Notre rubrique hebdomadaire du dimanche, #JourDuPenseur, prend ses quartiers d’été. Vous la retrouverez fin août nourrie par mes lectures estivales. En attendant j’ai sélectionné parmi les 27 livres qui ont fait l’objet d’un post dominical #JourDuPenseur en 2011, les 5 qui me semblaient indispensables pour une lecture de vacances, c’est à dire légère et facile à digérer (ce qui explique l’absence de cette liste des remarquables ouvrages de René Passet “Les grandes représentations du monde et de l’économie” (cliquer ici), ou de Peter Sloterdijk “Tu dois changer ta vie” (cliquer ici), beaucoup plus exigeants, et nettement plus lourds dans le sac de plage).
Voici donc mon top 5 “Spécial ETE 2011″, pour que le cerveau aussi ait, lui aussi, pris de belles couleurs pour la rentrée :
1. La réédition du livre de Philippe Michel ” C’est quoi l’idée ?”, un livre publié par Anne Thévenet-Abitbol après la mort de Philippe Michel (décédé en 1993), qui n’a pas pris une ride et donne des clés remarquables d’interprétation de la communication aujourd’hui : “Et si Philippe Michel était toujours vivant ?”
2. “La Voie” d’Egar Morin, un livre manifeste éclairant les enjeux auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée, et proposant des pistes de réformes particulièrement inspirantes dans la perspective des élections à venir : “Et si Edgar Morin avait trouvé la voie ?”
3. “Demain qui gouverna le monde ?” de Jacques Attali, un essai limpide sur la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale : “Et si la planète avait urgemment besoin d’être gouvernée ?”
4. ” Le Manifeste de l’altruisme” de Philippe Kourilsky, qui nous explique pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que de devenir plus altruistes : “Et si l’altruisme était la contepartie nécessaire de la liberté ?”
5. ” Paroles toxiques, paroles bienfaisantes” de Michel Lacroix, qui nous propose de faire triompher la parole qui construit, au détriment de la parole qui détruit : “Et si on faisait nettement plus attention à ce que l’on dit ?”
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C’est osé de recommander LA voie d’Edgar Morin dans le top 5 du hâle cérébral estival obtenu par réverbération sur le sable : ce livre-là, nourri de pessimisme à coup de passé idéalisé, ne m’apparaît pas comme sa meilleure réussite.
A noter que je n’attaque pas la personne de Morin (qui me convainc bien davantage quand elle démontre la nécessité de former des citoyens capables d’affronter les problèmes de leur temps -cf “La tête bien faite”, sous-titré “Repenser la réforme, réformer la pensée”), seulement certaines de ses idées (qui se démontrent) ou opinions (qui se défendent).
Rien de plus désagréable en effet qu’un imprécateur (le féminin existe aussi !) au reproche trop agile qui, confondant l’être et sa parole, franchit allègrement la ligne jaune qui sépare la joyeuse impertinence de l’attaque ad hominem (ou ad feminam?..) gratuite et pas joyeuse du tout.
En ces temps de vacances où l’envie de penser (parfois contre nous-mêmes) peut bénéfiquement nous tarauder, pourquoi ne pas glisser un peu de Michel Serres dans sa valise (lequel à l’époque de ses meilleurs livres menait une analyse lucide des dérives potentielles de l’accélération des moyens de communication)?
N’est pas “anges” éclairé (sans être buriné) qui veut…
Merci Luna pour ce commentaire qui ira aussi surement droit au coeur de François M, qui est également (contrairement à moi) plus fan de Michel Serres que d’Edgar Morin !
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