Si vous connaissez la prison ouverte d’Asptuna, en Suède, c’est probablement parce que vous avez lu l’excellent article d’Olivier Truc en page 3 du journal Le Monde en octobre dernier. A 10km au Sud de Stokholm se trouve l’une des 55 prisons suédoises, classée dans la sixième catégorie (F), celle des plus sûres, dont l’objectif est avant tout de “réapprendre à vivre”. Une prison “à la campagne” qui ressemble à un village de vacances. Les barbelés qui entourent la prison sont tournés vers l’extérieur, et non vers l’intérieur, pour que des gens de l’extérieur ne puissent pas rentrer et faire passer de l’alcool par exemple. Les détenus, équipés d’un bracelet électronique, organisent eux-mêmes leur vie collective et participent à des activités encadrées 8 heures par jour. Ils peuvent recevoir des visites de leur famille ou amis dans un bar avec terrasse au bord d’un lac. “Quand c’est gelé, les prisonniers pourraient s’échapper en marchant sur la glace” déclare le directeur de la prison, Fredrik Wallin, mais le risque de se voir repris et renvoyé dans une prison fermée joue son rôle de dissuasion. Les prisonniers sont soumis au préalable à 6 semaines d’observation avant d’être affectés à une de ces prisons ouvertes de Suède, au nom d’un principe qui est “si l’on est condamné, on doit être placé dans une prison ouverte si rien ne s’y oppose”. Tout le contraire des conditions dans lesquelles se trouvent les 1,8 millions de prisonniers en Europe : le Comité pour la prévention de la torture (CPT) vient de rendre son rapport annuel et dresse un inventaire calamiteux des conditions de détention en Europe : l’impunité, le surpeuplement et les mauvais traitements «continuent de miner un peu partout les systèmes pénitentiaires». Et si l’éducation était plus efficace que la répression ?
Il serait intéressant d’avoir une idée du taux de récidive.
Le dossier est tellement mal géré en France, presque au jour le jour et en tout cas au fil de l’actualité médiatique, que toutes les solutions sont bonnes à étudier.
Asptuna est loin d’être un cas isolé. Il existe des prisons ouvertes dans de nombreux pays européens, et, peut-être à votre grand étonnement, nous en avons une en France : Casabianda.
Si ce sujet vous interesse, je vous invite à consulter les travaux de recherche que j’ai entrepris à ce sujet depuis plusieurs années à l’adresse suivante : http://gontard.fr/?cat=6 .
Merci Paul-Roger,
Je viens de voir votre site absolument passionnant.
Les journalistes français devraient s’intéresser davantage à l’expérience de Casabianda…
On pourrait les mettre en colonie de vacances aux frais du contribuable – çà couterait moins cher et ce serait aussi efficace. Les assassins de Georges Besse sont libres – D’autres vont sortir . Encore deux ou trois idée aussi stupides et Le Pen fera 51% -