement renouvelée du livre publié sous le même titre il y a un an (vendu à plus de 15 000 exemplaires), qui traitait déjà de sujets tels que : “L’islam est une religion intolérante” ou “il existe un lobby juif”. La version 2010, qui a mobilisé plus de 200 experts, aborde près de 250 sujets passionnants, et donne souvent envie de les approfondir. Quelques exemples :

Société : “Le niveau scolaire baisse”, “On s’oriente vers une médecine à deux vitesses”,”La justice est le parent pauvre de l’Etat”, “La pornographie favorise la prostitution”…

Economie : “La durée du travail en France est une des plus faibles du monde”,”La mafia organise une économie souterraine”, “Le téléchargement tue les droits d’auteur”…

Nature et environnement : “Mieux vaut l’air pur de la campagne”,”La sélection naturelle favorise le plus fort”, “Le changement climatique accroit les catastrophes naturelles”…

Politique et géopolitique : “L’Afrique vit de l’aide internationale”, “L’Inde est la plus grande démocratie du monde”…

Tourisme : “Les bretons sont têtus”, “Il pleut tout le temps en Irlande”,”Les Indiens sont fatalistes”…

Santé et Bien-être : ” Le bébé sait ce que sa mère ressent”, “C’est le père qui doit punir l’enfant”, “Notre mémoire s’en va avec nos neurones”,”Seuls les êtres humains pensent”…

Sciences et nouvelles technologies : “L’univers est infini”, “le soleil est à l’origine de la vie sur la terre”…

Loisirs et culture : “Le numérique va tuer le livre”, “Les artistes Egyptiens ignoraient la perspective”…

Histoire & Religions : “Les ancêtres des Français sont les Gaulois”, “Les vikings étaient de redoutables barbares”, “Le bouddhisme est pacifique”…

Grandes Figures et Grandes Enigmes : ” Socrate a été injustement condamné à mort”, “Freud ramène tout à la sexualité”, “La lune a une grande influence sur la terre”…

A chaque fois, les articles documentés renvoient sur des ouvrages, dont certains publiés par cette excellente maison d’édition indépendante créée en 2000 par Marie-Laure Dubray, qu’elle a nommé “Le Cavalier Bleu” en hommage au mouvement expressionniste allemand “Blaue Reiter”, réunissant Kandinsky, Paul Klee et, entre autres, Franz Marc, auteur des tableaux éponymes (voir l’exemple ci-dessous). Une démarche visant à rejeter les conventions académiques au nom du principe de “nécessité intérieure” et prônant une vision spirituelle de l’art, un art qui, selon Kandinsky, “ne connaitrait ni peuple, ni frontière, mais la seule humanité”.

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Et si la physique était aussi une esthétique ?

Connaissez-vous les sculptures ferrofluid ? La vidéo ci-dessous, créée par un artiste japonais (Sachiko Kodama), a été réalisée sans aucun trucage de l’image, sur la base d’effets purement physiques. Il s’agit de scuptures dynamiques en acier  réagissant à des champs electromagnétiques. Quand il n’y a pas de champ magnétique, la tour est une simple spirale. Mais dès que le champ est activé, la tour prend des formes sculpturales, uniquement par la force du champ, sans aucun moteur additionnel. L’ensemble est mis en scène musicalement par une synchronisation utilisant le principe de “metadata”, c’est à dire d’éléments musicaux préenregistrés venant remplir les temps nécessaires pour que la rythmique musicale suive celle de l’image à la nanoseconde près. Le fait d’avoir deux tours permet d’animer la matière à la surface, et de faire se parler les tours comme deux créatures qui s’appelleraient l’une l’autre. Quand la physique devient esthétique, elle ouvre un espace métaphysique !

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Et si les films sortaient le vendredi au lieu du mercredi ?

Ce post est la reprise in extenso de l’article publié le 02 octobre sur le site toutlecine.com (http://www.toutlecine.com/cinema/l-actu-cinema/0001/00011708-et-si-les-films-sortaient-le-vendredi.html), dont l’auteur est  Gwen Douguet, journaliste spécialiste du cinéma (également auteur d’un livre sur l’épopée de Charcot : Cap sur Terre Adélie). Vous pouvez vous aussi contribuer à ce blog par vos idées qui tuent présentées sous la forme ” Et si…”, et gagner le concours de “L’idée qui tue 2009″ si votre idée arrive en tête des votes au 31 décembre 2009.

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Et si les films ne sortaient plus le mercredi mais le vendredi… comme aux Etats-Unis et ailleurs ? Présent sur les planches de Deauville à l’occasion du congrès des exploitants, Jérôme Seydoux, patron de Pathé, producteur de Bienvenue chez les Ch’tis et de plein d’autres n’a pas hésité à poser la question. Face à un auditoire composé essentiellement de propriétaires ou de directeurs de salles, l’aîné des Seydoux a déclaré : « La France doit se mettre au diapason des autres pays qui sortent les films le vendredi. Cela aurait l’avantage de booster les chiffres de la fréquentation des salles sur un week-end. » Le débat est ouvert car, bien entendu, les avis divergent. Pour certains « cela risque d’avoir des effets pervers. » « L’avantage avec le mercredi , a-t-on pu entendre dans les travées du congrès, c’est que si votre film démarre doucement au milieu de dix autres, il a encore le week-end pour trouver son public… Là, le vendredi, il y en aura que pour les gros films. » De là à penser que pareille décision « n’arrangerait que les distributeurs américains », il y a un pas que quelques-uns n’hésitent pas à franchir. Pas facile de faire l’unanimité, mais l’affaire est lancée. Rappelons pour mémoire que le choix du mercredi ne date pas d’hier, il a été désigné en fonction du jour de repos des écoliers.

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