Et si le film était à l’intérieur du livre ?

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Ce post est une contribution de Nicolas Dalibard, un des (nombreux) jeunes talents de TBWA\France ;-) . Il nous dévoile la démarche très innovante de “Level 26″, un livre qui est beaucoup plus qu’un livre, et que je n’ai pas pu résister à acheter à la Fnac ce matin…

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« Level 26 ». Ce n’est pas l’étage de la direction d’une grande multinationale, c’est le titre du « roman digital » d’Anthony E. Zuicker, créateur de la série la plus regardée au monde : Les Experts, et coécrit avec son acolyte Duane Swierczynski. Ce scénariste prolixe passe au roman. Il n’en oublie pas moins que la génération à laquelle il destine ce polar noir a délaissé depuis longtemps les pages des livres pour les pages web et que pour eux il ne peut y avoir de bibliothèque que celle d’iTunes. C’est donc un tout nouveau concept qu’il propose avec ce thriller « Level 26 » qui toutes les 20 pages renvoie le lecteur à son ordinateur et au site dédié pour y découvrir des éléments vidéos et interactifs – ce que l’auteur appelle un « cyber-bridge ».
« Level 26 » est le premier tome d’une trilogie qui raconte le combat entre un ex agent du FBI dont toute la famille a été massacrée ; et un tueur nommé Sqweegel et pour lequel a été créé un 26ème niveau dans la hiérarchie des tueurs en série tant il est violent, vicieux et retord. Après un crime particulièrement atroce, on convainc l’ex agent de reprendre du service et la traque repart de plus belle. Au delà de la qualité de l’histoire sur laquelle les avis divergent, c’est l’avancée que constitue le cheval de Troie qu’est le livre qui m’a intéressé. Au cœur du dispositif, le livre. Le lecteur y trouve une série de codes qui entrés sur le site web, délivrent du contenu inédit : vidéos des scènes de meurtre et de torture, retour sur les scènes de crimes, moments clés de l’intrigue …

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Avec le site web, s’est créée la communauté des 26ers, des fans inconditionnels qui participent à la rédaction des prochaines tomes au travers des « deputy challenges ». Ils y relèvent les erreurs éventuelles du premier tome, alimentent le débat, nourrissent le site de contenus. Le site enregistre en moyenne 300 nouveaux membres chaque jour. Et si vous avez eu le malheur d’y laisser votre email et votre numéro de téléphone … il se peut que le tueur vous contacte durant la lecture du livre. Le livre se décline également en application iTunes disponible pour l’iPhone, l’iPod touch et l’iPad et quelques pages facebook lui sont dédiées. Voici la présentation que Zuicker en fait … sous l’angle du formidable outil de product placement que constitue ce Polar 2.0 :

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3 Responses to “Et si le film était à l’intérieur du livre ?”

  1. Quel monde prometteur que celui qui s’ouvre aux marques : pouvoir placer des perceuses (sur les incisives, c’est très efficace), des fers à souder (derrière notre écran, on est pas dérangé par l’odeur de chair brûlée), des scies circulaires (une fois l’équarrissage achevé, on peut aussi placer des lingettes arômatisées au pin des landes !) Bon, trêve de plaisanteries franchouillardes… On peut se prendre à rêver un jour de voir des dispositifs multimédias qui nous toucherons, nous émouvrons, nous stimulerons, sans pour autant devoir contempler pour la 143ème fois le même serial killer, même hors classe. Tout en captant les “Advertising Euros”…

  2. Fred says:

    Belle idée, ça donne envie d’acheter le livre – ne serait-ce que pour voir d’un peu plus près comment ça fonctionne !

    Ca me rappelle un peu le jeu vidéo “In Memoriam” ( http://fr.wikipedia.org/wiki/In_Memoriam_(jeu_vid%C3%A9o) ), qui reposait sur un principe similaire. Il s’agissait pour le joueur de débusquer un psychopathe auprès de qui Hannibal Lecter passait pour un aimable garnement, en résolvant une série d’énigmes supposée être parvenue à l’éditeur du jeu sur un CD-Rom reçu par colis recommandé. Capillotracté, d’accord, mais ça fonctionnait, et ce d’autant mieux que l’immense majorité desdits puzzles donnait lieu à l’exploration de sites internet a priori dénués de tout rapport avec le jeu. Mieux : le joueur était tenu de fournir son adresse e-mail, et il recevait régulièrement des tuyaux de la part d’autres “enquêteurs” – ainsi que des menaces du tueur. Le tout étant assez bien écrit et interprété, on s’y laissait prendre avec bonheur. Et, en ce qui me concerne, une bonne dose de frisson.

    A quand une oeuvre qui mélange les formats du livre et du jeu vidéo ? ;)

  3. Cs Go says:

    Hi, nice article, if you need some info about this game, dont hesitate to contact me

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