Et si les chercheurs avaient aussi de l’humour ?

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Les Ig nobels (prononcer “ig-nobels” pour “ignobles”) sont des prix parodiques remis chaque année depuis 1991 pour couronner des prouesses qui font rire au premier abord, mais peuvent aussi faire réfléchir. Ils ont pour but de rendre hommage à l’originalité et à l’imagination, ainsi que d’attiser l’intérêt pour la science, la médecine et la technologie. A l’inverse des vrais prix Nobel, ils visent à la non-reproductibilité. La remise des prix 2009 a eu lieu hier, 1er octobre, à Harvard. Le prix Ig Nobel de médecine vétérinaire  a été attribué à l’équipe de chercheurs de Newcastle qui a démontré que les vaches à qui l’on donnait un prénom produisaient plus de lait que leurs congénères anonymes. Le prix Ig Nobel de la paix a été attribué à une équipe de chercheurs allemands qui a démontré que l’impact d’une bouteille de bière vide sur un crâne était moindre que celui d’une bouteille pleine. L’alcool a aussi inspiré le prix Ig Nobel de chimie décerné à des scientifiques mexicains qui ont créé un diamant à partir de Tequila. Le prix mathématiques a été décerné au gouverneur de la banque centrale du Zimbabwe pour ses billets de 100 000 000 000 000 de dollars (voir à ce sujet post ” Et si on mettait l’argent dans la publicité” daté juin). Le prix Ig Nobel de santé publique a été remis à Elena N.Bodnar et à son équipe pour l’invention du soutien-gorge qui peut se transformer en masque à gaz en cas d’urgence (photo ci-dessous où l’on voit le vrai prix Nobel de physique 2001, Wolfgang Ketterle portant le prix à son visage). L’histoire ne dit pas si cette invention marche aussi pour la Grippe H1N1 ;-) Tous les prix sont à découvrir sur le site http://improbable.com

Ig Nobels

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4 Responses to “Et si les chercheurs avaient aussi de l’humour ?”

  1. a.m. says:

    Nombre de grands chercheurs sont monstrueusement drôles.
    Exemple : Stephen Jay Gould, paléontologue américain. Son ouvrage “Quand les poules auront des dents” est une tuerie de poésie et d’humour aussi sauvage qu’un squelette d’ours en rut.

  2. a.m. says:

    Sublimement drôle : extrait de« Les bactéries pensent aussi »
    Entretien avec Alain Prochiantz (génial chercheur français en neurobiologie moléculaire)

    Alain Prochiantz : Oui, il y a eu beaucoup de virages parce qu’en fait j’ai commencé en 1971 en travaillant sur les virus végétaux, notamment celui du navet. Je sais, ça fait rire mais c’est
    un virus très intéressant. Et puis après, j’ai décidé de faire des neurosciences en 1976.

    La Vie des idées : Vous êtes passé du navet aux neurosciences, sans transition ?

    Alain Prochiantz : Oui, généralement les gens passent du cerveau au navet mais moi j’ai décidé de faire le chemin inverse.

    http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20090605_prochiantz.pdf

  3. Nicolas Bordas says:

    Merci a.m. L’interview d’Alain Prochiantz mérite le détour. C’est aussi l’occasion pour moi d’ajouter l’excellent site “laviedesidées.fr”, dirigé par Pierre Rosanvallon, à ma blogroll.

  4. a.m. says:

    A défaut d’être voyant, soyons voyeur.
    Tel Mabuse, Peeping Tom nous regarde.
    Mais il manque de sérieux car son adresse est
    http://peepingtomato.blogspot.com/

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