“Langue de Pub”, c’est le titre du prochain de livre de notre amie Babette Auvray-Pagnozzi, qui sera édité en 2012 par les éditions Eyrolles. Babette, que vous connaissez sans doute au travers de son blog pionnier (ouvert en 2006) Un Jour Sans Pub, est une créative étonnante, l’une des rares à concevoir et à rédiger aussi bien en Français qu’en Italien . Elle a eu l’excellente idée de rédiger un dictionnaire de la pub (et de la communication), dont j’ai eu l’occasion de voir hier quelques pages en avant-première. J’ai tout simplement adoré, à l’exemple de cette définition de “styliste “, que Babette m’a autorisé à reproduire pour vous en avant-première :
STYLISTE : créature d’aspect féminin (même quand il est de sexe masculin) en charge du “shopping” pour une prise de vue ou un film. Toujours débordée, toujours au bord de la crise de nerfs, elle a remplacé son éternelle clope au bec par des tics et des tocs depuis que les fumeurs ne sont plus hype. Elle s’exprime avec une certaine affectation et est spécialiste du « name dropping ». D’ailleurs elle était chez” Kaaarl”, tard hier soir. Elle boit son eau uniquement chez Colette, ne mange que des sushis, ne s’habille que vintage, ne se chausse que chez Louboutin ou Repetto. Pour elle, tout est petit : “J’ai trouvé ce petit pull et ce petit pantalon, cette petite robe, ces petites ballerines, le petit ensemble qui va bien.” Normal, les comédiennes et les mannequins font toutes du 34-36. Accessoirement accessoiriste, si le budget est serré, pousse la bonté jusqu’à sélectionner le verre où l’on verse le jus de fruit ou la cuillère qui plonge dans le yaourt. Sur le plateau, elle passe son temps à papoter avec la maquilleuse. Repasse en râlant les vêtements parce qu’on ne lui a pas prévu d’assistante. Heureusement que Karl n’est pas là pour voir !
Pour concevoir la couverture de son livre, Babette a eu la bonne idée de créer un groupe Facebook (cliquer ici) qui a permis à une cinquantaine de créatifs d’exprimer leur talent au travers de plus de 70 projets. Vous pouvez voter jusqu’à ce soir Minuit pour vos deux à cinq couvertures préférées. Le top 10 des votes sera présenté à un jury de professionnels, avant qu’Eyrolles ne choisisse avec Babette la couverture finale en tenant compte de votes. J’ai illustré ce post avec mes 5 couvertures préférées, mais je dois dire que j’aurais bien élargi mon choix, étant donné la qualité de beaucoup des projets. Alors n’hésitez pas à donner votre avis sur le groupe Facebook “Langue De Pub“. Il ne vous reste que quelques heures !
Le #JourDuPenseur de ce dimanche de finale de Coupe du Monde de Rugby, est consacré à “Jet Lag – Le monde vu de la publicité”, le tout dernier livre de Jean-Marie DRU, qui se trouve également être mon patron. J’ai le plaisir d’avoir rencontré pour la première fois Jean-Marie Dru il y a 27 ans, et de travailler à ses côtés depuis plus de 17 ans (je sais, ça ne me rajeunit pas). Je fais partie des gens (toujours plus nombreux) qui considèrent qu’il ne faut jamais travailler avec un patron s’il ne vous apprend rien. Et je dois dire, avec une humilité que vous jugerez surement peu coutumière pour un publicitaire, que Jean-Marie continue de m’apprendre beaucoup, et fait partie, selon moi, des rares publicitaire de sa génération à avoir encore beaucoup à nous apprendre. Chacune des thématiques du nouveau livre de Jean-Marie auraient pu faire l’objet d’un post sur ce blog (quand celà n’a pas déjà été fait pour certaines d’entre elles qui vous seront familières). C’est pourquoi j’ai choisi pour ce #JourDuPenseur un format particulier : plutôt que de vous proposer une synthèse d’un livre qui se veut avant tout une source d’inspiration, j’ai préféré réécrire les titres des 26 chapitres du livre sous la forme de “Et si…”, dont ils sont la réponse naturelle. En espérant vous donner envie de profiter de votre prochain voyage en avion pour tirer parti pleinement de cet instructif “Jet Lag”.
Diplômé d’HEC, Jean-Marie Dru, né en 1947, entre en 1971 chez Dupuy-Compton, agence dont il devient rapidement directeur de création. A partir de 1979, il est Directeur Général de Young & Rubicam, qu’il quitte en 1984 pour créer BDDP avec 3 associés (Jean-Claude Boulet, Marie-Catherine Dupuy et Jean-Pierre Petit), un groupe de communication qui devient en moins de 10 ans le troisième groupe en France derrière Publicis et Havas. En 1998, BDDP est racheté par Omnicom, premier groupe mondial de communication qui le fusionne avec un autre réseau d’agences, TBWA. Jean-Marie Dru prend la tête de l’entité ainsi créée, qui conserve le nom de TBWA . Il est aujourd’hui Président (Chairman) du groupe dont le CEO (Chief Executive Officer) est Tom Carroll. Jean-Marie Dru est l’auteur du concept de “disruption” (création de ruptures), l’un des piliers de la culture TBWA, qu’il développe dans plusieurs ouvrages consacrés à la création publicitaire, à l’innovation et à la communication : Le Saut créatif (Ed. Jean-Claude Lattès, 1984), Disruption (Ed. Village mondial, 1997), Disruption Live, ouvrage collectif (Ed. Village Mondial, 2002), La Publicité autrement (Gallimard, 2007). Jet lag, publié chez Grasset , est disponible depuis la semaine dernière.
Jet Lag – Le monde vu de la publicité – est un livre extraordinairement inductif. De la même façon qu’un voyage dans un pays différent vous enrichit de mille manières sans que vous vous en rendiez compte immédiatement, ce voyage autour de la planète mondialisée, alimenté par de nombreux exemples, permet de profiter de la culture de l’auteur, et de tirer des leçons générales de ses expériences particulières. De New-York à Tokyo, en passant par Johannesburg, Jean-Marie Dru embarque le lecteur à travers le monde des affaires et de la publicité : globalisation, financiarisation, conflits d’intérêts, responsabilité sociétale des entreprises … Critiquant la vision actuelle à court-terme des entreprises occidentales, influencée par la présence de plus en plus prégnante des financiers dans l’administration de ces entreprises, il raconte comment les entreprises asiatiques, en se projetant dans la durée se dotent d’un avantage décisif. Jean-Marie revient aussi sur l’importance d’une culture de marque pour toute entreprise qui veut réussir. Il fait également partager au lecteur ses rencontres avec de grands chefs d’entreprise tels Carlos Ghosn, Steve Jobs ou encore Lee Kwan Yew, le fondateur de Singapour, mais aussi des artistes tel Ousmane Sow. Un voyage dans l’écosystème des marques mondiales, qui se découpe en 26 chapitres sous forme d’abécédaire disruptif :
A comme Apple : Et si le beau était synonyme du bien ?
B comme Bibendum : Et si chaque entreprise était une marque ?
C comme Culture d’entreprise : Et si rien n’était plus important ?
D comme Disruption : Et si on changeait plus vite que le monde ?
E comme Echec : Et s’il ne suffisait pas d’être dans le juste ?
F comme Fabrique : Et si on était ce que l’on fait ?
G comme Global : Et si la richesse était dans la différence ?
H comme Honoraires : Et si on quantifiait la valeur immatérielle ?
I comme Idées : Et si les idées créaient le monde ?
J comme Japon : Et si on avait du respect pour le respect ?
K comme K-O : Et si on donnait la priorité au long terme ?
L comme Luxe : Et si le marketing de l’offre était le seul qui vaille ?
M comme Media Arts : Et si on passait du 360 (degrés) au 365 (jours par an) ?
N comme Numérique : Et si le digital créait une nouvelle relation ?
O comme OPA : What if class was « grace under pressure » ?
P comme Procter & Gamble : What if « Big » was beautiful » ?
Q comme Qualité : Et si on avait plus peur de la médiocrité que de l’échec ?
R comme Room 13 : Et si on enseignait la création de manière créative ?
S comme Société : Et si on ne réduisait pas la publicité à sa dimension marchande ?
T comme Transparence : Et si on démasquait les conflits d’intérêts ?
U comme Université : Et s’il valait mieux former que débaucher?
V comme Vision : Et si chaque marque avait son manifeste ?
W comme Wells : Et si on ne laissait pas le monopole de la culture de l’ « insight » aux anglo-saxons ?
X comme X Generation : Et si les « Millenials » réinventaient le millénaire ?
Y comme Yoghourt : Et s’il y avait de la noblesse dans le Yaourt ?
Z comme Zimbabwe : Et si l’éphémère était aussi un art ?
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Merci à l’équipe de l’ESSEC/TV pour la réalisation de ce reportage qui me permet de mieux vous faire connaitre TBWA\France !
Vous reconnaitrez au passage derrière moi le portrait de Rihanna, créé par une élève du collège Lucie Aubrac à Villetaneuse dans le cadre des ateliers créatifs Room13, dont je vous avais parlé en juin dernier (”Et si on aidait la créativité à s’épanouir à l’école ?“).
ShareLa phrase ci-dessus, c’est le résumé de l’actualité d’hier vue par Karabine.com, une bonne manière de vérifier si vous n’êtes pas passé à travers un fait d’actualité majeur de la journée. Karabine.com, c’est toute l’actualité du monde en une phrase, une dépêche très courte conçue chaque jour par Yann Kukucka (concepteur-rédacteur et activiste de l’info surréaliste), qui produit ainsi la synthèse d’une vingtaine de titres de presse (PQR+PQN). Le résultat : des histoires sans queue ni tête… mais avec quelques interprétations possibles, au hasard de l’imagination des lecteurs…
Le mieux est d’aller jeter un coup d’oeil au site en cliquant ici… Karabine.com, qui fut diffusé en Une de LePost.fr en 2008, avec parfois plus de 20 000 clics, est à la recherche d’un nouvel espace de diffusion quotidien (site internet d’info comme Rue89 ou Mediapart, ou pourquoi pas, un quotidien papier… N’hésitez pas à glisser un commentaire à ce post si vous pensez pouvoir aider ! Je ferai suivre à qui de droit.
Marier réveil et réseau social, il fallait oser… TalkO’clock est un service que vous pouvez programmer de votre ordinateur (démo ci-dessus) ou de votre téléphone mobile (vidéo ci-dessous), et qui vous permet de vous faire réveiller par un ou une inconnue (vous pouvez choisir
), ou aléatoirement par un des amis de votre réseau. Le service est gratuit et ne nécessite rien d’autre que l’accès à votre compte facebook, sachant que votre numéro de téléphone est conservé dans une base confidentielle. L’appel passe ainsi par l’interface en ligne sans qu’à un seul moment l’une des deux personnes mises en relation n’ait le numéro de l’autre. Le système garantit ainsi un anonymat complet. Il vous est aussi possible d’opter pour le robot CallO’bot qui garantit de vous appeler si personne n’est candidat à un appel à l’heure prévue de votre réveil. TalkO’clock n’est pour l’instant accessible qu’aux Etats-Unis et au Canada sur invitation. Mais le service est déjà prévu pour d’autres pays après sa période de beta-test. Au cas où vous vous soyez lassé(e) du buzz ou de l’animateur radio de votre réveil !