Et si le cinéma d’auteur(e) était de retour ?

i don\\\'t likei like (+7 rating, 7 votes)
YouTube Preview Image

Il n’y a pas que les blockbusters dans la vie du cinéma. Après le succès tellement mérité du film de Valérie Donzelli “La Guerre est déclarée” (qui vient d’être sélectionné pour représenter la France aux Oscars 2012 le 26 février prochain), arrive sur nos écrans le premier film écrit et réalisé par Emmanuelle Millet, qui avait été à l’initiative, en 2006, de la collection de courts métrages contre les violences conjugales, “Dix films pour en parler”.

Unknown

La Brindille met en scène  la jeune et talentueuse Christa Theret, révélée dans Le Couperet de Costa Gavras, et consacrée dans Lol aux côtés de Sophie Marceau. Le synopsis du film : “Sarah, 20 ans, se lance avec détermination dans la vie active lorsqu’elle apprend avec stupeur qu’elle est enceinte de six mois. Elle ne veut pas d’enfant, pas maintenant. Bouleversée, elle se retrouve déchirée entre sa soudaine condition de future maman et la vie de femme indépendante qu’elle recherche tant.” Avec au coeur de l’histoire le difficile sujet de l’abandon d’enfant vu du point de vue d’une jeune mère. La nouvelle vague du cinéma français est résolument féminine !

Share


3 Responses to “Et si le cinéma d’auteur(e) était de retour ?”

  1. Luna says:

    Et si…avant d’en saluer le retour, on définissait le “cinéma d’auteur(e)”? Qu’on s’incline devant le talent de cinéaste de Desplechin dans “Rois et reines” (par exemple) ou celui de Joachim Lafosse (par exemple encore avec Nue Propriété -sélectionné en compétition à Venise en 2006), je comprends. Qu’on mette le film de Valérie Donzelli sur un même pied d’égalité (et tant pis pour les féministes de la première heure), je défaille…Et pourtant je n’ai rien contre ce dernier (petit) film généreux certes, tonique et attachant certes aussi, jolie histoire de deux ex qui, en restant à la surface de l’autofiction, oublient au passage de faire du vrai cinoche…(mais Valérie Donzelli débute et a tout l’avenir devant elle pour devenir ce qu’on voudrait nous faire croire qu’elle est déjà !!!)
    Bizarre, cette façon d’encenser le fond au détriment de la forme comme si la mise en scène n’était plus une valeur en vogue…
    Et si on revenait aux sources de la définition : “Le cinéma d’auteur est une expression utilisée pour qualifier des films qui sont le reflet de la personnalité ARTISTIQUE de leur réalisateur”…?
    NB : je ne m’apparente pas non plus à ceux qui ne voient dans le cinéma d’auteur qu’un truc intello pour parisiens bobos…

  2. Bonjour Luna,
    Puisque vous citez la définition de Wikipedia, vous devriez poursuivre votre définition jusqu’à la deuxième ligne du wiki.

    “Il s’agit cependant d’une notion subjective dont il n’existe pas de définition rigoureuse”.

    Pour moi l’auteur est celui qui écrit. D’ailleurs pour Wikipedia aussi un peu… ;)

  3. Luna says:

    Bonjour Boris,
    Suivant vos conseils,j’ai même poussé la lecture jusqu’à la troisième phrase de Wiki : “Le cinéma d’auteur est fréquemment assimilé au cinéma d’« art et d’essai »”. Et c’est justement ce qui me gêne avec le film de Valérie Donzelli où je ne vois qu’essai et nullement art, contrairement à ce qu’on (Nicolas Bordas included?) voudrait me faire croire. Quand j’accompagne mes ados à la sortie du quatrième opus produit par Tom Cruise, je sais sans ambiguïté que le film projeté n’a d’autre mission possible que de m’offrir du divertissement. “La guerre est déclarée” prétend être manufacturée cinéma d’auteur alors que les plans s’y alignent, ni bons ni mauvais, juste impersonnels avec en sus le recours à deux ou trois grosses ficelles, histoire d’autobiographiquement produire un effet larmoyant ad hoc. Tout ceci n’est pas grave mais qu’on ne vienne pas me suggérer qu’il y a dans ce type de démarche… touche personnelle,style propre ou vision distinctive ;-)

Leave a Reply