Surpris ce matin en pleine séance de gymnastique sur le blog Curiosity Counts de TBWA Worldwide, voici PETMAN : un robot anthropomorphique développé par Boston Dynamics . PETMAN a été conçu pour tester les vêtements spéciaux utilisés par l’ US Army. Il simule la physiologie humaine en contrôlant la température, l’humidité, et en dégageant de la sueur pour tester les vêtements dans les conditions les plus réalistes, y compris dans les exercices de pompes, où il est apparemment imbattable !
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Régulièrement, Microsoft nous délivre sa vision du futur. Le film ci-dessus, intitulé Productivity Future Vision, nous plonge dans un monde d’écrans tactiles et de commandes vocale , où la traduction automatique permet d’évoluer de manière fluide et connectée. Un futur dont ceux qui, comme moi, ont la chance d’avoir un iPhone 4 S disposant de la fonctionnalité Siri (vidéo ci-dessous), peuvent se dire qu’il n’est pas si lointain !
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Vu sur le blog de TBWA worldwide Curiosity counts, voici NEST, qui se veut ” the world’s first Learning Thermostat” (le premier Thermostat mondial doté de la faculté d’apprendre). Nest (cliquez ici) est un thermostat intelligent, qui apprend de chaque ajustement manuel que vous effectuez et maximiser les économies d’énergie. Nest, qui coute 249 dollars (hors pose 119 dollars) peut également être contrôlé à distance par n’importe quel smartphone (ou tablet ou ordinateur). Nest n’arrête jamais d’apprendre, même si votre vie change au rythme des saisons. Une manière de nous rappeler que l’avenir est non seulement aux objets connectés, mais aussi aux objets “intelligents”…
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Si vous ne fêtiez pas hier soir avec moi les 40 ans du magazine Stratégies, c’est que vous étiez à l’inauguration du Salon du Chocolat cher à notre ami @naro qui en parle si bien (voir #BloodyMardi : ” Et si vous arrêtiez d’être nul en chocolat?“). Tout comme la mode se renouvelle à l’infini, le chocolat est une source perpétuelle d’inspiration créative assez étonnante, à l’image de ce projet appelé “Sweet Play”, développé par Elsa Lambinet , une jeune “designer” française, qui a eu l’idée de décomposer ses chocolats en trois parties à recomposer soi-même. Comme toujours, me direz-vous, il suffisait d’y penser…
L’année dernière déjà, un #JourDuPenseur estival avait été consacré à Seth Godin à l’occasion de la sortie en français de son livre « Tribus – Nous avons besoin de VOUS pour nous mener » (« Et si vous conduisiez votre tribu »). Ce dimanche, c’est son nouveau livre « Nous sommes tous singuliers : Exit le marketing de masse » qui inspire le #JourDuPenseur.
Seth Godin, ancien responsable du marketing direct chez Yahoo, fondateur en 2006 du site Squidoo.com, fédérant des communautés par thèmes, qui est aujourd’hui un des cent sites web les plus populaires aux Etats-Unis, revient sur un thème qui lui est cher : la montée en puissance des tribus permettant et favorisant l’expression de la singularité des individus. Godin continue de s’interroger : Pourquoi mettre notre originalité de côté alors qu’avec tous les outils désormais à notre disposition, nous pouvons optimiser, expérimenter et user de notre liberté d’expression mais aussi d’invention ? Le format du livre déjà se présente sous une forme atypique : une double couverture pour laisser au lecteur la possibilité de choisir celle qu’il affectionne le plus, chaque pan de couverture présentant des images pour le moins originales (au choix une photo de grands-pères costumés en père Noël, un groupe de fans de Star Trek à la « convention Star Trek », une sorte de lutin humain à barbe et chapeau pointu ou bien un paysan indien…)
Seth Godin, enthousiaste créateur du Net, continue de développer l’idée selon laquelle Internet a tué le marketing de masse et appelle à faire de la singularité l’un des nouveaux moteurs de notre économie et de notre mode de vie. Reprenant à son compte l’avis de Cindy Gallop, ancienne dirigeante iconoclaste de BBH New-York, selon lequel « Tout le monde déteste la pub en général, mais nous adorons la pub qui s’adresse à nous », Seth Godin appelle les professionnels de la pub et du marketing à cesser de vouloir s’adresser à un centre, à un « consommateur de base » ou à la « masse ». Dans sa version originale, il appelle à penser « outside the box ». Pour Godin, le plus grand nombre n’est plus une cible marketing viable, et il s’en réjouit. « La norme n’est plus. Vive le hors norme » dit-il exalté. Godin veut nous montrer qu’il y a plus d’occasions à saisir et de croissance à générer en défendant le singulier. Le marché du grand public ne peut selon lui plus apporter les réponses aux besoins et aux choix des individus. Il manifeste pour la fin du marché grand public, de la politique grand public, de la production de masse et même de l’éducation de masse ! Pour Godin, les notions de « normalité », de « masse » et de « centre » sont à remplacer par celles de « choix » et d’ « interactions » et donc de « singularité » aussi pour qualifier notre époque postindustrielle. Si la notion de masse nous a permis de devenir une société efficace, productive et créatrice de richesses, elle n’est plus pour lui le moteur de notre culture. Et ne devrait donc plus être le moteur de notre économie. Mais la singularité ne serait pas seulement la nouvelle normalité, ce serait aussi quelque chose de salutaire. Internet apporte de nouvelles facilités de création. Nous sommes également de plus en plus nombreux à disposer de temps et d’argent. Bref, nous avons de plus en plus de moyens d’affirmer chacun notre singularité à travers nos choix. D’autant plus qu’Internet protège les singularités en leur permettant de se relier les unes aux autres au sein de petit groupe, de tribus, de communautés. De Foursquare à Twitter, on voit bien à quel point les individus se soucient de rester connectés en permanence à leur tribu. Pour Godin, l’expression de la singularité de chacun est rendue possible mais est aussi activement recherchée. Le consommateur est aujourd’hui assez riche pour attendre des produits qu’ils soient conçus pour lui et non plus pour le plus grand nombre. Et ce d’autant plus que le marché favorise le choix personnel et l’engagement. Le pouvoir du consommateur n’est pas tant un phénomène nouveau mais il ne cesse de croitre de façon exponentielle sous l’influence de deux facteurs que sont la richesse et le choix. Et Godin de citer bien d’autres espaces de création que le seul Internet pour souligner tous les produits et inventions que nous avons à notre disposition pour créer du nouveau : lasers, autoroutes, produits chimiques sont autant d’exemples de ressources à notre disposition pour créer. Sans oublier l’impact aussi des limites géographiques sans cesse repoussées. Finalement, Godin n’est pas loin de vouloir appliquer le concept de « longue traîne » à l’ensemble des marchés actuels et de la consommation, mais aussi à notre mode de vie, notre manière de gouverner, ou encore d’élever nos enfants. Pour lui, le centre est en voie de disparition, la courbe en cloche n’est plus le modèle dominant de notre économie et de notre mode de vie. La distribution des comportements est certes toujours gaussienne mais la cloche n’est plus aussi resserrée car les comportements sont devenus moins rigides : la cloche des comportements s’est aplatie, comme si elle avait fondu. Et il y aurait plus d’anticonformisme dans les marges de la cloche que de normalité au centre de la cloche. Les gens singuliers seraient plus importants que le plus grand nombre parce qu’ils sont le plus grand nombre.
Particulièrement optimiste, Godin cherche à convaincre que des idées ou des créations parties de petite communauté singulière peuvent pour autant devenir objet de l’attention de tous : la « bibliothèque musicale » Napster, par exemple, était composée de morceaux de musique loin d’être les tubes du moment, ceux-là on pouvait les écouter à la radio. Napster comptait des morceaux non disponibles à la vente, des « pépites ». Différents styles musicaux s’y côtoyaient mais chacun comptaient ses propres membres et tribus. L’addition de ces tribus, de ces communautés d’aficionados de la musique a entrainé un succès générationnel. Aussi Godin appelle à considérer plusieurs courbes en cloche plutôt qu’une seule et à comprendre que le grand public, le milieu de la courbe, est un marché facile à satisfaire mais dont la taille a trop diminué pour laisser de coté les clients potentiels se situant dans les marges de la courbe.Internet permettrait un cercle vertueux encourageant des interactions personnalisées et optimisées, et poussant les gens à affirmer leur singularité au lieu de chercher à se fondre dans la masse. La publicité et le marketing doivent donc pour Godin savoir appréhender ce virage culturel. On sait bien à quel point les agences sont appelées à ne plus faire seulement que de la publicité destinée au grand public mais aussi à proposer des activités de services, de relations clients, de relations publiques plus ciblées… « Si vous vous entêtez à vouloir tout vendre à tout le monde, vous échouerez. La seule option valable est de vendre quelque chose d’important à quelques personnes. (…) Il n’est pas facile de s’éloigner du consommateur moyen, parce qu’il représente le plus grand nombre, ou du moins la possibilité d’un plus grand nombre. On a tous l’espoir de devenir le prochain Budweiser ou Chevrolet, mais ce n’est plus une solution viable. » Selon la théorie de Godin, chaque marché gagne aujourd’hui en ciblage ce qu’il perd en anonymat. Un marché doit dorénavant cibler de micro-segments. Pour Godin, « chaque individu est désormais un marché à part entière et se pense dans l’immédiat ». Sans pour autant penser le monde comme étant composé de communautés les unes contre les autres, il s’agit plutôt d’une juxtaposition. Différentes petites, moyennes ou grandes communautés cohabitent, partagent des outils, des techniques et des intérêts.Toujours dans l’empathie et la dynamique et pour mieux illustrer sa théorie, Godin inscrit son livre dans The Domino project, un projet qui consiste en association avec Amazon à partager, diffuser les livres et les idées avec son entourage personnel ou professionnel et à permettre de nouveaux modes de diffusions des livres et des idées. Parce que jusqu’au bout, Godin nous enjoint à ne pas choisir le confort ou la sécurité de la masse mais la créativité et l’originalité de la singularité.
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