A l’origine était l’arbre de la connaissance du jardin d’Eden. Plus récemment, cet arbre a inspiré une véritable philosophie à vocation pédagogique, défendue en particulier par le mathématicien et sociologue Michel Authier (auteur du livre “Les arbres de la connaissance”) , le philosophe Pierre Levy (auteur de “L’intelligence collective”) et Michel Serres dont Wikipédia synthétise les trois postulats de la manière suivante :
Les arbres de connaissances constituent une nouvelle approche du repérage des connaissances et des compétences dans une communauté de personnes. Ils apportent une solution concrète au problème que se posait Nicolas de Condorcet à la fin duxviiie siècle : comment donner une représentation de l’opinion générale à partir d’opinions particulières ? Ils posent la problématique du processus d’acquisition des compétences et celle de l’espace de leur mise en sens. Le moment essentiel de la pratique des arbres de connaissance est la reconnaissance : reconnu par d’autres, chacun augmente son implication par rapport aux autres. La reconnaissance est à la base de la socialité : les arbres de connaissance privilégient la notion de partage plutôt que celle d’échange.”
Cette philosophie est aussi celle d’une société française innovante, Pearltrees, que j’ai découverte grâce à Clément Ollivier dans un commentaire de sa contribution à ce blog début décembre intitulé : “Et si on passait d’un web des documents à un web des données ?”, et dont l’ambition n’est rien moins que d’imaginer, comme le dit Marie-Catherine Beuth dans Le Figaro d’hier, “un web sans Google“. C’est à dire un web où les connaissances ne sont plus hiérachisées par une machine, mais organisées en chaines logiques subjectives, que l’on peut partager et échanger d’un simple clic. Vous pouvez en effet non seulement organiser votre web sous forme d’arbres thématiques (de “dossiers-perles” reliées), mais surtout le partager en temps réel en “empruntant” (copier/coller) à un ami une perle, une branche ou un arbre de “sa”connaissance tout entier. Pour comprendre le fonctionnement de Pearltrees, cliquez sur la première vidéo ci-dessous, et pour en saisir la philosophie, cliquez sur l’interview de l’un de ses fondateurs : Patrice Lamothe. Si Google était l’organisation la plus adaptée à la première génération du web, on peut se demander si Pearltrees n’ouvre pas la voie à une organisation beaucoup plus en phase avec le web participatif, en proposant une organisation qualitative et non une hiérarchie quantitative des contenus et des données. Et si la connaissance était tout simplement une forêt de perles ?
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Il semble assez incontournable que nous passions à un web plus intelligent… J’ai cru comprendre que c’était aussi la volonté (ou nécessité ?) de Google via SEARCHWIKI, qui permet d’associer manuellement une caractéristique “quali” aux résultats de son moteur de recherche.
Le concept de Pearltrees est déjà très avancé et risque de séduire pas mal de “serial bookmarkers” comme moi !
C’est effectivement à mon sens une tendance forte du web … A ce titre le projet Knol ( http://knol.google.com/k )me semble également intéresant.
[Knol] = une nouvelle façon de partager ses connaissances online ( publication / amélioration contenus par lecteurs )
[...] de l’information. Je vous avais parlé, il y a très précisément un an, de Pearltrees (cliquer ici) qui permet d’organiser et de partager potentiellement tous les contenus disponibles sur [...]
[...] croisement du storytelling à la Pearltrees et de l’arbre généalogique à la Genoom, Storytree est l’une des plus belles idées [...]