Et si Abu Dhabi éclipsait durablement Dubaï ?

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Combien de temps Dubaï, la cité de l’”avoir matériel” résistera t-elle à l’ascension d’Abu Dhabi, qui a décidé de se positionner comme la cité de “l’être culturel” ? En attendant de savoir si Etihad rachètera Emirates, et après avoir passé des accords avec la Sorbonne, le Louvre et Franck Gehry pour construire un nouveau musée Gughenheim, Abu Dhabi est désormais en mesure d’éclipser les iles artificielles (et largement inoccupées du fait de la crise) de Dubaï, par son incroyable projet d’écocité de Masdar, dont le chantier vient de débuter, et qui se veut le symbole de sa conversion au développement durable. Une cité qui doit accueillir 90 000 habitants en 2016, et qui se définit comme : “la première ville de la planète zéro carbone, zéro déchet, zéro voiture” (on s’y déplacera dans des bulles à guidage magnétique mues par l’énergie solaire). Au palmier artificiel formé par les îles de Dubaï succède les tournesols géants d’Abu Dhabi qui capturent la chaleur le jour pour  la rendre la nuit, conçus par LAVA (Laboratory for Visionary Architecture), l’agence retenue pour donner vie au plan de la ville élaboré par Norman Foster.

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7 Responses to “Et si Abu Dhabi éclipsait durablement Dubaï ?”

  1. “l’être culturel” contre “l’avoir matériel”…la “propagation du savoir” à la place de la “pollution industrielle”. Les “social designers” seraient-ils en train de remplacer les urbanistes ?

  2. JérémieC says:

    Et si les urbanistes s’étaient déguisés en “social designers”, et ce depuis l’après-guerre.
    Tout projet urbain intègre une dimension sociale. On se rend compte a posteriori des problèmes auxquels on avait pas pensé et des problèmes auxquels on avait mal pensé.
    Donc les 96 000 habitants en 2026 auront vécu 10 ans dans cet espèce de truc gigantesque, voir inhumain.
    Là, oui, j’aimerais bien avoir leur avis. Avant ça, à part “ça a l’air intéressant de passer ses vacances là bas”, je ne vois pas trop quelle conclusion en tirer.

  3. Bon, OK. On supprime “remplacer” et on met “rejoindre”.Mais il faut donner d’autres dimensions à un éco-système conçu à l’heure du “Web en temps réel”. Par exemple, un tourisme d’un nouveau genre…Education,E-learning,la ville étant prolongée par un vaste réseau numérique global…

  4. Nicolas Bordas says:

    Ne faut-il pas de toute façon expérimenter le changement, quand on sait que le statu quo n’est pas une réponse possible ?

  5. Martel says:

    C’est le projet global qui est pertinent dans le concept lancé à Abu Dhabi et pas uniquement le point ecocité de Masdar (qui est le oint le plus clinquant).

    C’est une preuve une fois de plus que l’écologie et le respect de la planète n’est pas uniquement possible par la décroissance…
    On peut faire beau et bien en étant respectueux de la planète.

    Et en effet le statut quo n’est pas une solution !

  6. JérémieC says:

    Tout à fait d’accord pour expérimenter le changement, dans la limite d’un minimum de prudence sociale et écologique.
    En réfléchissant, j’admet d’ailleurs une méfiance inexplicable pour tout projet qui se veut global ou gigantesque par nature. Peut être que j’ai trop lu Orwell et Huxley…

  7. Nicolas Bordas says:

    A la Une du journal Le Monde du 28 novembre 2009 : “La défaillance de Dubaï ravive la crise financière : la revanche d’Abou Dhabi sur son turbulent voisin des Emirats arabes unis …”

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