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Et si l’humour rendait aussi hommage à Christian Blachas ?

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J’étais hier après-midi à l’Eglise de Boulogne pour les obsèques de notre ami Christian Blachas. Et malgré la peine partagée avec tous ses proches, il m’a semblé évident que la rubrique hebdomadaire du samedi de mon blog, consacrée aux grandes campagnes publicitaires humoristiques du monde entier, ne pouvait pas ne pas marquer une pause pour rendre hommage à Christian dont une des grandes qualités était aussi, selon moi, d’avoir érigé l’humour en mode de vie. Christian, à l’image des grands publicitaires qui ont marqué leur temps et qu’il admirait tant, de Bill Bernbach à Philippe Michel, voyait en l’humour le langage le plus intelligent, le plus efficace et le plus universel (d’où la grande présence des campagnes humoristiques du monde entier dans Culture Pub).

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J’ai sélectionné (vidéo ci-dessus) une des émissions Culture Pub de 2011, à l’occasion des premières journées portes ouvertes de l’AACC, où Christian nous apparait tel qu’il était, tel qu’on l’aimait, et tel que l’on veut le garder en mémoire : intelligent, vif  et toujours un peu espiègle.  Christian m’a toujours impressionné par sa très grande liberté de pensée, mais aussi par sa capacité de mettre de l’humour partout dans la vie. Les gens que l’on aime ou que l’on admire ne meurent jamais, ils continuent de vivre en nous. Au delà de nous avoir transmis son amour de la pub, Christian nous a transmis son humour de la vie. Comme disait Elvis, son idole, dans un de ses premiers tubes (ci-dessous) : “We’ll forget to remember to forget”.

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Ps: Rendez-vous demain dimanche à 19h40 sur NT1tv pour l’émission CulturePub “hommage à Christian Blachas” avec Anne Magnien et Thomas Hervé.

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Et si le temps avait pris le pas sur l’espace?

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Le 23 janvier dernier, j’intervenais à l’ECS Paris (European Communication School) pour une Master Class consacrée à la communication 360°. D’où le titre que j’avais choisi, un tant soit peu provocateur pour des élèves censés être devenus experts de la communication 360 : “Le 360 est mort, vive le 365″. J’y développais la thèse d’un changement de paradigme dans la communication : avec le digital, la gestion du temps (365 jours par an), devient aussi importante, sinon plus que la gestion de la communication dans l’espace (360°). C’est d’ailleurs la raison du nom (TBWA\365) de l’agence digitale de TBWA\Paris. Nous sommes entrés résolument dans l’ère du marketing en temps réel, qui nous oblige à revoir nos modes d’organisation et d’action.  A l’issue de ma présentation, l’équipe TV de l’ECS (merci à David Maginot alias @DavidMgt7 et à Marcus Thouant aka @cucus), m’a proposé de faire un court résumé télévisuel de mon intervention, avec en prime, une question d’actualité au sujet de ma réaction à la fermeture de MegaUpload, qui venait d’être annoncée.  A vos commentaires ! ;-)

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Et si nous étions tous concernés par Pipa et Sopa ?

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Cette semaine, notre rubrique dominicale #JourDuPenseur est consacrée à un sujet complexe, mais qui nous concerne tous : la protection des droits d’auteurs. La fermeture de MegaUpload avant-hier (qui vient après celle de Napster en 2001 et de Kazaa en 2005) et la riposte immédiate des Anonymous, ont quelque peu occulté l’autre sujet majeur : la discussion sur les projets de loi Pipa (Protect Intellectual Property Act) et Sopa (Stop Online Piracy Act), qui devait reprendre la semaine prochaine pour obliger les fournisseurs d’accès à bloquer les sites étrangers qui offrent des contenus pirates et interdire aux moteurs de recherche de référencer ses sites. Je fais partie de ceux qui se battent pour la reconnaissance et la protection des droits d’auteurs, indispensable à la rémunération de la création. Mais je suis intimement convaincu que ces projets de loi américains mettent en péril la liberté d’expression et de création pour le monde entier. La mobilisation des citoyens américains, soutenue, entre autres, par Wikipédia (qui avait suspendu son accès en langue anglaise mercredi) et Google (qui avait masqué son logo en signe de protestation et a récolté plus de 7 millions de signatures), semble avoir pour le moment porté ses fruits, puisque le vote de mardi a été reporté à une date ultérieure, selon une dépêche datée de vendredi soir.  Dans une vidéo TED éclairante (ci-dessus), Clay Shirky nous explique la logique sous-jacente de ces projets de loi, les conséquences qu’ils pourraient avoir au-delà des USA pour les internautes du monde entier, et les raisons fondamentales de s’y opposer, en l’état actuel des choses.

imageClay Shirky, né en 1964, est un auteur américain, consultant et enseignant sur les effets économiques et sociaux des technologies Internet. Il enseigne à la New York University et à l’institut Arthur L.carter du journalisme. Auteurs de plusieurs livres sur les sujets Internet, il écrit régulièrement dans les colonnes de Business2.0, du New York Times, du Wall Street Journal, de la Harvard Business Review et de Wired. Il est considéré comme un spécialiste du peer-to peer et des réseaux sans fil. Il est membre de l’Advisory Board de la fondation Wikimedia.

imagine-a-world-without-free-knowledgeLes projets de loi SOPA et PIPA (équivalent de SOPA au Sénat) visent à enrayer le téléchargement illégal en permettant le blocage DNS, c’est à dire le blocage au niveau fondamental d’Internet, qui permet d’empêcher un navigateur Internet de trouver une page web des sites reconnus comme portant atteinte aux lois amércaines sur le droit d’auteur, cette disposition étant également valable sur les sites étrangers. Les textes actuels prévoient un déréférencement de ces sites dans les moteurs de recherche, et la capacité de geler les comptes de ces sites en matière de paiement électronique. SOPA, introduit à la chambre des représentants à la fin octobre 2011 par Lamar Smith, représentant du Texas, est soutenu également par certains démocrates. Pipa a été déposé au Sénat en mai dernier par le démocrate Patrick Leahy, avec le soutien des principaux producteurs d’Hollywood et de certaines grands producteurs musicaux. Les débats pour le vote étaient censés reprendre la semaine prochaine. Pour les associations de protection de la vie privée en ligne, SOPA et PIPA portent atteinte à la liberté d’expression. Mi-janvier, la Maison Blanche s’est désolidarisée de ces projets de lois : “Nous considérons que le piratage sur Internet est un grave problème qui nécessite une réponse législative sérieuse, mais nous ne soutiendrons pas une législation qui réduit la liberté d’expression, augmente les risques pour la sécurité cybernétique et sape le dynamisme et le caractère innovant de l’Internet mondial”. Ces lois américaines nous concernent doublement : en obligeant les fournisseurs d’accès ou les hébergeurs à filtrer a priori des sites accusés d’héberger du contenu illégal, ils inversent la charge de la preuve :  ce seraient les propriétaires de ces sites qui doivent prouver qu’ils ne sont pas coupables, et nous parlons ici non seulement des grands portails, mais potentiellement de tous les blogs qui renverraient par des liens sur des sites bannis par les USA. En effet, les textes actuels sont rédigés d’une manière floue qui donne la possibilité de restreindre l’accès à des sites non américains, y compris si un commentaire sur un blog comporte un lien vers du contenu enfreignant le droit d’auteur “made in America”. Une manière finalement d’imposer au monde un droit d’auteur version américaine. Plus que jamais, une gouvernance mondiale du numérique est nécessaire !

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Et si on (re)tweetait l’optimisme ?

Pour le retour en 2012 de la rubrique #JourDuPenseur, j’ai décidé de revenir sur une valeur qui m’est chère : l’optimisme, stimulé par un tweet reçu d’Emmanuel Peype (@commintomylife), auteur du blog jedeblogk, qui a attiré mon attention sur l’opération #TWEETPOSITIVE, organisée par DDB Budapest pour offrir une dose de positivité aux passants à l’occasion de la nouvelle année. Le dispositif mis en place est tout simple : vous tweetez un message optimiste avec le hashtag #tweetpositive, et celui-ci s’affiche en temps réel sur un mur d’images rétro-projetées à Budapest. Les passants dans la rue peuvent, en temps réel, lire les tweets, qui se présentent sous forme de petites lucioles, laissant découvrir les messages quand on les attrape, grâce à une caméra qui détecte les mouvements. Il ne vous reste que quelques heures pour participer à cette opération qui se termine ce week-end.

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C’est l’occasion pour moi de revenir sur ce que j’appelle “l’optimisme de raison” dont je pense profondément qu’il est essentiel à la réussite de toute action, un sujet dont je vous avais parlé en septembre 2010 (”Et si l’on pouvait se montrer raisonnablement optimiste ?“), avec l’intervention à TED Oxford de Matt Ridley pour son livre “The Rational Optimist”. J’étais cette semaine invité sur le campus de l’Essec à parrainer l’Imagination Week organisée pour la rentrée des 600 élèves de seconde année. J’ai eu la (bonne) surprise de voir que la tribune que j’avais publié dans Le Monde il y a 5 ans sous le titre “L’optimisme ? Un devoir civique“, était mise en exergue. J’y rappelais que “Si l’optimisme  ou la sinistrose sont le fruit d’une réalité ou d’une perception de la réalité, ils sont aussi le fruit d’une posture : mettez-vous au soleil, il vous réchauffera , tournez-lui le dos et, ne le voyant plus, vous aurez froid… Le pessimisme part de la tête !…L’absence de croyance en l’avenir menace le présent” et j’y évoquais “un peuple drogué aux jeux” (Cela n’a pas changé comme en témoigne l’annonce faite cette semaine par La Française des Jeux sur les records battus de la participation au Loto).”

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J’y rappelais également que ” La peur est mauvaise conseillère alors que la confiance est un incroyable moteur… Les sportifs le savent bien, le mental est une des composantes essentielles de la performance. Le défaitisme paralyse l’action. L’espoir engendre motivation et efficacité. L’optimisme béat est assurément inopérant, tandis que l’optimisme “de volonté” est le plus sûr compagnon de l’action. Il n’est jamais trop tard pour regarder l’avenir en face, positivement et lucidement. L’optimisme est un devoir, le projet une nécessité. Pour nos entreprises comme pour nos collectivités, en incluant la première d’entre elles, la France. L’optimisme, lui aussi, doit partir de “la tête”. En cette année électorale, je persiste et signe : seul l’optimisme de volonté peut nous permettre de transformer le monde !

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Dans le cadre de cette #ImaginationWeek, les étudiants de l’Essec étaient appelés à imaginer l’entreprise de 2030 (ainsi que le manager, le citoyen et la ville de 2030). Cet exercice a conduit certains (souvent avec une bonne dose d’humour cynique ;-) ) à imaginer le pire dans un monde plus Orwellien que jamais. Un monde où les nouvelles technologies pourraient être utilisées pour aliéner plus que libérer. Mais il est à noter que l’équipe vainqueur, selon le vote des étudiants eux-mêmes, et avec plus de 70% des voix, est celle qui a imaginé un projet particulièrement disruptif de “WorkCenter”, une multi-entreprise horizontale et ouverte. Un lieu proche de chez vous où vous travaillerez pour votre entreprise aux côtés d’autres personnes qui travaillent à distance pour la leur, créant ainsi des passerelles, des rencontres et des partenariats d’un nouveau type. De quoi être optimiste ! Il me semble plus que jamais nécessaire d’aider la génération nouvelle à donner du sens à l’innovation et à accélérer la nécessaire transformation du monde. Et celà passe forcément par la foi dans la possibilité de réussir. C’est pourquoi j’ai conclu mon intervention à l’Essec sur le thème “Stand up for what you stand for”, par la vidéo (ci-dessous) de JR à Ted, qui nous montre ce qu’un homme seul (et une petite équipe autour de lui), peut aujourd’hui accomplir pour contribuer à changer les mentalités. De quoi nous doter d’un optimisme communicatif. Qui mérite bien d’être (re)tweeté, vous ne croyez pas ? Avec le Hashtag #TweetPositive !

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PS : j’ai promis au très sympathique BDE de l’ESSEC “Hisseo”, que vous iriez le 28 janvier 2012 à la Nuit de l’ESSEC 2012 sur le campus de Cergy Pontoise pour assister aux concerts de Sniper, Yuksek, Etienne de Crecy et The Shoes. Une Nuit consacrée au thème de la fin du monde. Afin, sans aucun doute, de mieux le reconstruire !

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Et si on se jetait à fond dans 2012 ?

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Welcome back sur ce blog qui veut continuer de vouloir être, plus que jamais, un incubateur d’”idées qui tuent”, ces idées disruptives qui remettent en cause les conventions dans lesquelles nous avons l’art de nous enfermer, pour libérer l’énergie de changer et nous donner une plus belle part de futur. J’espère que vous avez pu, comme moi, prendre un peu de distance entre Noël et le jour de l’an, et vous programmer pour mener à bien en 2012  les projets personnels et professionnels qui vous tiennent à coeur. 2011 a été une année de transformation profonde du monde qui nous entoure, et 2012 s’annonce comme une année de grande incertitude. Raison de plus pour ne pas baisser les bras, et ne pas se laisser enfermer dans la sinistrose ambiante. Je vous propose donc de commencer l’année à l’exemple de ces base jumpers de Singapour (vidéo ci-dessus), qui ont décidé de se lancer le 1er janvier 2012 du haut du Marina Bay Sands Skypark (dont je vous avais parlé ici), et qui ont su parfaitement retomber sur leurs pieds !”High risk, high return”, disent les anglo-saxons : on n’a rien sans rien ! Et si on faisait en 2012 tout ce que l’on a pas osé faire en 2011 ?

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