Et si le mieux était l’ennemi du bien ?

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Un excellent post de Gregory Pouy sur son blog ce matin (à lire ici) est consacré à l’intervention très remarquée lors de la conférence TED 2011, de Eli Pariser, dirigeant de moveon.org et auteur du livre The Filter Bubble – What the internet is hiding from you (Ce qu’internet vous cache), une analyse critique du fonctionnement des algorithmes de personnalisation, utilisés par tous les grands portails internet. Comme vous l’avez sans doute remarqué, votre “news feed” Facebook (tout comme vos recherches Google ou Yahoo), n’affichent pas les mêmes résultats en fonction de l’ordinateur que vous utilisez. Je m’en étais personnellement rendu compte en observant que mon “news feed” Facebook n’était pas le même, au même moment, si je le regardais sur mon iPad ou mon MacBook. De même, faites faire une recherche sur un moteur à plusieurs de vos amis autour de vous au bureau, et vous verrez que tous les résultats sont différents. Tout simplement parce que votre historique de requête est pris en compte pour vous donner un résultat qui se veut “optimisé”, en fonction de ce que vous avez déjà cliqué. Au risque de vous masquer de l’information intéressante qui aurait pu vous enrichir. C’est ce qui fait dire à l’auteur que ces systèmes de préférences masqués sont l’ennemi de la pluralité et de la diversité de points de vue, donc de la démocratie. Pour en savoir plus sur la thèse d’Eli Pariser, je vous recommande la lecture de son interview exclusive réalisée par Maria Popova (community manager de TBWA) sur son excellent blog personnel BrainPickings, en cliquant ici.

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2 Responses to “Et si le mieux était l’ennemi du bien ?”

  1. agnes says:

    Quel agacement de voir ses choix contraints par les recherches précédentes ! Un jour, sur le site des Trois Helvètes, j’ouvre la page d’une gourde à potion mauve à pois jaunes, pour connaître comment ils nomment cette couleur afin de chercher, plus tard, un heaume de cette couleur. Hélas pour moi, leu site me proposera définitivement toute une sélection de gourde à potion, et à bout d’exaspération je dois aller sur les options de mon navigateur ou de mon antivirus pour supprimer ces fichus cookies des Trois Helvètes qui emprisonnent mes choix.

    Cette appropriation de nos recherches est plus grave pour sa citoyenneté : si les autoroutes de l’information appartiennent à une entreprise à but lucratif, nos choix sont soumis à son intérêt… lucratif ; si l’on ne reçoit qu’une information partielle, on n’est plus en situation d’autonomie. Ce serait comme aller voter en ne trouvant dans l’isoloir que les bulletins de certains candidats mais pas tous…

    Pour un complément en français sur ces questions du traitement des données, voir RSLN mag l’opendata : http://w1p.fr/22905
    et notamment Bernard Stiegler : http://w1p.fr/22906

    Il estime que la frontière public/privé en pleine mutation implique de ne pas abandonner au “marché” des sujets qui relèvent de la démocratie et de la citoyenneté :
    http://www.universcience-vod.fr/media/2757/le-numerique—une-nouvelle-ere-industrielle–.html

  2. greg says:

    Merci pour la référence !

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