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Et si l’avenir des transports en commun était le transport individualisé ?

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A l’heure où le concept de voiture à partager devient réalité dans certaines villes européennes comme à Ulm (vidéo ci-dessus), la ville où Daimler a étendu son système de location (19 cts la minute, 9,90 euros de l’heure ou 49 euros la journée) géré par géolocalisation (ce qui permet de laisser la voiture où l’on veut dans le périmètre de la ville), certains réfléchissent à une autre manière d’individualiser le transport en commun. C’est le cas de la société Unimodal Systems qui travaille, en partenariat avec la Nasa, à un système hybride entre le transport en commun et le taxi. Il s’agit d’un réseau ferroviaire aérien (de type téléphérique) suspendu à des poteaux ou aux flancs des immeubles . A chaque station, trois personnes peuvent emprunter une nacelle et sélectionner une destination où ils se rendront directement, sans arrêt intermédiaire, à une vitesse qui peut avoisiner les … 240 km/h. Ensuite la nacelle vide rejoint la station la plus proche où la plus demandée. Un système qui fonctionne à l’énergie electro-magnétique pour maximiser l’économie d’énergie. Toutes vos questions ont une réponse sur cet incroyable Q&A du projet  (cliquez ici) ! Et si la science-fiction n’était qu’anticipation ?

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Et si on mettait les prisons à la campagne ?

Si vous connaissez la prison ouverte d’Asptuna, en Suède, c’est probablement parce que vous avez lu l’excellent article d’Olivier Truc en page 3 du journal Le Monde en octobre dernier. A 10km au Sud de Stokholm se trouve l’une des 55 prisons suédoises, classée dans la sixième catégorie (F), celle des plus sûres, dont l’objectif est avant tout de “réapprendre à vivre”. Une prison “à la campagne” qui ressemble à un village de vacances. Les barbelés qui entourent la prison sont tournés vers l’extérieur, et non vers l’intérieur, pour que des gens de l’extérieur ne puissent pas rentrer et faire passer de l’alcool par exemple. Les détenus, équipés d’un bracelet électronique, organisent eux-mêmes leur vie collective et participent à des activités encadrées 8 heures par jour. Ils peuvent recevoir des visites de leur famille ou amis dans un bar avec terrasse au bord d’un lac. “Quand c’est gelé, les prisonniers pourraient s’échapper en marchant sur la glace” déclare le directeur de la prison, Fredrik Wallin, mais le risque de se voir repris et renvoyé dans une prison fermée joue son rôle de dissuasion. Les prisonniers sont soumis au préalable à 6 semaines d’observation avant d’être affectés à une de ces prisons ouvertes de Suède, au nom d’un principe qui est “si l’on est condamné, on doit être placé dans une prison ouverte si rien ne s’y oppose”. Tout le contraire des conditions dans lesquelles se trouvent les 1,8 millions de prisonniers en Europe : le Comité pour la prévention de la torture (CPT) vient de rendre son rapport annuel et  dresse un inventaire calamiteux des conditions de détention en Europe : l’impunité, le surpeuplement et les mauvais traitements «continuent de miner un peu partout les systèmes pénitentiaires». Et si l’éducation était plus efficace que la répression ?

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Et si on nationalisait Google ?

Ce post est une contribution spontanée de Clement Beauvallet, 27 ans, qui après des études commerciales a travaillé essentiellement dans le domaine automobile. Il produit trois blogs (au moins ;-) ) : Webobusiness, webautomobile,  et suchablog.com. Ce post a été publié sur Webobusiness.

Et si on nationalisait Google ? …Enfin, « supra-nationalisait » Google !

C’est une réflexion qui me tourne en tête depuis quelque temps, influencée autant par mon parcours, mon nouveau « métier », que par mes lectures (Attali, Stiglitz…) que par l’actualité (Crise financière notamment, mais les actualités « New Tech » aussi…).Et un peu d’astronomie aussi. Une réflexion qui va apparaitre étrange, mais qui me parait de plus en plus sensé à chaque fois que je la rumine à nouveau.

Reposons quelques cadres. Que savons-nous d’Internet ? Le fait principal pour moi, c’est qu’il est maintenant à peu près aussi vaste, touffu et inconcevable à l’échelle humaine que l’Univers. Oui, la comparaison est astronomique. Mais justement, prenons ce mot « astronomique » : 950 000 résultats dans Google. 950 000 pages contenant ce mot. 950 000 planètes, faisant partie d’un système plus ou moins complexe (Sites, blogs, wiki…). Vous comprenez mieux la métaphore ? On peut en appréhender certains à l’œil nu, comme la Lune, les galaxies proches (Proxima du Centaure, Orion). Et encore, quand je dis appréhender, c’est un doux euphémisme. Nous arrivons à distinguer une lumière dans la nuit. Pour certaines « réponses », plus proches, nous les voyons plus facilement, et somme même capable de les « explorer ». Mais uniquement en surface. Un peu comme nous le faisons avec une page Web finalement. Cet état de fait, nous amène ainsi au deuxième fait qui définit Internet pour moi : nous ne sommes plus en mesure, depuis longtemps, d’explorer et/ou connaitre entièrement Internet. Seul un Bot le pourrait. Et encore à sa manière de Bot. De Facto, cela signifie que des millions (milliards) de pages, de sites, de blogs… resteront à jamais connu de leurs seuls créateurs. Des systèmes et des planètes dont nous ne soupçonnons pas l’existence depuis notre Terre à nous, et dont nous n’entendrons très probablement jamais parler.

Quel rapport avec le titre ? Simplissime : si l’on se base sur ces 2 faits principaux, et sur le caractère exponentiel de l’expansion de l’Univers Internet, on se rend compte alors du rôle critique d’un Google. Premier moteur de recherche au monde (surtout en Occident), il est la clé d’entrée quasi systématique dans l’Univers Internet. La Stargate de base. Que se passerait-il alors, s’il décidait de fausser les coordonnées. De répondre « rouge » à une question sur le « bleu » ? D’effacer systématiquement toute référence à un évènement, un moment de l’Histoire, une actualité. Serions-nous capable de la retrouver dans cet Univers sans fin ? Sans même l’effacer, que se passerait-il si Google procédait juste à un « déclassement » de cette information. La faisant passer du système solaire (les 1ères pages) où nous pouvons la trouver et l’étudier, à un exo-système distant de milliers d’années lumières (en dernière page de résultat). Sauriez-vous-même que la « bonne » information, l’information sensible, se trouve à plus de 900 000 résultats de vous ? Je ne crois pas.

Mais continuons au-delà des simples résultats de recherches qui, même si hautement critiques sur Internet, pourraient être (vraiment ?) remplacé par un nouveau moteur de recherche. Regardons les diversifications qu’a réalisées Google depuis 10 ans, à grands renforts de produits gratuits et d’innovations technologiques. Non pas que je sois contre, au contraire, je suis un vrai Google Convinced. Survolons le catalogue quand même : mail, maps, voice, suite bureautique, agenda, modélisation (limite architecture !) 3D, archivage de photos, système d’exploitation mobile, Maps. Et bientôt : OS, service de musique, libraire, GPS, Santé… Quel mal à cela me direz-vous ? Finalement, tous ces services sont hautement qualitatifs, fiables et en plus gratuit. Génial donc !

Oui. Et non. Parce que Google devient de plus en plus la « clé unique » d’entrée dans l’Univers Internet et l’omnipotent moyen d’accès vers tous ce qui s’y trouve. Il remplit quelque part une « mission de service public », en nous permettant l’accès à cette Univers global et globalement universel. A cet Univers public, à ce « deuxième monde » pour certains même. Une mission de service public, qui pourtant n’a pas à répondre devant les instances élues et dirigeantes. Uniquement devant les instances « payantes » (les actionnaires) mais qui sont pour le coup bien dirigeante.

Sans parler du fait, inquiétant aussi, que Google peut se permettre de produire autant de services, autant de moyens d’accès, sans qu’aucun ne soit directement rentable, mais « sponsorisé » par le core business. Et cette « création de non valeur » par Google, signifie souvent une perte totale de valeur pour des entreprises qui vendaient le service concurrent. En résumé : Google possède la force de frappe d’un Etat (protectionnisme, subvention des activités…) sans pour autant en posséder le pendant (enfin chez nous) démocratique et républicain.

Enfin, c’est aussi la plus grande base de données mondiale à l’heure actuelle. Sur tout, n’importe quoi…et sur vous. Que se passera-t-il le jour où, votre nom, cherché dans Google, remontera des résultats sur une personne totalement différente. Ou des résultats sur vous, mais calomnieux, et censément tellement peu crédibles, qu’ils ne devraient pas apparaitre dans les 1ère pages de résultats. Mais des résultats fiables, car sortant de Google. Ou que Google fera la promotion féroce de son « OpenID », payante par la pub (ou plutôt par abonnement aussi). Alors Google possèdera l’un des pouvoirs étatiques, régaliens, de base : la création et le contrôle de l’identité. Mais encore une fois, sans le cortège républicain…

Make no Evil.

J’aimerais y croire à cette fameuse devise Googlienne. Mais une part de moi ne peut s’empêcher de supputer et de ne fondamentalement pas croire en la nature Humaine, dés lors qu’elle est immergée dans une entreprise. Et si on nationalisait Google alors ? Supra nationalisait même, puisque qu’une entreprise qui sert le monde entier ne peut appartenir à un seul pays, à une seule nation. Bien trop dangereux. Et puis, ça nous donnerait même une excuse concrète pour travailler tous ensemble, dans un même direction pour une fois. Mais nationaliser Google pour continuer sur cette même lancée qui a été celle de cette firme depuis plus de 10 ans maintenant : universalité, internet pour tous, innovation… Gageons qu’une telle machine de guerre pourrait même réussir à raccrocher les pays laissés derrière lors de cette conquête spatiale de l’Internet…

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Et si on osait enfin reparler du contrôle des naissances ?

Ce post est une contribution spontanée de François Momboisse, l’un des plus fins commentateurs réguliers de ce blog (lire en particulier son commentaire du post “Et si on ne confondait pas information et communication ?”, de mon point de vue particulièrement jubilatoire ! ).  Polytechnicien et Insead, François a travaillé longtemps dans le marketing grande consommation (P&G, Benckiser…) avant de rejoindre la Fnac, et de devenir en parallèle le Président (à vie ? ;-) ) de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Sa contribution a le mérite de nous rappeler, à l’approche du sommet de Copenhague, à quel point l’enjeu du réchauffement climatique et l’enjeu de la démographie sont liés. Ce que l’on a un peu trop tendance à oublier…

Dans tous les débats actuels sur le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources d’énergie fossile, ou la dé-croissance comme arme anti-pollution, il y a une idée qui tue qui est systématiquement évitée, c’est le contrôle des naissances. Pourquoi ?

Sans remonter jusqu’à Malthus au XIXème siècle, ce concept avait pourtant eu son heure de gloire dans les années 70 (que les anciens se souviennent du Club de Rome et du rapport Meadows). C’était l’époque où le contrôle des naissances était associé à l’avènement de la pilule et la prise de contrôle des femmes sur leur maternité. Et donc non seulement ce n’était pas tabou, mais totalement politiquement correct.

40 ans plus tard, nous sommes près de 7 milliards sur la terre, dont 1 milliard souffre de malnutrition. On nous annonce que nous serons 9 milliards en 2050, comme si ce chiffre était une donnée exogène. Dans le même temps, les pays qui souffrent le plus de malnutrition s’appellent Haïti, le Mali ou le Niger, c’est-à-dire comme par hasard les recordmen du monde du taux d’enfants par femme. Le simple bon sens, en plus des études scientifiques, suggèrerait donc d’au moins considérer le contrôle des naissances.

Or le sujet est totalement tabou, à mon avis pour 2 raisons :
- le problème ne se pose pratiquement que pour les pays du tiers monde, car les pays occidentaux (France exceptée ?) connaissent des taux de fécondité très faibles. Et donc il faudrait que l’ONU et les pays occidentaux « suggèrent » quelque chose aux pays du tiers monde. Et ça, ça n’est pas politiquement correct, pour des raisons qu’a très bien exprimées Pascal Bruckner dans « Le sanglot de l’homme blanc ».
- les religions sont contre le contrôle des naissances, et le grand changement depuis 40 ans, c’est qu’à côté ou à la place de la chrétienté et du Pape que personne n’hésite à brocarder sans vergogne, l’islam est apparu (quasi exclusif dans les pays africains cités), or on ne critique pas impunément l’islam.

Et donc jusqu’à peu le sujet est resté tabou, jusqu’à ce que le courageux et factuel Lancet vienne relancer le débat, en démontrant que le contrôle des naissances et un atout absolument capital pour lutter contre le réchauffement climatique. Si personne n’en parle à Copenhague, c’est que c’est vraiment l’idée qui tue !

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Et si on osait exprimer des idées qui choquent ?

Wired Magazine publie ce mois-ci sa “smart list” des 12 idées choquantes qui peuvent changer le monde (”12 shocking ideas that could change the world”). Le parti pris, cette année, a été de donner la priorité à des idées “dangereuses”, hérétiques, radicales, sujettes à controverse. Un réformateur des prisons qui veut les vider, une économiste qui recommande d’arrêter l’aide aux états en pays de développement (du fait de la corruption), un théoricien militaire qui recommande de lancer une cyber attaque préventive dès maintenant, ou le secrétaire de la défense américaine, Robert Gates, qui veut gagner les guerres, et non juste s’y préparer, en passant par l’idée de mettre fin au secret médical, de recruter des autistes, ou de dissoudre les ligues sportives.  Bref de quoi alimenter le cerveau (”food for thought” disent les anglo-saxons) et se dire, qu’au fond, en matière de débat d’idées, on a en général tort de se censurer et de fuir le débat. Le monde peut-il progresser sans pensée politiquement incorrecte ?

J’ai sélectionné deux “idées qui tuent” (dont une au sens propre, puisqu’il s’agit de la légalisation de l’euthanasie) qui feront l’objet de prochains posts de ce blog et seront ainsi éligibles par vos votes au concours de “L’idée qui tue 2009″. N’hésitez pas à défendre l’une des dix autres proposées par Wired en m’envoyant un post commençant par “Et si…” ;-)

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