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Et si la liberté valait plus que le sentiment de sécurité ?

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Dimanche, c’est #JourDuPenseur, avec aujourd’hui Juli Zeh et Ilija Trojanow dont la version française du livre ” Atteinte à la liberté : Les dérives de l’obsession sécuritaire”, vient d’être publié chez Actes Sud, dans la collection “Questions de société”. Au delà des débats politiques sur la question sécuritaire qui agitent nos démocraties occidentales (et tout particulièrement la France ces jours-ci), face au terrorisme ou à la violence, ce livre à le mérite de poser la question de la fin et des moyens : une démocratie où la sécurité prend le pas sur la liberté est-elle encore une démocratie ? Car, comme le disait Benjamin Franklin : “Celui qui abandonne la liberté pour gagner la sécurité finira par perdre l’une et l’autre”.

juli-zeh2009_09_18_Trojanow_IlijaJuli Zeh, fille d’un haut fonctionnaire allemand, est juriste, essayiste et romancière, auteur de “La Fille sans qualités”, où flottait déjà l’ombre de la guerre en Irak et du 11 Septembre (prix Cévennes du roman européen en 2008), de “L’ultime question” et plus récemment de “Corpus Delicti”.  Ilija Trojamow est né à Sofia, en Bulgarie, et a émigré en 1971. Il est l’auteur d’un roman “Le collectionneur de mondes”.

Juli Zeh et Ilija Trojanow nous mettent en garde : depuis le 11 septembre 2001, aux Etats-Unis mais aussi en Europe, les droits fondamentaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus ont souvent été bafoués, et l’arbitraire s’installe. Intrusions dans nos vies privées, contrôle de nos opinions, de nos correspondances, de nos déplacements… Les auteurs tirent la sonnette d’alarme et posent les questions cruciales : Pourquoi laissons-nous faire ? Et comment devons-nous nous défendre ? Ils dressent un tableau édifiant des conséquences dangereuses d’une obsession sécuritaire dont les Français aussi font les frais. Pour les auteurs, nous nous trouvons, tels un animal plongé dans une casserole d’eau froide que la cuisson progressive tuera à petit feu, piégé dans une évolution irréversible anti-démocratique dont nous ne voyons pas suffisamment le danger. La faute au spectre du terrorisme après le 11 septembre, qui a justifié un renforcement de la surveillance généralisée et une extension des pouvoirs étatiques, qui n’ont pas fait l’objet de débat public. La difficulté vient du fait que personne ne peut dire avec certitude quand une démocratie se délite : “Nulle part de panneau pour prévenir : “Attention ! Vous quittez maintenant le secteur démocratique !”. Et pourtant, tous les droits dont nous jouissons aujourd’hui sont les fruits du scepticisme individuel et de la résistance collective, conquis “par des hommes dont nous retrouvons les nos sur les plaques de nos rues”, qui ont lutté pour la liberté, et tout particulièrement la liberté de penser : “la liberté est un bien qui doit être conquis et défendu par chaque génération, par chaque individu. Si nous ne nous défendons pas maintenant, nous aurons du mal à expliquer aux générations futures pourquoi nous n’avons pas été en mesure de leur léguer une liberté dont nous-mêmes avons joui en d’autres temps”.

Pour les auteurs, la menace terroriste n’est pas là où tout le monde la voit : ” Les terroristes ne détiennent pas le pouvoir de détruire notre Etat de droit, d’abolir nos valeurs”, mais génère un effet beaucoup plus pervers : elle nous appelle à nous détruire nous mêmes en nous incitant à réduire nos libertés. C’est pourquoi ils appellent à la (re)prise de conscience que “la sûreté absolue n’existe pas”, et que “le risque est inhérent à la vie”, en refusant  “des lois sans rime ni raison” (quadrillage informatique, identité électronique, vidéo surveillance, écoutes téléphoniques…), qui finissent par réduire à néant notre part d’intimité et notre liberté de penser. Sans compter que  “chacun d’entre nous doit être jugé à l’aune de ses actes et non de son imaginaire”. N’oublions jamais que ” le respect de la sphère privée est une condition fondamentale de la liberté individuelle”. Pour les auteurs, c’est à nous, aujourd’hui de défendre le droit au secret et au respect de la sphère privée. Car, même si, en politique, plus que jamais, “La peur fait vendre”, l’histoire de nos sociétés démocratiques a largement démontré que plus un Etat concentre de pouvoir, plus le danger est grand qu’il en abuse.

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Et si vous pouviez toucher les images 3D ?

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Encore une idée repérée par Anne Sophie Robert (@AnneSo_R), qui mérite bien d’être à l’honneur deux jours de suite sur ce blog, car j’avais omis hier de signaler qu’elle est en recherche d’emploi (planning stratégique. Pour voir son CV, cliquer ici). Si vous avez vu au cinéma la pub Haribo précédant Avatar (ci-dessus), vous avez aussi noté à quel point les petits (et certains grands) avaient envie de toucher les bonbons qui fusaient vers eux. Ce sera peut-être bientôt possible…

L’Institut National des Sciences et Technologies industrielles avancées (AIST) du Japon  a développé un système 3D tactile, qui permet de reconstituer la sensation du toucher et de manipuler des objets 3D sur un écran. Le “i3Space” nécessite pour le spectateur d’équiper ses doigts d’un appareil, et utilise le mouvement des doigts pour calculer la force virtuelle à appliquer à l’image 3D pour la modifier en conséquence. Cette innovation pourrait non seulement avoir des applications pour les jeux vidéo, mais aussi dans le domaine médical.

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Et si on se re-jouait Star Wars ?

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Vu sur l’excellente sélection hebdomadaire  des meilleurs buzz  vidéo (cliquer ici)  de Gregory Pouy (@gregfromparis), ce petit film qui vous rejoue en 2 minutes l’intégralité de Star Wars !  Le million de vues est en ligne de mire ;-)

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