Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ?

i don\\\'t likei like (+175 rating, 185 votes)

Si je n’avais plus droit de fréquenter qu’un seul blog en langue française sur l’actualité de la com, je crois que je choisirai celui de @MathieuFlex, plus connu sous le nom de Publigeekaire (à retrouver sur le blog éponyme et sur Twitter) : une qualité d’info et une fraicheur inimitable, qui finiraient par me rendre un poil jaloux… Mathieu est un publicitaire de 28 ans tombé dans le web en 1997 et ne l’ayant plus quitté. Sa photo est pour le moment barrée du nom de son blog, mais quelque chose me dit que cela pourrait changer, s’il arrivait #EnHautDuCocotier ! Pour celà, il lui faut commencer par battre le score de @MryEmery (2248 visiteurs uniques entre 9h et minuit). Il ne tient qu’à vous qu’il y parvienne si vous recommandez suffisamment largement la lecture de ce post, que j’ai personnellement beaucoup apprécié dans le fond comme dans la forme.

mathieu

Le monde a un jour tourné sans que les réseaux sociaux existent. Voire même sans Internet.

Pourtant, en quelques années, ils sont devenus indispensables : bon nombre d’entre nous ne peuvent se passer de ces liens virtuels.

twitter-facebook-disparition

Et si les deux principaux pourvoyeurs devaient disparaître demain, qu’est-ce qui nous manquerait, qu’est-ce qui changerait ? C’est sur la base de ce scénario apocalyptique que j’aimerais vous parler d’eux (sur fond de second degré).

1 – Le nombre des zombies se réduirait dans les rues et les couloirs des transports

horde-zombies-telephone

Vous les croisez tous quotidiennement (et vous en faites peut-être parfois partie) : ces gens qui dès qu’ils ont une seconde vont visiter leurs réseaux sociaux préférés pour voir ce que disent leurs contacts. Pour absorber des infos. Pour bavarder. Pour faire de l’esprit.

Tout ça a un intérêt réel mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas transformer ces réseaux en remplaçants des cigarettes que l’on fume pour se donner une contenance.

Si ces réseaux disparaissaient, peut-être que l’on reviendrait à l’essentiel. Ou peut-être qu’il suffit juste de mieux équilibrer ?

2 – Un coup porté au développement du LOL collectif

twitter-facebook-lol

Facebook et Twitter participent à la création exponentielle de références lolistiques (de LOL, Laugh Out Loud = je me tords de gros rire). Ce n’est évidemment pas nouveau mais par contre, elles se font de plus en plus nombreuses, elles touchent de plus en plus de gens et elles se propagent de plus en plus vite.

Avant, vous parliez à un ami d’une vidéo, et à moins qu’il soit un peu geek, il n’en avait pas entendu parler. Maintenant, vous pouvez vous trouver dans un hôtel loin de chez vous avec un Tee-Shirt Keyboard Cat et un senior vous dira “Oh, le chat qui fait du clavier, je l’ai vu sur Facebook” (expérience personnelle véridique. J’en pleure encore).

S’ils disparaissaient, l’expansion du LOL serait grandement ralentie...

3 – Des centaines d’adolescents ne flingueraient pas leur futur CV

facebook-big-brother

Sur certains aspects, je crois que je n’aimerais pas être adolescent aujourd’hui. Comme d’autres, j’ai fait des soirées et certaines issues furent rudes. Les images de ces temps ne sont souvent que de lointains souvenirs dans les esprits, de même que les conversations dans les forums et IRC sont restées sur ces derniers, sous des pseudos.

Mais aujourd’hui, tout est dit et référencé, tout est tagué et répertorié le plus souvent sous votre nom. Ce n’est pas un problème quand vous en être conscient ou quand vous le maîtrisez. Mais c’est demander beaucoup de maturité à certains.

dedipix-extreme

S’ils disparaissaient, ce serait peut-être une façon d’oublier certaines erreurs de jeunesse. Ou une solution plus simple serait-elle de donner aux plus jeunes des cours sur les risques du Web à l’école ?

Bon évidemment, les adultes ne sont pas à l’abri.

4 – Les Agences de Pub perdraient leur nouveau Mojo

buzz-social-media

Depuis la montée en puissance des réseaux sociaux, les Agences ont retrouvé du panache et de l’esbrouffe. “N’oubliez pas le volet Facebook”. “On va viraliser le film sur le Web”.

En effet, après 50 ou 60 ans d’une évolution finalement assez tranquille, elles se retrouvent en plein milieu d’une tornade où les marques veulent s’engouffrer : community management, accompagnement de la courbe de vie d’un produit, branding discussions à outrance.

Bref, plein de nouveaux challenges que la disparition de Facebook et Twitter empêcherait de relever.

5 – Les journalistes redeviendraient les maîtres de l’information

diffusion-twitter

Ceci est notamment vrai pour Twitter où nombre d’entre-nous ont à cœur de faire de la veille, agissant parfois avec une démarche pseudo-journalistique de recherche de l’information.

Une bonne news bien formulée peut vous propulser très loin, parfois assez loin pour servir de source à des journaux que vous avez pris de court (avec une photo, en étant là au bon moment).

Évidemment, il y parfois quelques dérapages mais ça rappelle aussi qu’il est bon de vérifier ses sources.

Mais si ça s’arrêtait, que ferait-on ? Accepterait-on de nouveau cette affreuse impression d’avoir l’information mâchée et remâchée ?

6 – Mais aussi s’ils disparaissaient…. (en vrac parce que je ne vais pas vous plomber votre journée et parce que je vous attends en commentaires….)

twitter-facebook

- Vous rateriez beaucoup de belles rencontres,
- Vous bosseriez VRAIMENT toute la journée (vous savez bien de quoi je veux parler),
- On aurait moins l’impression de pouvoir chatouiller l’ordre établi,
- Les blogueurs verraient leur audience à la baisse et les commentaires à la hausse,
- Le trafic de Copains d’Avant exploserait (non, c’est pour rire),
- Vous ne subiriez plus autant la pression sociale incarnée par les photos de profil de vos amis qui présentent bébés, mariage, vacances…
- On retrouverait l’énergie qui nous a caractérisés quand on a découvert tout ça,
- Plus personne ne finirait ses SMS avec #hatersgonnahate (quoi, je suis le seul ?),
- Vous découvririez que vous n’avez ni le mail ni le téléphone ni même le nom de personnes à qui vous parlez régulièrement,
- En soirée, on n’entendrait plus “File moi ton nom complet pour que je te stalke sur FB”,
- On ne pourrait plus faire d’apéros réguliers à 150 personnes,
- Vous n’auriez plus de nouvelles quotidiennes de votre ancien voisin de CE1,
- Les habitants des autres pays nous sembleraient moins proches,
- Vous verriez qui vous souhaite vraiment votre anniversaire… sans reminder (et votre seul ami est peut-être votre maman, mais c’est un autre problème),

Et surtout ce concours chez Nicolas Bordas n’existerait pas ou très peu et on se battrait pour 400 visiteurs.

MAIS CE N’EST PAS LE CAS. Alors partagez cet article parce que ça ne coûte rien et que l’entraide est une force de plus de ces réseaux.

Et pour vous, qu’est-ce qui changerait ?

Sources images : ici, ici, ici, ici.

Share


77 Responses to “Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ?”

  1. Cyroul says:

    J’adore cet article, mais tu y vas un peu vite.
    Petit exemple: tu enlèves FB et Twitter, et Youtube existe toujours. Donc les mêmes youtube (dont le keyboard cat) aussi. Je te rappelle qu’ils existaient avant l’irruption massive de ces 2 réseaux bien connus par les marketeux.

    En fait, tu enlèves FB et Twitter, et peu de choses va changer. Les gens qui sont maintenant ultra-connectés, iront ailleurs. Sur d’autres réseaux, que les marketeux ne connaissent pas encore, mais qui existent déjà.

    Donc idée marrante, mais non.

  2. Si les réseaux sociaux disparaissaient, il faudrait les ré-inventer, ou du moins, un autre que Zuckerberg réinventera Facebook ;) ou son équivalent.
    Au même titre que les autres supports / outils de communication ont été inventés : presse, radio, TV, mobile, Internet, …
    On a eu la Révolution Française ;) , il y a eu la Révolution industrielle, la révolution informatique, la révolution Internet et maintenant la Digital Révolution…Bref, la révolution est un mal nécessaire au “progrès”, et les media sociaux en font partie !!
    Mais ce n’est que mon avis ;)

  3. Bon esprit et humour ca vaut au moins un petit share & like en virtuel, et un sourire du matin derriere mon écran ! hang on!

  4. Marc says:

    Si tout cela disparaissait, peut-être bon débarras. On se flatte l’égo en se disant que l’on a tout plein d’amis… faudra peut-être redéfinir le terme “ami”

  5. Cyroul says:

    oups, j’ai fait une faute à “memes” (il n’y a pas d’accent circonflexe).

  6. Lambert says:

    Je trouve ça usant les gens catégoriques et qui font en plus des fautes de conjugaison… ! (et je ne parle pas de Nicolas Bordas)

  7. Excellent ! Si Facebook & Twitter n’existaient plus, beaucoup retrouveraient une vraie vie sociale, autre que des relations textuelles.

    Le Publigeekaire en haut du Cocotier ? En tout cas, c’est tweeté et partagé sur Faceboob :p

  8. Et si Mathieu Flex montait #enhautducocotier ?

    Pour ma part, ton article m’a fait pensé à cette vidéo… http://www.koreus.com/video/facebook-realite.html Une vidéo un poil réac mais qui rejoint un peu ton concept sur les ados ;)

    Tiens dernière hypothèse : si facebook n’existait pas, on n’entendrait pas parlé du film qui sort aujourd’hui (hasard du calendrier?). Et Mark Zuckerberg ne serait probablement qu’un personnage du Georges Lucas dans une des suites cachées de Star Wars, sur une planète éloignée où l’on communiquerait une machine à la main…

    Bravo pour ce bon petit moment offert… et bonnes vacances en haut du cocotier.

  9. @Cyroul :

    Je suis content que ce soit toi qui ouvre le bal des commentaires :)

    Youtube est puissant mais ce n’est ni un espace propice à la discussion ou à l’échange. FB et Twitter permettent une propagation très large et très rapide de l’info, et si tu les retires à date, on passera d’une porsche à une 2CV.

    Enfin, mon article parle d’une disparition demain. Mais la nature a horreur du vide et il y a fort à parier que le surlendemain, de nombreux sites fleuriraient de-ci de-là (En attendant, j’irai perso reprendre mon rôle de Modérateur dans certains forums).

    Évidemment, si tu pousses très loin le raisonnement, il y a des failles. Mais l’idée est ici d’imaginer une situation qui n’arrivera probablement jamais pour inviter à la réflexion sur ce que sont réellement les réseaux sociaux.

    <3

    @Christian Radmilovitch Avis partagé, ton com a été validé après ce que j'ai répondu à Cyroul apparemment. Mais quelque part, je suis assez fan du concept de faire le vide pour encore mieux créer.

    @grégoire Lemaire : merci, c'est parfait si ça t'a mise un smile !

    @Marc : le mot ami est abusif. De même que celui de nous faire tout "liker / aimer" sur le Web. Tout ça est très marketing.

    @Lambert : Et qui parlez-vous ?

    @Greg de Publiz : merci !

    @Boris : Ah si on part sur les vidéos, je propose celle-ci :)

    http://www.youtube.com/watch?v=QMsb2mxraxk

  10. Michelle says:

    Et si on se rappelaient qu’il existe des lieux où Twitter et Facebook ne sont pas connus? Quelques petits paradis, peut-être.
    Avec chaque nouvelle technologie, ça effraie et ça créé des doutes, mais on continue à toujours avancer, sans aller en arrière.
    La question pour moi n’est pas “et si ça n’existait plus”, mais “comment est-ce qu’on peut tirer le mieux de ce qu’on a créé”, ce que tu notes à la fin, en effet.
    Toujours un plaisir de lire en tout cas

  11. @maximeboivin says:

    @Cyroul si un réseau social disparait, il est remplacé par un autre assez rapidement, je suis d’accord.
    Mais ici, il s’agit plus à mon sens de se rendre compte des changements de comportements à (très) court terme.

    Sinon, Mathieu, si on part de ce constat un peu délirant, on peut par exemple inventer la renaissance du skyblog et son développement auprès des +70 ans. En fin bon…

    Article rafraîchissant, surtout quand ça parle de zombies :p

    Maxime

  12. Super_touffe says:

    Tu as oublié, un truc, sans Twitter, pas d’apéritweet ^^
    Ton article se lit tout seul, j’aime beaucoups

  13. Davidao says:

    Autant je ne suis pas fan de l’habituelle course à l’audience sur les blogs (peut être parce que je ne me suis pas encore donné les moyens de décoller !), autant là cette idée de détrôner Emery me fait bien marrer ! So je vais participer à l’effort de guerre avec mes petits moyens ^^

    En tout cas Cyrill a remonté un point important. Peut être que le disparition de Facebook et Twitter entrainerait la renaissance des mêmes phénomèmes sur de nouvelles plates formes. Après tout c’est dans la nature de l’homme de coloniser un nouveau lieu quand il n’y a plus rien à tirer du premier !!!

    Bonne chance pour le buzz ;)

  14. @Michelle : c’est vrai, il y a de grandes choses à faire et pour le moment, nous n’avons qu’effleuré les possibilités.
    Pour les lieux où ça n’existe pas, parfois je songe à m’y réfugier. Mais la fuite même temporaire n’est pas une solution :)

    @maximeboivin : ton hypothèse sur les skyblogs m’a fait trembler. Ton imagination est diabolique !

    @Super_touffe : merci, mais si tu lis ma liste à la fin, je dis “On ne pourrait plus faire d’apéros réguliers à 150 personnes”. Ils ne sont pas nommés mais toi même tu sais.

    @Davidao : Oui, Cyroul a vu juste. Après, ce serait peut-être fait différemment. Facebook est tellement sur des rails par exemple que je me dis qu’il va tous nous endormir.

  15. coreyc says:

    en fait de temps en temps je désactive mon compte de twitter et facebook parce que j’ai besoin de déconnecter. quelquefois il y a beaucoup des drames sur facebook ou twitter avec mes amis: les coeurs blessés, les malentendus ; je ne veux pas sentir ces emotions à cause de quelque chose que j’ai lu en ligne. je reviendra toujours bien sûr ; facebook et twitter sont irresistibles hahaha mais parfois il faut mois avant que je reviennes.

  16. Rémy Bigot says:

    L’absence de ces réseaux du jour au lendemain ferait grand bruit je pense !
    Ce serait très bizarre pour ma part, ils sont devenus des outils importants pour ma veille pro, et la diffusion des contenus intéressants.
    A tel point que je n’utilise plus aujourd’hui des outils comme Netvibes, que j’affectionnais pourtant particulièrement.
    Fou quand on y pense !

  17. NicolasRcd says:

    Well Done le Publigeekaire!! Ça faisait un moment que je me demandais ce qui se passerait pour moi si tout disparaissait! T’as vu juste! Bonne chance

  18. Éponyme says:

    Je suis épo-épo-éponyyyymeuh

  19. Tarteaureblochon says:

    Article vraiment intéressant, et surtout qui fait sourire au fil des mots.

    Sur que l’on réapprendrait à vivre et à ne plus être aurtant accroc à l’info (Twitter).

    J’ai me beaucoup ton concept de “pression sociale” des amis qui innondent de photos sur facebook.

    Néanmoins il y a des relations qui se créent s’entretiennent différemment sur Les sites sociaux que dans la vraie vie.

    Par contre le LOL collectif contribue à mon sens à la sdanté psychologique de chacun au quotidien, et que le transmettre à son voisin est une jolie forme d’altruisme.

  20. Cyroul says:

    @Publigeekaire
    Je n’allais pas te laisser écrire un article sans le lire :)

    Mais que se passerait-il vraiment si FB disparaissait ?
    Exactement la même chose que quand 6degrees a disparu (les vieux s’en souviendront) : la création de Linkedin !
    Que se passera t’il si Twitter disparaissait ? La création de MSN-tweet ?

    Bref, comme tu le dis, la nature a horreur du vide. Donc si ils disparaissent, cela ne changera rien (dans les usages et les populations). Par contre, ça fera pleurer les marketeux qui devront tout réapprendre.

  21. giluzful says:

    J’aime beaucoup le concept de l’erreur d’ado généralisée…

    Comme pour tous les médias, le web connait encore une phase d’expérimentation (quoique, j’ai lu que les ados ricains commençaient à prendre la gestion de leur vie privée en compte sur Internet…), salutaire dans le sens où elle ne répond pas à des codes ou à des “best practices” trop rigoureuses.

    Quand on voit ce que sont devenus (dans leur grande majorité) la télé, la radio, ou même la presse… Le côté erreur/génération sacrifiée apparait comme une bouffée d’oxygène ! ;)

    Après la libération sexuelle, nous sommes en train de vivre la libération sociale (avec toutes les dérives qu’elle peut entrainer…) !

  22. [...] Que se passerait il si facebook et twitter disparaissaient. certains ne s’en apercevraient même pas. Pour les autres ce serait comme si tout un écosystème mourrait en un instant. Une analyse du sujet en 6 points de Nicolas Bordas. [...]

  23. pol'ynn says:

    moi je suis assez d’accord
    même si je pense qu’on aurait bien trouvé autre chose pour geeker!
    le vrai problème c’est les ados comme tu dis…ils étalent souvent leur vie sans avoir conscience des risques…le but étant d’avoir le + d’amis, qui te souhaitent ton anniversaire grâce au calendrier fb…c’est triste
    Twitter est plus informatif à mon sens, pas mal pour faire découvrir de nouveaux artistes, soulever des problèmes de société ou autre…

    merci pour cette hypothèse sympa!

  24. @coreyc : Tu as totalement raison. On a tous nos problèmes et comme dans la vraie vie, certains ont une fâcheuse propension à aimer se plaindre.
    Après, soit ce sont de vrais amis et tu comprends voir tu leur dis, soit ce sont de vagues contacts et tu peux les supprimer ;)
    FB et Twitter t’impliquent dans une sorte de vie commune virtuelle, or parfois (voir souvent) tu aimes être seul.

    @Rémy Bigot : Oui, certaines choses sont devenus des réflexes. Tout comme celui de demander à Google l’orthographe d’un mot, le meilleur chemin pour se rendre quelque part…
    Mais perso, j’aime bien me faire des sessions de deux semaines (en vacs notamment) où je me coupe de tout. Pour revenir vraiment en forme.

    @NicolasRCD : merci !

    @Eponyme : je suis en chan téeuuuhhh

    @Tarteaureblochon : comme dirait un ami, le lol collectif, c’est la vie.

    @Cyroul 6degress n’avait le côté “phénomène de société” que peut avoir Facebook. Twitter est un peu différent car plus fermé (il faut avoir envie d’écrire), à mon avis le cas pourrait s’appliquer.
    Franchement, à moins d’un très gros problème financier, je me demande comment FB pourrait flancher à date. A moins qu’il rachète ou se fasse racheter et change de nom pour un projet beaucoup, beaucoup plus global (et probablement flippant).
    En écrivant cet article, je me suis demandé si à force de connexion et de partage d’information persos, nous n’étions pas en train de nous créer tranquillement notre future matrice (de Matrix).

    @Giluzful : très intéressante cette idée de libération sociale. La sexuelle comportait aussi des risques mais tout le monde se laissait emporter.
    Vraiment très très pertinent.

    @pol’ynn : pour la partie Ados, on m’a dit sur Twitter je crois que la prise de conscience de la dangerosité de certains comportements était en train de se faire.

  25. nonoch says:

    Bel article,
    Effectivement un peu rapide sur la fin, mais révélateur.

    Par contre, j’aimerais bien voir le même type d’analyse avec une disparition totale des moyens de communication, pas pour faire un scénario catastrophe (il y a des films pour ca), mais pour parler de la reconstruction, voir de quelle façon on construirai le web (ou un autre système) si on devait partir à zéro maintenant.

  26. Mads says:

    Question intéressante et qui renvoie au fond à une autre question (en mode “l’oeuf et la poule”) : est-ce que ce sont les comportements qui créent les outils, ou l’inverse ?
    Tes éléments de réponse portent à croire que tu optes pour “ce sont les outils qui créent les comportements”.
    Pour ma part, j’ai plutôt envie de dire que ces outils n’ont été crées ex nihilo, mais plutôt dans un contexte qui était prêt pour les accueillir (une sorte de “kaïros”), et que ce sont donc des modes de pensées et d’action qui ont favorisé leur émergence.
    Après, évidemment, ces outils ont entraîné d’autres (nouveaux) comportements.

    Donc pour résumer : si FB et Twitter n’avaient pas existé, d’autres outils auraient très certainement existé. Et le lol vivrait toujours ;)

  27. Arnaud says:

    Billet très sympa, construit, réfléchi, argumenté, illustré, tout ce que j’aime et que je regrette de ne pas voir plus souvent.

    Concernant l’importance de Facebook dans nos vies, je trouve que Groland a su apporter une très, très jolie réponse récemment : http://www.youtube.com/watch?v=QMsb2mxraxk&feature=player_embedded

  28. @nonoch : tout dépend de la cause de cette disparition. Une guerre ? Une éruption solaire (hypothèse loin d’être bête).
    http://techno.branchez-vous.com/actualite/2010/06/eruption_solaire-perturbation-technologies-sur-terre-gps-electricite-satellite.html

    @Mads : au delà de la parfaite conclusion sur le Lol, je pense que c’est plus compliqué que ça. Twitter par exemple a grandement influencé ma façon de donner rendez-vous aux gens, de consommer l’information… C’est donc l’outil qui m’a influencé.

    Après, je suis 100% d’accord sur le fait que ça répond à une situation propice. Twitter et FB sont juste les outils les mieux adaptés au plus grand nombre, mais d’autres auraient pu prendre leur place.

  29. @Arnaud : c’est vraiment très, très sympa de ta part. J’aimerais bien avoir le temps d’en écrire plus comme celui-ci. Pour la vidéo, elle est parfaite au point que je l’ai donnée plus haut en com en répondant à Boris ;)

  30. lexeul says:

    David Fincher dans Libé de mardi: “Personnellement, je ne vois toujours pas quel intérêt je peux trouver à entendre quelqu’un que je ne connais pas cogner à la vitre de mon ordinateur et me demander si je veux être son ami. Mais je sais qu’il y a 500 millions de personnes en désaccord avec moi sur ce point”.
    Au-delà du réjouissant exercice de prospective proposé ici, j’ai le sentiment que FB et Twitter ne répondent pas tout à fait à la même logique. Le premier me fait penser à une sorte de salon social d’inspiration panoptique. Tout un chacun peut à loisir – qui comme chacun sait est un divertissement visant à détourner de l’essentiel – observer et commenter les activités de ses “amis”, mais aussi interagir avec eux. Derrière cet exercice à l’apparence anodine, ne peut-on y voir aussi la satisfaction d’une curiosité toute égocentrique: mes amis sont-ils à la hauteur de mon Moi ?
    Quant au gazouillis incessant du bien-nommé Twitter, si là aussi on retrouve cette dimension aujourd’hui essentielle de Cour et de suiveurs, j’ai le sentiment qu’il est par essence moins populaire. Sans parler des 80% de comptes qui seraient inactifs, Twitter nécessite une autre qualité qu’être simplement « ami ». Pour exister sur Twitter, il faut avoir quelque chose à dire – ce qui ne veut pas forcément dire intéressant– pour susciter l’intérêt de tiers à vous suivre. C’est un peu plus compliqué que de se regarder le nombril entre amis.
    Le succès de ces deux réseaux me semble proportionnel et consécutif à la solitude croissante des individus, et prospère sur ce qui disparait lentement, comme l’esquissait dès le 19e siècle Tocqueville : « Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre, il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? [...] Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ».

  31. Le Planneur says:

    Bravo Mathieu je trouve effectivement que la problématique tu as choisi est très intéressante. La question de savoir quel serait notre quotidien sans toutes ces nouvelles habitudes digitalo-sociales méritait vraiment d’être traitée (je suis d’ailleurs impatient d’en lire plus à ce sujet, j’espère que ce post en inspirera d’autres)

    J’espère pour autant ne plus jamais avoir à vivre une telle disparition.
    J’ai en effet eu beaucoup de mal à me remettre de la fermeture de FRIENDSET… (ce qui m’avait d’ailleurs à l’époque obligé à me créer un compte sur cet intriguant réseau universitaire américain nommé FB).

    Bonne chance pour le cocotier.

  32. EssorTower says:

    Finalement assez rassurant et déculpabilisant :)

  33. Kerenei says:

    J’ai beaucoup, beaucoup ri en lisant qu’une disparition de Facebook et Twitter porterait un coup au developpement du lulz. Excellente, la blague!

  34. Arnaud says:

    @Mathieu : argh, je l’a vue après oui… C’est pénible t’es toujours en avance ;)

  35. DHÖO says:

    Bonjour la compagnie,

    vous me connaissez (non, en fait mais ce n’est pas bien grave), je suis le premier à faire du mauvais esprit et de la critique en toute mauvaise foi (mais pas toujours). Et bien là, j’ai rien à redire, article bien fait, avec de la finesse, de l’esprit et une tonalité. Et cerise sur le cocotier, un publigeekaire qui prend le temps de répondre sans jouer le despote et pourvu d’une belle ouverture d’esprit. Et bien rien que pour cette raison, ça fait plaisir à lire et me confirme dans le fait qu’il ne faut pas laisser à certains le monopole du cocotier. Je vote pour, 1000 fois s’il le faut.

  36. Mon premier réflexe en lisant ce post, c’est de me dire “Si jamais Facebook et Twitter venaient à disparaître, on pourra toujours revenir aux bon vieux forums”

    Mais à la réflexion, je me rends compte que nous passions du temps sur les forums/board/blogs à produire: Pour s’exprimer, il fallait écrire et bien sinon la communauté risquait de passer trop vite sur le message.

    Aujourd’hui, sur Facebook et Twitter, un simple clic permet de s’exprimer: un like ou un RT. Nul besoin d’aller en profondeur ni d’expliquer pourquoi on aime ou on partage.

    La disparition de Facebook et Twitter donnerait plus contenu consistant mais par beaucoup moins de monde..

  37. galliryc says:

    Que de sujets passionnants dans ce billet ! Dont un Muray se serait certainement délecté, d’ailleurs…

    On touche ici à de vrais sujets de société qui nous dépassent totalement, car les effets de ces réseaux sociaux sont des sortes de dommages collatéraux que nous n’avions pas anticipés (ou pas voulu faire l’effort, je ne sais pas trop). Une chose est sûre selon moi : nous nous plaisons à les accuser de tous les maux de la Terre, alors qu’ils ne font que rendre visible et propager à vitesse Grand V ce qui existait déjà : nos défauts, nos vices, nos irresponsabilités, nos frasques… en somme ce qui fait de nous des hommes, ou du moins ce qu’il en reste ;)
    Quand je dis nous, je parle des parents, de l’Etat, des enseignants… bref de tous ceux qui se sentent (ou devraient se sentir investis, dans le meilleur des mondes) d’une responsabilité envers ceux dont ils ont la garde. Car il s’agit bien, selon moi, de responsabilité dans ces dérives, et l’acquisition de cette responsabilité passe à mon sens par l’éducation sous toutes ses formes et par la confrontation avec autrui en de multiples situations, qui développe l’empathie.

    Un point intéressant ici : “3 – Des centaines d’adolescents ne flingueraient pas leur futur CV”. Comme vous l’avez évoqué, nous avons tous fait des choses plus ou moins avouables, lors de soirées (trop ?) arrosées par exemple. Nul ne nous oblige pour autant à les divulguer sur Internet, il s’agit en effet de maturité comme vous l’avez souligné (j’ai moi-même mis des photos sur FB, je ne les ai pas enlevées et je peux en répondre si le besoin s’en fait sentir). C’est parfois difficile, mais je crois qu’il faut raison garder : si un adolescent (période qui n’est pas forcément déterminée par l’âge, justement…) ne voit pas d’inconvénient à s’exposer en train de vomir ses tripes ou de montrer ses parties, ça le regarde. On lui demandera peut-être d’en répondre plus tard, et comme avant l’existence des réseaux sociaux il lui faudra faire un choix, pas plus difficile mais plus commun : assumer ou nier, battre sa coulpe ou se cacher.
    On peut ici rappeler, pour finir, de nombreux constats qui ont fait le tour du Web, l’un des plus récents étant la vie virtuelle des nourrissons (voire des foetus), exposés par leurs proches alors qu’ils savent à peine babiller. Ici c’est pire, car ils n’ont même pas eu le choix ! Mais pas plus que de naître ou de s’appeler Cunégonde. De la responsabilité des parents… M’enfin il n’y a pas mort d’homme, on montre des bébés pour ce qu’ils sont : des bébés, et si cela fait se gausser quelques personnes parce qu’on a vu un zizi tremper dans un bain, et bien qu’on les laisse en paix ! La bêtise et les moqueries ont existé de tout temps, et ça n’a jamais tué personne.

    Une autre phrase à laquelle je voudrais réagir : “Évidemment, il y parfois quelques dérapages mais ça rappelle aussi qu’il est bon de vérifier ses sources.”
    Exact ! Et de la même manière, il s’agit encore et toujours d’éducation. J’ai souvenir que l’on m’ait enseigné notamment, au cours de ma scolarité (et ce très tôt, déjà au collège), l’importance de la contextualisation. Nul ne peut juger d’un événement, aussi anodin semble-t-il, s’il n’en a qu’une vision parcellaire. Mais encore une fois, ce “défaut de fabrication” était bien présent chez l’Hommme (et il participe de son charme, d’ailleurs). Cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais nous exprimer avant d’avoir réfléchi mais il nous faut, il est vrai, être plus exigeant avec nous-mêmes qu’auparavant : en ces temps de vie virtuelle et de réseaux sociaux, l’information se propage très vite et il faut en être conscient. Et puis après tout, nous avons des défauts, et avoir la langue bien pendue en fait bonne partie ! Il s’agit là de sens critique, censé être transmis par l’éducation. Est-ce encore une préoccupation pour nous ?

    Dans tous les cas (car je ne fais là que réagir aux idées de l’article), je pense que les réseaux sociaux ont une vertu : ils ont aboli les frontières entre les personnes (du moins virtuellement, à nous de faire en sorte qu’il en soit de même pour les frontières réelles) : j’ai eu vent de cet article par Twitter, et nous n’aurions pas si facilement et si rapidement la possibilité d’interagir avec le Président de TBWA France, ni lui de sonder le Web avec de tels sujets.

  38. J’ai beaucoup aimé ton exercice de fiction. Mais tant qu’à faire allons plus loin : pas mal de commentaires disent qu’au fond, la nature et le web ayant horreur du vide, Twitter et FB seraient sans doute remplacés.

    Qu’à cela ne tienne. Retentons l’exercice en mode “Et si l’internet mondial était définitivement cassé ?”. Dans ce cas-là nous n’aurions pas à nous poser la question du remplacement de ces outils à valeur addictive ajoutée.

    Au final j’y vois deux options intéressantes pour le scénario : la première, c’est que nous n’aurions plus à faire à des agences de buzz, tentant de surfer sur une mode mais sans réelle efficacité à moyen terme sauf à payer des influenceurs. De l’autre côté, nous n’aurions plus en agence à batailler (parfois en vain) pour tenter d’éduquer les annonceurs, et leur expliquer pourquoi juste avoir une fanpage et un compte Twitter gérés par un stagiaire, ça ne suffit pas.

    Le deuxième attrait de ce scénario, c’est tout simplement l’idée qu’à défaut de créer en réel l’ambiance de Mad Men (c’est vrai : le whisky et les clopes au bureau on risque d’avoir du mal à faire passer ça), peut-être entrerions-nous dans une nouvelle grande époque de la communication, la vraie la grande, celle où tout était permis. Peut-être n’irions-nous pas jusqu’à jouer aux “petits Goebels” comme le dit Jacques S., mais au moins retrouverions-nous peut-être certains fondamentaux, une forme de créativité libératoire.

    Ou peut-être nous faudra-t-il au final réinventer un monde IRL, et les habitudes qui vont avec…

  39. Moi j’ai quitté facebook depuis 5 mois, après y avoir été (trop) accro pendant 2 ans, ça fait drôle au début mais finalement ça ne me manque pas.
    Trop de temps passé à regarder la vie de ses “amis”, à espionner en fait, à chercher les photos compromettantes, à raconter sa vie, à tout montrer de nous, à tout voir des autres. Y a plus de secrets, plus de vie intime… C’est une mode, je pense qu’on va se lasser. Et perso mes vrais amis j’ai pas besoin de facebook pr les contacter et partager des trucs. ;)

  40. Iconomaque says:

    Ces réseaux ont pris une place très importante dans nos vies. Irréversible ? Sans doute.

    Mais plus que les réseaux, c’est cette accélération, cette frénésie d’information sans aucune hiérarchisation, ce besoin de fraîcheur constant (cf. la crise du lien http://bit.ly/bka4Pz) qui sont devenues pesants. Qui a dit addiction ? Il y a déjà la journée sans TV, à quand la journée sans internet ? …J’aimerais revenir à plus de temps, plus de recul. Prendre le temps de poster et de commenter, comme on reprend le temps de manger, de rencontrer etc…

    La suppression de Twitter et Facebook ne changerait au fond pas énormément de choses. Je suis d’accord avec Cyroul, d’autres prendraient la place. L’important est surtout prendre le temps de sélectionner les gens que tu suis et avec qui tu échanges, que ce soit sur twitter, FB, Youtube, tumblr ou autre…

    Choisis tes amis (virtuels), tu gagneras du temps.

  41. Guillermo83 says:

    Like & Share.

    Ps: J’aime beaucoup le chapitre “Un coup porté au développement du LOL collectif”.

    Ça me rappel un de mes Loltoshop préféré…:

    http://bit.ly/aa95ZG

  42. coreyc says:

    haha ben je viens de recevoir un mel : “pourquoi tu m’as unfollow ?!” l’expéditeur est un de mes vrais amis mais je ne peux plus supporter ses tweets de mauvais goût :p je fais souvent le menàge dans ma liste d’amis ; je suis l’un des personnes qui utilise Facebook Friend Lists pour personnaliser mes paramètres de confidentialité (trop peu d’entre nous: il n’y a que 5% de utilisateurs de Facebook qui a faites ça).

  43. DB says:

    Et si Twitter & Facebook disparaissaient demain, quid de l’impact à part une Société et en particulier une Jeunesse qui perdrait une part importante de ses repères… Comment partagerait-elle sa vie, ses envies et ses délires avec ses Amis, ses Ennemis, ou ces Inconnus qui tapissent son réseau ?

    De sociétés spécialisées dans la Rehab du Social Addict se développeraient, le marché de l’emploi serait submergé par une vague de Community Managers relégués à la gestion de 10 personnes en mode IRL, et surtout nous serions obligés d’affronter ses proches qui nous entourent dans le réel. Tu sais ta femme, tes amis, ton colloc, et franchement même s’ils sont sympa Jimmy Tucker de l’Illinois il est vraiment plus fun… Surtout lorsque qu’il fait des vidéos de lui avec ses amis en mode #fail.

    Alors plus de réalité et de chaleur humaine, moins de zombie et de pause Smartphone-Café-Clope… Oui, j’aimerai voir un jour Facebook et Twitter s’arreter, juste pour voir l’impact immédiat sur nos modes de vie et évaluer si oui ou non je suis accro…

    Envoyé de mon iPhone (en mode Zombie)

  44. Bettyleen says:

    Une hypothèse que je trouve réaliste car parfois je me demande comment on vivait avant l’omniprésence de ces 2 gros réseaux sociaux. Personnellement je pense que je retrouverais des relations réelles de proximité et non basées aujourd’hui pour beaucoup sur du textuelle à distance…
    Merci pour cette réflexion :)
    Bonne continuation

  45. Bao says:

    Superbe note :) en effet, ça changerait pas mal de choses, on trouverait du fun ailleurs et on attendrait qu’un étudiant-développeur les invente

  46. @lexeul : Wahou Alex, tu m’as brisé un œil et tu es l’un des rares à avoir l’idée de citer Tocqueville dans un commentaire.
    Sur le fait que FB et Twitter ne sont pas vraiment similaires, je suis d’accord. Pour moi, FB est beaucoup plus accessible, large, et correspond à ce que tu décris.
    Concernant la solitude puis le descriptif un peu sombre qui suit, ce point de vue est vraiment très intéressant mais je suis plus enjoué que ça.
    Je crois que les médias sociaux et le web en général, si nous ne nous laissons pas endormir par eux, peuvent nous permettre de faire de grandes et belles choses ensemble.
    Si on arrivait à transformer ces rapports de petite cour et d’égocentrisme en une force pour faire changer les choses, je crois que l’on réussirait quelque chose d’unique.
    Appelons ça une confiance très poussée en l’Humain.

    @Fouapa : merci :)

    @LePlanneur : Oui, je me souviens de Friendset. Mais ton commentaire dit une chose, tu es un super early-adopter.
    J’aimerais aussi en lire plus, j’aimerais bien que les gens listent en com’ ce que ça changerait.

    @EssorTower : ravi que ça t’ait plu :)

    @Kerenei : le lol fait partie des choses qui me donnent foi en Internet !

    @Arnaud : La preuve que nom, votre blog est bien plus vieux que le mien :)

    @Dhöo : J’accepte la critique mais j’apprécie aussi particulièrement les gens qui ont la gentillesse de préciser qu’ils n’en ont aucune (exceptionnellement). A tantôt ami !

    @Medhi : le contenu existe encore, mais là où je te rejoins, c’est que les sites comme Twitter t’amènent à vouloir faire court et concis au détriment de plus de fond. Et tu as parfois plus envie d’envoyer un tweet que d’écrire un article.

    @Gallyric :
    Je suis d’accord sur le fait que ce que mettent les ados en ligne les regarde. Mais je préciserai surtout que l’on ne précise pas ce qui est mis sur le Web par autrui. J’ai lu pas mal de choses sur des « amis » qui mettaient en ligne des photos de leurs potes après des soirées trop arrosées, pour se marrer. D’autres ont vu des photos plus intimes se retrouver en ligne à cause de petits copains qui voulaient faire les beaux dans leur basse-cour.
    Le problème n’est pas que de l’ado qui met des choses en ligne qui le concernent. Il l’est d’une génération pour qui le partage de la vie privée est la normalité et qui le fait parfois au détriment d’autres qui n’ont aucune envie de se faire taguer ou d’avoir leur tête mise en ligne. Devant ça, comment réagir ? Se clasher avec ses amis ? Demander à FB de les retirer mais le feront-ils vraiment et en combien de temps ?
    Et en l’occurrence, les moqueries tuent parfois. Il y a peu des étudiants ont filmé en caméra cachée un de leur ami gay en train de faire l’amour. Ils ont ensuite balancé la vidéo sur le web pour se marrer. Il s’est suicidé.
    Sinon, je suis 100% d’accord que les problèmes qui apparaissent ne sont que des éléments existants catalysés par ces réseaux sociaux où tout circule très vite. De plus que je suis 100% d’accord sur les frontières entre les personnes, même si comme le précisaient certains, il y a tout de même un aspect « suiveur, suivi » et « petite cour ». Question d’ego et de ce que l’on a envie de faire du net.

    @Nicolas [Z-Factory] : sans Internet, plus de mail, tout au ralenti, retour à l’âge de Pierre et en même temps on y gagnerait un peu de vie en entreprise j’en suis sûr.
    Après, ce serait un grand retour en arrière pour beaucoup, beaucoup de raisons.
    Je manque de temps là mais je crois que ça mérite un post.

    @MathildeMcFly : choix drastique que je peux comprendre. Il fut un temps, j’ai aussi déconnecté pendant longtemps après avoir fait une overdose de chats, notamment sur les salons AOL et AIM. Et puis un jour on y revient et on prend du recul. C’est comme l’alcool : 1 verre de vin on apprécie, une bouteille on est juste là pour se défoncer et ça devient un peu « prenant »…

    @Guillermo : il m’était inconnu ! Il est parfait.

    @Iconomaque : En fait c’est le choix de chacun de savoir où sont ses limites. Perso, je ne rejette pas le mot addiction. Et si on sent qu’il faut s’arrêter pour mieux réfléchir à ce qui se passe, c’est à mon avis l’attitude la plus saine qui existe.

    @coreyc : ton exemple est parfait VS ton commentaire précédent. Unfollow qqn sur Twitter ne veut pas dire l’unfollow dans la vie.

    @DB : la conclusion est parfait et le commentaire plutôt sombre. Perso, je crois que le mieux à trouver dans tout ça est justement du vrai lien humain, pas du faux-semblant. Perso, c’est pour cela que j’aime rencontrer mes contacts Twitter : c’est tjs enrichissant et passionnant et rien ne vaut l’interaction réelle.
    Je trouve l’idée de la Rehab en Social Addict plutôt véridique. Tu as déjà ça pour les accros aux jeux vidéos, les accros au Web global…

    @Bettyleen : Tu poses un point intéressant, celui de la façon dont on rencontre les gens et la sphère dans laquelle on le fait (proche physiquement ou pas). Actuellement, je rencontre (en réel) tellement de gens issus des réseaux que je suis moins disponible pour rencontrer ceux qui n’y sont pas. Tu ne peux évidemment tout faire, je crois que c’est une question d’envie.

    @Bao : merci :)

  47. Brillant.

    12 bondons

    #blaguede20six

    ;-)

  48. Valérie says:

    Pour moi, la seule question angoissante c’est : et si le web disparaissait demain ? ;-)

    Pour le reste, je ne crois pas à la suprématie d’un label sur un autre, même Google peut disparaître un jour (et pourtant, “dieu” sait s’il essaie de verrouiller le système !)

    Allez, RT et partage FB pour ton billet, parce que tu le vaux bien (surtout quand tu parles de pub et de LOLcats)

  49. Bon dans tout ça, elles disent quoi les stats ? ;) @MryEmery doit s’inquiéter ou pas ?

  50. AnneSo ! says:

    A mon corps défendant j’ai besoin de cet “Opium du Peuple”, si justement défini par Beigdeber dans le texte qu’il a rédigé pour expliquer son départ de Facebook.
    Cependant, lorsque l’overdose me guette,
    je me déconnecte pour des périodes plus où moins longues.
    J’y reviens, je l’avoue, en étant vigilante. Je ne renonce pas à ma vie privée.
    Je préfère me “réchauffer à la réalité”
    (pour citer Frédéric B).

  51. DEB says:

    Un très bel article bourré d’humour, bravo à l’auteur …

  52. @Mathieu Flex,
    Je n’avais pas osé… mais alors il y a aussi celle-ci http://www.youtube.com/watch?v=wb05oL5m9F8&feature=related

    Au nombre de commentaires, je crois que tu vas arriver en #hautdusequoia en fait…

  53. @publigeekaire Merci pour cette petite fiction pleine d’humour et de bon sens.
    @Cyroul, je suis d’accord sur le fait que la nature ait peur du vide et de l’importance de services comme youtube mais je crois quand même que facebook a été un gros déclencheur de nouveaux usages, facebook a accélérer le mouvement, n’ayont pas peur de parler de révolution. Même le succès de Google n’a pas été aussi foudroyant. Facebook balaie tout sur son passage. Twitter, foursquare, plyce, wikio, blogs, netvibes, google reader…la grande majorité de la population ne connait absolument pas ces services, ils sont réservés à une toute petite communauté de geeks. Par contre Facebook Places n’échappe et n’échappera à personne.

  54. Fabien says:

    Désolé d’être un peu hors sujet mais curieusement, c’est plutôt la fin de ton article qui me fait réagir : “et on se battrait pour 400 visiteurs”.

    Qualité versus quantité ?
    Pour pas mal de sites, 400 visiteurs qualifiés par jour ça vaut son pesant de cacahuètes (je serais ravi d’avoir 400 visiteurs sans rebond sur mon blog chaque jour)
    Et si on parle de 400 leads ça peut carrément devenir une vraie pépite si le service ou le produit vendu est à haute valeur ajoutée ou à forte marge (400 clients qui achètent un yatch sur le web par jour on ne crache pas dessus par exemple).

    Après 400 visiteurs par jour ce n’est pas énorme … pour un média, et seulement un media. Et c’est douloureusement pénalisant si ce media tente de monétiser des contenus par de la pub …

  55. Billet sympa, je vais attendre encore un peu dans ce cas pour le compte facebook et Cie.

    Je ne suis pas préhistoric-man, je suis encore au 1er niveau sur la pyramide de maslow donc l’appartenance à un groupe et encore moins la sublimation ce n’est pas pour demain.:D

    Ne sautons pas les paliers comme certains^^

  56. Desirade says:

    M’en fous je suis sur 4Chan ;-)

  57. S.O. says:

    Juste un petit poke verbal pour dire que je like (moi aussi) ;)
    J’ai l’impression qu’il aurait fallu enlever les parenthèses de part et d’autres de “sur fond de second degré”, et pourquoi pas le mettre en gras, et en plus grand aussi, parce que visiblement il y en a qui sont passés à côté et pourtant ça ajoute un intérêt essentiel à la réflexion : si Facebook et Twitter disparaissait, demandons nous en effet ce que ça nous ferait avant de se dire qu’on dupliquerait, tout simplement !
    Bref, c’était frais comme réflexion et qu’Internet pousse à se poser des questions sur soi dans sa vie sociale offline c’est plutôt vivifiant et inspirant.

  58. Michelle says:

    @Mathieu – justement l’autre jour mon frère (qui ne va jamais sur Facebook et ne sait même pas ce que c’est Twitter m’a laissé un message “sors du matrix parfois. ça te ferait du bien” ;)

  59. @Imposture : Merci M’sieur :)

    @Valérie : Si le Web disparaissait, les gens y perdraient de leur pouvoir d’expression et l’Humanité serait moins connectée.

    Ca doit être pour ça que certains pays ont mis le Web en Droit Fondamental des citoyens.

    @Christian : les stats sont sorties depuis, #FTW

    @AnneSo : une très jolie expression. Même si je crois que la réalité mérite mieux que d’être une simple couverture :)

    @Deb : merci !

    @Boris : J’aime tellement Groland. Excellente !

    @Loic : My pleasure.

    @Fabien : l’idée n’était pas de dénigrer, juste de dire que 400 serait déjà un chiffre énorme à atteindre. Perso, je sais que mon trafic est un mix entre du direct, du google, des réseaux sociaux. Je n’ai pas trop idée de sa qualification, un jour je ferai peut-être une étude poussée. Ou pas.

    @La Blogatière : c’est nécessaire d’avoir des gens en dehors du réseau. L’intérêt de la vie se fait dans sa diversité.

    @So : Merci, le second degré et l’humour sont des choses très personnelles, et je peux comprendre aussi que mon billet était un peu long et que certains aient lu en diagonal.

    @Michelle : ton frère porte-t-il un long manteau noir et des lunettes de soleil plutôt cools ?

  60. @MathieuFlex : Merci Mathieu. Je les ai vu ;) et encore bravo pour cette écrasante victoire sur @MryEmery #lol

  61. adouay says:

    Et si la réponse à la contribution de mry était dans ce post ? Un blogger influent est un blogger vraiment influent quand il inspire de la sympathie / empathie et une certaine proximité avec ses followers. Toute la différence entre les 2 plus gros scores de #enhautducocotier

  62. Fabien says:

    @MathieuFlex Bah euh… sur mes 1400 VU/jour j’ai environ 50% qui viennent de google, 6% de Facebook et 1% de twitter !
    Bon après je n’ai qu’une très faible “influence” il est vrai ;)

  63. On parle d’usage ici ou on parle d’un service en particulier ?
    Je ne sais plus qui a dit “Facebook, c’est un peu comme VOICI mais qu’avec des gens que tu connais, ce qui le rend infiniment plus intéressant”

    Je ne crois pas que la tendance de fond s’inverse, la presse People étant la seule qui tienne encore la route…:)

    En revanche à la question “Facebook est il indétronable ?” depuis le temps que je traîne sur le web :

    - j’ai vu un yahoo et un AOL manger un Microsoft sur le marché du portail et de l’accès,
    - J’ai vu un Google manger les 3 du dessus sur le marché du moteur…
    - et rater le virage du réseau social pour laisser sa place à un Myspace…
    - qui, devenu très vite le site le plus visité au monde, s’est fait dessouder en moins d’1 an et demi par un me-too qui ne permettait pas autant de personnalisation : Facebook…

    La partie n’est pas jouée…Rien ne dit que dans 3 ans, 60% de notre temps sur le web continue à se faire sur un site bleu…

    Qui vivra verra ! (je me ferai Twitter dans un autre commentaire, si j’ai la foi :p)

    La bise aux copaings qui recevront cette alerte depuis l’aperitweet, moi, ce soir, je vais voir Social Network :)

  64. Tu parles d’un sujet… et si ma tante en avait?

  65. @Adouay : Chacun sa façon d’aborder la chose, même si te rejoins sur ton analyse du succès de ce post. Parfaite sensation d’avoir reçu de bonnes vibes collectives qui me donnent surtout en vie de les retourner.

    @Fabien : tout le monde me parle d’influence là où je n’en revendique aucune ;)

    @Mathieu @ spöka : tu as totalement raison sur l’aspect indétrônable. J’ai passé toute ma jeunesse sur Aol et c’était le centre de ma vie du Net. Maintenant, il est loin. Après, FB a pris une ampleur vraiment impressionnante. Mais les gens finiront peut-être par se lasser ou plébisciter de nouveaux espaces, notamment si FB va trop loin sur la partie vie privée ou toute autre chose.

    @Axel analyse marketing web : well, ce serait mon Oncle :)

  66. Sylvain says:

    Si Twitter disparaissait, j’irais sur Yahoo Meme.

  67. @Sylvain : j’ai reçu une relance d’hier eux. Ils disent que ça bouge chez eux et pour le montrer, ils me donnent mes dernières stats : 0, 0, 0, 0. Tout est dit.

  68. [...] Le billet qui a détrôné Mry du haut du cocotier, il est vraiment bien, il est du Publigeekaire, et c’est ici. [...]

  69. Lu'kaa says:

    Merci pour ce bel article, j’aime beaucoup… La comparaison avec les cigarettes pour se donner de la contenance est absolument géniale.

    Petit bémol sur la fin : je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens snobent autant le reminder d’anniversaires de Facebook. Le bon vieil agenda papier, c’était pas exactement la même chose, au final ?

  70. [...] que d’autres imaginent la disparition soudaine de FaceBook et [...]

  71. gil de tauve says:

    FB disparaîtra pour accoucher d’une nouvelle came du peuple avec de nouvelles idées de marketteux…plus juteux pour eux.
    sortez vos mouchoirs…

    joli papier encore une fois merci…

    gil

  72. [...] 1er : le Publigeekaire (@MathieuFlex) : Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ? 3 567 VU, 172 votes, 70 commentaires, 566 [...]

  73. [...] E1 : Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ? [...]

  74. [...] pseudonyme “Le Publigeekaire” (à droite sur la photo ci-dessous), avec son post “Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ?” qui lui avait valu 3567 visiteurs uniques dans la journée de diffusion, 70 commentaires et [...]

  75. La question serait plutôt est si les moteurs de recherches comme Google venait à disparaitre (qui serait rapidement remplacé par d’autres moteurs de recherches).

    Nous utilisions avant des annuaires, quand nous voulons désormais quelque chose, nous utilisons automatiquement ces moteurs de recherche. Et sans moteurs de recherches, comment ferait les gens pour découvrir des sites.

    Je pense de + que la fin d’un site comme Google, ce qui n’arrivera peut être jamais… aurait une problématique plus importante que si twitter et facebook venait à disparaitre du jour au lendemain.

  76. Mon IP says:

    Je suis mort de rire, le constat numéro 1 est tout simplement parfait !
    Le nombre de personnes qui passent leurs vie devant leurs twitter et/ou facebook…
    Ne pourront pas s’y remettre !
    PS : la photo du zombie est parfaite ^^

Leave a Reply