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Si vous ne fêtiez pas hier soir avec moi les 40 ans du magazine Stratégies, c’est que vous étiez à l’inauguration du Salon du Chocolat cher à notre ami @naro qui en parle si bien (voir #BloodyMardi : ” Et si vous arrêtiez d’être nul en chocolat?“). Tout comme la mode se renouvelle à l’infini, le chocolat est une source perpétuelle d’inspiration créative assez étonnante, à l’image de ce projet appelé “Sweet Play”, développé par Elsa Lambinet , une jeune “designer” française, qui a eu l’idée de décomposer ses chocolats en trois parties à recomposer soi-même. Comme toujours, me direz-vous, il suffisait d’y penser…
Qui a dit que l’on ne pouvait pas jouer avec la nourriture ? Dés lors, plus qu’un produit banalisé dont on ne peux comprendre la richesse, dont on ne peut saisir combien sa saveur ou plutôt ses saveurs peuvent être révélées par un assemblage avec d’autres arômes, substances ( craquant, tendre, effervescent, etc….)et l’apprécier d’autant plus par l’esthétisme d’un assemblage ( la vue impactant sur le degré de satisfaction gustative ).
La gamification de la nourriture semble être un TRES BON ; ) moyen de lui rendre ses lettres de noblesse : les assemblages, à la demande, la visibilité des origines d’une expérience désirée comme unique, tout cela pourra peut – être relancer le degré de créativité des marques. La personnalisation, issue quelque part de la génération 2.0, avec cette connaissance qu’à partir des “briques” disponibles, on peut à l’envie recréer ou créer un “ego – produit”.
C’est un peu un assemblage de soi quelques part….Arcimboldo n’est pas loin !
Dés lors, pourra t on voir en grandes surfaces de nouvelles formules, entre “respect” du produit originel, désir de maîtrise ( visibilité des bases culinaires ) et désir de personnalisation face à un choix toujours pléthorique mais au final totalement banal( d’ou sans doute une valorisation de la variété immense des fruits & légumes, des céréales, etc…et pourquoi pas en accroître la valeur ( mère nature, tu es fascinante ! ) par la saison, l’année, l’origine géographique, etc…( source d’incorporation du temps long )) ?
Bonduelle a notamment lancé de nouvelles gammes de surgelés, que j’appellerai les produits “nus”. Findus il me semble travaille aussi sur cette piste. Voilà que les mélanges de légumes reprennent forme, en compartiments ou non, ils se simplifient, ils permettent de les ” customiser” davantage avec tel ou tel épice etc…Ici, la valeur est aussi dans la surprise : on aurait envie de décomposer le produit ” mystère ” , et last but not least, on aura jamais pris autant le temps de déguster ces chocolats : je commence par le milieu, ou par le fond ?! ( rappelons nous combien nous prenions des habitudes de consommation avec certains produits de notre enfance, devenues des rituels de dégustation…les oreilles du Petit Beurre Lu puis la couche de chocolat Petit Ecolier, ou l’inverse, avec les dents ou après avoir retiré la fine couche de chocolat à la main, sans doute pour faire durer le plaisir ) c’est justement la question du plaisir ici : On sait combien l’on devrait se nourrir moins mais apprécier davantage, prendre son temps pour ressentir une certaine ” satiété totale”.
Le plaisir, source d’alimentation saine & équilibrée…
Merci Nicolas pour cet article fort agréable à déguster : )