Currently Browsing: POLITIQUE-SOCIETE

Et si la rotations de la terre s’arrêtait ?

nospin_4-lg

Et si la terre ne tournait plus sur elle-même ? C’est le titre du passionnant article (en anglais : cliquez ici) que m’a signalé notre ami Emery Doligé (@MryEmery), via un message sur ce blog. Rassurez-vous, il ne s’agit que d’une simulation, mais elle a été établie dans les règles de l’art par Witold Fraczek, qui travaille chez ESRI (une entreprise de logiciels pour géologues) après avoir été diplomé en hydrologie. Cet article a le mérite de nous rappeler quelques vérités enseignées dès le plus jeune âge, mais que l’on oublie en vieillissant : la rotation de la terre sur son axe n’est pas seulement responsable du fait que les journées durent 24 heures (et non une année), mais aussi de sa forme sphérique légèrement “aplatie”, du niveau de la mer et de la communication des océans entre eux (ce qui permet de mesurer une “altitude zéro”). Dans son article très complet, Witold démontre que l’arrêt (non encore prévu, et qui prendrait à priori quelques millions d’années) de la rotation terrestre aurait pour conséquence de renvoyer les masses d’eau aux deux pôles, en faisant émerger toute une partie immergée au niveau de l’équateur, ce qui aurait pour conséquence de séparer les deux océans (qui ne seraient plus à la même hauteur, la différence de niveau entre les deux étant de 1400 mètres), en faisant disparaitre sous l’eau une grande partie de la Sibérie et de l’Amérique du Nord… Le Kilimandjaro culminerait alors à … 12 786 mètres), et on pourrait enfin faire le tour de la planète à pied ! La preuve qu’il existe une façon parfaitement scientifique de “tuner” la planète terre ( voir le post élue “idée qui tue” de la semaine 29 : “Et si on tunait la planète terre ?“) ;-) .

nospin_9-lg

Share

Et si le capital social se transformait en monnaie ?

YouTube Preview Image

Pour ce #JourDuPenseur estival, je vous propose un livre facile à lire, que j’avais stocké depuis quelques temps pour le lire “au bord de la piscine”, ce qui est chose faite pour mon premier jour de vacances. Il s’agit de “L’effet WHUFFIE”, de Tara Hunt, publié en 2009, et dont la traduction française a été faite, à l’initiative de Luc Bretone, sur un mode collaboratif par @Habib_Schems, @thefal, @rfalzerana et @aj_webster, tout comme la préface, co-écrite par @Billaut (Salut Jean-Michel ! ;-) ), @bretones, @RFalzerana, @laetitiamailhes, @jfruiz, @versac, et @roxannevarza.  Vous pouvez rejoindre la communauté Whuffie sur le site http://www.leffetwhuffie.com, ou suivre @LEffetWhuffie sur Twitter.

TaraHuntTara Hunt est la fondatrice de Citizen Space et ShWOWp, et l’auteure du célèbre blog HorsePigCow.com. Elle est devenue conférencière spécialisée dans le marketing communautaire/social et dans les réseaux sociaux. Le titre de son livre lui a été inspiré par le roman de science-fiction “Down and out in the Magic Kingdom” (”Dans la dèche au Royaume Enchanté”), écrit par Cory Doctorow, créateur du blog Boing Boing. Le Whuffie est un néologisme qui désigne une monnaie basée sur la réputation, qui représente le capital social de chacun. Dans le futur imaginé par Doctorow, le whuffie est la seule monnaie qui a cours. Toutes les autres devises ont disparu, dans le cadre d’une économie post-rareté, où tous les biens de première nécesssité (et la plupart des articles de luxe), sont gratuits et à disposition. Le niveau de whuffie actuel d’une personne est visible instantanément par tout un chacun, tout le monde étant équipé d’un implant cérébral offrant une interface avec le Net…Chacun perd et gagne en permanence des whuffies selon ses bonnes ou mauvaises actions, sa contribution envers la communauté, et ce que les gens pensent de lui. Il y a donc trois façons de gagner des Whuffies : être aimable, être connecté, ou être reconnu. Le Whuffie fait partie de l’économie du don, où les services sont rendus dans avoir besoin d’être payés d’emblée. Dans l’économie du don, plus tu donnes, plus tu gagnes de whuffie, à l’opposé de ce qui se passe dans l’économie de marché, ou lorsque l’on dépense de l’argent, on le perd !

the-whuffie-factorDans son livre “L’effet Whuffie”, Tara Hunt nous livre ses enseignements pour tirer parti de la puissance des réseaux sociaux et de sa réputation afin de développer son business. Pour elle, l’importance du capital social n’est ni une fiction, ni une idée récente. Son idée, contrairement au roman de Doctorow, n’est pas que le capital social se substitue au capital monétaire, mais qu’il s’agit d’une économie paralèlle qui interragit avec l’économie réelle : Avoir un capital social élevé donnera accès à un meilleur emploi et à une meilleure rémunération, et aidera à gagner des clients et à vendre plus. Tara Hunt prône les vertus du marketing communautaire qu’elle résume en 5 points : 1. Faire circuler le micro (écouter), 2.Faire corps avec la communauté (en l’intégrant), 3. Créer des expériences extraordinaires (”Il ne suffit pas de concevoir quelque chose qui fonctionne. Il faut concevoir des produits remarquables que les gens aiment”). 4. Accepter le chaos (Eviter de vouloir trop planifier), 5• Accomplir sa vocation (comment contribuer à la communauté). Ces 5 thèmes font l’objet de 5 chapitres illustrés de nombreux exemples très accessibles. Dans une approche typique des business books américains, Tara Hunt propose dans le chapitre “Etre reconnu”, 11 recettes permettant de maximiser son capital “whuffie” : Emerveiller par les détails, aller au delà des exigences, faire appel à l’émotion, créer une expérience plaisir, transformer le quelconque en chic, créer le flux, permettre la personnalisation, expérimenter, simplifier, faire du bonheur un business model et être un catalyseur social. En résumé, Tara Hunt nous propose tout simplement, et parfois un peu naïvement “d’avoir du succès en faisant le bien”, à la manière de Craig Newmark, le fondateur de Craiglist.org. Tout en gardant une approche très pragmatique : ” Le whuffie ne te nourrira pas, mais sans lui, il devient de plus en plus difficile de gagner sa vie”. Et si, comme le dit Luc Fayard (infoktekart.com), à l’heure ou Facebook lance sa monnaie d’échange, “le whuffie était la nouvelle unité de mesure du XXIème siècle “?

Geek and Poke - How to make money on Web 2.0 - Attention

Share

Et si la méthode douce était plus efficace ?

YouTube Preview Image

Pour ce #JourDuPenseur estival, j’ai choisi de prendre vos cerveaux par la douceur pour vous parler de “Nudge. La méthode douce pour inspirer la bonne décision”, un livre enfin traduit en français, qui a rendu célèbre aux Etats-Unis ses auteurs, Richard Thaler et Cass Sunstein, pour avoir largement inspiré Obama, que certains définissent désormais comme un adepte de la “véritable troisième voie” (intitulé du dernier chapitre du livre que vous présente Richard Thaler dans la vidéo ci-dessus).

Thalersunstein_cass_printRichard Thaler est professeur d’économie comportementale à l’université de Chicago. Il est l’un des piliers de cette discipline qui associe les connaissances de la psychologie et du comportement humain et la science économique. Il a été l’un des premiers économistes à tirer parti des travaux du psychologue militaire Daniel Kahneman, qui lui valurent le prix Nobel d’économie en 2002. Cass Sustein, un des professeurs de droit américain les plus reconnus, enseigne dans la même université et à Harvard. Il est aujourd’hui directeur des affaires réglementaires au sein de l’administration Obama, en première ligne des réformes de la santé, du logement, de l’environnement et du système financier.

couv33818r-d3c6fQu’est-ce qu’un nudge ? Au sens littéral, “to nudge” désigne le fait de pousser quelqu’un du coude pour l’amener à faire quelque chose, tel l’éléphant qui pousse l’éléphanteau de la trompe pour le garder dans le droit chemin (qui illustre la couverture du livre). Préférer un système d’”opt in” plutôt que d’”opt out” est un nudge qui influencera votre comportement, tout comme indiquer par une lumière rouge que l’électricité coute plus cher en période de pointe, réduira la consommation électrique. Les options par défaut, les incitations (notamment financières), les mécanismes de feedback sont des nudges, au sens où ils pèsent sur nos décisions tout en nous laissant libres de choisir. Car nous nous laissons naturellement influencer , comme dans l’exemple favori de Thaler, celui de la mouche gravée dans les urinoirs de l’aéroport d’Amsterdam pour encourager les hommes à mieux viser et grâce à laquelle la propreté s’est nettement améliorée (voir vidéo ci-dessus). Les “nudges” sont partout, même si nous ne les voyons pas, car “l’architecture du choix”, qu’elle soit bonne ou mauvaise, est omniprésente et inévitable, et affecte grandement nos décisions quotidiennes. La mise en scène des choix n’est jamais neutre: chaque détail compte et la création de cet environnement peut orienter les individus dans une direction donnée, d’autant plus que personne n’est un “homo economicus” parfait qui aurait “le cerveau d’Einstein, la mémoire de Big Blue d’IBM, et la volonté de Mahatma Gandhi”. De plus, nous avons tous une forte propension à nous induire en erreur, en particulier du fait du point de départ de notre processus d’évaluation (qui part toujours d’un à priori :”anchoring”). Par exemple, lorsqu’on demande à des étudiants d’évaluer leur degré d’épanouissement puis la fréquence de leurs rencontres amoureuse, ils font rarement le lien entre les deux réponses. Alors que si on inverse l’ordre des questions, ils font près de 5 fois plus souvent la relation entre les deux. Nos jugements sont aussi très infléchis par notre peur de perdre, notre tendance à privilégier le status quo, et notre conservatisme collectif. D’où l’intérêt d’une politique d’incitation douce que les auteurs appellent  “Paternalisme libertaire” : “une version relativement modérée, souple et non envahissante du paternalisme, qui n’interdit rien et ne restreint les options de personne”, et qui s’applique à tous les domaines de la vie économique et sociale : santé, environnement, épargne.. Une manière douce de réformer la société en profondeur en sortant du débat idéologique (libéraux vs conservateurs), et en ayant une plus grande efficacité pratique. Et si l’éléphant ne s’y était pas trompé ? ;-)

YouTube Preview Image Share

Et si le travail n’était pas tout dans la vie ?

http://www.dailymotion.com/videoxdpsh8

L’arrivée (bienvenue) des vacances nous permet de prendre un peu de recul sur le travail et sa valeur. C’est le sujet de prédilection de la philosophe et sociologue Dominique Méda (voir vidéo ci-dessus), à qui j’ai décidé de consacrer cette rubrique dominicale #JourDuPenseur, à l’occasion de la publication de son dernier livre : “Travail : la révolution nécessaire”.

d40a34f60c94a2a197ccffa444a7a5a9uniqueidcmcimage1Dominique Méda, normalienne, énarque et inspectrice générale des affaires sociales, est une sociologue agrégée de philosophie, qui est devenue une des meilleures spécialistes du thème du “Travail”, réfléchissant en particulier sur la place du travail dans nos sociétés, les rapports entre économie et politique et les instruments avec lesquels nous mesurons la richesse d’une société, la place des femmes dans l’emploi, le modèle social français. En 1995 elle écrit Le travail. Une valeur en voie de disparition (Aubier, puis Champs Flammarion) qui suscite un vaste débat. En 1999, elle publie Qu’est-ce que la richesse ?, (Aubier puis Champs-Flammarion) dans lequel elle met en évidence les limites du produit intérieur brut comme indicateur de richesse sociale et propose une politique de civilisation appuyée sur une nouvelle conception de la richesse et du progrès, et de nouveaux indicateurs. Ses ouvrages récents sont consacrés à la place des femmes dans l’emploi, notamment dans les pays nordiques (et constituent un plaidoyer pour un meilleur partage des tâches domestiques et parentales entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les hommes et les femmes, ainsi qu’une amélioration de la place pour les femmes dans l’emploi) et au modèle social français.

9782815900362Dans “Travail : la révolution nécessaire”, Dominique Méda essaie de comprendre les raisons de la perception particulière qu’ont les Français de la notion de “travail”, comparés aux principaux pays européens. Si le travail occupe une place très importante dans la vie de tous les européens (60 à 80% des personnes considèrent que le travail est très important”), la France arrive en tête de liste, montrant un attachement particulier qui croise la peur du chômage, et la quête de sens et de réalisation de soi dans son travail. Dominique Méda met en évidence un paradoxe français qui veut que ce plébiscite en faveur du travail aille de pair avec un désir, tout aussi fort, de voir le travail occuper moins de place dans leur vie, à la fois parce que les conditions de travail sont jugées mauvaises, et parce qu’ils voudraient consacrer du temps à d’autres activités. Après être revenue sur l’histoire du travail (Adam Smith, Hegel, Marx, Habermas…), Dominique Méda développe sa thèse pour la “qualité de l’emploi”, et la nécessité de “rendre le travail soutenable” pour mieux “intégrer le travail dans la vie”, ce qui passe par un changement de la définition de l’entreprise et une redéfinition de l’équilibre entre l’apport de capitaux et l’apport de compétences. Ceci n’est, selon elle, possible que si l’on adopte une nouvelle définition de la richesse, du progrès, de la réussite collective, et donc de nouveaux indicateurs de richesse et du progrès, qui ne saurait se limiter au PIB : “Il faut cesser de vivre les yeux braqués sur le PIB” qui présente trois grandes limites : il ne valorise pas des temps essentiels (bénévole, domestique, parental…), il ne s’intéresse pas à la manière dont les revenus sont répartis, et il ne prend pas en compte les dégâts occasionnés par la production (en particulier en matière d’environnement). Dominique Méda ne dit pas qu’il faut remplacer le PIB, mais qu’il est crucial d’avoir à côté de lui un indicateur beaucoup plus global pour mesurer de nouveaux types de progrès. Et rendre à la vie de nouveaux espaces privés, mais aussi “de nouveaux espaces publics permettant aux citoyens de s’informer, de délibérer, et de participer aux décisions”. Seul moyen de rendre ses lettres de noblesse à la politique. Vous avez dit révolution ? ;-)

Le_Futur_du_Travail-707324

Share

Et si le mur de Berlin réapparaissait ?

layar_mur_berlin_1

layar_mur_berlin_2

layar_mur_berlin_3

Peut-être vous souvenez-vous de mon post intitulé : “Et si on re-marquait le mur de Berlin ?” qui relayait l’opération faite par CNN fin 2009 pour célébrer les 20 ans de la chute du mur : 40 kms de bande adhésive marquant l’ancien emplacement du mur (voir vidéo ci-dessous). Une opération ponctuelle qui permettait de voir l’emplacement du mur, mais pas de visualiser le mur lui-même. Désormais, grâce à la plate forme Layar (dont je vous parlais en février dernier à l’occasion des prix Netexplorateurs – cliquer ici-) et à une application développée par Hoppala, vous pouvez, sur votre mobile, voir l’exact emplacement du mur en réalité augmentée sur votre téléphone (photos ci-dessus), au fur et à mesure que vous vous promenez dans Berlin . Une nouvelle manière de (re)vivre l’histoire !

YouTube Preview Image Share
Page 13 of 24« First...1112131415...Last »