Si je n’avais plus droit de fréquenter qu’un seul blog en langue française sur l’actualité de la com, je crois que je choisirai celui de @MathieuFlex, plus connu sous le nom de Publigeekaire (à retrouver sur le blog éponyme et sur Twitter) : une qualité d’info et une fraicheur inimitable, qui finiraient par me rendre un poil jaloux… Mathieu est un publicitaire de 28 ans tombé dans le web en 1997 et ne l’ayant plus quitté. Sa photo est pour le moment barrée du nom de son blog, mais quelque chose me dit que cela pourrait changer, s’il arrivait #EnHautDuCocotier ! Pour celà, il lui faut commencer par battre le score de @MryEmery (2248 visiteurs uniques entre 9h et minuit). Il ne tient qu’à vous qu’il y parvienne si vous recommandez suffisamment largement la lecture de ce post, que j’ai personnellement beaucoup apprécié dans le fond comme dans la forme.
Le monde a un jour tourné sans que les réseaux sociaux existent. Voire même sans Internet.
Pourtant, en quelques années, ils sont devenus indispensables : bon nombre d’entre nous ne peuvent se passer de ces liens virtuels.
Et si les deux principaux pourvoyeurs devaient disparaître demain, qu’est-ce qui nous manquerait, qu’est-ce qui changerait ? C’est sur la base de ce scénario apocalyptique que j’aimerais vous parler d’eux (sur fond de second degré).
1 – Le nombre des zombies se réduirait dans les rues et les couloirs des transports
Vous les croisez tous quotidiennement (et vous en faites peut-être parfois partie) : ces gens qui dès qu’ils ont une seconde vont visiter leurs réseaux sociaux préférés pour voir ce que disent leurs contacts. Pour absorber des infos. Pour bavarder. Pour faire de l’esprit.
Tout ça a un intérêt réel mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas transformer ces réseaux en remplaçants des cigarettes que l’on fume pour se donner une contenance.
Si ces réseaux disparaissaient, peut-être que l’on reviendrait à l’essentiel. Ou peut-être qu’il suffit juste de mieux équilibrer ?
2 – Un coup porté au développement du LOL collectif
Facebook et Twitter participent à la création exponentielle de références lolistiques (de LOL, Laugh Out Loud = je me tords de gros rire). Ce n’est évidemment pas nouveau mais par contre, elles se font de plus en plus nombreuses, elles touchent de plus en plus de gens et elles se propagent de plus en plus vite.
Avant, vous parliez à un ami d’une vidéo, et à moins qu’il soit un peu geek, il n’en avait pas entendu parler. Maintenant, vous pouvez vous trouver dans un hôtel loin de chez vous avec un Tee-Shirt Keyboard Cat et un senior vous dira “Oh, le chat qui fait du clavier, je l’ai vu sur Facebook” (expérience personnelle véridique. J’en pleure encore).
S’ils disparaissaient, l’expansion du LOL serait grandement ralentie...
3 – Des centaines d’adolescents ne flingueraient pas leur futur CV
Sur certains aspects, je crois que je n’aimerais pas être adolescent aujourd’hui. Comme d’autres, j’ai fait des soirées et certaines issues furent rudes. Les images de ces temps ne sont souvent que de lointains souvenirs dans les esprits, de même que les conversations dans les forums et IRC sont restées sur ces derniers, sous des pseudos.
Mais aujourd’hui, tout est dit et référencé, tout est tagué et répertorié le plus souvent sous votre nom. Ce n’est pas un problème quand vous en être conscient ou quand vous le maîtrisez. Mais c’est demander beaucoup de maturité à certains.
S’ils disparaissaient, ce serait peut-être une façon d’oublier certaines erreurs de jeunesse. Ou une solution plus simple serait-elle de donner aux plus jeunes des cours sur les risques du Web à l’école ?
Bon évidemment, les adultes ne sont pas à l’abri.
4 – Les Agences de Pub perdraient leur nouveau Mojo
Depuis la montée en puissance des réseaux sociaux, les Agences ont retrouvé du panache et de l’esbrouffe. “N’oubliez pas le volet Facebook”. “On va viraliser le film sur le Web”.
En effet, après 50 ou 60 ans d’une évolution finalement assez tranquille, elles se retrouvent en plein milieu d’une tornade où les marques veulent s’engouffrer : community management, accompagnement de la courbe de vie d’un produit, branding discussions à outrance.
Bref, plein de nouveaux challenges que la disparition de Facebook et Twitter empêcherait de relever.
5 – Les journalistes redeviendraient les maîtres de l’information
Ceci est notamment vrai pour Twitter où nombre d’entre-nous ont à cœur de faire de la veille, agissant parfois avec une démarche pseudo-journalistique de recherche de l’information.
Une bonne news bien formulée peut vous propulser très loin, parfois assez loin pour servir de source à des journaux que vous avez pris de court (avec une photo, en étant là au bon moment).
Évidemment, il y parfois quelques dérapages mais ça rappelle aussi qu’il est bon de vérifier ses sources.
Mais si ça s’arrêtait, que ferait-on ? Accepterait-on de nouveau cette affreuse impression d’avoir l’information mâchée et remâchée ?
6 – Mais aussi s’ils disparaissaient…. (en vrac parce que je ne vais pas vous plomber votre journée et parce que je vous attends en commentaires….)
- Vous rateriez beaucoup de belles rencontres,
- Vous bosseriez VRAIMENT toute la journée (vous savez bien de quoi je veux parler),
- On aurait moins l’impression de pouvoir chatouiller l’ordre établi,
- Les blogueurs verraient leur audience à la baisse et les commentaires à la hausse,
- Le trafic de Copains d’Avant exploserait (non, c’est pour rire),
- Vous ne subiriez plus autant la pression sociale incarnée par les photos de profil de vos amis qui présentent bébés, mariage, vacances…
- On retrouverait l’énergie qui nous a caractérisés quand on a découvert tout ça,
- Plus personne ne finirait ses SMS avec #hatersgonnahate (quoi, je suis le seul ?),
- Vous découvririez que vous n’avez ni le mail ni le téléphone ni même le nom de personnes à qui vous parlez régulièrement,
- En soirée, on n’entendrait plus “File moi ton nom complet pour que je te stalke sur FB”,
- On ne pourrait plus faire d’apéros réguliers à 150 personnes,
- Vous n’auriez plus de nouvelles quotidiennes de votre ancien voisin de CE1,
- Les habitants des autres pays nous sembleraient moins proches,
- Vous verriez qui vous souhaite vraiment votre anniversaire… sans reminder (et votre seul ami est peut-être votre maman, mais c’est un autre problème),
Et surtout ce concours chez Nicolas Bordas n’existerait pas ou très peu et on se battrait pour 400 visiteurs.
MAIS CE N’EST PAS LE CAS. Alors partagez cet article parce que ça ne coûte rien et que l’entraide est une force de plus de ces réseaux.
Et pour vous, qu’est-ce qui changerait ?
Sources images : ici, ici, ici, ici.…
SharePour cette 11ème ascension #EnHautDuCocotier, nous renouons (enfin ?) avec les contributions fondée sur des idées iconoclastes (qu’on appelle également disruptives et plus récemment transformatives – voir mon post “Et si la communication transformative n’était autre que la disruption ?”). Jean-Baptiste Rouaux (@jibou) n’est pas (encore) un blogueur réputé influent, et il n’a que 101 followers sur twitter au moment où je publie ce post. Mais il a une idée toute simple, celle d’un petit bouton qui se greffe sur tous les autres sites internet, pour incarner le back office digital temps réel qui vous apporte les infos pertinentes sur un plateau… Son rêve deviendra t-il réalité et le mènera t-il #EnHautDuCocotier ? A vous d’en décider en relayant (ou non ) son post sur les réseaux sociaux entre 9h et Minuit ce mercredi. Le record à battre pour détrôner @MryEmery du sommet du cocotier ? 2248 visiteurs uniques ! Résultat via Twitter à minuit , ou sur ce blog demain matin …
Et si on vous servait quelques milliards sur un plateau ?
Heureux spectateur du dernier @startinparis (3ème du nom), j’ai pu y découvrir 5 start-ups aux équipes pleines de motivation, d’espoir et de rêve, sélectionnées parmi 16 projets par 1200 votants. Devant tant d’entrain, mes yeux humides et attendris trahissaient mon émotion et ma joie. L’excitation retombée, je me mis à réfléchir avec mon ami (et néanmoins associé) @draiz et nous arrivions alors à la question suivante : Et si, en fait, ils nageaient en plein délire ?
Malgré leurs équipes motivées de marketeux, développeurs et autre chef d’entreprise, malgré leur design enjoué et moderne, malgré leurs interfaces “User Friendly” recherchées, malgré des concepts plus ou moins intéressants, se cache un problème profond et important : la diversification du web et le clairsemant des données. En d’autre terme, obliger les utilisateurs à suivre plusieurs flux d’informations sur de plus en plus de sites.
Comme l’a dit Seth Priebatsch lors de sa présentation au TedxBoston 2010 (The gamme layer on top of the world , voir vidéo ci-dessous) : nous n’avons pas besoin d’autres sites sociaux. La couche “sociale” du web est en place, elle s’appelle Facebook, comme la recherche s’appelle Google. Facebook apporte une base d’utilisateurs incomparable pour mettre en vente des plats cuisinés chez soi, pour demander l’avis de ses amis sur tel et tel sujet et pourrait même être utilisé pour gérer des projets.
Chaque “grand” d’aujourd’hui réponds à la même problématique : la simplification ! Google pour la recherche, Facebook pour le social, Twitter pour l’information. Et si on allait plus loin ? Et si les prochains milliards d’internet se faisaient backstage ? Et si il fallait continuer de réunir l’information pour qu’elle soit facilement accessible ? Et si la vraie bonne idée vous était donnée là, tout de suite, qu’en feriez vous ?
N’imaginez pas un site. N’imaginez pas une application iPad ou Androïd. N’imaginez pas un cabinet de conseil ou une agence web. Imaginez un bouton ! Un bouton carré de 20px de large. Ces 400 petits pixels vous permettraient d’appeler en un clic les API et méta-donnée disponible sur la toile.
Maintenant imaginez que vous êtes chez vous (on va dire à Paris) sur facebook en train de discuter avec un ami qui vous propose un week-end chez lui, à Londres. L’idée vous parait excellente, il vous faut donc trouver un moyen d’y aller. Un petit clic sur ce fameux bouton “And boom!”, dirait Steve. Backstage les 1 et les 0 s’affolent, récupèrent votre adresse ainsi que celle de votre ami via HTML5, comprennent la date à laquelle vous voulez partir et vont chercher les informations relatives à votre voyage : avions, Eurostar, Eurotunnel, bateau, trajet et/ou location voiture, Vélib, RATP et Transport for London. Backstage toujours, ça réfléchis sec, ça envoi du lourd, ça mouline, et ça vous renvoi les meilleurs choix de prix, de durée, les promos et informations diverses trouvées sur les différents sites ou sur Twitter.
Vous choisissez de partir de chez vous le vendredi avec la ligne 14 à 15h54 afin de prendre le RER puis le vol EasyJet de 17h30 (beaucoup moins cher que l’AF de 18h…) pour arriver à Heathrow et prendre le tube jusque King’s Cross, la station de votre ami. Vous le savez, c’est certain, à 19h GMT vous aurez une pinte à la main.
L’opération n’a pris que quelques secondes, vous n’avez pas bougé de facebook, vous avez commandé vos billets en ligne. Vous auriez aussi pu réserver un restaurant ou trouver un bon pub, mais il ne faut pas déconner, votre ami connait “The place to be” dans la city.
“Wouldn’t it be great ?”
Alors oui, ce genre de service existe plus ou moins. Bing ou liligo (par exemple) permettent de comparer des vols et des billets de trains mais n’intègrent pas les transports en commun, les trajet en voiture ou les compagnie de bateau. Google Map calcule des itinéraire à pied, en bus ou en voiture mais n’est pas déployé partout et ne donne aucune info de prix. Les voyageurs veulent savoir comment aller d’un point A à un point B, en combien de temps, pour quel prix et comme tout le monde : le plus simplement possible. Il ne veulent pas juste voyager d’un aéroport à un autre ou partir dans une inconnue budgétaire.
Enfin, pour les milliards, imaginez ce petit bouton sur Facebook, Twitter, Ping, Orkut, Meetic, sur MSN, Skype, iChat, sur Amazon, La Fnac, sur les guides touristique, sur les offices de tourisme et sur les millions de site de particulier ou d’entreprise…
5% me suffiront !
@Jibou
NDLR : Jean-Baptiste Rouaux, ingénieur de formation, est passionné par l’automobile, le sport et le web. Ninja HTML/CSS, développeur PHP et wordpress autodidacte (je n’ose pas dire “comme moi”
), il s’est lancé dans l’aventure de la création d’agence avec Exit 9, après quelques années d’expériences en ingéniérie. Vous pouvez le retrouver sous le pseudo @jibou sur twitter, et depuis peu sur le blog à trois mains : www.exitmen.fr.
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Avec cette dixième publication, nous sommes à mi-chemin du challenge #EnHautDuCocotier qui voit s’affronter chaque mercredi des idées neuves (disruptives donc transformatrices), plus ou moins soutenues par les réseaux sociaux mobilisés (ou non) par l’auteur. Le Haut du cocotier a été successivement occupé par @Eowenn (1 semaine), @Naro (3 semaines), @maximegarrigues (2 semaines), et @MryEmery, en tête depuis trois semaines.
La semaine dernière, Cyril Attias m’a envoyé un tweet me disant qu’il avait l’idée qui lui permettrait de dépasser Emery Doligé (et ses 2248 visiteurs uniques entre 9h et minuit). Je dois vous avouer que lorsque j’ai reçu la contribution de Cyril sous le titre « Et si on remerciait Nicolas ? », j’ai eu un cas de conscience. Devais-je l’accepter ? Au risque de renforcer l’idée du narcissisme du blogueur (que Raphaël Enthoven attaque si mal et que Guy Birenbaum et Thomas Clément défendent si bien). Et, à l’inverse, si je refusais de publier ce post, au nom de quelle règle implicite, non encore énoncée?
Après réflexion, j’ai décidé de publier la contribution de Cyril (en modifiant simplement le titre initial) pour deux raisons principales : d’abord par respect pour l’idée (téméraire ? ;-)) qui consiste à tenter d’utiliser l’audience du blog lui-même pour grimper au cocotier, ensuite parce que c’était aussi pour moi aussi un moyen de remercier publiquement Cyril de m’avoir proposé de faire un blog, et de m’avoir aidé à l’accoucher (avec Romain, Alexis, Grégoire et Edouard que je remercie ici). Un blog qui est devenu naturellement une partie de ma vie professionnelle et (vu l’heure à laquelle j’écris en général) personnelle. Et si c’était bien, de temps en temps, de savoir s’arrêter pour dire merci , tout simplement ? Voici donc le post de Cyril, tel que je l’ai reçu. La photo qui l’illustre, choisie par Cyril a été prise chez TBWA\Paris il y a trois ans, pour le lancement du plan à 3 ans du groupe mondial, intitulé 10×10, qui se cloture le 10 octobre 2010 (à 10h10 bien entendu). Vous pouvez tenter d’y retrouver Cyril, et de m’y retrouver (un indice : Cyril a un tee shirt noir, et j’ai un micro noir à la main
.
Et si ont remerciait Nicolas ?
Eh oui ce blog est né suite à une recommandation de ma part, lorsque j’étais chez TBWA\. J’ai été très surpris au début de voir Nicolas très impatient et très discipliné, définir les thématiques et la forme que devait avoir son blog. C’est sur qu’il y avait une grande actualité (avec la sortie de son livre), mais aussi une curiosité naturelle vers ces nouveaux médias.
Aujourd’hui, je pense que le plus convaincu de l’utilité et des bonnes pratiques sur les médias sociaux dans le groupe TBWA\FRANCE, c’est bien Nicolas !
Pourquoi remercier Nicolas ?
Parce qu’on me le dit (presque) à chaque fois, beaucoup de blogueurs et autres prennent beaucoup de plaisir à lire son blog. « Ça change » est le qualificatif le plus entendu.
Ça change des articles de blogs truffés de fautes d’orthographes, d’articles déjà lus dix fois… Après on aime ou on n’aime pas, mais ceux qui aiment ne s’en lassent pas ! Même les plus sceptiques au départ, sont aujourd’hui étonnés de la constance des publications et des articles.
Parce qu’il prend de la hauteur sur les sujets que nous traitons (souvent) trop rapidement.
Et parce qu’en 1 an il a su se hisser parmi les bons blogs à lire.
Voilà, je ne vais pas faire trop longtemps l’apologie de Nicolas.
Je dédie donc ce post à tous ceux qui lisent ce blog . Il faut remercier aussi l’ami Romain, Alexis, Grégoire et Edouard, qui m’ont aidé à créer ce blog, ainsi que les premiers lecteurs, Cyrille Chaudoit , Gregory Pouy, PPC, et Eric.
Cyril Attias
NB : Je ne suis plus chez TBWA\ donc n’y voyez aucun intérêt personnel, et, qui plus est, je donnerai mon iPad (si je gagne ) à un des commentateurs de cet article !
NDLR : Cyril Attias, diplomé de l’ISG, a créé en 2006 le blog digitalexperience qui aborde l’actualité high tech, Life Style, Marketing communication, auto et design. Après avoir été responsable du département influence digitale de Tequila (groupe TBWA\France), il a créé sa propre agence “Influence Digitale”. Cyril est venu spontanément en juillet 2009 me proposer de me lancer dans l’aventure d’un blog, en me démontrant que c’était compatible avec mon emploi du temps, par la magie de wordpress. Bref, sans lui, il est plus que probable que ce blog n’aurait jamais existé ! Last but non least, Cyril est quelqu’un qui agit en permanence avec une absolue gentillesse. Et j’aime à penser que la gentillesse est une qualité fondamentalement humaine, qui vaut plus que le cynisme dans ce monde de brutes ! ![]()
Ce post est une contribution spontanée de Fabien Grenet, 31 ans, ingénieur passionné par les nouvelles technologies, qui vient de lancer son blog iPad&Cie, que je vous recommande. Son analyse du potentiel d’une appliance Twitter Pro m’a personnellement convaincu, d’autant plus que j’ai eu l’occasion de tester l’usage de Yammer dans les cadre de l’Association des Agences Conseil en Communication, avec une limite importante : celui de la déconnexion par rapport aux autres réseaux utilisés quotidiennement par les usagers potentiels… D’où mon intérêt pour l’approche de Fabien que je trouve particulièrement bien conçue (même si je ne suis pas ingénieur informatique
). A vous de lui dire ce que vous en pensez !
Et si Twitter lançait une appliance payante pour les entreprises ?
Twitter est un média d’information qui s’avère être un excellent outil pour partager de l’information au sein d’un réseau, rapidement et simplement. Ce besoin d’échange existe en entreprise et est souvent très mal couvert en terme d’usage par la messagerie, qui n’est pas du tout adaptée. Pourtant, Twitter ne propose pas d’offre pro.
Certes, il est possible d’utiliser la version online en mode « privé », mais comme elle ne s’interface pas avec le SI de l’entreprise, son intérêt est limité. Partant de là, j’ai essayé d’imaginer la killer-offre que pourrait lancer Twitter pour investir ce marché et après moult neurones grillés, je vous présente la twitt’appliance !
Une appliance.. pourquoi pas simplement une offre pro sur le portail online ?
Parce qu’interfacer le portail online avec le SI est difficilement faisable, et que c’est l’essentiel de la valeur ajoutée pour une utilisation en interne. Prenons comme exemple Google, qui propose sa google appliance, pour se faire une idée. Une offre pro online reviendrait à faire en sorte que google « online » puisse accéder au SI de l’entreprise et indexer tous ses documents / sites / … pour qu’ensuite n’importe quel employé puisse faire ses recherches via google-pro.com.. Au-delà de la complexité technique et des questions de confidentialité, la solution ne parait pas vraiment pertinente non ? En revanche, installer une appliance au sein du SI est plus simple, et apporte des possibilités d’intégration et de personnalisations importantes, en étant plus sûr d’un point de vue sécurité. Et bien c’est pareil pour Twitter. Une offre pro online sera complexe à interfacer avec le SI, et présentera des risques en terme de sécurité plus importants qu’une solution internalisée sous forme d’appliance.
Twitt’appliance, la killer-offre.
Comme l’analyse Eric Delattre dans son billet sur l’impact de Twitter sur la gestion de projet, le micro-blogging est un levier de productivité et d’efficacité, qui ne demande qu’à être actionné. Pour répondre à ce besoin, des solutions de « micro-blogging » ont été conçues spécifiquement pour le monde de l’entreprise, qu’elles soient online ou internalisées. La solution Yammer par exemple est construite sur un modèle online, Sharetronix ou SAP ESME quant à elles sont construites sur un modèle internalisé, plus aisément interfaçable avec le SI. Ainsi, ce secteur n’est pas un nouveau monde à explorer mais est déjà bien investi par des acteurs aux outils bien rodés. Pour avoir de l’avenir, il faut que l’offre de Twitter ne se contente pas d’apporter un outil de micro-blogging, mais qu’elle dispose d’un fort avantage concurrentiel. Et justement, la Twitt’appliance est bien pourvue de ce coté là, sans que Twitter n’ai à développer ou adapter quoi que ce soit dans son moteur (ou presque) : en effet elle vient accompagnée d’un écosystème riche et déjà rodé, celui de Twitter.com !
S’appuyer sur l’écosystème existant.
L’écosystème qui existe aujourd’hui autour de Twitter.com est un formidable levier de différenciation pour cette offre. En effet, une appliance signifie la mise à disposition de l’application sous une forme très proche voire identique de celle online. En l’occurrence, si l’API reste la même, Twitter dispose d’un vivier d’éditeurs tiers dont l’expertise est immédiatement utilisable sur l’appliance. Moyennant quelques toutes petites modifications (adresser l’appliance twitter de l’entreprise au lieu de twitter.com par exemple), un client seesmic ou tweetdeck pourrait donc devenir utilisable en interne ! Et c’est valable pour n’importe quelle application ou service tiers. En allant plus loin, il n’est pas non plus très difficile d’imaginer d’accéder à cette appliance via un client mobile.. Pour les usages personnels le client mobile prend une place de plus en plus importante dans l’accès aux réseaux sociaux (Twitter inclus). Une entreprise qui ouvrirait un accès sécurisé vers cette appliance permettrait sans grande modification des clients mobiles (hormis celle de pouvoir choisir vers quelle URL ou IP pointer) de bénéficier en mobilité de toute la puissance de cette plateforme interne ! Une offre qui dès son lancement et sans avoir besoin de développements coûteux bénéficie d’un catalogue étoffé de solutions d’éditeur tiers.. pas mal non ? On peut même imaginer que Twitter se serve de cette offre pour permettre aux éditeurs tiers de monétiser leur expertise, afin de les fidéliser et peut être de les rassurer par rapport à leur impression de servir de R&D gratuite.
oAuth : s’appuyer sur l’annuaire interne (SSO).
Ajouter une application en entreprise en ajoutant un nouveau mot de passe, il n’y a rien de mieux pour freiner son utilisation. Pour rester une killer-offre, il faut donc que la Twitt’appliance propose de s’appuyer sur l’annuaire interne s’il existe, car ce dernier permet de fédérer les différentes « identités applicatives » du collaborateur. En conservant le protocole oAuth, qui permet la compatibilité avec tout l’écosystème existant, et en le couplant avec l’annuaire interne, on obtient une solution sécurisée et facile d’accès, qui permettrait en plus de rassurer les décideurs quant à leurs peurs récurrentes sur les usages collaboratifs : la perte de contrôle sur les collaborateurs et la fuite d’information stratégique. A partir du moment ou l’inscription ne serait possible qu’aux collaborateurs de l’entreprise (déclarés dans l’annuaire), il est facile de suivre ce qui est dit, et d’éviter les débordements (ou le plus souvent de constater la valeur créée). Par ailleurs, si l’entreprise dispose d’un RSE avec annuaire personnalisé, il est facile d’imaginer les ponts entre le profil Twitter (bio, site, …) et le profil de l’annuaire.
TwitGED et autres idées.
Twitpic, tweetphoto, … ces services de partage de photographie via Twitter sont tout à fait transposables dans le monde de l’entreprise, et j’imagine que proposer un TwitGED ne serait pas si compliqué que ça et apporterait une forte valeur ajoutée. Je mets à jour mon CR de réunion, et hop, je le tweete. Mes followers sont tous au courant, mais seuls ceux qui sont autorisés dans la GED peuvent le consulter (si le SSO évoqué précédemment est mis en place). Dans la même veine, un TwitCalendar qui permettrait de suivre ses réunions pourrait être créé, ou bien encore un TwitAnswer pour s’appuyer sur la communauté de talents de l’entreprise pour trouver les réponses à ses questions… Bien sur, le but n’est pas de faire une usine à gaz qui perdrait tout son intérêt, c’est au contraire de capitaliser sur la capacité du micro-blogging à mettre en avant l’information importante et à en simplifier et accélérer sa circulation, en s’appuyant sur l’écosystème existant et en l’enrichissant. Tout cela permettant de modifier les usages en entreprise et aider au passage vers le 2.0.
En bref, qu’attends tu Twitter ?
Comme beaucoup, je suis convaincu que de ne pas proposer une offre pour les entreprises serait une erreur stratégique pour Twitter. Peut être que l’avenir nous donnera tord, mais j’espère que non, et j’espère surtout que cette offre sera sous cette forme qui me parait n’avoir (presque) que des avantages. Et vous, qu’en pensez vous ? Twitter doit il proposer une offre entreprise, sous quelle forme ? Cette idée d’appliance vous paraît elle crédible ou fantaisiste ? Echangeons et débattons en dans les commentaires :)
ShareAprès @eowenn (”Et si vous offriez le compte Twitter idéal à vos meilleurs amis?“), @naro (”Et si l’agence de com du futur restait à inventer ?“), David @AdTimes (”Et si Paul Le Poulpe prédisait aussi l’avenir de la pub ?“), @cyceron (”Et si le marketing n’était pas l’ennemi du journalisme ?“), @maximegarrigues (”Et si René la taupe partait à la conquête du monde ?”), @borislaffargue (“Et si on instituait le permis de voter ?“), @MryEmery (”Et si un blogueur réputé influent était un blogueur influent ?“) et @imposture (”Et si Dieu était Internet (et inversement) ?“), notre neuvième candidat (sur 20), à tenter l’ascension #EnHautDuCocotier est le jeune @super_touffe dont l’idée ne manque pas de culot : suivre à la lettre les conseils d’un blogueur réputé particulièrement influent pour devenir plus influent que lui. L’élève s’élèvera t-il au dessus du maitre ? Emery sera t-il victime de ses propres conseils (savoir choisir et cultiver son ennemi) au risque d’avoir raison dans sa chute ? Et plus généralement, l’envie de battre un adversaire (pour ne pas dire de l’abattre, ou le “tuer”) est -il un moteur plus performant que la simple envie de gagner ? La mobilisation se fait-elle davantage quand on vote “contre” ou quand on vote ” pour” ? A vous d’en décider en incitant (ou non) vos “friends & followers” à lire cet article. Le score à battre ? 2 248 visiteurs uniques sur cette page entre 9h et Minuit.
“Aujourd’hui, l’article #EnHautDuCocotier ne traitera pas d’une campagne, d’un concept, ni même d’une anticipation de ce qui pourrait révolutionner notre monde. Non ! Non ! Cette semaine nous attaquerons la question de plein fouet : comment arriver en haut du cocotier ? Et oui, car voilà deux semaines qu’Emery Doligé, dit Mry, se fait dorer la pilule au sommet du cocotier, testant sa remarquable influence, en traitant justement de ce sujet . Mission accomplie pour ce blogueur (traditionnellement) controversé. On dit de lui qu’il balance, on le taxe de sexisme, d’anticonformisme, d’égocentrisme. À tout cela il répond qu’il ne fait qu’exposer sa pensée sans le moindre complexe, et ceci a contribué à en faire un acteur de la blogosphère qui ne laisse personne indifférent. N’avez-vous pas remarqué comme, depuis son ascension en haut de l’arbre si convoité, le ton a changé, l’objectif est devenu une cible ? Et si l’idée qui tue, c’était tout simplement d’utiliser la plus vieille méthode du monde ? Celle du « Surtout pas lui (donc pourquoi pas moi ?)! »
Après avoir lu le post de Mry, j’en ai retiré qu’être influent, c’était avant tout savoir lancer un message assez fort et fédérateur pour qu’il se propage, et quand l’influence se double d’une certaine notoriété, le monde se scinde petit à petit en deux parties : vos alliés et vos ennemis. Et je crois bien qu’il est temps de jauger la capacité de l’un par rapport à l’autre.
«L’ennemi est la démonstration d’un pouvoir ». Emery 1er, 2010
Tout ceci sonne presque comme un bon conseil dans mon esprit, « choisis bien ton adversaire, et le chemin de la réussite s’ouvrira a toi ». N’ayant pas de visibilité particulière sur internet, pas de réseau spécialement étendu, la notoriété de mon adversaire me donne un chemin tout tracé pour grimper au cocotier ! C’est le même principe que lors de l’utilisation du concurrent pour promouvoir son produit (Avis vs Hertz, Pepsi vs Coca Cola…). Je joue certes le jeu de l’adversaire, mais l’opération ne peut pas m’être défavorable, dès lors que je m’attaque à un adversaire « plus fort » que moi… J’irai même jusqu’à dire que j’ai l’audace de me mesurer à lui pour me mettre à son niveau, et donc m’élever. Certains diront qu’il peut suffire de s’attaquer au bon adversaire pour entraîner sa chute, d’autres que quand un fruit est mûr, il tombe de l’arbre de lui-même et qu’il suffit d’être celui qui l’aura ramassé… Avez-vous noté qu’un vent de scandale souffle sur « choses vues » ? La fraîche affaire des dédipics nourrissant sans nul doute sa réputation de sexiste égocentrique, il est aussi temps de parler d’opportunisme. Car effectivement le bon adversaire ne suffit pas, il faut également faire sa place au bon moment. Passons les éternels opposants du bloggeur, le putsch n’est possible que si la ferveur (négative) autour du sujet est suffisante, il en faut donc plus. Cela dit, il doit être difficile de s’attaquer à un être consensuel, ou à une personne dont le parcours force le respect. Il ne fait aucun doute que je ne me serais pas aventuré sur cette voie si @monsieurdream ou @joelapompe s’étaient hissés en haut du cocotier. Une question se pose alors, faut-il remercier l’adversaire pour ce qu’il est ?
L’article pose une autre interrogation : l’homme préfère-t-il agir pour le bien (se rallier derrière quelqu’un qu’il croit juste)? ou combattre le mal* (se liguer contre une personne qui va a l’encontre de sa philosophie) ?
* Personnellement, j’ai toujours adoré Batman…
Kévin Mantovani (@super_touffe)
NDLR : Kévin Mantovani, qui se cache sur Twitter sous la couverture @Super_Touffe, est un jeune directeur artistique, qui sait aussi écrire et, manifestement, apprend vite ! Il est étudiant en communication visuelle à l’ESAM (5ème année), et après un stage chez Buzzman , est à la recherche d’un contrat pro en alternance dans une grande agence (si possible la vôtre), le temps de terminer son mémoire sur “la théorisation de la notion de désordre graphique”. Si mes informations sont exactes, il nous couve également un blog et des podcasts. Un talent à suivre de près…
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