Me voici donc revenu du Mont Sinaï, où Moïse, auteur des 5 premiers récits bibliques, reçut les tables de la loi. L’occasion de prendre un nouveau départ en 2011, pour écrire avec vous la petite histoire de ce blog dédié aux idées disruptives, c’est à dire au récit des petites ou grandes idées nouvelles qui font avancer le monde. Ce dimanche sonne donc la reprise de mon blog, et de sa rubrique dominicale #JourDuPenseur, consacrée aujourd’hui au Storytelling et à ses nouveaux moyens d’expression.
“Innombrables sont les récits du monde…”, nous rappelait Roland Barthes (dont je vous recommande la magnifique réédition de “Mythologies” au Seuil),”…Le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit… Le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature…le récit est là comme la vie”.
Et si le moteur des réseaux sociaux n’étaient pas simplement la relation, mais plus précisément le récit ?
Le récit, c’est la mise en forme subjective des faits et des opinions, qui appelle un point de vue, une histoire, et surtout un angle. Au travers de son blog, de son mur Facebook, ou de son fil Twitter, chacun a pu faire l’expérience du storytelling, que Christian Salmon a remarquablement bien décrit sans son livre éponyme sous-titré ” la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits”. A partir du moment où l’écrit devient public, il appelle une mise en forme, et l’introduction d’une forme de subjectivité, de construction de l’opinion, pour ne pas dire de jugement. Nous sommes entrés dans un nouvel âge : l’âge narratif, où l’opinion domine définitivement le fait.
L’enjeu du storytelling a aujourd’hui été pleinement intégré par les pouvoirs politiques et économique au point de poser la question de la violence symbolique, qui, selon Christian Salmon “pèse sur l’action des hommes, influence leurs opinions, transforme et instrumentalise leurs émotions, les privant ainsi des moyens intellectuels et symboliques de penser leur vie”. D’où l’importance démocratique de donner à chacun les armes de contre-narration : ” la lutte des hommes pour leur émancipation passe par la reconquête de leurs moyens d’expression et de narration. Cette lutte a déjà commencé, elle se fraye un chemin dans le tumulte d’Internet et le désordre des “stories”, elle s’éveille à des pratiques nouvelles et minoritaires, échappant largement au regard des médias dominants…”.
Chaque jour se développent des moyens nouveaux de “contre-narration” (ou narration non conventionnelle), dont le potentiel de diffusion est démultiplié par les réseaux sociaux, qui savent relayer les “histoires neuves”, celles qui ne sont pas encore traitées ailleurs. Assembler et transformer de l’information brute d’origine multiple en histoire, c’est la fonction du “content curator” (que l’on pourrait traduire par “metteur en scène de contenus”), qui dispose de nouveaux outils de traitement “subjectivement ordonnés” de l’information. Je vous avais parlé, il y a très précisément un an, de Pearltrees (cliquer ici) qui permet d’organiser et de partager potentiellement tous les contenus disponibles sur Internet. Un article des inrocks publié mercredi dernier (cliquer ici), nous présente Storify, créé par deux web-entrepreneurs (Burt Herman et Xavier Damman) : un service pour trier, sélectionner, organiser et publier sous forme d’articles, des informations collectées sur les réseaux sociaux. Storify associe un moteur de recherche à une interface de mise en page qui vous propose d’ intégrer dans le corps d’un article des tweets, des liens et des images ou vidéos, d’un simple “drag and drop” (voir vidéo ci-dessous), et vous permet en quelques secondes d’écrire une histoire à l’exemple de celle-ci (qui vous fait le récit de la mort supposée de Chuck Norris) .
Les petits récits font les grandes histoires. C’est l’assemblage des données, des infos et des opinions qui permet à chacun d’apporter sa pierre subjective, son idée originale, à l’édifice. Car les idées ne viennent pas de nulle part, elles ne naissent pas de rien : elles se façonnent à partir d’une matière première, que les anglo-saxons appellent “Food for thought”. On est toujours plus créatif en construisant sur l’idée des autres. Cela a toujours été vrai. Mais cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui, à l’heure où Internet permet à la fois de rendre accessible toutes les données, de permettre le travail collaboratif (cf Wikipédia), et de partager l’assemblage de chacun, pour permettre à d’autres de rebondir.
Comme le disait l’auteur de La Guerre des Mondes, Herbert George Wells, considéré comme l’un des fondateurs de la science-fiction moderne, “l’histoire du monde est par essence l’histoire des idées”. Il ne tient qu’à nous de changer l’histoire du monde à condition de produire des idées qui le transforment pour le meilleur et non pour le pire. Plus que jamais, il faut libérer les idées, produire chaque jour plus d’idées qui tuent des idées reçues, conventionnelles, établies, qui empêchent de progresser. C’était la raison d’exister de ce blog, comme le rappelle le titre du premier post publié en 2009 (”Et si on libérait les idées ?“), et c’est la raison pour moi de le continuer.
Je vous souhaite pour 2011 beaucoup d’idées fraiches, anticonformistes et réjouissantes à partager.
ShareVoilà. C’est fini pour 2010. Je pars à 3 300 kilomètres de Paris. Et je déconnecte en emmenant quelques bons livres papier à lire sur la plage (histoire de ne pas mettre trop de sable dans mon iPad). Je continuerai d’être connecté par Twitter . Je vous donne rendez-vous en 2011 pour la reprise de ce blog, qui se veut “incubateur d’idées qui tuent”. Je remercie très sincèrement tous les contributeurs, commentateurs et visiteurs de ce blog en 2010, qui en ont fait l’intérêt et le succès, et vous souhaite, à toutes et à tous, de très bonnes fêtes, et une passionnante année 2011 !
Bien à vous
![]()
Nicolas
ShareLorsque j’ai décidé au milieu de l’été, de créer la rubrique hebdomadaire du mercredi #EnHautDuCocotier (pendant 20 semaines), mon objectif était triple : 1.Stimuler des contributions externes autour des idées qui tuent (idées disruptives, que certains appellent également transformatives
), raison d’exister de ce blog, sachant que mon blog est ouvert depuis plus d’un an aux contributions externes, mais que le flux naturel de contributions me semblait pouvoir être augmenté … 2. Eprouver, sinon prouver, au filtre de l’expérience, ce que j’essaie de démontrer dans mon livre : le succès des idées dépend de différents facteurs clés, en particulier : la valeur intrinsèque (subversive) de l’idée, la réputation de l’auteur, la formulation de l’idée (en particulier au travers de son titre), et la mobilisation des réseaux… 3. Elargir l’audience de mon blog en le faisant connaître aux friends/followers de mes friends/followers/readers (au cas où ça les intéresse, on ne sait jamais
: quand on écrit, on aime bien être lu !).
Je dois admettre, alors que nous n’en sommes qu’à la 15ème semaine, que le résultat à dépassé mes espérances : 1• #EnHautDuCocotier a suscité l’écriture de beaucoup de posts directs, mais aussi généré des posts complémentaires que les auteurs ont souhaité voir diffusés “hors-concours” sur mon blog (@edwyplenel, @gregfromparis, @anneSo_R) ou sur d’autres blogs (cf débat @naro vs @MathieuFlex) 2• La comparaison des résultats des uns et des autres, permet de lire très clairement le poids des différents facteurs qui font le succès (au sens particulier de « succès de lancement de l’idée en un jour sur la communauté des internautes qui connaissent le blog »), en particulier : la valeur intrinsèque de l’idée (@Basiloo), la réputation de son auteur (@MathieuFlex), la formulation du titre (@eowenn), ou la mobilisation de trafic (@MryEmery)… 3. L’audience de mon blog a doublé pendant l’été et triplé à la rentrée, car l’effet d’audience du mercredi, s’est traduit également par une augmentation sur tous les autres jours de la semaine, y compris le dimanche, jour creux d’audience, où j’ai vu monter la fréquentation de mes posts #JourDuPenseur, forcément moins grand public. Le mercredi joue de fait un rôle de vitrine et d’accès, un peu comme la une d’un magazine, pour l’ensemble du blog qui comprend 7 posts minimum par semaine.
En parallèle, toute médaille ayant son revers, je vois apparaître depuis quelques semaines des critiques, dont certaines sont selon moi tout à fait fondées, et me semblent appeler réponse, sinon débat, que je suis heureux d’ouvrir ici en commentaires. Je ne parle pas du courageux auteur anonyme de « En haut du cocotier, et après ? »(dont j’avais déjà relayé l’existence sur mon blog), car j’ai pour principe de ne jamais répondre à ceux qui ont besoin de se cacher pour exprimer leur opinion (ce qui me semble être une bonne définition de la lâcheté). Mais je parle des questions ou critiques exprimées lors de rencontres IRL avec les lecteurs de ce blog, ou plus récemment par Cyril Rimbaud, blogueur que je respecte, dans un billet apparu mercredi dernier sur le blog de @naro, (qui s’était pour l’occasion fendu d’un commentaire que j’avais trouvé fort intéressant), le tout ayant disparu du net en quelques heures pour des raisons qui m’échappent (mais, je le jure, sans aucune intervention de ma part, car j’aime le débat et tout particulièrement ce débat là, que je ne fuis pas une seconde).
Ces critiques portent essentiellement sur les règles du jeu (car je le rappelle, ce challenge est un jeu ;-)) que j’avais écrites un mardi 27 juillet au soir (fort tard) pour lancer cette expérimentation et que je vous re-livre ici in extenso :
« #EnHautDuCocotier. C’est le titre de la nouvelle rubrique hebdomadaire de ce blog, chaque mercredi, destinée à servir de rampe de lancement à vos meilleures “idées qui tuent”. Le principe est simple. Chaque mercredi, un post candidat est sélectionné (par mes soins et par ordre d’arrivée des candidatures à mon adresse e-mail : nicolas.bordas@tbwa-france.com). L’objectif ? Obtenir la plus grande audience possible le jour de la publication. Le post (dont le titre commence bien entendu par “Et si… ?”) est mis en ligne à 9 heures et le compteur est relevé à minuit sur Google Analytics selon le critère : “Nombre de visiteurs uniques du jour”. Le challenge se déroule sur 20 semaines, et le vainqueur (autrement dit la contribution qui aura obtenu le plus grand nombre de lecteurs, à condition d’avoir à minima dépassé les 5000 visiteurs uniques le jour de la diffusion) recevra le 16 décembre 2010 un iPad Wi-Fi lors d’un déjeuner de remise du prix (déjeuner également offert dans un restaurant de mon choix ). Les semaines où aucune contribution ne serait proposée, j’écrirai moi-même un post qui participera au challenge (et pourra éventuellement remporter le prix s’il bat la meilleure des contributions extérieures). Deux moyens principaux pour faire triompher votre idée (selon 2 des 10 grands principes de “L’idée qui tue”) : la valeur intrinsèque (subversive) de l’idée, et la capacité de mobiliser les réseaux sociaux pour la relayer. »
Je savais qu’en lançant de cette manière ce concours, je prenais plusieurs risques par rapport à la ligne éditoriale de mon blog, qui a toujours essayé de (je n’ai pas dit « réussi à » ;-)) privilégier la qualité des contenus plutôt que la quantité des lecteurs. Deux facteurs principaux étaient de nature à introduire un biais : 1. Le critère quantitatif choisi : nombre de visiteurs uniques entre 9h et minuit (donc une prime à la recherche d’audience rapide au détriment éventuel de la qualité du post) 2. La dotation du concours (un iPad (+un déjeuner ;-)). D’autres objections sont également apparues en complément ( et apparaitront surement encore dans vos commentaires). Passons les en revue :
1• Objection N°1 : « Le nombre de visiteurs uniques sur un jour est un mauvais critère de jugement » : il peut conduire à privilégier la recherche d’audience à tout prix au détriment de la qualité du post, ou permettre à un mauvais post de gagner (« pour de mauvaises raisons »).
Cela est vrai, et je dois admettre que j’ai eu moi-même un gros doute dès le départ sur la pertinence de ce choix, mais j’ai considéré que ça valait la peine de faire cette expérience (sur 20 semaines) pour voir s’il était possible (ou non) de concilier qualité et quantité, et à quelle condition. Cette question est centrale pour tout média que l’on s’appelle Le Monde, Le Parisien ou Mediapart, TF1 ou Arte, Paris Match ou Philosophie Magazine, l’arbitrage explicite ou implicite est constant entre audience et contenu éditorial. Que le rédacteur en chef qui n’a jamais arbitré en faveur d’un titre accrocheur lève la main !
Au delà de l’intérêt de l’expérimentation, j’ai aussi choisi ce critère, tout en connaissant ses limites ou effets pervers, car il était le seul que je pouvais maitriser sans trop de biais, en y passant un temps limité, grâce à Google Analytics. Je rappelle que je tiens ce blog en marginal de mon activité professionnelle, que j’écris tout moi-même, en général le soir (très) tard, et que je n’ai pas, à ce stade, investi dans un outil de mesure plus sophistiqué que Google Analytics dont on connait tous les limites.
Ceci étant, j’ai été très agréablement surpris par la qualité des articles que j’ai reçu, dont finalement quasiment aucun (pour le moment), n’a recherché, selon moi, l’audience pour l’audience. Même @naro a gardé son post le plus provoquant pour son propre blog pour ne pas « polluer » le mien (et je le remercie ici de cette louable attention ;-)). Sur les 15 premières contributions, il n’y a eu, de mon point de vue, qu’un seul post dont on pourrait dire qu’ils a été écrit avant tout pour avoir de l’audience et gagner le challenge, plus que pour faire passer une vraie idée « qui tue ». Mais même dans ce cas, il m’a semblé qu’il y avait une idée derrière l’idée qui méritée d’être publiée. On peut bien sur discuter ce point, puisque le jugement qualitatif des posts est par définition subjectif ! Je note, à l’inverse, qu’à ma connaissance, 100% des participants ont apprécié à la fois la visibilité de leur post, la qualité (et souvent la quantité) des commentaires, et l’élargissement très qualitatif de leur réseau à cette occasion.
Néanmoins, je confirme que le critère « nombre de visiteurs uniques par jour », n’est pas optimal pour mesurer l’effet durable de l’idée : La preuve ? Au jour d’aujourd’hui, le post de @basiloo (classé officiellement deuxième sur une journée), est en tête des posts vus sur mon blog ce mois-ci, avec 3 909 vues (et deux semaines d’exposition), là où le post du publigeekaire (classé premier sur une journée) en est à 3 578 vues (et 4 semaines d’exposition)… J’aurais donc peut-être pu (ou du) choisir un critère de performance différée de ce type, mais cela me faisait rentrer dans une construction trop complexe à gérer, afin de prendre en compte la mesure à J +30 ou J+60, ou même J+90… Comment, dans ce cas, donner les résultats en temps réel ? De plus, toutes choses ne pouvaient être égales par ailleurs quoi qu’il arrive : les premiers posts ont été mécaniquement désavantagés car diffusés pendant l’été, sur un blog qui avait moins d’audience. Mais les derniers posts le seront peut-être aussi du fait de la lassitude. Bref, comme chacun le sait, la vie est injuste et rien n’est parfait ! Enfin tout jeu à ses règles, et le principe est qu’on les accepte si on joue, et qu’on s’attend pour le moins à ce qu’elles ne changent pas en cours de route. Même si moi aussi, j’ai toujours eu envie de retirer la case « Allez en prison » du Monopoly ;-)
2• Objection N°2 « Offrir un iPad est une mauvaise idée qui biaise le concours et introduit une dimension promotionnelle discutable »
Peut-être. Pourquoi l’ai-je fait ? Essentiellement parce qu’il y a, dans le lectorat de mon blog, un très grand nombre d’étudiants qui ont plein d’idées, et qui n’ont pas forcément les moyens d’avoir un iPad. Et que je suis fan de l’iPad. Offrir un iPad était, de mon point de vue une manière significative de dire merci. Mais peut-être inutile. Au moment de la création des règles du jeu, je ne savais absolument pas que des blogueurs dits influents (qui n’ont pas vraiment besoin que je leur paie un iPad, qui plus est sur mes fonds personnels), se prendraient au jeu, au point d’être en position de gagner (D’où, d’ailleurs, la suggestion de @MryEmery d’offrir son iPad s’il gagne à une association… A propos, si vous connaissez une association qui aurait vraiment besoin d’un iPad (sinon pour le revendre), je suis preneur ;-)). Au passage, vous aurez peut-être noté que le règlement officiel stipule « à minima 5000 visiteurs uniques », donc pour le moment personne n’a gagné l’iPad… Je dois admettre que j’ai fixé le seuil de 5000 au « pifomètre ». Je vous informe donc d’un complément de règle que je viens d’établir : si aucune contribution n’atteint les 5000 v.u, l’Ipad sera remis à l’auteur de la meilleure contribution parmi les 20, jugée par … les habitants du cocotier ! Je prévois en effet d’inviter le 22 décembre en fin d’après-midi les 20 participants du concours, pour un coktail-jury, visant d’une part à élire, indépendamment des résultats quantitatifs, le meilleur post du cocotier, qui se verra remettre l’iPad si jamais le plafond des 5000 v.u n’a pas été franchi. Le gagnant pouvant toujours en faire cadeau à quelqu’un d’autre s’il dispose déjà d’un iPad… Je demanderai également conseil à ce panel sur les suites à donner en 2011 au concours du cocotier et à la manière d’élire la meilleure idée formulée sur ce blog chaque année. Vos commentaires et suggestions sont évidemment plus que les bienvenus.
3• Objection N°3 « il y très peu de filles dans le cocotier ! »
Cette observation est venue via Twitter d’un des participants (@naro pour ne pas le citer) qui devait s’ennuyer dans le cocotier, et je dois dire que je n’ai pas d’explication particulière. Et ce, d’autant plus que beaucoup des infos spontanées qui me sont envoyées tout au long de l’année viennent de blogueuses ou de « twittas ». Ca commençait pourtant pas mal, avec la contribution de Stephanie Valibouse (@eowenn) qui aurait pu générer des vocations… Plusieurs blogueuses (qui se reconnaitront ), m’ont fait savoir leur intérêt pour participer sans finalement (à date) envoyer de post… Bref, je m’explique pas vraiment ce “gender gap”, à moins que la notion même de concours fondé sur la performance quantitative attire les garçons et rebute les filles. Mais je n’y crois pas vraiment… Je n’ose imaginer qu’il faille chercher l’explication dans la symbolique du cocotier…Mais sait-on jamais ? Bref, si vous avez une explication, je suis preneur…Comme je ne suis pas fondamentalement contre la discrimination positive (à condition qu’il s’agisse d’une étape transitoire), je suis prêt à donner la priorité pour les dernières places disponibles à des contributions féminines ! Qu’on se le dise … ;-)
Objection N°4 : « la notoriété de l’auteur est la clé de la victoire ».
Peut-être, mais peut-être pas. Emery Doligé (n’) est (que) troisième, et @basiloo, que peu d’entre vous connaissaient avant son excellent post « Et si l’échec était la condition du succès ? », s’est approché très près de la première place actuelle du Publigeekaire… Quant au quatrième actuel du challenge, Maxime Guarrigues (dont le post sur René la Taupe a été repris par de nombreux blogs dont Rue 89), il a réussi à se placer devant @naro qui disposait d’un blog reconnu et d’un nombre impressionnant de followers sur Twitter. Cette question de l’influence de la réputation de l’auteur fut d’ailleurs le sujet d’un excellent post de @Anne_SophieR (tiens…une fille ;-)) intitulé « Et si une bonne idée n’était pas suffisante ? ».
Objection N°5 : « Toutes les idées exprimées ne sont pas de vraies « idées qui tuent »
Cela est évidemment (très) subjectif. Et si vous trouvez les idées exprimées par les autres trop faibles, n’hésitez pas à m’envoyer votre idée au plus vite ! Personnellement, j’ai trouvé beaucoup d’idées intéressantes, et très souvent les commentaires m’ont fait progresser dans ma réflexion. Je pense ne pas être le seul si j’en juge par la qualité et la quantité des (longs) commentaires sur la plupart des contributions. C’est en stimulant beaucoup de (petites) idées que jaillissent les (très) grandes idées. Ce blog qui vient de fêter sa première année d’existence, et a franchi la barre des 100 000 visiteurs uniques, contient environ 500 posts, de qualités forcément inégales. Mais si un seul de ces posts vous a été utile, et a nourri votre réflexion pour trouver une meilleure idée, alors il n’aura pas été inutile et je n’aurai pas de regret d’y avoir investi une part non négligeable de mon temps personnel .
Voilà pour lancer le débat. L’idée qui tue 2009 de ce blog avait été élue au vote (like/dislike), avant que Facebook n’ajoute son “like” à lui, l’idée qui tue 2010 de ce blog sera, de fait, définie par le cocotier. Je ne sais pas encore comment favoriser davantage l’expression des idées nouvelles sur ce blog (dont c’est la raison d’exister dans un univers des blogs déjà bien riche par ailleurs), et je suis donc très ouvert à toutes vos suggestions à ce sujet dans les commentaires.
Merci de votre fidélité,
Et désolé pour celles et ceux qui n’en peuvent plus de voir passer tous les mercredis le mot #Cocotier dans leur flux Twitter ou Facebook. Bonne nouvelle si vous êtes dans ce cas, il ne reste que 5 épisodes… Et encore deux ou trois places pour contribuer (sachant que j’ai aussi deux demandes de récidive de la part d’habitants actuels du cocotier qui rêveraient de retenter leur chance, à qui je n’ai pas encore répondu favorablement…)
Bien à vous
Nicolas
PS: Merci à François Brichant (dont je vous recommande le blog : leblogdecom) de m’avoir fourni la photo “live” du cocotier qui introduit ce post, une photo prise lors de la tempête Tomas de samedi dernier, alors que je me trouvais en Martinique avec lui
Comme chaque samedi, c’est #EclatDeRire. Après la saga Bangkok Insurance , et celle des cigares Hamlet, nous poursuivons la galerie des grandes campagnes publicitaires humoristiques mondiales, avec la célèbre campagne américaine pour la bière Bud Light “Real Man of Genius” (Les hommes de génie), un hymne aux “héros du quotidien” dans lesquels chacun d’entre nous pourra se retrouver : du très, très mauvais danseur (qui se croit forcément très bon (vidéo ci-dessus)), au porteur d’une trop grande quantité d’eau de Cologne, en passant par quelques autres situations bien senties (vidéo ci-dessous). A chaque homme son génie ?
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Mon blog est né le 9 septembre 2009, inauguré par le post : “Et si on libérait les idées ?“, avec au départ une quinzaine de posts que j’avais écrit de mai à septembre, pour ne pas partir de zéro contenu. Après 4 mois d’existence, à 3 ou 4 posts hebdomadaires, je suis passé au rythme plus exigeant du post quotidien, rendu possible à la fois par les contributions extérieures (merci à tous les contributeurs) et à la veille Twitter (merci à tous ceux qui ont été à l’origine d’un post via twitter, en espérant que je n’ai oublié de citer personne). En un an, j’ai publié 433 posts (433 idées, qui tuent plus ou moins, mais toutes commençant par “Et si…?”), qui ont généré 3 555 comments et … 2011 spams (en anglais, et en russe (!), comme par hasard les deux langues que j’ai apprises au lycée). Ce qui explique que j’ai maintenu la modération des commentaires à priori … Au passage, et pour répondre à une question qui m’est souvent posée, je suis bien, avec l’aide de mes dix doigts, le rédacteur de ce blog, ayant souhaité me confronter personnellement à la vie réelle du blogueur.
Quand on est (jeune) blogueur, et même si on s’attache d’abord à la qualité de ce que l’on produit et à la qualité de l’audience et des commentaires, on ne peut pas, à mon avis, rester insensible aux chiffres de son blog . Combien de fois avez-vous connu, comme moi, la déception de voir un post dont vous étiez particulièrement content, ne pas être lu, ni retweeté… De la solitude du blogueur de fond ! … Bloguer, c’est aussi un moyen de tester par soi-même le mode de fonctionnement des médias sociaux, de comprendre ce qui marche et ce qui ne marche pas, d’expérimenter le chemin de la “réplication” des messages entre Google, Twitter et Facebook par exemple. Et la magie de Google Analytics, malgré ses imperfections, c’est de pouvoir suivre l’évolution de son audience. Mais sans vraiment avoir de repères de comparaison. Le fait d’être huitième au classement Wikio des blogs dans la catégorie “divers” ne donne pas vraiment d’indication relative à la performance de son blog. L’idéal serait de pouvoir partager régulièrement (une fois par an ?) avec des blogueurs comparables, en toute transparence. J’ai donc décidé de “faire ce que je prêche”, comme disent les anglo-saxons, en rendant ici public les chiffres de ce blog (ce que je me propose de faire une fois par an si ce blog survit
), en espérant que quelques blogueurs interessés par la démarche feront de même, soit sur leur blog, soit en commentaire de ce post.
Chiffres sur 1 an :
• 235 618 pages vues
• 143 668 visites
• 63 135 visiteurs uniques absolus
• 2.51 minutes en moyenne par visite.
• Source : Directe 25%, Google 24%, Twitter 13%, Facebook 11%
• Le post le plus vu en 1 an : “Et si René La Taupe partait à la conquête du monde ?” avec 4 258 vues (contribution de Maxime Garrigues)
• Le post le plus voté “j’aime” en 1 an : ” What if Electricity were unplugged ? ” avec 703 votes “J’aime” sur 743 votes (contribution de Corey Cruz, et “Idée qui tue 2009″ du blog).
Chiffres sur le dernier mois (26 aout/25 septembre 2010) :
• 34 305 pages vues
• 23 377 visites
• 14 236 visiteurs uniques absolus
• 2.16 minutes en moyenne par visite
• Source géographique : France 20 389, Belgique 417, Suisse 322, Canada 309, UK 234, US 211, Maroc 172…
Voilà, je ne saurai pas juger de la performance réelle de ces chiffres, mais s’ils vous permettent de mieux situer vos propres chiffres, ce post n’aura pas été inutile. A l’inverse, je suis preneur de tout commentaire que ces chiffre pourraient vous inspirer, et plus généralement, de toute suggestion qui me permettrait d’améliorer ce blog. Merci pour votre intérêt et votre fidélité !