Et si on réinventait le mass-media ?

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48 heures après le lancement de ce blog, je suis heureux de mettre en ligne la première “Idée qui tue” provenant d’un contributeur extérieur, Bruno Benchetrit, aujourd’hui consultant après avoir été concepteur-rédacteur, puis directeur de création et créateur d’agence. Vous pouvez le lire sur son blog “popculture”. Le titre du Post et le texte sont de lui et n’engagent que lui. A vous de juger et de voter (personnellement je vote pour ;-) )

PS : l’illustration vient de mon stock personnel. N’hésitez pas à me faire passer aussi une proposition d’illustration lorsque vous m’envoyez vos contributions

Contribution de  BRUNO BENCHETRIT .

Alors que notre fantasme du one to one est assouvi, quant est-il de pouvoir toucher le plus grand nombre au même moment ? A présent que l’impact du 30 secondes à 20 heures le dimanche sur TF1 n’est plus qu’un souvenir préhistorique, que nous reste t-il ? L’affichage grande dimension peut-être. Celui dont David Ogilvy prédisait la disparition (dans les années 70) et dont Philippe Michel vantait à la fois la réactivité et la visibilité. L’affichage grand dimension semble être le seul médium encore disponible à porter les gènes du PGCD. J’attendais beaucoup de la récente campagne Renault, sensée occuper près de 30% du parc français d’affichage. Las, une telle puissance se dilue dans une création et une exécution peu remarquables (au sens premier). J’ai fait un sondage autour de moi : peu ont fait le lien entre l’imagerie du bébé (trop transparente)et la marque. Là où j’attendais “l’impact de la force” ou “la force de l’impact”, je suis frustré.

Oui, je rêve de la renaissance d’un vrai mass media. Mon fantasme ? Me réveiller un matin et découvrir que chaque panneau, chaque surface disponible, bref que 100% du parc vante la même cause. Ca peut faire peur, mais ne serait-ce pas “remarquable” (j’adore ce mot-là) ? Le débat est ouvert.

Bien à vous,
Bruno Benchetrit

absolut



8 Responses to “Et si on réinventait le mass-media ?”

  1. Et si le fantasme de chacun de nous, citoyens libres de choisir, était de ne recevoir les messages qui concernent uniquement nos centres d’intérêt. Et si le phantasme des annonceurs, était de ne dépenser en com’, uniquement le budget nécessaire au développement de leurs enseignes. Et si notre métier de communicant commençait vraiment maintenant ?

  2. tout petit commentaire says:

    Pour préciser que le nom du blog de Bruno Benchetrit est “popmarketing”.

    Bonne soirée.

  3. Bruno Benchetrit says:

    François,
    D’accord avec vous sur la liberté de choisir… Pouvoir choisir justement ! Et si je reste confiné dans mes centres d’intérêt (qui sont limités), j’ai peur d’être submergé par une vision restreinte du monde. Et si je ne recevais que des messages sur les sex-toys ? Cela signifierait quoi ? Que j’ai été identifié, repéré, et démasqué. Bonjour la liberté… Le PQ Lotus n’est pas au centre de mes intérêts, pourtant je serais ravi d’apprendre qu’avec sa quadruple épaisseur, il reste doux tout en pouvant désormais passer dans mon imprimante…

    Je ne me fais pas de souci pour la bonne gestion des investissements des annonceurs. Leur fantasme de R.O.I. est bien réel.

    Notre métier de communiquant ne commence pas aujourd’hui, on ne va pas fait une croix sur son histoire et ce qu’elle nous a enseignée. C’est justement ce qui nous permet l’évolution, sinon la révolution…
    Et si il fallait avoir peur de l’ultra-ciblage ?
    Je ne sais pas encore quoi penser.

  4. François Momboisse says:

    pas sûr de partager le désir de “me réveiller un matin et découvrir que chaque panneau, chaque surface disponible, bref que 100% du parc vante la même cause”. cette phrase me fait un peu froid dans le dos et je pense irrésistiblement à 1984..
    j’ose même penser le contraire: la force de l’idée (qui tue) doit primer sur la puissance de bulldozer du plan media pour s’imposer.

  5. Nicolas Bordas says:

    Pour illustrer la remarque de François Momboisse, je ne résiste pas au plaisir de vous indiquer le lien qui permet non seulement de revoir le film 1984 (conçu par Chiat Day et le génial créatif Lee Clow qui est aujourd’hui le patron mondial de la création de TBWA), mais aussi l’intervention orale de Steve Jobs dans la posture de l’adolescent en train de réussir un bon canular, qui le mènera là où l’on sait ;-)

    http://www.youtube.com/watch?v=lSiQA6KKyJo

    Ps: vous pouvez zapper les trois premières minutes, mais ne ratez pas l’air enjoué de Steve Jobs après la projection du film ;-)

  6. Bruno, j’avoue avoir été un peu provocateur sur l’histoire qui commencerait aujourd’hui. La notion d’ultra ciblage fait certes un peu froid dans le dos, mais n’oublions pas que notre identité reste préservée par le droit. La vrai question qui se pose aujourd’hui est le “droit à l’oubli” et à l’effacement des données. Et là, c’est le No man’s land du coté du législateur.

  7. Bruno Benchetrit says:

    Pour répondre à François (Momboisse), oui, 100% du parc d’affichage d’un pays réservé par un seul annonceur, c’est 1984. Mais avouons que la singularité de la démarche (son systématisme reste impensable) en ferait une action “remarquable”.
    Bien sûr, si c’est une enseigne de GD qui annonce son enième anniversaire de l’année, ça fait flop.
    Bien sûr, c’est la puissance de feu de l’Oréal qui rend la marque incontournable, pas l’idée qui est derrière.
    Bien sûr que nous sommes tous ici convaincu – c’est l’objet de ce blog – par la nécessité de l’idée qui tue.
    Mais le medium peut faire partie de l’idée, non ? Pour rebondir sur le clin d’œil de Nicolas Bordas à 1984 et Steve Jobs, cela pourra servir de support à un bon canular…

  8. AnnaHopn says:

    Super post, Need to mark it on Digg

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