Et si internet était en nous ?

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Dimanche, c’est le “jour du penseur”. Après avoir consacré ces dernières rubriques dominicales à des philosophes, économistes, scientifiques et sociologues, je vous invite, cette semaine, à partager la vision d’ un prospectiviste, Joël de Rosnay, qui depuis “L’homme symbiotique”, cultive la réflexion sur le web du futur. Un web qui selon lui, unit biologie et informatique, et qu’il définit comme “le web symbiotique” ou “Symbionet”. Pour Joël de Rosnay, “hier, nous allions sur le net, aujourd’hui nous vivons dans le net”, et demain, le net sera en nous ! Voici la conférence qu’il a donnée le mois dernier à Tedx Paris  à ce sujet :

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Joël de Rosnay, né en 1937 à l’Ile Maurice, est à l’origine un biologiste français d’abord spécialiste des origines du vivant et des nouvelles technologies, puis en systèmique et en prospective. Docteur en Sciences, il effectua trois ans de recherche et d’enseignement (biochimie et informatique) au M.I.T. Ancien directeur des applications de la recherche à l’Institut Pasteur, il fut ensuite directeur de la prospective et de l’évaluation de la Cité des Sciences et de l’industrie de La Villette, institution dont il reste aujourd’hui le conseiller.

jdr1Dans son dernier livre “2020-Les scénarios du futur”, Joël de Rosnay nous rappelle que “Les frontières entre le biologique, le mécanique et l’électronique s’estompent. Des chercheurs se sont implantés une puce dans le bras pour communiquer avec leur environnement et être reconnu par les systèmes de sécurité. Les prothèses cérébrales entrent ainsi en symbiose avec un environnement fait de machines ou de robots. D’autres chercheurs travaillent sur des ‘neuropuces’ directement connectables à des zones du cerveau comme l’hippocampe, offrant de nouveaux espoirs pour les personnes ayant subi de graves traumatismes crâniens, suite à des accidents. [...] Mais la prudence s’impose face à de tels développements scientifiques et techniques, un fossé éthique existe entre l’homme ‘réparé’, l’homme ‘transformé’, et l’homme ‘augmenté’. Les puces et les implants permettent théoriquement d’augmenter les fonctions cérébrales ou métaboliques d’une personne en bonne santé disposant des moyens financiers pour s’offrir les dernières avancées en matière de prothèses neuronales, sensorielles ou métaboliques. Avec l’immense risque de la création de ’sous-hommes’ et de ’surhommes’”. Le web symbiotique démultiplie les problèmes éthiques.

Cette intégration des nouvelles technologies au corps humain nous renvoie directement au concept de “cyborg”( pour “cybernetic organism”), terme  popularisé par Manfred E. Clynes et Nathan S. Kline en 1 960, lorsqu’ils se référaient au concept d’un humain « amélioré » qui pourrait survivre dans des environnements extraterrestres. Je remercie Mathieu Flex (plus connu sur twitter sous le pseudo du “Publigeekaire”) de m’avoir fait découvrir le documentaire ci-dessous, particulièrement en résonnance avec les thèses de Joël de Rosnay :

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3 Responses to “Et si internet était en nous ?”

  1. Nicolas Bordas says:

    Super, la bande annonce de l’homme qui valait 6 milliards. J’avais oublié que c’était si vieux.
    Comme quoi,une fois de plus, la science fiction ne fait que précéder la science ;-)

  2. [...] Joël de Rosnay, à l’occasion de son intervention à Tedx Paris en janvier dernier (”Et si l’internet était en nous ?“). J’ai eu la chance de le rencontrer longuement, lors d’une réunion [...]

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