Dans l’avion pour New York (OpenSkies bien entendu ! tellement mieux et moins cher, et je ne dis pas ça seulement parce que c’est un client de TBWA\Consulting
), je tombe sur un article fascinant en page trois du journal Le Monde, titré « Mon quartier, ma monnaie », annonçant que « Brixton, dans la partie Sud de Londres s’est doté, jeudi 17 septembre, d’une monnaie purement locale, à l’initiative d’une association environnementale ». Incroyable, non seulement les Anglais refusent l’Euro mais ils développent des monnaies locales ! Car le « Brixton Pound » ne fait que suivre l’exemple de deux autres villes anglaises rurales (Totness et Lewes) qui se sont lancées en 2007 et en 2008, dans une monnaie dont le change n’est pas garanti, mais qui incite à dépenser dans le commerce local, puisque, par définition, il est le seul à l’accepter. La crise est-elle la raison d’une telle initiative ? On pourrait le penser dans la mesure où ce phénomène de monnaies locales était, si je puis dire « monnaie courante » aux USA en 1930, où près de 5000 monnaies avaient été créées (les citoyens n’ayant plus confiance dans leur banque), avant qu’elles ne soient interdites par peur d’une déstabilisation du système bancaire. L’association de Brixton qui a convaincu les 60 premiers commerçants d’accepter de participer à ce projet revendique, elle, l’amélioration de l’empreinte écologique par le soutien du commerce local. Mais on peut aussi penser, après les tentatives de monnaies virtuelles sur « Second Life » ou Facebook, que ce phénomène préfigure une logique d’économie communautaire localisée, dont le Club Med et ses colliers auraient été les pionniers ! Dans un monde où le transport des marchandises (et des personnes) va devenir beaucoup plus cher, on peut imaginer (et espérer ?) une relocalisation de la production et potentiellement de la consommation au sein d’économies « moins ouvertes », mais plus humaines. Des raisons en plus de préférer son « nouveau commerçant » de proximité, à la filiale locale de l’hypermarché mondialisé. Bon, c’est décidé à mon retour, je relance le sesterce dans le quartier latin. Vous me suivez ?
Quelques heures après la première contribution en langue française, voici, à la suite de l’article sur les voitures électriques, la première contribution en langue anglaise qui nous vient des Philippines. Corey Cruz est une créative qui a travaillé chez TBWA\Manille, où elle a remporté le prix du meilleur film pour Absolut Vodka lors de la compétition “Very Short Very Cheap Film Festival”. Elle est aujourd’hui directrice artistique pour les medias digitaux chez BBDO/Proximity aux Philippines.
Contribution de COREY CRUZ .
Pardonnez-moi si ma contribution n’est pas en français, mais il m’est plus facile d’exprimer “L’idée qui tue” dans la langue de Shakespeare. Je souhaite que vous l’appréciez car je souhaite gagner le déjeuner avec Nicolas à Paris, où je ne suis jamais venue. Bien à vous, Corey Cruz.
In the 1890s, Nikola Tesla demonstrated that phosphorescent and incandescent lamps could be made to light up even without direct physical contact to a power source via interconnecting wires. He later on designed the Tesla Tower in New York, with a dream of wireless power transmission on a grand scale. His plans were never completed, and since then we’ve lived in a tangled web woven of electric lines, transmisson cables, power cords, and chargers.
A decade ago it was unthinkable for nearly everyone to have a wireless mobile telephone, but what if we no longer had to root around for the power cord every time our cellphone battery ran low? What if we had electric cars that were made to charge simply by leaving it at the parking slot? What if your laptop, aside from connecting on Wi-Fi, could run on WiTricity? This year, a group called the Wireless Power Consortium proposed just that, with its announcement of an electromagnetic resonance charging system that allows for safe, wireless energy transfer between devices.
Eric Giler, CEO of WiTricity, explained the system in detail and gave a demonstration at his talk in TED 2009. Could Tesla’s dream still become a reality? Here’s to a brighter, unplugged future for all.
Share
Combien de temps Dubaï, la cité de l’”avoir matériel” résistera t-elle à l’ascension d’Abu Dhabi, qui a décidé de se positionner comme la cité de “l’être culturel” ? En attendant de savoir si Etihad rachètera Emirates, et après avoir passé des accords avec la Sorbonne, le Louvre et Franck Gehry pour construire un nouveau musée Gughenheim, Abu Dhabi est désormais en mesure d’éclipser les iles artificielles (et largement inoccupées du fait de la crise) de Dubaï, par son incroyable projet d’écocité de Masdar, dont le chantier vient de débuter, et qui se veut le symbole de sa conversion au développement durable. Une cité qui doit accueillir 90 000 habitants en 2016, et qui se définit comme : “la première ville de la planète zéro carbone, zéro déchet, zéro voiture” (on s’y déplacera dans des bulles à guidage magnétique mues par l’énergie solaire). Au palmier artificiel formé par les îles de Dubaï succède les tournesols géants d’Abu Dhabi qui capturent la chaleur le jour pour la rendre la nuit, conçus par LAVA (Laboratory for Visionary Architecture), l’agence retenue pour donner vie au plan de la ville élaboré par Norman Foster.




Après Solférino, me voici avenue d’Iéna (décidément Napoléon est partout) pour être, en tant que représentant de l’AACC, juré des meilleurs innovation de l’année, une idée ingénieuse qui a fait la fortune de Christian Le Bret, non seulement en France, mais dans de nombreux pays, les marques primées pouvant ainsi revendiquer un élément tangible de distinction au travers du label « élu produit de l’année ». Tout en me promenant dans cette caverne d’Ali Baba qui me rappelle les expositions du concours Lépine, j’en profite pour mesurer la montée en puissance des innovations à valeur sociétale ajoutée, c’est à dire celles qui contiennent un « plus » environnemental ou citoyen. Innovations qui sont de mon point de vue l’avenir pour tous les marchés. Et je tombe sur le produit dont j’aimerais qu’il soit symboliquement le vainqueur de ce prix (qui sera révélé en janvier 2010) : Energizer a invité les piles qui se rechargent… au soleil ! Le chargeur sol
aire de piles usuelles fonctionne comme un chargeur de batteries classique, mais comporte un panneau solaire embarqué qui permet de le recharger partout. Qui plus est avec un port USB pour recharger son ipod ! Trop fort, comme dirait mon fils …

![]()
Simone de Beauvoir disait ” L’homme sérieux est dangereux , il est naturel qu’il se fasse tyran”. L’avenir de la planète est une chose ô combien sérieuse, mais est-ce une raison pour adopter une approche systématiquement dramatisante, parfois dogmatique et occasionnellement sectaire ? N’est-il pas temps d’adopter une attitude environnementale plus naturelle, sereine et décontractée ? Si l’on veut éviter que l’écologie, à l’image de l’Europe, soit une cause juste, mais non désirable, il est temps de remettre de l’esprit, de l’envie, de la décontraction et de l’humour. C’est dans cet esprit que l’agence \Map a conçu la démarche Carbon Fighters, une manière qui se veut plus ludique de faire la chasse au carbone, partout dans les entreprises, au travers d’autocollants judicieusement placés. Si vous avez vous aussi une âme de chasseur de carbone, n’hésitez pas à les rejoindre sur le groupe Facebook “Carbon Fighters”.


