Et si l’on passait du “Be” au “Do”, de l’être à l’agir ?

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Mardi dernier, 08 septembre, l’incroyable Oprah Winfrey lançait la 24ème saison de son show TV en organisant à Chicago le plus grand Flash Mob musical jamais réalisé, animé par les Black Eyed Peas et leur chanteur charismatique Will I Am qui s’était déjà illustré par la réalisation du clip d’Obama “Yes we can” (voir ci-dessous). Au delà de l’évènement spectaculaire (1 danseur, puis 20, puis 500, puis plus de 10 000) et de l’inscription au Guiness Book, ce qui est frappant est la conviction communiquée par Will I Am dans une vidéo des coulisses de l’événement (à voir sur http://www.fergiebr.com/behind-the-scenes-bep-na-oprah/). Il déclare : ” I support the “I DO NATION”. Last year we were the “Yes we can nation”, and this year and forever we are the “I do nation”. The power of Do-ers”. Il rejoint (et incarne) ce nouveau courant de pensée activiste, dopé par les possibilités nouvelles du digital . Après le passage de “l’avoir à l’être”, voici le passage de “l’être à l’agir”. A l’exemple de l’ancien directeur du marketing worldwide de Coca-Cola, le très sympathique Français d’origine Marc Matthieu, qui vient de lancer BeDo (mybedo.com), une plate-forme dont la vocation est : “  Create the catalytic marketplace where people can better define their personal aspirations – becoming who they want to Be – and connect with like-minded others to take action via aligned opportunities – the Do”. En quelque sorte l’application du précepte Nietzschien “Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire”.  Alors pourquoi, après Obama, et avec Will I Am ne pas essayer  de devenir ce que l’on veut être ?

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4 Responses to “Et si l’on passait du “Be” au “Do”, de l’être à l’agir ?”

  1. bruno delhomme says:

    Ah si seulement la musique n’était pas aussi pourrie cela aurait été un sans faute.

  2. Nicolas Bordas says:

    Bruno, je sens dans ton commentaire une pointe de jalousie de ne pas avoir été sur scène avec ta guitare électrique ;-) Quand tu auras fini ta période Hendrix, tu seras peut-être mûr pour les Black Eyed Pies. Never say never ;-)

  3. Marc Drillech says:

    Au fond cher Nicolas (au fait bravo pour ce site et en attente de ton ouvrage) si surtout on réflchissait de manière bien plus critique sur le lien entre le do et le be, entre les comportements et les discours des gens. parce que le lien est essentiel pour maintenir quelque espoir dans toute société. La déconnection actuelle explique en quoi la politique est si desespérante. Comment rester socialiste dans un parti arriviste, qui fait de la culture du pouvoir la dimension essentielle, qui assume un cynisme comportemental qui aurait été fusillé, et plus que du regard, dans le passé (collectionneurs en tous genres, détourneurs de budgets publics, course aux subventions par amis interposés…).
    Affirmer sans donner les preuves que cela engage en premier lieu celui qui tient le discours, faire de l’exemplarité une vertu cardinale de la vie politique, sociale (quel concept funestement burlesque que la marque employeur quand on vire des salariés dès la moindre crise, combattre le faux engagement qui combat le facile mais évite de se confronter au difficile (taper sur une video de Hortefeux aux propos idiots mais se taire quand les sont rabaissés dans les pays islamiques…) voilà de beaux chantiers!

  4. Ce que j’adore dans ce genre de performance collective, ce sont les sourires des participants juste avant de créer l’événement. Prenez-le temps de les observer. Ces petits sourires sont emprunts d’un plaisir malin et total. Car il n’y a rien de plus jouissif que de participer à un mouvement humain gigantesque et positif.

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