Et si on pouvait vraiment communiquer par la pensée ?

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Le site Maxisciences.com publie une information étonnante : A Bruxelles, un patient en état végétatif communique par la pensée ! “Un homme de 29 ans, incapable de se mouvoir et de communiquer verbalement, a réussi à répondre aux questions des médecins en répondant par “oui” ou par “non” par la pensée.

L’étude, publiée mercredi par le New England Journal of Medicine, est étonnante. Elle révèle qu’il serait possible, grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRMF), de connaître les pensées de certains patients considérés comme étant dans un état végétatif. L’homme, victime d’un accident de la route en 2003, ne pouvait ni bouger, ni parler. Un scanner a toutefois révélé l’existence d’une activité cérébrale et, plus important encore, montré que cette activité variait en fonction de questions simples posées par les médecins, tout comme elle varie chez une personne valide. “Nous étions atterrés lorsque nous avons vu les résultats du scanner du patient. Il était capable de répondre correctement à des questions et cela simplement en modulant ses pensées qui étaient décodées par l’IRMF”, raconte Adrian Owen, professeur de neurologie à Cambridge. Sur vingt-trois patients, considérés comme étant dans un état végétatif, quatre ont montré des signes de conscience grâce à cette technique, soit 17% d’entre eux. Cette étude, porteuse d’espoir, pourrait permettre aux patients de communiquer sur leur douleur et leurs sentiments. Elle permettrait également de connaître leur avis sur la question délicate qu’est l’euthanasie.”



2 Responses to “Et si on pouvait vraiment communiquer par la pensée ?”

  1. Nous faisons des progrès, pas toujours dans le bon sens mais cette fois, si tout est bien vérifié, il s’agit d’une grande percée.

    Accent Grave

  2. Luna says:

    Si cette prouesse d’une équipe médicale
    « raisonne » de façon concluante en tant qu’aide diagnostique, c’est en effet en termes d’implications éthiques que les questions ne tarderont pas à se poser. Cette avancée rouvrira-t-elle, pour la France, le débat (légitimité/légalité) que la loi Leonetti n’a pas clos avec cette opposition entre, d’un côté, les associations qui font la promotion de l’euthanasie et du suicide assisté (au nom d’un « mourir dans la dignité » ) et de l’autre celles qui militent pour un accompagnement des malades dans la ligne du mouvement des soins palliatifs et du respect de l’interdit de l’euthanasie ?
    Etrange dichotomie farouche d’ailleurs car à l’autre bout de la chaîne, la dépénalisation de l’avortement est-elle synonyme d’inutilité corollaire de la contraception ou de désacralisation de la vie anténatale ? Pourquoi les dérives possibles deviendraient-elles obligatoires, dans un cas et pas dans l’autre ?
    La vie, plus nuancée qu’un système binaire, a sans doute le droit à des réponses qui le sont aussi.

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