François Roque, plus connu sur Twitter sous le pseudo @imposture, créateur du blog “Derrière le paravent suédois”, et auteur du roman “Le syndrome de Roch” (Editions L’Arganier), avait déjà fait un tabac le mois dernier sur ce blog avec son post “Et si le web 2.0 faisait faillite ?“, qui avait été élue “Idée de la semaine”. Il récidive ce mois-ci en nous rappelant que tout média révolutionnaire (comme toute innovation de rupture) est amené à se normaliser.
Et si le bazar Web 2.0 finissait par s’asphyxier, se rétrécir et «rentrer dans le rang» ? C’est quoi encore cette hypothèse fumeuse ? L’autre soir je regardais la vidéo de Vinvin à Tedx. Un véritable showman le Vinvin. Non, je ne fais pas du lèche botte. Sérieux ! Respect pour le mec capable de tenir une salle pendant plus d’un quart d’heure avec des vannes en direct, et de terminer par une conclusion simple : pour être heureux dans la vie, ne vous dispersez pas dans 36 trucs. Faîtes simplement une chose. Et bien. Et on vous le rendra. Bon, ok, je la fais courte, mais c’est un peu ça. L’autre soir, donc, il était 23h30 et avant de me coucher j’avais décidé de regarder cette vidéo. Pourquoi celle-là ? Pourquoi Tedx alors que je ne sais pas vraiment de quoi il s’agit comme certainement 98,56 % des Français ? Pourquoi Vinvin ? Parce que l’Internet et le bazar le nourrissant et l’irriguant, je veux dire ces poumons du Web 2.0 que sont Twitter, Facebook, Youtube, les blogs et compagnies commencent à s’essouffler. Et forcément, seuls les bons souffles finissent par passer… Avant de m’endormir, je me suis dit que c’était certainement une loi naturelle de l’évolution des systèmes de communications : apparition d’une nouvelle technique ; les pionniers défrichent et ouvrent des tas portes. Puis ces portes se referment. Seules quelques unes restent ouvertes et deviennent le système : organisation, homme, argent, pouvoir et contrôle… Cela a bien été le destin de l’édition et de la presse, du téléphone, du cinéma, de la radio et de la TV. Pourquoi le Web 2.0 n’y échapperait pas ? J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
Séguéla a dit dans les années 80 «trop de pub tue la pub!». Aujourd’hui, c’est trop d’info tue l’info. Et en Web 2.0, on dira plutôt trop de RSS tue le RSS, trop de statut tue le statut, trop de tweet tue le tweet, trop de RT tue le RT, etc. Quand vous avez une activité normale (genre travailler) et que vous revenez devant votre PC ou votre Mac qui compile des wagons de flux venant d’une centaine d’abonnements, est-ce que vous lisez tout ? (30 ou 40 amis Facebook, 40 ou 50 fils sur Twitter, quelques médias, la météo, des suivis eBay ou Venteprivées… on y est vite à la centaine !). Dans la pratique, à moins de passer sa vie devant un écran, on regarde, on survole beaucoup, on lit peu, voire très peu (vous êtes toujours là ?) et dès qu’une vidéo dépasse les 3 minutes on zappe. Ce comportement est condamné à aller en grandissant. La cause ? une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. Et même si ce temps est pris sur la TV par exemple, il restera des plages de temps incompressibles : celle de la vraie vie tout simplement : travailler, se nourrir, se laver, faire du sport, vivre en famille, regarder «La Ferme» sur TF1, etc.
L’abondance de flux va être inversement proportionnelle au temps de traitement disponible par nos cerveaux (oui, il y a allusion…).
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. Comme pour le premier iPod, puis le iPhone, les critiques ont fusé sur le iPad. Apple est n°1 mondial de la distribution de musique en ligne, contrôle en partie Disney(1) (Mickey et ses amis, certes, mais aussi «Lost» ou Miramax, autrement dit Tarantino, par exemple…), et est enfin leader des smartphones. Le iPad ? Bon, il faut avouer que Steve Jobs, assis comme un papy dans son fauteuil regardant National Geographic sur son iPad pendant son Keynote, ça faisait bizarre… Seulement voilà, dans nos sociétés occidentales qui consomment ET financent ce gigantesque bazar de contenus, flux, réseaux et terminaux, il y a plus de vieux que de jeunes. Et si l’avenir c’était les vieux ? Un terminal simple où justement on ne fait qu’une seule chose à la fois, mais bien et avec un rendu nickel : mise en page digne d’un vrai magazine, qualité d’affichage impeccable des textes, comme dans un vrai livre, rendu fluide et son stéréo, comme sur un poste TV ? Avec un tel rendu de restitution, le contenu n’est-il pas alors condamné à être aussi de haute qualité ? Les tablettes ne sont ni des ordinateurs, ni des téléphones. Ce sont des terminaux nomades pour consommer, chez soi, du média produit «professionnellement». Simples et pratiques, elles ont certainement un bel avenir pour les seniors qui consommeront des magazines dérivés des titres en kiosques, des documentaires loupés sur une chaine du câble et, entre deux usages, les poseront comme cadre photo sur la commode, le temps de la recharge des batteries. Et les juniors ? Une nouvelle console de jeux, un terminal de surf sur des sites qui seront pensés pour ces tablettes. Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
Pourquoi l’autre soir j’ai donné un quart d’heure de mon sommeil à Vinvin ? Le fond de l’histoire se résume à une double opposition :
- d’une part une opposition entre des contenus produits par des émetteurs «crédibles» (médias, marques, industries, sites de commerce, et certains blogueurs…) et du faux contenu (blogs perso à audience par nature restreinte et surtout ces torrents de flux de «partager» «copier», «relink», RT, etc. La fameuse circulation circulaire à effet indigestif).
- d’autre part une opposition entre internautes «actifs» (ceux qui produisent du contenu – notes, tweets, blogs…) et les internautes «passifs» qui se contentent de surfer, même si ils ont des comptes twitter, facebook… Sachant que ces derniers forment largement le gros des troupes.
Un petit Mappickey(2) vaut mieux qu’un long blabla :
Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ? Le risque (ou l’opportunité, tout dépend de quel côté on se place) ne sera-t-il pas une tendance croissante, en plus du zapping évoqué, de se diriger naturellement vers des sources connues ou reconnues, fiables et/ou de qualité. Ou régulières ? Les flux vont s’accroître encore plus, mais les mauvais vont être encore plus dilués, leurs visibilités de plus en plus faibles, et leur impact et effets amoindris. Le blog de Vinvin n’est pas tout à fait la quintessence du journalisme. Mais il a une qualité : une régularité dans un humour acide qui ne tombe pas dans le bête et méchant. Une chose à la fois, donc. Et bien. Pour l’instant il surnage dans mes flux. Mais demain ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0, cette utopie d’un financement par la pub qui est un marché très faiblement extensible au mieux, au regard de ressources techniques, marketing et humaines à croissance vertigineuse pour faire fonctionner et entretenir ces systèmes, ne peut, à mon humble avis, se terminer que par une nouvelle bulle et une probable faillite des opérateurs : Facebook, Twitter, Youtube, Myspace… Game Over !
Rajoutons là-dessus une baisse de l’intérêt, l’ennui, voire la défiance, la foule délaissant ce «bazar» pour d’autres «jouets» et d’autres «sources», formant elles une nouvelle chaîne. Un nouveau «système». Cela bien était le destin de l’édition et de la presse, du téléphone, du cinéma, de la radio, et de la TV. Pourquoi le bazar du Web 2.0 n’y échapperait pas ?
(1) via Steve Jobs administrateur et premier actionnaire physique du groupe
(2) mappickey = mapping + mickey by IRC / Imposture Research Corp ®©
Oui oui, je suis toujours là
Une fois de plus très intéressante réflexion. J’avoue me reconnaître dans cette histoire de “trop de flux tue le flux” !
Pour parler de ma modeste petite histoire, je gère un blog littéraire, déjà avoir un bon auditoire pour un blog n’est pas facile alors pour un blog littéraire c’est encore plus dur !
En général, pour se faire connaître, un blogueur doit aussi être lecteur de blogs (Dominique Cardon et Hélène Delauney-Teterel l’expliquent très bien dans un excellent article que je vous recommande paru dans le n°138 de la revue “Réseaux”). Alors c’est super, Netvibes arrive à la rescousse et me permet de suivre des dizaines d’autres blogs littéraires mais ça prend un temps fou que je n’ai pas…
Il y a certes beaucoup de choses futiles sur internet mais aussi beaucoup de choses très intéressantes et le temps manque pour tout lire… (d’autant plus que ces temps-ci je suis en train de lire “l’idée qui tue !” d’un certain Nicolas Bordas ce qui me prend aussi un peu de temps
).
Au fond, au-delà de l’idée, c’est surtout le temps qui tue, et tuer le temps s’avère bien difficile !
Passionnant !
quel débat que celui de l’accélération des technologies et de l’exponentiel accès au savoir mondial…mais il faut être chômeur, planneur stratégique ou journaliste pour se sourcer H24.
pourquoi j’ai l’impression de découvrir des tonnes de choses depuis que je cherche du boulot ? j’ai le temps…mais comment faire le tri, être certain de ne rien rater ?
Vinvin a 1000 fois raison, faire bien à fond ce qu’on sait faire.
mais rester éclectique et surfer certes mais lire des vrais livres, visiter, rencontrer, voir, voyager, parler c’est bien aussi.
non ?
bravo Nicolas, ce blog est formidable. Vraiment fan.
A+
Comme pour la presse, le cinéma, la télévision… Le généraliste ennuie.
On se retrouve avec beaucoup de flux certes, mais surtout beaucoup de doublons ! Combien de posts pour critiquer cette dernière campagne contre le tabac ? Combien d’articles prophétiques infondés sur l’iPad ?
Le web 2.0 est noyé par la non spécialisation de ses auteurs touche-à-tout, les blogs persos sont plus des agrégateurs de commentaires subjectifs qu’une vraie source d’information.
Bref, sauver le web c’est comme sauver l’environnement : il faut trier !
Bel article en tout cas, il manque juste une petite update : Disney a fermé Miramax le mois dernier !
Sur le principe je comprends le propos et suis plutot d’accord : il n’est pas possible de passer son temps à tout lire, tout commenter, tout filtrer, tout partager.
Et pourtant…
- On ne pouvait pas plus lire tous les ouvrages d’une bibliothèque quand elles étaient encore très fréquentée
- Le temps passés sur ces sites augmente, au détriment de médias traditionnels. Les investissements pubs suivront. Facebook est d’ailleurs n°1 du display depuis peu.
- le filtre est créé par les utilisateurs, ou par leur réseau, la recommandation devient essentielle. Le filtre est naturel, l’abondance rare, à part pour des forts contributeurs.
- Youtube est soutenu par un ogre.
- Google lance des médias sociaux, espérant y diffuser encore plus de contenu publicitaire ciblé
- Myspace s’est planté tout seul, pas parce que ses utilisateurs y passait trop de temps
IMHO bien sûr
Antoine > Thk’s
) des messages de tout bord que l’on reçoit : …”Mais le cerveau est plus occupé que jamais, plus en alerte que jamais, plus exigeant que jamais, plus détecteur que jamais, plus critique que jamais… et ça signifie qu’il n’y a que les bons publicitaires, que les vrais agences créatives, que les vrais campagnes différentes qui marchent. Toutes les autres se rétament et j’adore que la nullité se rétame.” Et on peut étendre sans difficulté cette approche à toute forme de contenue.
Coïncidence. Aujourd’hui Henri Kaufman publie une vidéo de Jacques Séguéla qui évoque cette multiplication par 100 (on lui laisse la responsabilité du coefficient…
Bref, l’idée, toujours l’idée… Mais la bonne.
Je suis allé voir cette vidéo, très intéressante ! Merci
J’ai aussi fini “L’idée qui tue !”, livre très intéressant. Le “petit jeune” que je suis a beaucoup apprécié. Merci Nicolas !
Merci Antoine
By the way comment s’appelle ton blog littéraire ?
http://art.souilleurs.free.fr
C’est un site qui abrite 3 blogs,un blog littéraire (http://art.souilleurs.free.fr/livres) qui est le plus régulièrement mis à jour et le plus actif, ainsi qu’un blog photo (http://art.souilleurs.free.fr/photos) et un blog marketing / communication (http://art.souilleurs.free.fr/blog). Ces deux derniers sont bien plus récents et par faute de temps moins actifs aussi !
Belle démonstration. Imparable tes 4 facteurs de normalisation…
Et tu as pensé tout ça juste avant d’aller te coucher ? Et après, tu as eu le temps de rêver à quelque chose ?
Faudra qu’on prenne un verre un des ces quatre…
fredframbot > “lire des vrais livres, visiter, rencontrer, voir, voyager, parler c’est bien aussi.” On est bien d’accord…
Anaccronisme > Hè hè pour l’update, je fais suivre au Webmaster de Disney : http://corporate.disney.go.com/
Genaro > Vos éclairages sont intéressants, mais si vous me permettez, je ne vous suis pas complétement. Dans le Web 2.0, il y a beaucoup plus de messages “subis” que “choisis”. Une bibliothèque on peut choisir, même si effectivement on ne peut tout lire.
Pour Facebook, je reste persuadé que cette entreprise ne gagnera jamais d’argent (au sens dégager des bénéfices et solder ses dettes…). Youtube est effectivement soutenu par Google, mais perd toujours de l’argent. Murdoch a coupé les vivres à Myspace pour un truc acheté 500 M$ et qui n’a jamais dégagé un cent. Quant aux utilisateurs, ils ne sont pas responsables. les consommateurs sont juges et rois. C’est le rôle du patron d’une marque de comprendre ce qui plait et comment le rentabiliser… ou arrêter les frais.
bruno benchetrit > Thk’s. Pour le verre, why not, mais là je pars retrouver mes kids pendant quelques jours
En fait, l’idée de vouloir tout transformer en source d’information “fiable” et rentable est un peu pénible.
Honnêtement, le tweet utile de “niche” … est parfois bien gonflant. Le retweet de blogs est une plaie (soignez vos titres). Les flux sont un bien meilleur moyen de se choper de l’info, de la vraie (sauf si un site n’est fait … que de retweets).
Les tweet et les Facebook corporate sont, à quelques exceptions près, des monstres mal assumés, des marionnettes avec des ficelles gros comme des bras.
Je ressens parfois une légère manipulation pour créer un espace de valeur. Un espace de valeur mercantile s’entend. Où, entre gens bien nés et blogueurs influents, on tente de transformer des clics en argent pour un monde de demain meilleur (ou pas). Aucun reproche là dessus, la démarche est légitime, mais envahissez l’espace, ne vous l’appropriez pas.
Le succès des réseaux sociaux vient de ce que les gens y trouvent ce qu’ils y apportent. Et si les réseaux doivent mourir, qu’ils meurent, on fera du houla-hop à la place.
Soyons clair: quand je vois ce que les publicitaires ont fait au paysage urbain et à la télé, je préfère continuer à raconter des choses futiles.
Je dirais: exutoire et légèreté insondable de l’inutile vanité.
Ça ne vous intéresse pas ?
On peut mettre les gens dans des groupes, des listes ex: (abrutis pouvant servir un jour). Il y a des boutons pour virer les gens …. encore plus facile que dans la vraie vie: “c’est un con, l’invite pas” disait ma femme – mais naaaan, c’est un ami.
parfois on comprends pas pourquoi. parfois si.
là, on comprends. pourtant la question n’est toujours pas l’outil. mais l’homme. et l’usage de son humanité. l’outil n’est pas intéressant. juste un vecteur, qu’un autre remplacera.
davanlo > Je suis comme vous, je suis ravi de pouvoir “dire des choses stupides, de cracher dans la soupe (je suis même doué dans le genre…), de jouer à des jeux débiles (surtout sur mon IPhone)…” et tout ça sans bourse délier (à part ma facture mensuelle d’Orange). Maintenant je doute fort que les annonceurs (et non pas les publicitaires, qui ne sont que des intermédiaires…) arrivent à financer intégralement les frais colossaux de serveurs, stockages, bandes passantes, factures d’électricités astronomiques et personnels pléthoriques pour faire fonctionner tout ça. Imaginons donc que cet espace de liberté doivent être préservé de ces vilains publicitaires et donc en toute logique en se dispensant de leur deniers? Je ne vois pas d’autres solutions que dire aux utilisateurs, bah tous les mois, Facebook c’est mettons 2 €, Twitter 1 €, Skynetbog 2 €, Twitpic, 0,1 € par photo, etc…
Heu… moi, je ne paie rien de tout ça. Et vous ?
Cela dit, je précise dans mon post : …la foule délaissant ce «bazar» pour d’autres «jouets»…
Mry > Je pense qu’on doit être d’accord. C’est l’usage de l’outil et ses transformations qui le «font». Le «concept» téléphone date de 160 ans je crois. Sa fonction de base est toujours là (parler à quelqu’un et l’entendre) et ça reste encore l’usage numéro 1 d’un iPhone ? L’Internet est là pour un sacré moment. Le Web 2.0, les réseaux, Twitter et co ne sont qu’une étape. Quand tu as créé ton blog, franchement tu pensais que des Facebook ou Twitter existeraient et auraient surtout cette puissance folle ?
en fait, je suis ok pour la pub, mais du moment où il faudra transformer la nature des choses pour les “valoriser”, ça ne marchera plus aussi bien …
Ce point de vue a le mérite d’apporter une voix dissidente au débat, ce qui est assez rare sur un blog, qui par définition appartient à la grande famille du “bazar”…
Pour reprendre une idée qui tue à laquelle je suis très attaché, celle des fractales, peut-on (et même doit-on) comparer le “bazar du Web 2.0″ à ses archaïques prédécesseurs que sont l’édition, la presse, le téléphone, le cinéma, la radio, ou la TV ? La loi des grands nombre a prouvé a de multiples reprises qu’elle n’avait plus pignon sur rue, surtout quand les modèles diffèrent autant.
Et le Web 2.0 peut-il se cantonner à des flux RSS, tweets et statuts ? Je dirai même à des écrans ? N’est-on pas à l’aube de changements beaucoup plus fondamentaux qui infiltrent déjà tous les pans de notre société ?
J’ose croire dans le Web 2.0 et ses cousins TV 2.0, frigo 2.0 et démocratie 2.0… Mais rien est acquis, on se rejoint peut-être sur ce point.
Gilles REED > Oulala, je suis un dissident
Comme je réponds à Mry plus haut, les RSS, réseaux sociaux, twwets & Co, tout ce qui participe à ce fameux Web 2.0 n’est qu’une étape à mon sens. Et donc je vous rejoins, nous sommes certainement à l’aube de quelque chose. Mais quoi… ?
Grande et belle question ! Un début de réponse ici ? http://www.usnowfilm.com/
@ imposture. Par hasard je lis ces remarques, je bondis en lisant : “Pour Facebook, je reste persuadé que cette entreprise ne gagnera jamais d’argent”. Resultat net 2010 pres de 500 millions de dollars pour un chiffre d’affaire de 2 milliards de dollars.
(SIC)
En meme temps vous nous prevenez , je vous cite : “je suis ravi de pouvoir “dire des choses stupides”