Et si l’échec était la condition du succès?

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Ne me demandez pas quel article je rêverais de voir triompher #EnHautDuCocotier, car il y a de bonnes chances que je vous réponde : “celui-ci !”. Basile Segalen (@basiloo) y défend une thèse qui m’est chère, et que je voulais depuis longtemps aborder dans ce blog : Comment mettre fin à cette culture bien française qui nie l’échec et son effet salutaire? Comment arrêter, tout particulèrement en France, de faire porter à ceux qui font preuve d’audace et prennent le risque d’essayer , la marque infâme et durable du moindre échec ? J’ai fait partie des rares acheteurs du Newton d’Apple dont Basile a retrouvé pour ce post la pub historique. Il mérite vraiment d’être revu ! Cet échec cuisant de la marque à la pomme l’a t-elle empêchée de réussir l’iPad, ou lui a t-il donné au contraire les clés de son succès ? Il n’y a que celui qui n’essaie pas qui se trompe qu’une seule fois. Basile Segalen n’a pas encore le réseau d’un @naro, d’un @MryEmery ou d’un @MathieuFlex, mais j’espère que vous donnerez à son post, une belle place au plus haut du cocotier ! Le record à battre ? 3567 visiteurs uniques entre 9h et minuit aujourd’hui. Résultats juste après minuit, via Twitter, ou bien demain sur ce blog.

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Et si l’échec était la condition du succès ?

Le cocotier se dresse devant moi. J’en devine le sommet. J’observe les traces laissées sur l’écorce par les précédents prétendants ayant cherché parfois en vain à atteindre la cime de cet arbre, tant convoitée. Une noix de coco git sur le sol, fissurée. Je suppose qu’il s’agit de celle que @naro s’est prise sur la tête, en tombant, il y a quelques semaines déjà. Tant d’aventuriers se sont lancés par le passé à la conquête du cocotier. Comment, moi, à 24 ans, avec mes 160 followers, mes 500 amis facebookiens, j’ose prétendre à mon tour escalader cet arbre gigantesque ? C’est qu’une idée m’est venue.

J’ai décidé de réhabiliter la valeur de l’échec.

Sans échec, le succès n’est rien.

Cela va sans doute de soi, mais je dois commencer par rappeler ce point essentiel. Echec et Succès sont les deux versants d’une même pièce. “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. Être assuré du succès d’un projet est sans doute le meilleur moyen de ne pas s’en soucier, de ne pas suivre son évolution. C’est en s’efforçant sans cesse de protéger son idée, en la cultivant, en l’enrichissant, en la partageant, qu’on la voit enfin grandir et s’imposer. Toute réussite mérite une attention particulière.

Il faut savoir jouer aux échecs.

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Jouer aux échecs, c’est accepter de prendre des risques, c’est construire une stratégie, anticiper les coups de l’adversaire. Mais c’est aussi, puisqu’il s’agit d’un jeu, accepter l’éventualité d’une défaite. Avoir conscience que l’on peut échouer, et tout faire pour éviter une telle déconvenue.

“Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme”.

Winston Churchill.

On oublie trop souvent les tentatives passées

A voir aujourd’hui l’engouement sans précédent pour l’iPad, on finit par oublier les tentatives passées d’Apple, pour imposer la tablette dans l’univers de l’informatique personnelle. Au début des années 1990, l’échec commercial de sa tablette Newton laissait pourtant entrevoir la vision de la firme de Cupertino. Beaucoup d’idées géniales n’aboutissent pas car elles émergent trop tôt. Et l’auteur de ce blog ne me contredira pas – les idées qui tuent ont parfois la vie dure.

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Pub iPad

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Pub Newton

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Apple Vision

Mais cette idée là, Steve Jobs a su lui redonner toute sa force, le moment venu. Il a su se jouer de ces échecs.

“Echouer. Echouer encore. Echouer mieux”.

Samuel Beckett.

Ainsi, une chose est sûre : il faut savoir persévérer, se relever, continuer, tenter de nouveau. Certains grands acteurs du web l’ont d’ailleurs compris. Il faut lire à ce propos le très bon article de Benoit Raphaël sur “la culture de l’erreur” entretenue par Google. Il rapporte les propos d’Eric Schmidt, le CEO, sur l’échec de Google Wave. Propos à méditer : “Nous essayons des choses… Souvenez-vous, nous célébrons nos erreurs. Nous sommes une entreprise où l’on n’a aucun problème avec le fait de tester quelque chose à fond, de ne pas obtenir de succès de ce travail et d’apprendre de cet échec”.

La culture de l’échec

Célébrer ses erreurs. Voilà une chose inhabituelle. Nous vivons une époque moderne. Tout s’accélère. Les enjeux sont parfois immenses, et il faut sans cesse redoubler de vitesse. Compte tenu de cette accélération, les erreurs sont naturellement inévitables. Le comprendre, et décider de créer, par exemple, un laboratoire – je pense ici à Google Labs -, est une solution brillante. Le laboratoire est par excellence le lieu des tentatives, des idées inachevées, sans lendemain, des plantages, des brouillons, des essais… Mais c’est aussi le lieu des inventions, de l’innovation. Le lieu du progrès.

“C’est à force d’observations, de réflexion, que l’on trouve”. Monet, en juillet 1864.

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L’échec est malheureusement mal perçu dans la communication. Une opération publicitaire doit fonctionner. Elle doit porter ses fruits. Elle doit rapporter. Cet impératif est sans cesse affirmé.

L’idée disruptive de ce post – si tant est qu’il y en ait une – c’est de dire que l’échec peut avoir une place dans la communication. Il faudrait lui donner cette place. Être iconoclaste dans la communication, c’est faire tomber les idoles, cesser de vouloir reproduire toujours ce qui fonctionne, reprendre les recettes qui prennent. C’est sortir des sentiers battus, regarder ce qui n’a pas fonctionné justement, comprendre pourquoi.

“There is a crack in everything, that’s how the light gets in”

Leonard Cohen.

Sur les médias sociaux, on s’attarde parfois sur les échecs des marques. Pas toujours de la meilleure des manières.

On ne pardonne pas aujourd’hui à Gap son changement de logo.

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On critique vertement Nestlé pour sa gestion pour le moins approximative d’une crise ayant pris toute son ampleur sur les réseaux communautaires. On donne très vite des leçons de community management, comme si cela était évident. Pourtant, de fait, l’évolution d’Internet rend les erreurs inévitables.

“Guess what ? Mistakes are gonna be made. Minimize them, fix them, and move on !”

Jed Bartlet, dans la série The West Wing.

De deux choses l’une : soit les médias sociaux deviendront, au fil du temps, le lieu impitoyable où aucune erreur ne sera jamais pardonnée, où les internautes sociaux tétaniseront par leurs réactions virulentes les personnes les plus créatives, contraignant ces dernières à ne livrer leurs idées qu’une fois totalement abouties – ce qui est souvent impossible ; soit, au contraire, ils deviendront l’espace de l’innovation, des tentatives, l’espace où foisonneront les idées, où elles se combineront les unes aux autres. Ils deviendront véritablement le laboratoire du succès.

Cela, c’est à vous de le décider.

Basile Segalen.

IMG_2318Basile Segalen est diplômé de Sciences Po Lille, d’un Master de communication corporate. Il travaillea actuellement à l’Atelier BNP Paribas, et, à ce titre, fait de la veille sur les nouvelles technologies et l’innovation. Il suit de près l’évolution des médias sociaux et la présence des marques sur la toile. Il tient également un blog : l’avenir est à réinventer , et vous pouvez le retrouver sur Twitter, sous le compte @basiloo. Je vous recommande tout particulièrement son post sur “Nietzsche et la Disruption” ! ;-)

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67 Responses to “Et si l’échec était la condition du succès?”

  1. Bravo. Finalement, on espère que tu n’atteindras pas le haut du cocotier, pour mieux rebondir !

  2. Genaro says:

    J’ai une pensée particulière pour un échec marquant de ce mois passé, encore dans le groupe Nestlé avec l’agence Ogilvy.

    En réveillant des blogueurs supposés influents (donc influents selon Mry), ils se sont pris une volée de bois verts. Moi le premier, nous accusons la piètre stratégie et la bêtise de son exécution.

    Ils ont su réagir très vite, stopper la campagne et reconnaitre leurs erreurs. Cet article donne un jour nouveau sur les erreurs connues, et les moins visibles, celles que nous essayons chaque jour avec l’espoir d’une réussite.

    Il est facile de constater l’échec, beaucoup plus difficile de l’anticiper.

    Flip a coin my friend, you might win.

  3. Selon moi, la nature même d’Internet induit des échecs (et de par ce fait induit des échecs dans tous les domaines liés de près ou de loin à Internet) : étant donné la vitesse des échanges et l’infinité des possibilités, les projets sont plus nombreux, plus “loufoques” et cela induit certainement des échecs plus nombreux, mais pas forcément plus mauvais.

    Le succès d’un échec (si vous me permettez l’expression) provient de son analyse : pourquoi n’ai-je pas réussi à aller au bout de ce projet ? pourquoi le public n’a pas réagit positivement à mon annonce ? Et c’est à que l’échec peut se transformer en expérience positive : si, et seulement si on est capable de cerner les raisons de l’échec.

    Blâmer ceux qui ont échoué ne sert à rien : celui qui a échoué ne rebondira pas mieux parce qu’on lui inflige des moqueries et il ne remettra pas mieux en cause son projet si on ne lui donne pas les clés pour comprendre les raisons de son échec.

  4. @basiloo says:

    Merci Genero pour ce commentaire.

    Difficile d’anticiper l’échec, en effet – encore que, parfois, l’espoir du succès est bien mince. Mais cela nous renvoie en tout cas aux Cygnes Noirs abordés sur ce blog précédemment, et à “la puissance de l’imprévisible”.

  5. @basiloo says:

    @Hélène

    Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’Internet change en particulier la donne, et fait prendre à la notion d’échec un sens particulier, différent.

    Il faut prendre conscience de cette évolution. En particulier parce que l’échec se trouve au cœur du processus d’innovation.

    Et l’expression “succès d’un échec” me plaît bien. :)

  6. Eric says:

    Il n’y a pas d’échec (ou de réussite), il n’y a que des signes d’échecs.

    Ces signes d’échec ou de réussite sont objectif, or notre vie se nourrit du subjectif.

    Pour parler du jeu d’échec, que vous évoquez, je me souviens d’une partie de tournoi que j’avais remportée, mais en la revoyant j’ai vu que j’aurai dû perdre. Et cette erreur m’a fait plus mal que si j’avais perdu.

  7. Jibou says:

    Bonjour @Basiloo,

    Tout d’abord félicitation pour cet article qui est, je pense, le mieux écrit et sans doute le plus intéressant depuis le début de ce marathon #EnHautDuCocotier.

    Dans un deuxième temps, je dois dire qu’après le dévissage de ma cordée à un peu moins du tiers de l’altitude du cocotier d’aujourd’hui (désolé pour la tournure un peu compliqué…) et après la lecture de cet article, je me sens mieux ;)

    Je n’ai pas de commentaire spécifique sur le sujet de ton article, mais je voulais juste te féliciter, te souhaiter bonne chance et bon courage et te dire que pour moi, un article qui cite Jed Bartlet mérite de terminer son ascension #EnHautDuCocotier !

    Jibou

  8. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet article. “Beautiful Loosers” selon Hocus Pocus. Effectivement ce serait drôle de voir un article sur l’échec triompher en haut du cocotier.

    Juste une remarque. Encore une fois, je ne comprends pas pourquoi l’on devrait différencier le web des autres médias de masse. Je ne crois pas que beaucoup d’échecs soient pardonnés en TV, en Radio non plus. Peut-être est-ce la rapidité de propagation qui change. Les critiques sont plus visibles, plus tranchées, moins calibrées en fonction de la charte éditoriale d’une rédaction.
    Une émission comme l’était Système Disque n’a jamais laissé trop de temps à un album raté (ou pas) d’obtenir une deuxième chance… (Et si on avait tué France Inter pourrait être un post d’ailleurs un jour sur ce blog :( )

    Bravo encore pour ce post plein d’optimisme.

  9. @lovelybard says:

    Un billet qui cite Beckett, Cohen et Sorkin tout en soulignant les mérites de mon jeu préféré ne peut que trouver mon approbation.
    Joli rappel de l’absolue nécessité de cet ingrédient un peu amer du bon plat qu’est la réussite. +1 follower ;-)

  10. @borislafargue : je ne sais pas si ce message s’adressait directement à moi (puisque j’ai mis en avant le cas des échecs lié à Internet) mais cependant, pour moi, Internet se différencie des autres médias en terme d’échec car d’une part, de nombreux projets voient le jour grâce à Internet (bien plus qu’au travers des autres médias) et donc il y a forcément plus d’échec. Par ailleurs, comme tu le dis, les critiques et la propagation des échecs y est bien plus rapide.

  11. @basiloo says:

    @Jibou

    Merci beaucoup,

    Jed Bartlet s’imposait, en effet ! “Let Bartlet be Bartlet”.

  12. L’échec n’est PAS la condition du succès. Toutefois, l’on peut considérer l’échec comme une étape vers le succès, apprendre de ses erreurs pour continuer de progresser vers son but. Cela a été vrai pour Steve Jobs mais aussi pour Windows longtemps décrié avant d’être adopté. Parfois aussi, un produit arrive un peu trop tôt ou ne correspond pas bien à son époque. Voir l’album “Exile on main street” des Stones encensé sur le tard (n°1 en Angleterre au printemps 2010 !) alors qu’il avait été déconsidéré lors de sa sortie en 1992 (voir
    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/exile-on-main-street-la-seduction-77573)

    Par ailleurs, comparer l’iPad au Newton ne me semble pas adéquat. C’est Palm qui a su transformer l’essai du Newton. Le Newton était une bonne idée mais c’était alors une erreur de miser sur la reconnaissance de l’écriture manuscrite.

    Daniel Ichbiah

  13. Bien écrit, juste et simple.
    Rien à ajouter. Tout est dit.

  14. @galoorific says:

    @basiloo j’ai aussi apprécié la lecture de l’article que je fais entrer dans le top 3 de la compet’ :)

    Mais mais mais… avec un tout petit peu de recul je me pose la question philo de dummy : si on en vient à plébisciter les échecs, ne deviennent-ils pas autre chose que des échecs ? ;)

    Ne faut-il pas passer par cette phase violente de prise de conscience (raillerie, remise en cause…) pour mieux rebondir ?

  15. coreyc says:

    well said. it’s really all about getting up again after a fall.

  16. Anne says:

    Une idée qui aurait besoin d’être comprise et largement appliquée dans le système éducatif français!
    Les “pionniers” de demain doivent être encouragés à faire des erreurs.
    Bravo @basiloo!

  17. @maximeboivin says:

    J’aime beaucoup cette définition du succès et l’idée de valoriser l’échec.

    Une petite précision hors sujet :
    D’un point de vue botanique, le cocotier(espèce de palmier) sont des monocotylédones et ne sont donc pas des arbres
    :p

    Merci, très agréable à lire

  18. @basiloo says:

    @borislaffargue

    Tout d’abord merci.
    Mais juste, pour revenir à ta remarque, il est malgré tout parfois important de distinguer les médias sociaux des médias dits “traditionnels”. Le rythme n’est pas le même, le processus non plus, mais surtout l’esprit est globalement différent.

    @impostureàlaretraite

    Merci !

  19. Cyroul says:

    Très bel (et utile) article, bravo.
    Le cocotier remonte la pente…

  20. Arthur says:

    Pour conclure, tu aurais même pu citer ce génie fou de Woody Allen:
    “If you’re not failing every now and again, it’s a sign you’re not doing anything innovative”

    Bel article !

  21. @basiloo says:

    @maximeboivin

    Ce n’est pas un simple détail pour moi, et je promets de me souvenir à vie qu’un cocotier n’est pas un arbre.

    @Cyroul

    Merci beaucoup !

  22. Lucile Merra says:

    +1, cela me fait penser à une classique du genre… qui valorise l’échec et la difficulté pour ce qu’ils apportent quand on les transforme ! http://www.youtube.com/watch?v=FX8HoRk0eHA

  23. @basiloo says:

    @galoorific

    C’est une bonne question.

    L’échec est peut-être une notion totalement abstraite, évolutive, malléable.

    Il faudrait être nietzschéen jusqu’au bout, et peut-être essayer d’aller par delà le succès et l’échec ?

  24. @juliebessonie says:

    Le ton est donné avec fraîcheur et plein de conviction!
    Merci pour ce rappel. Tomber pour mieux se relever, apprendre de ses expériences (oui les échecs sont avant tout des expériences) et s’en servir, c’est un leit motiv qui mérite d’aller tout là haut.

    Donc merci :)

    ps: aucune honte à avoir je totalise 190 followers et autant “d’amis” facebookers et ça va je le vis bien, je gazouille toujours avec autant d’enthousiasme ^^

  25. Joli post, qui constitue en soi une invitation à creuser et à ne pas avoir peur de ne pas nécessairement trouver.

    Deux commentaires à apporter à l’édifice (pardon au cocotier)

    1/ l’échec recèle parfois le salut en lui-même

    le parallèle Newton – iPad en cache un second
    http://www.mac4ever.com/articles/humeur/1359/john_sculley_deballe/

    le projet Newton a en effet été le point de départ d’une autre aventure, dans le semi-conducteur, dont le fruit est aujourd’hui un acteur dominant de la mobilité : ARM

    2/ c’est dans les failles que passe la lumière

    Comme le dit Leonard Cohen, et comme le pensent de nombreux philosophes et théologiens, nous sommes invités à redécouvrir et à accepter nos fragilités à leur juste mesure.

    Pour ceux qui souhaitent approfondir cet aspect, je signale les conférences données par le frère Samuel Rouvillois, philosophe et théologien, spécialiste de l’entreprise, disponibles en audio et en video sur

    http://conferencedesamarie.com

  26. Phac Le Tuan says:

    Bravo. Bien vu.

    L’un des premiers livres de Steve Jobs s’intitulait: “The Journey is the Reward” où l’idée principale est que la récompense est dans le voyage. Que la destination soit considérée un succès ou non par les autres, cela n’a pas d’importance. La vrai richesse, c’est l’expérience que l’on en tire.

    Il faut donc célébrer ceux qui decident d’entreprendre un nouveau voyage, quelque soit leur passé.

  27. Michelle says:

    Un bel article. Je vois assez souvent que les français ont tendance à être plus critique à ce que je suis habituée – je ne veux pas dire qu’il y a de mal là-dedans, au contraire, j’aime pas non plus qu’aux US on dit souvent “ah c’est génial, c’est top” sans poser une goutte de critique – mais c’est un aspect dont j’ai parlé avec une autre américaine à Paris qui a écrit : une raison que la France n’arrive pas (encore) à sa hauteur qu’elle pourrait? On a trop peur d’échec ici. Pour réussir il faut tenter.
    Un chef d’entreprise aux US que je connais a créé 5 boîtes avant que sa boîte actuelle réussisse. …et il est un peu fier de ça. Pas des échecs, évidemment, mais du fait qu’il a appris à chaque fois.

    Merci pour cet article Basile :) et bonne journée à vous les grimpeurs du cocotier!

  28. @galoorific says:

    @basiloo j’avais prévenu que c’était la question philo pour dummy ;) hé hé hé Non mais sérieusement, c’était plus pour relever le fait que l’échec doit être assumé et doit permettre d’acquérir une expérience… qui théoriquement sert de “leçon”.

    En revanche, je ne suis pas du tout d’accord avec @anne : que l’échec soit compris et accepté comme étant un essai non transformé oui, mais de là à aller l’encourager… Bof

  29. @maximeboivin says:

    Je me souviens d’un parallèle tiré d’un bouquin, celui du point focal et donc de la profondeur de champ.
    Il nous arrive de rater le point, par exemple en prenant une photo floue.
    Une mise au point s’impose.
    Le net n’est donc pas une donnée première, on le trouve en sortant du flou.
    J’aime bien cette image.

  30. Bruno Rives says:

    Trés intéressant, et tellement vrai pour la position de la France par rapport à l’échec. Mais deux remarques:
    - Le Newton n’étais pas le bébé de Steve Jobs, mais de John Sculley, alors patron d’Apple, et on a vu ce que l’entreprise est devenue sous sa direction.
    - Echec? ou méthodologie imposant de sortir des produits pour faire naître la pensée. Voir:
    http://goo.gl/gfVU
    http://goo.gl/YfQD
    et
    http://goo.gl/VESj

  31. Eric says:

    C’est l’un des meilleurs articles que j’ai pu lire ici. L’échec vécu comme une condition du succès est la condition d’un marketing digital excitant pour les années qui viennent. Et nous avons tous un rôle en tant qu’acteur des réseaux sociaux sur les blogs ou Twitter en n’oubliant pas que le lynchage et la censure n’apportent rien de constructif, la co-création et les réflexion partagée, oui. Bravo Basile !

  32. Arnaud says:

    Sur le fond, je suis plutôt d’accord. L’échec peut aider à atteindre le succès, d’ailleurs on a coutume de dire qu’on apprend généralement beaucoup plus de ses échecs que de ses réussites (ou alors il faut changer de métier).

    En revanche je suis moins d’accord sur les exemples de cas de com’ cités dans ce billet :

    Prenons le cas de Gap… Ils n’ont pas été innovants, n’ont pas pris de véritable risque dans le sens “on se lance dans quelque chose de nouveau, on tente un truc un peu osé”. Ils ont juste fait une bouse créative à la va vite…
    Ce qu’on leur reproche, ce n’est pas d’avoir tenté quelque chose, c’est de ne pas avoir assez réfléchi avant. De ne pas avoir pris le temps de se dire “ce qu’on est en train de faire, est-ce que c’est vraiment positif ?”
    Surtout sur quelque chose d’aussi basique qu’un changement de logo. Ils n’exploraient pas un territoire inconnu, ils ne se lançaient pas dans une communication décalée, ils ont simplement voulu faire quelque chose que les marques font depuis des décennies. À croire qu’ils découvraient comment cela se passe.
    Après, peut-être se serviront-ils de cette expérience pour l’avenir, et qu’ils en tireront les leçons pour plus de succès ensuite. Mais là pour le moment, ils semblent n’avoir tiré aucune leçon des précédents cas de logos mal refondus.

    Même constat pour Nestlé et son opé Nes. Je ne leur reproche pas le fait d’avoir tenté quelque chose, d’avoir dit “on va essayer”. Je leur reproche en revanche le fait de n’avoir pas su anticiper le fait que leur opé était nase. De ne pas avoir pris un petit temps de réflexion, un peu de recul pour se dire “est-ce qu’on a vraiment une bonne idée, là ?”
    Le fait d’avoir stoppé la campagne et su reconnaître leurs erreurs (encore que..) n’est que le minimum de bon sens à attendre, mais il aurait mieux valu que ce bon sens agisse avant.
    La marque et son agence ne sont pourtant pas des débutants. Ils ne lançaient pas une révolution créative. Ils étaient sur du basique, une opé blogueur toute couillonne. À croire que eux, justement, n’ont pas appris des échecs et des erreurs des précédentes opés foirées. Et là c’est plus grave.

    On peut certes trouver des justifications à ces erreurs. La meilleure à mes yeux serait les délais de plus en plus courts imposés par les annonceurs à leurs agences. Moins de temps pour faire les mêmes boulots = plus de précipitation = moins de recul = plus de bêtises = plus d’échecs.
    Doit-on pour autant être plus tolérants avec ces échecs ? Et est-ce que plus d’échecs aujourd’hui signifie forcément plus de succès demain ?
    C’est un autre débat mais j’aimerai croire qu’un jour les annonceurs comprendront et se diront qu’en laissant plus de temps pour avoir des idées, on pourra avoir des opés couronnées de succès sans devoir forcément passer par la case échec.

  33. Jean says:

    Bel article qui me rappelle une citation de Seth Godin que j’ai imprimée et affichée au dessus de mon bureau:
    “The only thing worst than starting something and failing…
    is not starting something”

  34. Stéphane Kovacs says:

    Bonjour,

    Votre article m’a été conseillé par un autre Segalen, Brieuc de son prénom, qui a fait partie des évangélistes d’Apple en France au début des années 80.

    Evangéliser consistait à expliquer, souvent avec passion et à des publics sceptiques, les nombreux bienfaits d’une nouvelle relation entre la machine ordinateur et l’utilisateur être humain, une relation dans laquelle il n’y avait plus aucune ambiguité sur celui des deux qui se mettait entièrement au service de l’autre.

    Cette philosophie était figurée par l’interface du Macintosh. En quoi.cela est-il lié avec le sujet de votre article ?

    Etre évangéliste consistait à décrire comment et pourquoi l’interface du Macintosh stimulait beaucoup plus la créativité et l’initiative que les interfaces des générations précédentes de systémes d’exploitation comme Ms/dos.

    Parmi les nombreuses nouvelles caractéristiques de Mac os figurait la systématisation de undo. Undo consistait à offrir à l’utilisateur, quelque soit le lieu et le moment de son actvité sur son ordinateur personnel, la garantie de pouvoir revenir sans aucun risque à l’étape précédente de son cheminement. A cette époque, l’utilisateur qui lançait une mauvaise commande était parfois sanctionné par son ordinateur d’ un jugement péremptoire et intimidant : erreur fatale.

    L’échec dans la maîtrise de son fonctionnement se traduisant par des heures de travail perdues, la relation avec la machine était caractérisée par l’impérieuse nécessité de ne pas commettre d’erreurs, de ne pas échouer dans la manipulation de ses possibiltés parce qu’il était dangereux d’échouer.

    Résultat : peu d’iniative, peu d’imagination, peu de créativité.

    Undo, mais pas seulement elle, est une des nouvelles caractéristiques qui ont complètement modifier cette relation : si j’ai toujours la possibilité de revenir en arrière, si aucune erreur n’est fatale, si je peux échouer ad libitum sans y laisser ma peau, alors je peux donner libre cours à ma fantaisie ou à mon sérieux, à mon imagination et à ma créativité, et retrouver le chemin de l’initiative personnelle.

    Apple a donc mit la technologie au service de l’homme avec cette nouvelle interface, l’option undo étant là pour reconaître que l’échec est humain et facteur de succès et que la condamnation de l’échec oublie cette caractéristique humaine et éloigne de ce fait la réussite dans la concrétisation de nos buts, de nos rêves, de nos espoirs ou de nos entreprises.

    Merci de l’avoir rappelé avec ce très bel article.

    Bien à vous.

  35. @basiloo says:

    Les citations ajoutée dans les commentaires, citations de Woody Allen ou de Seth Godin par exemple, sonnent tout à fait juste. Et cela me conforte dans l’idée que l’échec doit être réhabilité.

    @Michelle
    Je pense en effet que le rapport au succès – et à l’échec – est avant tout culturel. Merci pour ton éclairage international.

    @Arnaud.
    C’est juste, les exemples choisis ne sont pas nécessairement les plus pertinents. Ils ont fait l’actualité des médias sociaux, et je tenais surtout à souligner que les réactions trop virulentes ne sont que rarement constructives. Et peuvent décourager d’autres entreprises à se lancer, à expérimenter.
    Mais tu as raison sur le fond. Tu penses à d’autres cas, qui colleraient mieux à l’esprit de l’article ?
    Je suis preneur !

  36. Bravo Basile, ta réflexion est intéressante. J’ajoute mon grain de sel. Je pense qu’il faut faire clairement une distinction entre l’échec et l’erreur. L’échec, c’est ne pas aboutir au but visé. C’est assez objectif, discutable mais tout de même assez objectif. L’erreur est un mauvais choix à un moment donné du processus, qui mène à l’échec. C’est un mauvais choix par rapport à l’objectif fixé ou par rapport aux circonstances mais ce peut-être une excellente idée en soi. L’erreur est tout à fait relative. Exploitée de manière différente, avec un autre objectif ou dans des circonstances différentes, elle peut être géniale.

  37. Le thème de l’échec articule deux problématiques légèrement différentes : celle de l’appréhension de l’échec (notre attitude vis à vis de nos éventuels échecs à venir, favorisant l’esprit d’initiative ou au contraire l’inhibition), dont il est principalement question dans l’article, mais aussi celle de la résilience (comment faire d’un échec passé une opportunité en en tirant les bonnes leçons).
    A ce titre, l’échec est aujourd’hui source d’initiatives de communication particulièrement remarquables, comme le cas d’école que constitue la plateforme Dell Idea Storm, ou encore, dans une moindre mesure, les dernières campagnes de Dominos aux US.

  38. M says:

    Ce qui pour moi fait la particularité d’internet, et son caractère impitoyable est, premièrement et comme vous l’avez déjà mentionné, la rapidité hallucinante à laquelle les échanges ont lieu.

    Mais ce qui est encore plus caractéristique au web est que l’accès au savoir est le même pour tous, quelle que soit la situation des différents individus. De ça en découle une quasi-absence de barrières à l’entrée (nombreux sont les “experts” autodidactes) et donc un nombre extraordinaire d’innovations et pseudo-innovations.

    Dernier point qui me semble important, Internet est une sorte de cimetière des données, qui restent là indéfiniment, contrairement aux autres médias qui sont basés sur l’instantanéité de l’information. Et si certains organismes comme l’INA existent bien pour la TV, l’accès aux informations est bien plus difficile pour un individu lambda, alors qu’une recherche sur Google est accessible à tous.

  39. Michelle says:

    @Jean j’aime beaucoup cette citation!

  40. maxou says:

    Félicitation Basile, cet article se lit bien et parle de lui meme. Bravo aussi pour le choix des images (les tableaux de monet en particulier) et des citations. Concernant la question que tu te pose à la fin (ou que tu nous pose car tu y a peut-etre dejà répondu), je pense que l’interface virtuelle est une permission aux possibilités que notre société nous a otées. Sur internet, tout est modulable et une erreur est réparée en quelques clics. Ce monde virtuelle offre aujourd’hui des possibilités qui sont à accompagner et développer. Malheureusement, une trop grande ouverture peut donner lieu à des dérives dont il faudra prendre garde, on en connait déjà certaines conséquences.

    Bonne continuation, et encore bravo !

  41. Nicolas says:

    Je vais mettre un bémol à cet article sur l’échec mais il ne faudrait pas croire que l’on apprend que de l’échec. On apprend tout autant de la victoire et c’est plus agréable.

    La première fois que l’on fait du vélo est importante même si l’on est pas tombé.

    Ceci dit j’ai aimé le texte et sa présentation

  42. Alexis H. says:

    bonne analyse, très intéressante

  43. Diane says:

    Bonjour !

    Merci pour l’article, il est très intéressant.
    Mon commentaire est plutôt axé philo, parce que je n’y connaît rien à la comm ou au marketing…

    En fait il est très bien illustré par une devise Shadock : « En essayant continuellement on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »
    Ce n’est pas l’échec qui mène à la réussite, mais comme tu disais « l’acceptation de l’éventualité de l’échec », car « il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais »… (La même citation que celle de Jean, en fait : je suis impressionnée par le nombre de dictons et citations que nous gardons en mémoire pour nous consoler de nos erreurs !)

    Par contre, à la question faisant office de titre, je répondrais par un gros « non », et je suis loin d’être d’accord avec @lovelybard qui parle de « l’absolue nécessité de cet ingrédient un peu amer du bon plat qu’est la réussite ». Du moment qu’on entreprend quelque chose, il y a certes toujours un risque (plus ou moins grand) que ça plante quelque part, mais ça peut très bien s’arrêter là : on réussit, pas d’échec, tout va bien.

    Par contre, dans le cas où on échoue, c’est là que les choses se compliquent : pour réussir au deuxième coup, il faut déjà avoir l’occasion de rejouer. Et d’une.

    Ensuite, comme disait Hélène Gloux, il faut avoir compris où était le problème, ce qui n’est pas forcément évident : si ça n’est pas le cas, cet échec n’aura servi à rien, sinon à perdre du temps, ou de l’argent, ou encore de l’énergie. Les tentatives suivantes se solderont par les mêmes conséquences.
    Ici j’allais dire que certains échecs peuvent même minimiser les chances de réussite au tour suivant, mais finalement je crois que non et donc je rejoins l’idée de l’article : un grimpeur qui va échouer l’escalade d’une voie aura moins de chances de réussir tout de suite après (parce que la fatigue s’accumule), mais avec un peu de repos les chances augment, parce la fatigue ne joue plus, et de plus il connaît la voie. Donc tout dépend de l’échelle temporelle sur laquelle on se place, et surtout de l’individu : il faut qu’il veuille tenter à nouveau l’expérience pour transformer l’essai.
    Enfin, et là tout dépend encore de l’individu (et des influences de son milieu socio-culturel, on est d’accord), il faut savoir définir la réussite.
    Quand on teste la validité d’une hypothèse par des études statistiques, on se fixe un seuil de risque. Selon celui-ci, l’hypothèse de départ est soit confirmée (= réussite) soit infirmée (= échec), et différents seuils de risque aboutissent à différentes conclusions, alors que les données de base restent pourtant les mêmes ! Autre exemple, cette fois qualitatif : mon grimpeur peut ne pas réussir sa voie, mais sa persévérance et sa volonté lui auront valu l’attention et le respect de ses collègues : la victoire n’est-elle pas plus grande que s’il avait réussi du premier coup ?
    De plus, certaines réussites peuvent naître du hasard : si Hypothèse de départ = « je franchis ce précipice par ce pont branlant » et que celui-ci lâche, c’est un échec (car vous n’avez rien franchi), mais dans votre chute vous pouvez vous rattraper à une branche pour découvrir alors dans la paroi une grotte contenant un formidable trésor aztèque !
    Sur le même principe, c’est un peu ce qui s’est passé pour la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming…

    De même, je ne suis pas sûre que ce commentaire vaille quelque chose, mais si c’est le cas, mon échec serait moindre que celui de ne pas avoir osé le publier ! :)

    Bonne journée !

  44. Michel says:

    Bravo Basile, très bien vu. Je connaissais la citation de Churchill, elle est excellente. Et j’ajouterai une autre, peut-être de Napoleon ou d’un autre, “Parfois une défaite est une victoire”.

  45. giluzful says:

    Très belle idée. Et très à propos en ces temps de contestation sociale exacerbée…

  46. @basiloo says:

    Merci beaucoup pour tous ces commentaires, qui me touchent beaucoup.

    Et les réflexions philosophiques font du bien, @diane !

  47. @basiloo says:

    @ Catherine,

    Tu as raison d’apporter cette précision, entre l’erreur et l’échec.
    Sur les médias sociaux, il faut accepter les erreurs, qui sont humaines comme chacun sait. Mais ce qui est intéressant justement, c’est que les erreurs sont souvent perçues comme des échecs. Et cette assimilation est abusive, voire dangereuse.

  48. @basiloo says:

    @ Stéphane

    Merci pour ce commentaire intéressant, sur le “undo” qui ouvre un champ de créativité et de création.
    Qui autorise l’erreur. Ce qui est fondamental.

  49. Lucile Merra says:

    260 votes, 48 commentaires et si l’article de Basile correspondait à la ligne édito de ce blog et était une idée (qui tue) ou fait parler ?
    Bravo !!!

  50. DHÖO says:

    Bonjour à tous,

    il y a des petites choses qui me rassurent en ce moment. Qu’un “gamin” de 24 ans aborde ce sujet (signe de conscience et de maturité) et vos réactions éclairées. Néanmoins, le sujet est ambitieux et mérite minimum un livre.

    > La première difficulté sera de faire passer cette culture de l’échec dans un monde dominant ou pub, media, management font leurs choux gras de la compétition et de l’exclusion (qu’elle est loin la pub pour la WV qui montrait un mec qui avait tout raté mais avait une golf). A date, il faut une révolution des esprits pour mener à bien cette théorie. Cultiver un échec demande du recul, de l’intelligence, de la formation… rien de rentable à court terme.
    > Cultiver l’échec impose aussi de cultiver l’esprit de solidarité… là aussi, ce n’est pas gagné.
    > Cultiver l’échec, c’est aussi se baser sur des critères. Par exemple, l’Ipad est-il vraiment une réussite ? Oui pour les ventes, oui pour la com’… Non pour sa production (suicide dans les usines, exploitation des travailleurs chinois + empreinte écologique) voire pour l’usage final du produit et son véritable intérêt techno (le challenger exo-pc remet en cause pas mal de parti pris d’apple)
    > Il y a peu, Angela Merkel affirmait que la politique d’intégration de l’allemagne était un échec… c’est rare de la part d’un dirigeant de l’admettre. Mais n’est ce pas dangereux ? Quel signal cela renvoit-il à tous les étrangers parfaitement intégrés ? Affirmer l’échec de la sorte ne devient-il pas un moyen de radicaliser le discours et de flatter le nationalisme. Cela devient juste contre-productif et purement démagogique.
    > Enfin, si l’article balaie large en ouverture, la conclusion sur les media sociaux se fait en queue de poisson… un raccourci n’est pas une démonstration… on reste sur sa faim quand à la portée du propos…
    > Juste un clin d’œil sur la formulation “Nous vivons une époque moderne”… mais enfin, tous les générations précédentes ont vécu une période moderne, des romains aux lumières. La modernité, c’est toujours hier…

    Bonne journée à vous :-)

  51. @basiloo says:

    @Dhöo

    Il y a en effet beaucoup de questions qui ne sont pas abordées, et qui mériteraient pourtant de l’être. Le principe du “what if” suppose des incertitudes. L’idée, je crois, consiste plus à ouvir un espace de réflexion qu’à tracer les grandes lignes d’un projet abouti.

    L’iPad est une réussite. Indiscutablement.
    Je ne tiens pas à argumenter sur ce point, outre mesure, car bien entendu tout est relatif. Mais je suis un fan d’Apple de la première heure, et je peux difficilement penser autrement.

    Pour ce qui est de “l’affirmation” ou de la “reconnaissance” d’un échec, le fait d’actualité que tu abordes est pertinent. Je partage ton avis.
    Et plus globalement, l’échec peut bien entendu être un lourd fardeau. Il n’est pas toujours facile de se dire : ce n’est pas grave, j’échouerai mieux à l’avenir, tout va bien. Tout dépend de l’enjeu, bien évidemment.

    L’idée n’est pas d’affirmer que l’échec est positif dans l’absolu, ou en soi. L’échec d’un processus de négociations, lors d’une prise d’otages, peut aboutir au pire.

    Les nuances sont importantes. Merci, donc.

    En revanche, en ce qui concerne la formule “nous vivons une époque moderne”, c’était bien entendu du second degré, et je faisais surtout référence à une émission de radio, sur France Inter, où la chronique d’un certain Philippe Meyer commençait toujours de cette façon.

    Cela devait être dit. :)

    Bonne journée !

  52. Bruno Rives says:

    Un “échec”, vu de la France, est “une ligne de plus sur un CV” pour les investisseurs du reste du monde.

  53. DHÖO says:

    @basiloo

    … merci de tes précisions et rassures toi, je suis tout aussi mac addict :-)

    … oups, désolé, j’avais pas saisi le second degré… désolé

    … allez, un vote bien mérité même si j’ai une légère préférence pour le sujet détenteur du record actuel. Mais c’est le jeu. @ bientôt !

  54. @basiloo, n’oublie pas de souhaiter un joyeux anniversaire à ton papa :-)

  55. Alain Levy says:

    I haven’t failed. I’ve just found 10,000 ways that don’t work.

    Thomas Edison

  56. Pascal Crifo says:

    le meilleur hommage à rendre à ce billet serait bien entendu de le laisser en bas du cocotier

  57. [...] internautes qui connaissent le blog »), en particulier :  la valeur intrinsèque de l’idée (@Basiloo), la réputation de son auteur (@MathieuFlex), la formulation du titre (@eowenn), ou la [...]

  58. [...] souvent devenir un événement positif (ça n’est pas @basiloo qui dira le contraire – cliquez ici), et que “seul l’instant présent est créateur”. Il compare la conception [...]

  59. Contassot says:

    Sujet connexe :
    “une connerie réussie vaut mieux qu’une grande oeuvre loupée”. F Dard

  60. [...] Google Adwords, film d’anniversaire personnalisé célébrant l’échec TweetL’un des collègues du cocotier avait émis l’hypothèse selon laquelle l’échec pouvait être la voie du succès. [...]

  61. Fabrice says:

    Excellent article, très intéressant sujet!

  62. [...] en troisième position la contribution de Basile Segalen pour #EnHautDuCocotier intitulée “Et si l’échec était la condition du succès ?“. Le #TiercéDesIdées gagnant était donc : I3, A3, E2. Comme il n’a pas été trouvé [...]

  63. Lexeul says:

    Le credo de W+K est “Fail harder”, voire “Embracing failure since 1998″ pour l’antenne londonienne, avec la réussite que l’on connait. Encore faudrait-il que l’école française sorte de la culture de la stigmatisation de l’échec et de la faute.

  64. Tres bon article, la pub Newton est tout simplement geniale. Pour en revenir au sujet beaucoup des grands succes ont ete precede d’echecs ou de scepticisme, Apple et Steve Jobs ont ete raille avant de connaitre le succes d’aujourd’hui quelle persévérance!!!

  65. [...] Notre rubrique dominicale #JourDuPenseur revient cette semaine sur Les Flops technologiques, le dernier livre de Nicolas Nova, consultant spécialiste des usages en matière de technologies numériques, qui fait écho à l’excellent post publié par Basile Segalen (@basiloo) sur ce blog l’an dernier : “Et si l’échec était la condition du succès ?“. [...]

  66. tienaa rahaa says:

    Bonjour comme me dit souvent ma mère se lui qui tombe tout seul ne pleur pas et pour ne par retombée il suffit de changer de route

  67. Arnaud says:

    Très bon article, j’approuve complètement !

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