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Et si je vous faisais revivre la campagne présidentielle en 20 photos exclusives ?

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La Bastille, lundi 7 mai, 2h du matin. Pour la première fois depuis presque un an que nous sommes en campagne, je ressens un moment de détente partagée avec Manuel Valls et avec l’homme qui vient de devenir notre nouveau Président de la République : François Hollande (photo ci-dessus). Aux côtés de l’agence BDDP&Fils, emmenée par son président François Blachère et son vice-président  Marco de La Fuente, et avec l’appui de Valérie Lecasble (vice-présidente de TBWA\Corporate), je viens de vivre une expérience unique d’une incroyable intensité. Pour des raisons de confidentialité que vous comprendrez aisément, je ne peux rien vous raconter ce que j’ai vécu, mais je peux essayer de vous le faire ressentir au travers de ces 20 photos, exclusives mais non confidentielles, sélectionnées pour vous dans mon iPhone. Elles ne couvrent que quelques moments de la campagne, car j’ai pris relativement peu de photos, et leur qualité est ce qu’elle est (je ne suis pas un expert de la retouche ;-) ), mais elles témoignent du fait qu’une campagne présidentielle est d’abord une aventure humaine inouïe, qui porte l’esprit d’équipe à son paroxysme. Merci à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas sur ces photos, mais qui ont tant oeuvré collectivement pour cette belle victoire, qui ajoute la Solidarité, aux valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité.

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Repérage de la scène du Bourget la veille du meeting .

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Préparation du meeting dans la loge du Bourget avec Valérie, Manuel, Christian, Harold et Djamel.

photo-5Dimanche 22 janvier. Valérie et Lauriane préparent l’intervention de Lauriane.

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Le Bourget dimanche matin. Répétition de Lauriane qui a la lourde charge d’animer le meeting.

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Le Bourget dimanche matin. Yannick Noah en répétition.

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Dernier déjeuner avant le meeting avec Valérie, Anne, Harold, Christian, Noria, Djamel et Eric.

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Le meeting du Bourget (cliquez ici)

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Vous n’imaginez pas l’exploit de l’impression dans la nuit du programme pour la conférence de presse du 26.01.

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La campagne, c’est aussi une équipe technique irréprochable pilotée par André Loncle.

photo-18Najat Vallaud-Belkacem prépare son intervention avant de monter sur scène à Rouen.

photo-16Le public de Rouen de 7 à 77 ans.

photo-20Record de drapeaux au meeting de Lille.

photo-21Tournage et visionnage des clips de campagne.

photo-22La foule à La Bastille attend le nouveau Président.

photo-23Très belle intervention de Lionel Jospin à La Bastille.

photoFin du discours de La Bastille.

photo-24Le cortège présidentiel quitte La Bastille (la vidéo est sur mon profil facebook)

photo-25Marco et Djamel Bensalah aujourd’hui au QG de campagne.

photo-26Les trois mousquetaires font leurs adieux au QG de campagne.

Forcément, ils sont quatre : Valérie, François,  Marco et moi.

Mission accomplie ! ;-)

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Et si on attendait 19h59 pour twitter les résultats ?

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Pour le retour de la rubrique hebdomadaire #JourDuPenseur de ce blog, j’ai décidé de m’attaquer à un sujet qui a interpellé cette semaine le fan de twitter que je suis. A l’heure de twitter (ou de Twouitte, comme dirait Jean-Pierre Elkabbach (cliquer ici pour ré-écouter son imitation hilarante par Nicolas Canteloup vendredi)), devrait-on impérativement respecter la règle (et la loi) qui interdit de donner les estimations des résultats avant la fermeture des bureaux de vote ?  Ou, au contraire, au moment où un certain nombre de twittos envisagent comme un jeu de diffuser l’information de manière masquée (cliquer ici),  doit-on considérer qu’il est vain de vouloir construire une ligne Maginot face à la circulation d’une information globale instantanée, et accepter la diffusion sur twitter d’estimations que certains allaient déjà chercher sur les sites d’information suisse ou belge lors des élections précédentes ?

12_3236Face à un tel dilemme, un éclairage philosophique s’impose. Je l’ai trouvé dans un très bon post publié par le pasteur Alain Houziaux, en 2007 intitulé “Faut-il avoir des principes ?”, où il nous rappelle que “Face à un dilemme moral, deux attitudes s’opposent : celle de l’éthique “déontologique”, qui privilégie les principes, et celle de l’éthique “utilitariste”, qui se soucie d’efficacité. Je reproduis ci-dessous les grandes lignes de ce post, que vous pouvez lire dans son intégralité en cliquant ici. “Les principes, ce sont des règles que l’on se donne à soi-même, à la différence des règles de la société, de la bienséance… qui sont plutôt des règles que l’on adopte. Et c’est pourquoi le fait d’avoir des principes peut vous inciter à transgresser règles et les lois de la société. Ce fut le cas pour Antigone, qui voulait que son frère fut enterré, en dépit des lois édictées par l’Etat. Avoir des principes, c’est avoir des règles qui vous dictent impérativement une ligne de conduite dans une situation qui vous place face à un dilemme. Prenons un exemple. Vous êtes officier et l’on vous demande de tuer vous-même un otage ; et on vous -assure que si vous le faites, on laissera la vie sauve à vingt autres. En revanche, si vous refusez, on passera par les armes les vingt et un otages. C’est le dilemme dit « de Touvier » ou « de Caïphe ». Touvier, lors de sa défense, a dit avoir accepté de tuer sept juifs parce que cela lui permettait d’en sauver un nombre plus important. Caïphe, de la même manière, a accepté de faire crucifier Jésus parce que, de la sorte, il pouvait empêcher une rébellion du peuple juif dont la répression par les Romains aurait entraîné plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de morts. « Il vaut mieux qu’un seul homme meure et qu’ainsi la nation soit sauvée. » (Jn 11,49-50). Face au « dilemme de Touvier », si, sans hésiter, vous refusez de tuer l’otage parce que, par principe, vous vous refusez à commettre un meurtre, quelles que soient les conséquences de votre refus, vous êtes un homme à principes de type « déontologique » (de deïn, lier, attacher). Si, au contraire, vous acceptez sans hésiter de tuer l’otage pour sauver les vingt autres, vous optez, par principe, pour le moindre mal et vous êtes un homme à principes du type « utilitariste ».

L’éthique « déontologique »

kador_verso_4La différence entre ces deux éthiques recoupe, en la radicalisant, la distinction entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. L’éthique « déontologique » se situe dans l’héritage de Kant. Pour Kant, le principe « tu ne tueras pas » doit être respecté de manière absolue, quelles que soient les conséquences de ce refus de tuer. C’est aussi ce que disent saint Paul (« Ne faites pas le mal pour qu’il en résulte le bien », Rm 3,8) et saint Thomas d’Aquin : « Il y a des actions que ni la bonté de la fin, ni celle de la volonté ne peuvent rendre bonnes. » (Somme théologique, 1a, 2ae, Q20, A2). Pour justifier son choix, celui qui refuse de tuer l’otage (même pour en sauver vingt autres) pourra faire valoir les points suivants : 1.chaque individu est une fin en lui-même. Il ne peut pas être instrumentalisé, même au service d’une cause généreuse. Sa vie, c’est sa vie à lui. Nul ne peut en disposer ; 2. il faut faire la distinction entre la responsabilité et la culpabilité. L’officier qui tue un homme pour en sauver vingt est coupable de la mort de cet homme. Celui qui refuse de le faire est seulement responsable de la mort de vingt hommes . En matière de vie humaine, les vies ne sont pas additionnables et le principe d’efficacité n’est pas applicable. Vingt vies, ce n’est pas plus qu’une vie. Vingt vies, c’est seulement une vie, une vie, une vie. Le problème que pose l’éthique « déontologique », c’est celui-ci : peut-on accepter qu’un acte qui est, en soi, vertueux (ne pas tuer) ait des effets secondaires néfastes (causer des morts) ? C’est le problème dit « du double effet ».

L’éthique « utilitariste »

John-Stuart-MillPour la théologie morale catholique (la casuistique), un acte moral qui a des conséquences mauvaises est néanmoins autorisé à trois conditions : l’objectif de l’acte doit être bon ; ses conséquences mauvaises ne doivent pas être visées en tant que telles ; le bien visé par l’acte doit être proportionné au mal que comportent ses conséquences et doit l’emporter sur ce mal. Mais l’application de ce principe dit « de proportionnalisme » est bien difficile. Il est quelquefois difficile de séparer les conséquences mau-vaises des objectifs visés, en particulier lorsque ces conséquences sont prévisibles et même prévues. Un médecin qui, pour sauver la vie de la mère, effectue une craniectomie sur l’enfant à naître a-t-il ou non l’intention de tuer l’enfant ? Certes pas, mais l’homicide de l’enfant est pourtant inséparable de l’acte qui sauve la mère. On ne peut viser l’un sans viser l’autre. Venons-en à l’éthique « utilitariste » (ou « conséquentialiste ») dont le promoteur fut Stuart Mill. Pour elle, le choix face à un dilemme doit se faire non pas pour des raisons morales mais uniquement au vu des conséquences de chacun des choix possibles. Et ce par principe. Un mort, c’est moins que vingt et un. Ce que reproche l’utilitarisme au déontologisme, c’est de se préoccuper uniquement de morale individuelle et personnelle et de chercher à ce que l’agent de l’action garde les mains propres quelles qu’en soient les conséquences. L’utilitariste dira que l’officier doit faire abstraction de son éthique personnelle et évaluer les conséquences de son action de la manière la plus neutre possible par rapport à lui-même. On peut critiquer l’utilitarisme sur deux points. D’abord la rationalité de cette technique de prise de décision inquiète. Le principe même d’un calcul en matière de vies humaines peut apparaître scandaleux. De plus, le problème dit « du double effet » se pose également pour l’utilitarisme. Le même acte a à la fois des conséquences positives et négatives, ce qui complique l’appréciation des conséquences de chacune des options en balance. Mais ce point met davantage en cause l’utilitarisme que le déontologisme puisque celui-ci, par principe, dit ne pas se préoccuper des conséquences alors que l’utilitarisme, lui, est fondé uniquement sur l’appréciation des conséquences des actes. Et c’est pourquoi le constat du double effet dénature le principe même de l’utilitarisme alors qu’il ne dénature pas le principe du déontologisme.”

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Et vous, ferez-vous preuve ce soir d’une éthique déontologique, ou d’une éthique utilitariste ? En ce qui me concerne, mon choix est fait : je ne relaierai pas les estimations avant 20h. Je fait partie de ceux qui pensent que pour revaloriser la politique, il nous faut commencer par la respecter. Au delà du respect de la loi et des risques théoriques de modification des votes de dernière minute, c’est ici le respect du vote de chacun et de son utilité symbolique qui est en cause. Même si on peut souhaiter une évolution de la loi pour que tous les bureaux de vote ferment à la même heure, on ne peut pas en même temps vouloir mettre fin à la “dictature des sondages” et considérer que l’estimation du vote sortie des urnes en cours de vote peut se substituer au résultat alors que les bureaux de vote sont encore ouverts. De plus, dans une perspective utilitariste, on peut douter du réel intérêt de diffuser les résultats quelques heures en avance ! J’attendrai donc 19h59 pour twitter considérant que mes tweets ne pourront plus avoir la moindre influence sur quelque électeur que ce soit, mais souhaitant que twitter garde, par principe, sa longueur d’avance sur les médias traditionnels, et tout particulièrement sur le journal de 20h ! D’ici là, et d’ici 20h, votez bien, dès le premier tour, et n’oubliez pas que l’abstention n’a jamais rendu le monde meilleur ! ;-)

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Et si on allait joyeusement voter ?

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Retour de la rubrique hebdomadaire #EclatDeRire (après une pause pour cause de vacances), avec mes deux films humoristiques préférés contre l’abstention. Le premier “Jean-Paul”, (ci-dessus), signé BDDP&FILS en 2001, repose sur l’insight ” Ne laissez pas les autres décider à votre place”. Le second (ci-dessous) nous rappelle que tout le monde peut voter, pour le meilleur ou pour le pire… En 2012, l’Association des Agences Conseil en Communication s’est mobilisée en partenariat avec le collectif “Démocratie et Communication” dont je vous avais parlé ici et (”Et si on libérait la communication politique en France ?“) sur ce blog,  pour produire 9 dispositifs média et hors-média dont le film “L’entretien d’embauche” (ci-dessous). Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces campagnes (y compris celles de TBWA\Paris, TBWA\Corporate et Being) en cliquant sur www.aaccvote2012.fr. D’ici là, joyeux vote ! ;-)

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Et si on avait raison de ne pas tirer au sort les députés ?

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Ayant passé une partie de mon samedi dans les avions (Londres-Doha en passant par Rome, ce qui m’a permis d’engranger un maximum de points sur Foursquare ;-) ), et démarrant ma réunion au Qatar de bonne heure ce dimanche matin, je n’ai pas été en mesure, une fois n’est pas coutume, de rédiger le post #JourDuPenseur de ce dimanche dans son format habituel. J’ai donc décidé de vous faire profiter d’un article que j’ai lu dans l’avion, publié sur lemonde.fr, dont le titre (”Et si on tirait au sort nos députés ?“) ne pouvait pas manquer d’attirer mon attention ! Il est signé Pierre Barthélémy dans sa chronique “improbablologie”, et vous pourrez le lire en cliquant ici.  Pierre Barthélémy, journaliste et auteur d’un excellent blog Passeur De Science,  nous rappelle dans ce post, que si le régime athénien tirait au sort bouleutes et archontes, le rôle des partis politiques n’est pas inutile si on veut éviter une chambre des députés qui ne voterait jamais rien ! Raison de plus pour ne pas vous abstenir de voter, comme vous le recommande la campagne de l’AACC contre l’abstention qui débute aujourd’hui et que vous pouvez découvrir dans son intégralité en cliquant ici. (La vidéo ci-dessus est signée TBWA\Paris et le visuel ci-dessous fait partie de la campagne print signée Being).

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Et si on passait à l’énergie 2.0 ?

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J’ai décidé de consacrer ce #JourDuPenseur à Joël de Rosnay, à la suite de la remarquable conférence qu’il a donnée vendredi dernier lors du Forum Netexplo (cliquer ici), intitulée “Du Mox au Mix : vers un nouvel avenir énergétique”. Conférence où il a milité pour le passage à une véritable “démocratie énergétique” et le développement de ce qu’il appelle “l’écomobilité” rendue possible par l’investissement massif dans la “Smart Grid”, ce réseau intelligent de transport d’éléctricité.

cv_head_3Joël de Rosnay est à l’origine un biologiste français d’abord spécialiste des origines du vivant et des nouvelles technologies, puis en systèmique et en prospective. Docteur en Sciences, il effectua trois ans de recherche et d’enseignement (biochimie et informatique) au M.I.T. Ancien directeur des applications de la recherche à l’Institut Pasteur, il fut ensuite directeur de la prospective et de l’évaluation de la Cité des Sciences et de l’industrie de La Villette, institution dont il reste aujourd’hui le conseiller. Joël de Rosnay a démontré ses talents de prospectiviste au travers de livres visionnaires comme le Macroscope (1975), Le Cerveau Planétaire (1986) ou L’homme Symbiotique (1995) pour ne citer que quelques uns de ses ouvrages. Son dernier livre ” Et l’homme créa la vie…” avait fait l’objet d’un #JourDuPenseur en Juillet 2010 : “Et si l’homme avait une troisième peau ?“. La conférence “Du Mox au Mix” avait été précédée d’un article, sous le même titre, en novembre 2011 sur le blog “2020 Les scénarios du futur”, un blog qui porte le nom du livre éponyme paru chez Fayard en 2008.

9782213636368FSAprès la révolution de l’auto-mobilité (automobiles), puis la révolution de l’infomobilité (smartphone), Joël de Rosnay prédit la révolution de l’écomobilité, qui modifiera radicalement notre situation actuelle de citoyen passif et “énergétiquement assisté”.  Face aux enjeux énergétiques de l’avenir, Joël de Rosnay prône une approche systémique prenant en compte l’interdépendance des différentes sources d’énergie renouvelable, en les combinant entre elles. C’est ce qu’on appelle un “mix énergétique” ou encore une approche par “matrice multimodale” des combinaisons d’énergie entre elles. En effet, les différentes sources d’énergie renouvelables aléatoires (qui dépendent des conditions météo, ou du jour et de la nuit), peuvent être combinées avantageusement avec des ressources permanentes telles que la biomasse, le biogaz, la géothermie, l’hydroélectricité ou l’énergie des vagues. C’est tout l’enjeu de la “Smart Grid ” que de constituer un réseau intelligent transportant l’électricité d’un point à un autre en tenant compte de toutes les formes de production dans un système dé-centralisé. Pour Joël de Rosnay, la “Smart Grid” est un véritable “Internet de l’énergie”. Avec cette grille intelligente, toute forme d’électricité produite devient compatible : le photovoltaïque, l’éolien, l’électricité fournie par des voitures électriques en stationnement (”vehicle to grid”), les mini-centrales hydroélectriques… Le nucléaire lui-même peut se transformer en passant d’une logique de mégas centrales à celle de petits réacteurs modulaires enterrés et sécurisés. Les allemands investissent actuellement près de 30 milliards d’euros pour créer 3 600 kilomètres de smart grid, et ont fait le choix de sortie du nucléaire. Les américains ont prévu d’investir plus de 260 milliards de dollars dans leur Smart Grid. Selon Joël de Rosnay, ” C’est une question politique fondamentale pour l’avenir que soient faits dès maintenant les investissements nécessaires pour le développement du Réseau Intelligent de Transport d’électricité. Des micro-réseaux locaux, réunissant notamment des petits producteurs indépendants d’électricité et se connectant progressivement avec le réseau intelligent à l’échelle nationale peuvent être lancés, conduisant à une approche démocratique de la gestion de l’énergie”. Cette révolution de l’éco-diversité est indispensable pour permettre aux écocitoyens de sortir du monopole énergétique dans lequel ils vivent, pour construire pleinement leur avenir grâce à une coopération solidaire, en réseau, et responsabilisante. Une véritable société de partage de l’énergie en peer to peer : l’énergie 2.0.

SG-Nature

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